Coopérations dans le domaine de la santé

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Les pays de la région de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) ont été les deuxièmes bénéficiaires en volume des dons français de vaccins contre la Covid-19, après les pays africains

La France a partagé plus de 24 millions de doses de vaccins contre la Covid-19 avec les pays de l’ASEAN : l’Indonésie en a reçu 8,7 millions (premier récipiendaire des dons français au niveau mondial), le Vietnam 5,5 millions, les Philippines 6 millions, la Thaïlande 3,2 millions, le Laos 500 000.

La majorité des dons passe par le canal multilatéral COVAX, mais la France est à l’écoute des besoins particuliers des pays, auxquels elle répond le cas échéant par des dons bilatéraux (don de 2 millions de vaccins Pfizer pédiatriques, en faveur du Vietnam).

La France suit avec intérêt la création par l’ASEAN de centres pour les urgences de santé publique et les maladies émergentes (ACPHEED, ASEAN Centre for Public Health Emergencies and Emerging Diseases) dans le cadre de sa réponse à la Covid-19. Une coopération entre l’Initiative Prezode et les centres ACPHEED permettrait de créer des ponts entre ces deux programmes et d’identifier des opportunités de collaboration régionale

Ce projet, qui intéresse plusieurs autres partenaires de l’ASEAN (Japon, Australie notamment), pourrait utilement s’insérer dans le volet santé du partenariat de développement France-ASEAN, et contribuer au renforcement des capacités de surveillance pandémique à l’échelle globale.

La France soutient l’antenne indonésienne désignée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour bénéficier de la technologie ARN messager depuis le hub sud-africain

Afin de contribuer à l’accélération du déploiement de capacités régionales accrues de productions de vaccins, la France a activement soutenu le lancement, en juin 2021, du premier centre (« hub ») de transfert de technologie de vaccin à ARN messager à l’initiative de l’OMS et du Medicines Patent Pool en Afrique du Sud : elle y apporte 20 millions d’euros dans le cadre d’ACT-A. Pour compléter ce hub, l’OMS a annoncé 15 antennes (ou « spokes ») en Asie, en Afrique et en Amérique latine, toutes destinées à recevoir la technologie depuis le centre sud-africain. L’Indonésie fait partie de cette liste et a sollicité l’appui de la France.

La France est un partenaire actif dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en Asie du Sud-Est et en Thaïlande en particulier, au titre de son importante et historique contribution au Fonds mondial

La Thaïlande s’est vu allouer plus de 60,6 millions de dollars du Fonds mondial en 2020-2022 pour des actions de lutte contre le VIH et la tuberculose ainsi que pour la mise en place de systèmes résilients et durables pour la santé (RSSH).

Le programme de « L’Initiative », contribution indirecte de la France au Fonds mondial mise en œuvre par Expertise France, a permis d’apporter régulièrement une assistance technique, notamment auprès de l’instance de coordination nationale thaïlandaise du Fonds mondial. Il a également permis de mener 4 projets structurants pour le système de santé thaïlandais pour un montant total de 6,4 millions d’euros :

  • projet M-FUND d’assurance-maladie à bas coût pour les migrants ;
  • renforcement des systèmes de santé sexuelle et reproductive pour les migrants marginalisés et sans papiers dans la province de Tak,
  • soutien au conseil et dépistage du VIH en provinces ;
  • nouvelle stratégie de dépistage, de traitement et de prévention de la tuberculose.

La France, deuxième contributeur historique du Fonds mondial, a apporté 1,3 milliard d’euros à la reconstitution du Fonds mondial en 2020-2022 et vient d’annoncer une contribution relevée à 1,6 milliard d’euros au Fonds mondial pour les années 2023-2025, dont 20 % transitera par « L’Initiative ».

La Thaïlande est fortement engagée dans la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé », pour lutter contre les maladies infectieuses et représente en la matière un véritable centre névralgique pour l’Asie du Sud-Est

Les coopérations en la matière entre la Thaïlande et la France sont denses grâce au projet du Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI) « Une seule santé en pratique en Asie du Sud-Est » (plus de 20 formations offertes, appui à 17 projets de recherche régionaux). Un expert technique international français dédié a été déployé au sein du bureau régional de l’OMSA à Bangkok (Organisation mondiale de la santé animale, ex-OIE), chargé de contribuer à la mise en œuvre de cette approche en Asie du Sud-Est en lien avec la quadripartite (OMS, FAO, OMSA, PNUE ayant leur siège régional à Bangkok).

Prezode (Preventing Zoonotic Disease Emergence), née de la coopération entre trois institutions de recherche françaises (INRAE, CIRAD et IRD) mobilise à ce jour 160 partenaires (dont 14 États ayant signé la déclaration d’intention) et nous construisons ensemble une initiative internationale de premier plan pour lutter contre l’émergence des maladies infectieuses zoonotiques et mettre en œuvre des méthodes innovantes pour améliorer la prévention et atténuer les risques d’émergence.

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