Présentation de la Slovénie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Slovénie
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : Borut Pahor (élu le 2 décembre 2012, réélu le 12 novembre 2017)
Chef du gouvernement : Miro Cerar (élu le 13 juillet 2014, démissionnaire depuis le 14 mars 2018)

Données géographiques

Superficie : 20 273 km²
Capitale : Ljubljana
Villes principales : Maribor, Kranj, Celje, Koper, Nova Gorica, Novo Mesto
Langue officielle : slovène
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2007)
Fête nationale : 25 juin

Données démographiques

Population (2017) : 2,065 millions d’habitants
Densité : 95 habitants par km²
Croissance démographique (2016) : 0,1%
Espérance de vie (2015) : 81,08 ans
Taux d’alphabétisation (date) : 99,7 %
Religion (s) : catholiques 58 %, musulmans 2,5 %, orthodoxes 2,5 %, protestants 1 %, n.s.p.p. 23 %
Indice de développement humain (2017 - PNUD) : 0.890 (25e rang mondial)

Données économiques

PIB (2016) : 39 769 M EUR
PIB par habitant (2016) : 19 262 EUR
Croissance (2016) : 2,5%
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 8,0%
Inflation (2017) : 1.7%
Solde budgétaire (2016) : -1,8%
Principaux clients : Allemagne, Italie, Croatie, Autriche, France, Pologne
Principaux fournisseurs : Allemagne, Italie, Autriche, Croatie, Hongrie, France
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (date) :

  • agriculture : 2 %
  • industrie : 35%
  • services : 63%

Exportations de la France vers la Slovénie (2016) : 739 M EUR
Importations françaises depuis la Slovénie (2016) : 1 113 M EUR

Pour plus d’informations : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/slovenie


Composition du gouvernement

Président de la République, en fonction depuis le 22 décembre 2012 (réélu le 12 novembre 2017) : M. Borut PAHOR
Premier ministre, en fonction depuis le 18 septembre 2014 (démissionnaire depuis le 14 mars 2018) : M. Miro CERAR (SMC)
Vice Premier ministre, ministre de la fonction publique : M. Boris KOPRIVNIKAR (SMC)
Vice Premier ministre, ministre des affaires étrangères : M. Karl ERJAVEC (DeSUS)
Vice Premier ministre, ministre de l’agriculture, des forêts et de l’alimentation : M. Dejan ŽIDAN (SD)

Présence française

La France dispose d’une ambassade bilatérale à Ljubljana.
Site internet de notre ambassade : http://www.ambafrance-si.org/
Représentation consulaire : section consulaire de l’Ambassade de France à Ljubljana.
Communauté française en Slovénie : 720 Français inscrits au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2015.
Communauté slovène en France : communauté estimée à près de 20 000 personnes.

Politique intérieure

Organisation des pouvoirs publics

Indépendante depuis 1991, la République de Slovénie est dotée d’un régime parlementaire comprenant certains éléments de démocratie directe. La fête nationale slovène est fixée au 25 juin, jour de l’adoption, en 1991, de la charte constitutionnelle fondamentale sur la souveraineté et l’indépendance de la République de Slovénie. Le pays est régi par la Constitution du 23 décembre 1991.

L’assemblée nationale (Državni zbor, chambre basse) comprend 90 députés élus pour 4 ans au suffrage universel direct selon une formule de représentation proportionnelle corrigée (seuil de 4% pour l’accès au parlement). Elle adopte les amendements constitutionnels à la majorité des deux tiers de ses membres. Elle peut convoquer un référendum de sa propre initiative et y est tenue si un tiers des députés en font la demande.

Elle décide de l’emploi des forces armées. La présidence de plusieurs commissions (lois, contrôle budgétaire, défense, renseignement…) est traditionnellement assurée par les partis d’opposition.
Le conseil national (Državni svet, chambre haute) comprend 40 membres désignés par les collectivités locales ainsi que par les organisations professionnelles, syndicales et associatives. Il peut soumettre à l’assemblée nationale des propositions de loi et exiger de sa part une 2e lecture d’une loi. Il peut aussi exiger la convocation d’un référendum.

Le Premier ministre (Predsednik vlade) est élu par l’assemblée nationale, sur proposition du président de la République ou des députés. Il est responsable de la coordination interministérielle mais ne dispose pas d’un pouvoir de directive sur ses ministres. Ces derniers sont individuellement responsables devant l’assemblée nationale.
Le président de la République (Predsednik republike) est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Outre ses fonctions de représentation, il est commandant en chef des armées et désigne les juges de la cour constitutionnelle, le gouverneur de la banque centrale et le médiateur (nominations soumises à l’approbation de l’assemblée nationale).

