Présentation du Sri Lanka

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Présentation du pays

SRI LANKA {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République démocratique socialiste de Sri Lanka
Nature du régime : régime présidentiel
Chef de l’Etat, ministre de la Défense et de la Technologie : M. Gotabaya RAJAPAKSA (depuis le 18 novembre 2019)

Données géographiques

Superficie : 65 607 km2.
Capitale : Sri Jayewardenepura (Kotte), la capitale administrative, est située dans la banlieue de Colombo.
Villes principales : Colombo, Jaffna, Kandy, Anuradhapura, Trincomalee, Batticaloa, Matara.
Langue(s) officielle(s) et courantes : cinghalais et tamoul (l’anglais est reconnu par la Constitution comme langue de communication).
Fête nationale : 4 février (Fête de l’Indépendance, acquise en 1948).

Données démographiques

Population : 21,8 millions d’habitants (2019, Banque mondiale).
Densité : 346 habitants / km² (2018, Banque mondiale).
Croissance démographique : +1% (2018, Banque mondiale).
Espérance de vie : 77 ans (2018, Banque mondiale).
Taux d’alphabétisation (des adultes) : 93% de la population (2018, Unicef).
Religion(s) : bouddhisme (petit véhicule, 70,2%), hindouisme (12,6%), islam (9,7%), christianisme (7,4%).
Indice de développement humain : 0,77 ; 71ème sur 188 (rapport PNUD 2018).

Éléments d’actualité

Politique intérieur

Les élections législatives du 5 août 2020 ont confirmé le résultat de l’élection présidentielle du 16 novembre 2019, donnant une solide majorité (65% des sièges) au parti du Chef de l’Etat, M. Gotabaya Rajapaksa. Ce dernier a confirmé son frère Mahinda Rajapaksa aux fonctions de Premier ministre, le 12 août 2020. Les priorités du gouvernement sont la sécurité et l’indépendance nationale, y compris au plan économique. Il estime que la réconciliation nationale ne sera pas acquise par la dévolution de nouveaux pouvoirs aux autorités locales mais par le développement socioéconomique en faveur de toutes les communautés sri lankaises. En l’attente d’une révision complète de la constitution de 1978, qui pourrait être proposée dès 2021, le gouvernement a fait adopter le 22 octobre 2020 un 20ème amendement à la constitution en vue de restaurer les larges pouvoirs que le chef de l’Etat détenait avant 2015.

Politique étrangère

Le nouveau gouvernement sri lankais veut maintenir une certaine équidistance entre ses deux principaux partenaires, l’Inde et la Chine, tout en favorisant les investisseurs étrangers plutôt que les créanciers internationaux afin d’asseoir son développement économique.
Sri Lanka doit faire face à d’importantes échéances de son service de la dette, qui est libellée en dollars (4Mds USD à rembourser annuellement en 2020-25).

L’Inde, principal partenaire économique de Sri Lanka, suit attentivement la situation des populations tamoulophones sri lankaises mais aussi les ambitions chinoises dans l’océan Indien. Le gouvernement Rajapaksa souligne sa volonté de coordination avec le grand voisin indien sur les questions de sécurité. Les Président et Premier ministre Gotabaya et Mahinda Rajapaksa ont effectué leurs premiers déplacements à l’étranger en Inde (novembre 2019, février 2020). L’Inde a procédé à un échange de devises de 400MUSD dans le contexte de la pandémie de covid-19 mais a mis fin à la négociation d’un second d’un montant de 1Md USD après l’annulation par le gouvernement sri lankais d’un accord attribuant à un partenaire indien une part minoritaire (49%) dans l’exploitation du terminal Est du port à conteneurs de Colombo, en janvier 2021.

