Présentation de la Suède

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Présentation du pays

SUÈDE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : Royaume de Suède
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’État : Roi Carl XVI Gustaf depuis le 15 septembre 1973
Chef du gouvernement : Stefan Löfven (social-démocrate) depuis le 3 octobre 2014

Données géographiques

Superficie : 450 295 km²
Capitale : Stockholm
Villes principales : Göteborg, Malmö, Uppsala, Linköping
Langue officielle : Suédois
Monnaie : Couronne suédoise (SEK)
Fête nationale : 6 juin

Données démographiques

Population (2020) : 10 348 730 (2020)
Densité : 25,4 hab./km² (2019)
Croissance démographique (2018) : 1,16 %
Espérance de vie (2019) : 81,3 ans (hommes) et 84,7 (femmes)
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religion(s) : Église de Suède (évangéliques luthériens) : 58 % ; musulmans : 1,5 % ; chrétiens orthodoxes : 1,4 % ; catholiques : 1,2 %
Indice de développement humain (2019) : 0,937 (16e)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Suède est aujourd’hui une monarchie parlementaire. Depuis l’adoption en 1974 d’une nouvelle Constitution, le roi Carl Gustav XVI a une fonction honorifique de chef d’État. Le Parlement se compose d’une chambre unique de 349 sièges dont les membres sont élus au suffrage direct et proportionnel pour quatre ans.
Les élections législatives du 9 septembre 2018 ont débouché sur un score d’égalité quasi parfaite entre les blocs de gauche et de droite. Le Parti social-démocrate obtient 28,3 % des voix et 100 députés sur 349 au Parlement (Riksdag), restant le premier de Suède. La coalition de gauche et centre gauche totalise 144 élus, soit un de plus que la coalition de droite, L’Alliance. L’extrême-droite (Démocrates de Suède) enregistre son score le plus élevé et consolide sa place de 3e formation au Riksdag.
Après des négociations, d’une longueur inédite, pour former un gouvernement, le Premier ministre social-démocrate, Stefan Löfven, parvient le 11 janvier 2019 à conclure un accord pour établir avec les écologistes un nouveau gouvernement minoritaire bénéficiant du soutien du Parti du Centre et du Parti libéral, pourtant membres de L’Alliance. Il est reconduit le 18 janvier suivant dans les fonctions de Premier ministre, au prix d’importantes concessions à ses nouveaux soutiens, notamment l’assouplissement du droit du travail, la libéralisation du marché du logement et une diminution de la fiscalité. Le gouvernement « Löfven II » est formé le 21 janvier 2019 entre les Sociaux-démocrates et les Verts.
Plus d’un an après la mise en place du gouvernement de Stefan Löfven, les sondages montrent une importante confiance de la population dans le système de gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus : le gouvernement bénéficie ainsi d’une augmentation conséquente d’opinion favorable au sein de la population.

Politique étrangère

La politique extérieure de la Suède se caractérise par son attachement au pacifisme, au non alignement, aux droits de l’homme, à l’égalité hommes/femmes, à l’universalisme et au multilatéralisme.

Avec près de 1 % de son revenu national brut consacré à l’aide publique au développement, la Suède fait partie des cinq pays qui ont dépassé l’objectif de 0,7 % du revenu national brut fixé par les Nations unies à Monterrey en 2002. La Suède a une longue tradition d’aide humanitaire mise en œuvre par la SIDA (Agence suédoise internationale de développement) et met surtout l’accent sur la nécessité d’une réponse humanitaire flexible, rapide et efficace. Elle dispose d’une stratégie spécifique d’aide au développement en Afrique sub-saharienne, dotée d’un budget de 270M€ pour la période 2016-2021, auquel s’ajoute une importante aide bilatérale (sur les dix pays les plus soutenus par la Suède, sept se trouvent en Afrique). Stockholm avait prévu d’augmenter encore son aide publique au développement en Afrique de 20 % en 2018 puis entre 5 et 10 % en 2019.

La Suède se mobilise fortement en faveur du Mali. Elle fournit une contribution à la MINUSMA (le général suédois Dennis Gyllenspore commande actuellement la Force et Stockholm fournit 252 personnels d’une compagnie de renseignement basée à Tombouctou et 6 policiers) et aux missions de politique de sécurité et de défense commune (PSDC) militaire et civiles : EUTM Mali (8 pax), EUCAP Sahel Mali (2 pax) et EUCAP SAHEL Niger (1 pax).