Les communautés italienne et hongroise disposent d‘un siège réservé chacune à l’assemblée nationale. Leurs représentants, respectivement MM. Roberto Battelli et Laszlo Göncz, ont signé un accord de coopération avec les partis de la coalition, mais n’en font pas formellement partie.
Les citoyens disposent d’un droit de pétition étendu : l’assemblée nationale est tenue d’examiner toute proposition de loi émanant d’au moins 5 000 électeurs, et toute proposition de loi constitutionnelle soumise par au moins 30 000 électeurs. Elle est également tenue de convoquer un référendum si au moins 40 000 électeurs en font la demande.
La cour constitutionnelle peut être saisie par un particulier par voie d’exception.

La constitution reconnaît des droits spécifiques aux « communautés nationales autochtones italienne et hongroise » en matière de préservation de leur identité nationale (usage des symboles nationaux, presse, enseignement, liens avec les pays d’origine, représentation parlementaire…). Elle reconnaît aussi des droits spécifiques aux Roms.

Un chemin européen sans équivoque

L’adhésion de la Slovénie à l’Union européenne a constitué un axe central de l’action conduite par les autorités du pays depuis l’indépendance en 1991. Cet ancrage européen a permis, dès 1996, la signature d’un accord d’association avec l’UE, précédant l’ouverture de négociations d’adhésion en 1998. Près de 90% des électeurs slovènes ont soutenu l’adhésion à l’UE lors du référendum du 14 avril 2003. Etat-membre depuis le 1er mai 2004, la Slovénie a poursuivi sa politique d’intégration européenne à travers l’adoption de l’euro au 1er janvier 2007 et l’adhésion à l’espace Schengen le 21 décembre 2007. La Slovénie a assuré la présidence du Conseil de l’UE au premier semestre 2008. La prochaine présidence slovène aura lieu au second semestre 2021.

Le pays a traversé une phase de « turbulences politiques » entre 2010 et 2014, marquée par le renversement de trois gouvernements en quatre ans. Au cours de l’année 2014, le parlement slovène a ainsi voté, le 28 février, la défiance contre le gouvernement de centre-droit de Janez Janša et élu la Présidente par intérim du parti de centre-gauche « Slovénie positive », Alenka Bratušek, au poste de Premier ministre. Dans un contexte marqué par la difficile mise en œuvre d’un programme d’austérité, Mme Bratušek a démissionné après avoir été désavouée par sa formation politique lors de primaires anticipées. Les élections anticipées du 13 juillet 2014 ont vu la victoire du juriste Miro Cerar, dont le parti de centre-gauche (le SMC) a remporté 36 des 90 sièges de l’Assemblée nationale. Le Premier ministre a mis l’accent sur la restauration de la compétitivité et de la performance de l’économie slovène. La vie politique slovène a été stabilisée depuis 2014.

Alors que des élections législatives étaient prévues au printemps 2018, le Premier ministre Miro Cerar a annoncé sa démission le 14 mars 2018, à la suite de l’annulation par la Cour constitutionnelle du résultat d’un referendum portant sur la construction d’une deuxième voie ferrée entre Koper (premier port de conteneurs de l’Adriatique) et Divača, projet phare du gouvernement sortant. Des élections législatives anticipées auront lieu à la fin du mois de mai 2018.

Situation économique

Membre de l’Union européenne, adhérente à la zone euro, membre de l’espace Schengen, la Slovénie a achevé avec succès sa transition économique. La Slovénie constitue un marché ouvert, les opérateurs économiques ayant eu de longue date l’habitude de commercer avec les pays voisins, que ce soit avec les autres Républiques de l’ex-Yougoslavie ou avec l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, ses trois principaux partenaires. Plus de 50% du PIB sont créés grâce aux exportations vers l’Union européenne, en particulier des produits industriels provenant des secteurs automobile, électronique, pharmaceutique et de l’électroménager. Son tissu de PME performantes est reconnu pour ses capacités d’innovation et de réactivité et son respect de l’environnement. Plateforme entre l’Europe occidentale et la région du Sud-Est de l’Europe, la Slovénie, dont le PIB est supérieur à ceux de la Croatie, de la Serbie et de la Bulgarie, est le second pays étranger investisseur dans les Balkans. La Slovénie a toutefois du mal à mener à bien les privatisations, de nombreuses grandes entreprises et banques slovènes sont ainsi toujours détenues majoritairement par l’Etat. La forte dépendance envers l’Allemagne et l’Autriche est également un élément fragilisant pour l’économie slovène, qui a besoin de diversifier ses partenaires.