La Chine, qui a apporté un soutien décisif à l’armée sri lankaise à la fin de la guerre civile, en 2009, est l’un des principaux bailleurs de Sri Lanka et a mis en œuvre plusieurs projets au titre des "Nouvelles routes de la soie" (ports de Hambantota et de Colombo). Elle a signé un premier accord de swap de devises (500MUSD) en 2019 et un second de 1,5Md en février 2021, suite au retrait indien.

Actif au sein des organisations régionales, Sri Lanka est membre de l’Association des pays de l’Asie du Sud pour la coopération régionale (SAARC). L’île appartient également au BIMSTEC, organisation fondée en 1997 avec l’Inde, le Bangladesh, la Birmanie et la Thaïlande, à laquelle le Népal et le Bhoutan ont adhéré en 2003.

Le nouveau gouvernement sri lankais défend l’honneur de son armée et rejette les accusations "infondées" de crimes de guerre portées à son encontre par l’ONU, notamment son Conseil des droits de l’Homme (CDH, résolutions 30/1 et suivantes "Favoriser la réconciliation et l’établissement des responsabilités et promouvoir les droits de l’Homme à Sri Lanka", de 2015). En janvier 2020, le nouveau gouvernement Rajapaksa a retiré le co-parrainage officiel apporté par le gouvernement précédent à cette résolution et indiqué être déterminé à quitter le CDH en cas de poursuite des accusations. La 46ème session du CDH, du 22 février au 19 mars 2021, sera l’occasion d’évaluer la mise en œuvre des résolutions passées.

Les relations entre Sri Lanka et l’Union européenne s’inscrivent dans le cadre de l’accord de partenariat et de développement de troisième génération (avec une clause "droits de l’Homme"), entré en vigueur le 1er avril 1995. La dernière session de la commission mixte UE-Sri Lanka, dont les réunions avaient été suspendues de 2008 à 2013, s’est tenue le 28 janvier 2021. Elle a abordé les questions maritimes, la situation sanitaire, les restrictions imposées par Sri Lanka aux importations, la coopération au développement et la situation des droits de l’Homme.

Colombo a réintégré en 2017, après 7 ans de suspension, le régime de préférences généralisées renforcé de l’UE (SPG+), ce qui ouvre le marché européen aux produits sri lankais à condition que le pays respecte 27 conventions internationales relatives aux droits de l’Homme, au droit du travail et au respect de l’environnement. Cette réintégration résultait de l’engagement du gouvernement, pris en 2015, à mettre en œuvre les résolutions 30/1 et suivantes du CDH (réconciliation nationale, tribunal ad hoc pour juger les responsables présumés de crimes de guerre, retrait de la loi sur la prévention du terrorisme, abolition formelle de la peine de mort).

Situation économique

Sri Lanka bénéficie d’une géographie favorable, sur l’une des principales routes maritimes et avec des atouts majeurs pour le tourisme.

Depuis 2015, toutefois, la croissance sri lankaise a été freinée par le poids persistant de la dette, la crise politique de 2018, les attaques terroristes de 2019 et la pandémie de Covid-19 en 2020, cette dernière ayant particulièrement impacté le tourisme (recul des recettes de 66% par rapport à 2019) et le commerce, même si la pandémie a suscité peu de décès (400 au 15 février 2021). La croissance, réduite à +2,9% en 2019, a été négative en 2020 (-3,9%) mais devrait repartir à la hausse en 2021 (+4%). La dette extérieure représente 85% du PIB en 2020 (en hausse de cinq points par rapport à un taux moyen de 80% depuis 30 ans) et le service de la dette pourrait atteindre 7% du PIB jusqu’en 2022.

Le gouvernement escompte une reprise rapide sur la base d’une indigénisation des productions (via notamment une taxation des biens importés, notamment ceux en provenance de l’UE), l’arrivée de nouveaux investisseurs étrangers (principalement chinois), la hausse des transferts des Sri Lankais de l’étranger et la reprise du tourisme.
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/LK/situation-economique-de-sri-lanka

Mise à jour : 18.02.21

Informations complémentaires