Présentation de la Suède

Données générales

SUÈDE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : Royaume de Suède
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’État : Roi Carl XVI Gustaf depuis le 15 septembre 1973
Chef du gouvernement : Stefan Löfven (social-démocrate) depuis le 3 octobre 2014

Données géographiques

Superficie : 450 000 km²
Capitale : Stockholm
Villes principales : Göteborg, Malmö, Uppsala, Linköping
Langue officielle : Suédois
Monnaie : Couronne suédoise (SEK)
Fête nationale : 6 juin

Données démographiques

Population : 10 014 873 (2017)
Densité : 21,6 hab./km²
Croissance démographique : 1,5 % (2017)
Espérance de vie : 83 ans (2017)
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religion (s) : 80 % de la population appartient à l’Église nationale évangélique-luthérienne
Indice de développement humain : 0,898 (12e) en 2014

Données économiques

(Sources : DGT)
PIB : 480,1Md€ (2017) ; 499,5 Md€ (2018)
PIB par habitant : 36 800 € (2017) ; 37 800 € (2018)
Taux de croissance : 2,4 % (2017) ; 2,6 % (2018)
Taux de chômage : 6,6 % (2017) ; 6,4 % (2018)
Taux d’inflation : 1,9 % (2017) ; 1,5 % (2018)
Solde budgétaire public : 1,2 % (2017) ; 1,1 % (2018)
Balance commerciale (2018) : + 2,7 Md€ (export. : 144,1 Md€ - import. : 141,4 Md€)
Principaux clients (2018) : Allemagne (10,7 %), Norvège (10,1 %), Finlande (6,9 %)
Principaux fournisseurs (2018) : Allemagne (18,7 %), Pays-Bas (8,9 %), Norvège (8,1 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 1,3 %
  • industrie : 24,5 %
  • services : 74,2 %
  • dépenses R&D : 3,3 %

Exportations de la France vers la Suède : 5,1 Mds€ en 2016 / 5 Mds€ en 2017
Importations françaises depuis la Suède : 5,4 Mds€ en 2016 / 5,8 Mds€ en 2017
Solde commercial : - 0,8 Md€ en 2017
Part de marché de la France en Suède : 4,3 % (2016) ; 3,9 % (2017)

Consulter la fiche pays économique Suède sur le site du Trésor

Présence Française

Site internet de l’ambassade : www.ambafrance-se.org
Consulats honoraires : Göteborg, Helsingborg, Lulea, Malmö, Norrköping, Umea
Communauté française : 7 654 inscrits + env. 2 500 non-inscrits (2016)
Communauté suédoise en France : 8 066 recensés, env. 20 000 estimés (2012)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Suède est aujourd’hui une monarchie parlementaire. Depuis l’adoption en 1974 d’une nouvelle Constitution, le roi Carl XVI Gustav a une fonction honorifique de chef d’État. Le Parlement se compose d’une chambre unique de 349 sièges dont les membres sont élus au suffrage direct et proportionnel pour quatre ans.

Les élections législatives du 9 septembre 2018 ont débouché sur un score d’égalité quasi parfaite entre les blocs de gauche et de droite. Le Parti social-démocrate obtient 28,3 % des voix et 100 députés sur 349 au Parlement (Riksdag), restant le premier de Suède. La coalition de gauche et centre gauche totalise 144 élus, soit un de plus que la coalition de droite, L’Alliance. L’extrême-droite (Démocrates de Suède) enregistre son score le plus élevé et consolide sa place de 3e formation au Riksdag.

Après de longues négociations inédites pour former un gouvernement, le Premier ministre social-démocrate, Stefan Löfven, parvient le 11 janvier 2019 à conclure un accord pour établir avec les écologistes un nouveau gouvernement minoritaire bénéficiant du soutien du Parti du Centre et du Parti libéral, pourtant membres de L’Alliance. Il est reconduit le 18 janvier suivant dans les fonctions de Premier ministre, par 115 voix pour, 153 voix contre et 77 abstentions, au prix d’importantes concessions à ses nouveaux soutiens, notamment l’assouplissement du droit du travail, la libéralisation du marché du logement et une diminution de la fiscalité. Le gouvernement « Löfven II » est formé le 21 janvier 2019 entre les Sociaux-démocrates et les Verts.

A la suite de la démission de la ministre des Affaires étrangères, Mme Margot Wallström, et de la nomination de la ministre du Travail, Mme Ylva Johansson, au poste de commissaire européenne aux Affaires intérieures, le gouvernement a été remanié le 10 septembre 2019.

Situation économique

La Suède est le 1er pays nordique par la taille de son économie (PIB de 551Md$ en 2018, pour une population qui a dépassé les 10 millions d’habitants en janvier 2017), et l’un des pays de l’Union européenne les plus dynamiques avec une croissance moyenne de 3% entre 2014 et 2018. Le pays jouit d’un appareil productif très compétitif, conjuguant une base industrielle ancienne, construite autour des matières premières et de l’industrie, et une présence de premier plan dans les secteurs des NTIC, des sciences de la vie, des technologies vertes et des industries créatives.

L’écosystème de l’innovation joue un rôle non négligeable dans la croissance suédoise et la visibilité de ses acteurs majeurs (Spotify, Mojang, King, iZettle et Klarna) confère parfois à Stockholm le titre de « Silicon Valley d’Europe ». La Suède compte parmi les pays membres de l’UE qui consacre la plus grande partie de son PIB à la R&D, la positionnant en 1ère place du « European Innovation Scoreboard » de la Commission européenne en 2019.

Le principal défi pour la Suède (pointé par la Commission européenne) reste la surchauffe immobilière et le niveau trop élevé de l’endettement des ménages (170 % de leur revenu disponible).

Politique étrangère

Les valeurs de la social-démocratie qu’Olof Palme a portées sur la scène internationale caractérisent toujours aujourd’hui la politique extérieure de la Suède : pacifisme, non alignement et tiers-mondisme, droits de l’homme, égalité hommes/femmes, universalisme, multilatéralisme.

Avec près de 1 % de son RNB consacré à l’aide publique au développement, la Suède fait partie des cinq pays qui ont dépassé l’objectif de 0,7 % du RNB fixé par les Nations unies à Monterrey en 2002. La Suède a une longue tradition d’aide humanitaire mise en œuvre par la SIDA (Agence Suédoise Internationale de Développement) et met surtout l’accent sur la nécessité d’une réponse humanitaire flexible, rapide et efficace.

Au cours de la dernière décennie, la Suède a abandonné sa référence à la neutralité pour celle de « non appartenance à une alliance militaire permanente ». Elle n’est pas membre de l’OTAN mais participe à certaines opérations et entretient une coopération de défense très étroite avec la Finlande. Par ailleurs, elle prend part activement à l’élaboration de la politique de sécurité et de défense dans le cadre européen, en particulier pour les aspects civils de la gestion des crises. Elle a été responsable de l’état-major de force de l’opération Atalante. De même, elle participe activement aux travaux de l’Agence européenne de défense. En réponse à la sollicitation française dans le cadre de l’article 42-7 du TUE, Stockholm a proposé la prolongation de sa contribution à la MINUSMA où elle déploie actuellement plus de 250 militaires, un soutien aérien, des munitions, et la poursuite des actions de formation en Irak (35 personnels à Erbil). Enfin, elle a une longue tradition de participation aux opérations de maintien de la paix sous mandat de l’ONU.

Mise à jour : 02.10.19

Informations complémentaires