Après une brutale récession consécutive à l’explosion de la bulle d’actifs survenue en 2008 et ayant entrainé une contraction du PIB en volume de 10% entre 2009 et 2013, l’économie slovène a enregistré un net rebond à partir de 2014, qui s’est poursuivie entre 2015 et 2017, quoiqu’à un rythme moins soutenu. La croissance de l’économie slovène s’est située selon diverses estimations aux alentours de 4% pour 2017. Ces évolutions favorables ont facilité la consolidation budgétaire et contribué à la révision à la hausse de la notation de la dette souveraine de la Slovénie. Le chômage a également largement diminué ces dernières années, atteignant en 2017 son niveau le plus bas depuis la crise économique (6,3%).

Politique étrangère

La Slovénie poursuit une activité diplomatique importante en Europe du Sud Est en faveur du rapprochement des pays des Balkans occidentaux avec l’Union européenne. Elle a développé des coopérations techniques (jumelages institutionnels, envoi d’experts, etc.) qui lui ont donné un rôle de formateur ou de conseil. Elle se montre disponible pour des missions de dialogue et de bons offices. Les autorités slovènes sont également à l’initiative de la relance, en 2010, du processus d’intégration régionale de Brdo-Brijuni. La dernière rencontre dans ce format a eu lieu à Brdo, en Slovénie, le 3 juin 2017.

Les relations bilatérales avec les pays des Balkans occidentaux sont bonnes. La Slovénie veille particulièrement au développement de ses intérêts économiques dans cette région, où son commerce extérieur enregistre des excédents. Les relations avec la Croatie se sont améliorées au cours des dernières années, malgré la persistance d’un différend frontalier porté depuis 2009 devant la Cour permanente d’Arbitrage. Alors que la CPA a rendu sa décision arbitrale le 29 juin 2017, les deux pays n’ont pas encore trouvé de solution définitive à ce différend frontalier maritime et terrestre. Un différend d’ordre commercial s’est également fait jour dans l’affaire de la Ljubljanska Banka, pour laquelle Ljubljana a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme en septembre 2016. Les relations avec la Serbie sont étroites, les entreprises slovènes ayant massivement investi dans ce pays. S’agissant du Kosovo, la Slovénie est présente au sein de la KFOR avec plus de 300 soldats. Il s’agit du plus fort engagement slovène à l’étranger.

La Slovénie entretient des relations étroites, en particulier sur le plan économique, avec l’Italie et l’Autriche. Ces deux pays figurent parmi ses principaux partenaires commerciaux, et partagent des convergences avec Ljubljana sur les Balkans occidentaux.

Les relations avec les pays d’Europe centrale se sont renforcées ces dernières années, notamment dans le cadre de la crise migratoire. La Slovénie, associée au groupe de Visegrad, participe aux initiatives pour le bassin du Danube. Les intérêts communs sur les questions de politique européenne de cohésion renforcent ces liens, même si Ljubljana fait preuve d’un positionnement pro-européen beaucoup plus marqué.

Depuis 2012, les autorités slovènes ont affiché leur souhait de renforcer les relations avec la Russie et les Etats du partenariat oriental. Au cours de la crise russo-ukrainienne, Ljubljana a rappelé son souhait de jouer un rôle actif en faveur du dialogue politique et de la sortie de crise et sa disponibilité à se poser en médiateur entre l’UE et la Russie.

Dans le cadre du développement de sa diplomatie économique, la Slovénie s’est d’abord tournée vers les pays arabes, cherchant ainsi à regagner la position qu’occupait la Yougoslavie sur le marché des pays non alignés. Depuis plusieurs années, les pays de l’ex-CEI (Azerbaïdjan, Kazakhstan) sont les pays cibles de l’agence slovène de promotion des échanges. La Slovénie a également signé en 2011 un accord de partenariat stratégique avec la Turquie, qui constitue un des pays cibles de sa diplomatie économique. En outre, la Slovénie participe au forum dit « 16+1 » qui associe la Chine à 16 Etats d’Europe centrale et orientale.

S’agissant des questions de sécurité, la Slovénie cherche à concilier son attachement à l’OTAN avec un soutien à la politique européenne de sécurité et de défense. Les moyens limités de la Slovénie ne lui permettent cependant pas d’actions ambitieuses dans ce domaine.

Fortement attachée au multilatéralisme et aux actions de promotion des droits de l’Homme, la Slovénie préside depuis le mois de janvier 2018 le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU (Genève). Elle est en outre à l’origine de la reconnaissance de la journée du 20 mai comme journée mondiale des abeilles par l’Assemblée générale des Nations unies.

Mise à jour : 12.04.18

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