En Asie, la Suède s’implique tout particulièrement sur les dossiers nord-coréen et iranien. Depuis 1953, la Suède est, avec la Suisse et la Pologne, l’un des trois États membres de la Commission des nations neutres pour la surveillance de l’armistice en Corée. Elle a établi des relations diplomatiques avec Pyongyang dès 1973. Elle a été le premier État occidental (et le seul jusqu’en 2001) à y ouvrir une ambassade en 1975. Après avoir initialement envisagé de se retirer du pays à la fin de la guerre froide, la Suède a maintenu sa présence diplomatique en Corée du Nord pour secourir la population affectée par la grande famine des années 90. Depuis lors, elle est devenue un acteur humanitaire important. La Suède – qui représente les États nordiques à Pyongyang, ainsi que les intérêts consulaires des États-Unis, de l’Australie et du Canada – se prévaut d’une connaissance de la situation nord-coréenne plus approfondie que celle de ses partenaires.
Concernant le dossier iranien, le pays accorde une importance particulière à la préservation de l’unité européenne pour permettre l’application de l’accord et le respect par l’Iran de ses engagements, et elle partage nos vues pour la conduite de négociations séparées avec Téhéran sur les droits de l’Homme, l’encadrement du programme balistique iranien et le rôle régional de l’Iran. De plus, la Suède avait également misé sur le développement du commerce bilatéral (plus de 400M€ en 2017) et des investissements (infrastructures, mines, secteur pharmaceutique, banques, environnement et énergie). La Suède et 5 autres États (Belgique, Danemark, Finlande, Norvège, Pays-Bas) ont ainsi annoncé le 29 novembre 2019 leur décision d’engager le processus d’adhésion à l’actionnariat d’INSTEX, et le parlement suédois a depuis autorisé le pays à participer au capital du mécanisme.

Au cours de la dernière décennie, la Suède a abandonné sa référence à la neutralité pour celle de « non appartenance à une alliance militaire permanente ». Elle n’est pas membre de l’OTAN mais participe à certaines opérations et entretient une coopération de défense très étroite avec la Finlande. Par ailleurs, elle prend part activement à l’élaboration de la politique de sécurité et de défense dans le cadre européen, en particulier pour les aspects civils de la gestion des crises. Elle a été responsable de l’état-major de force de l’opération Atalante. De même, elle participe activement aux travaux de l’Agence européenne de défense. En réponse à la sollicitation française dans le cadre de l’article 42-7 du TUE, Stockholm a proposé la prolongation de sa contribution à la MINUSMA où elle déploie actuellement plus de 250 militaires, un soutien aérien, des munitions, et la poursuite des actions de formation en Irak (35 personnels à Erbil). Enfin, elle a une longue tradition de participation aux opérations de maintien de la paix sous mandat de l’ONU.

En matière de désarmement, la Suède a été, avec l’Autriche et l’Irlande, l’un des principaux promoteurs européens du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN). Le pays s’était fortement engagé dans les négociations, mais a renoncé à signer le traité le 12 juillet 2019 à la suite d’un rapport qui pointait son inefficacité et ses lacunes.

Pays à l’initiative du lancement du Partenariat oriental en 2009, conjointement avec la Pologne, la Suède continue de le promouvoir activement et souhaite que les partenaires les plus ambitieux (notamment l’Ukraine) obtiennent une perspective d’adhésion à l’Union européenne, ou, à défaut, qu’il puisse se mettre en place une différenciation accrue des formats au bénéfice des trois partenaires les plus avancés (Ukraine, Géorgie, Moldavie). La Suède poursuit par ailleurs une politique active de soutien aux autorités ukrainiennes, qu’elle encourage à mettre en œuvre les réformes nécessaires.

Dans le cadre des négociations sur le CFP 2021-2027 et sur le plan de relance européen, la Suède était favorable à un budget européen concentré en priorité sur les dépenses liées à la transition verte et numérique, à l’innovation et à la compétitivité. Le plan de relance et le budget 2021-2027 seront également conditionnés au respect de l’Etat de droit, comme le souhaitaient la France et la Suède. Concernant la question des nouvelles ressources propres, la Suède soutient comme la France la mise en place de ressources propres liées à l’environnement : la ressource liée au recyclage du plastique, celle liée à un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, ou encore celle basée sur le système d’échange de quotas d’émissions carbone (ETS). Par ailleurs, la Suède est mobilisée en faveur d’une plus forte solidarité européenne face aux enjeux migratoires.

