Relations bilatérales

Relations avec les nouvelles autorités soudanaises

Depuis le début de la révolution au Soudan, la France s’est positionnée en soutien d’une transition politique pacifique. Elle a ainsi participé, dès sa création, au groupe des Amis du Soudan et mis l’accent sur les possibilités d’accompagnement économique du pays afin de s’assurer de sa stabilité sur le long terme.

La France a ainsi immédiatement salué la signature officielle de la Déclaration constitutionnelle, le 17 août 2019, ainsi que l’annonce de la nomination des membres du Conseil de souveraineté et du Premier ministre, le 21 août. A ces différentes occasions, elle a réitéré sa disponibilité à accompagner les nouvelles autorités soudanaises dans les nombreuses tâches qui l’attendent (accord de paix avec les groupes armés, redressement de l’économie, organisation des prochaines élections).

Visite

Dernière visite à Paris : visite à Paris de l’ancien ministre soudanais des Affaires étrangères Mohamed Ahmed Al Dirdiri, du 20 au 22 novembre 2018, lors de laquelle il a pu s’entretenir avec le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, des députés et des sénateurs, des représentants de l’AFD et du MEDEF et des entrepreneurs français.

Dernière visite au Soudan : visite du Directeur d’Afrique et de l’océan Indien et de l’envoyé spécial pour le Soudan et le Soudan du Sud du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, dans le cadre de consultations bilatérales franco-soudanaises à Khartoum le 18 juillet 2018.

Relations économiques

En 2018, les échanges commerciaux entre la France et le Soudan s’élèvent à 126 M € (voir supra). Plusieurs entreprises françaises sont déjà présentes sur le territoire soudanais (Bolloré, Nutriset, Sagemine), tandis que d’autres ont manifesté leur intention d’y investir ou d’y revenir, eu égard à son potentiel économique, à la faveur de la levée des sanctions économiques américaines. Sont également constatées plusieurs missions récentes d’entreprises au Soudan (Airbus, Bolloré Transports). De leur côté, la Direction générale du Trésor et l’AFD (par l’intermédiaire de sa filiale Proparco) ont porté à l’étude plusieurs projets de développement économique à destination du secteur privé soudanais susceptibles d’intéresser des groupes français.

Les banques européennes font, néanmoins, toujours preuve de frilosité, en raison de la présence du Soudan dans la liste américaines des pays soutenant le terrorisme et malgré la levée des sanctions économiques américaines en octobre 2017. C’est un obstacle majeur aux investissements d’envergure. Cette situation ne peut qu’encourager le Soudan à poursuivre ses efforts pour créer un environnement des affaires attractif.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Sur les plans de la coopération culturelle et de recherche, cette relation est particulièrement riche : coopération universitaire et scientifique, promotion de la langue française et sanctuarisation du réseau en constituent les axes principaux.

La coopération scientifique est ancienne. Elle se traduit notamment par l’implantation à Khartoum en 1993 du Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales (CEDEJ), et par la création, en 1969, de la Section française de la direction des antiquités du Soudan (SFDAS), institut franco-soudanais de recherche en archéologie.

Une coopération universitaire importante a été développée : la France est le premier pays occidental d’accueil des étudiants soudanais.

Le partenariat de coopération scientifique engagé à parité avec le gouvernement du Soudan, qui établit le programme PHC (partenariat Hubert Curien) « Napata », est le 3e à être mis en place par la France en Afrique subsaharienne. La création de cet instrument vient parachever la structuration d’une coopération qui a acquis une certaine maturité, et témoigne de l’appréciation très positive que nous portons sur la qualité du système universitaire soudanais. L’engagement du gouvernement soudanais (ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique) à parité et la mise en œuvre réussie de ce nouveau programme constituent de réels motifs de satisfaction.

Enfin, la France bénéficie d’un réseau culturel et éducatif actif au Soudan, avec principalement l’Institut français de Khartoum, mais aussi un réseau d’alliances (El Obeid, Wad Madani et Port-Soudan) et de centres franco-soudanais (Dilling, Rufaa et Nyala), ainsi que l’école française de Khartoum.

Site de l’ambassade de France au Soudan : https://sd.ambafrance.org/ ; Site de la Section française de la direction des antiquités du Soudan : www.sfdas.com ; Site de l’antenne à Khartoum du Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales : http://www.cedej-eg.org/.

Mise à jour : 26.08.19

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