Situation économique

La Suède est le 1er pays nordique par la taille de son économie (PIB de 471Mds d’euros en 2019, pour une population qui a dépassé les 10 millions d’habitants en janvier 2017), et l’un des pays de l’Union européenne les plus dynamiques avec une croissance moyenne de 3 % entre 2014 et 2018, bien que celle-ci ait depuis été freinée. Malgré ce ralentissement économique, la Suède continuait avant la crise sanitaire à afficher des indicateurs très positifs, notamment sur le marché du travail, puisque le chômage avait atteint en 2018 l’un de ses niveaux les plus bas depuis 10 ans, en s’établissant à 6,3 %. La dette publique était, elle, passée en dessous du seuil de 40 % du PIB en 2018 et s’est établie en 2019 à 35,1 % du PIB.

Le pays jouit d’un appareil productif très compétitif, conjuguant une base industrielle ancienne, construite autour des matières premières et de l’industrie, et une présence de premier plan dans les secteurs des NTIC, des sciences de la vie, des technologies vertes et des industries créatives.

L’Union européenne, dont elle est membre depuis 1995, demeure son premier marché (59 % des exports et 70 % des imports, Royaume-Uni inclus) mais elle développe rapidement ses échanges avec les nouvelles zones de croissance, notamment en Asie. Ses multinationales disposent d’une force de frappe mondiale et tirent l’économie suédoise par leurs exportations mais aussi par les dépenses de recherche et développement qu’elles consentent sur le territoire national.

L’écosystème de l’innovation joue en effet un rôle non négligeable dans la croissance suédoise, et la visibilité de ses acteurs majeurs (Spotify, Mojang, King, iZettle et Klarna) confère parfois à Stockholm le titre de « Silicon Valley d’Europe ». La Suède compte parmi les pays membres de l’Union européenne qui consacrent la plus grande partie de leur produit intérieur brut à la recherche et au développement, la plaçant en 1ère place du « European Innovation Scoreboard » de la Commission européenne en 2019.
Si la Suède fait partie des pays de l’UE dont l’économie a été le moins fortement impactée par la crise sanitaire, l’économie du pays affiche néanmoins une contraction de -8,6 % au deuxième trimestre de l’année 2020 (contre -11,9 % en moyenne pour l’Union européenne). La crise devrait par ailleurs continuer à contraindre la croissance suédoise durant les prochains trimestres, avec une récession anticipée de -6 % pour cette année, selon la Commission européenne (mi-mai), et -6,7 % selon l’OCDE (juin). Si la situation devrait s’améliorer dès l’année 2021, avec une prévision de croissance de 3,4 %, l’économie suédoise demeure en partie dépendante de la situation économique de ses partenaires, en raison de son importante ouverture commerciale, équivalente à 56,7 % du PIB.

Données économiques

(Sources : DGT)
PIB (2018) : 471Mds€
PIB par habitant (2018) : 46 310 €
Taux de croissance (2019) : 1,2 %
Taux de chômage (2019) : 6,8 %
Taux d’inflation (2019) : 1,7 %
Solde budgétaire public (2019) : 0,5 % du PIB
Balance commerciale (2018) : 3,1 % PIB
Principaux clients (2018) : Allemagne (10,6 %), Norvège (10,4 %), Finlande (6,9 %), Danemark (6,9 %), États-Unis (6,4 %).
Principaux fournisseurs (2018) : Allemagne (17,9 %), Pays-Bas (9,4 %), Norvège (8,6 %), Danemark (7,1 %), Royaume-Uni (5,0 %).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2019) :

  • agriculture : 1,4 %
  • industrie : 22,6 %
  • services : 65,25 %

Exportations de biens de la France vers la Suède : 5,1 Mds€ en 2018 (10e fournisseur)
Importations de biens en France depuis la Suède : 6,5 Mds€ en 2018 (9e client)
Solde commercial bilatéral des échanges de biens : - 1,4 Md€ en 2018
Part de marché de la France en Suède dans les échanges de biens (2018) : 3,7 %

Consulter la fiche pays économique Suède sur le site du Trésor

Mise à jour : 18.08.20

Informations complémentaires