Présentation de la Slovénie

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Présentation du pays

SLOVÉNIE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République de Slovénie
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : M. Borut Pahor (élu le 2 décembre 2012, réélu le 12 novembre 2017)
Chef du gouvernement : M. Janez Janša (investi le 13 mars 2020)

Données géographiques

Superficie : 20 273 km²
Capitale : Ljubljana
Villes principales : Maribor, Kranj, Celje, Koper, Nova Gorica, Novo Mesto
Langue officielle : slovène
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2007)
Fête nationale : 25 juin

Données démographiques

Population (2020) : 2,096 millions d’habitants
Densité (2020) : 103,4 habitants par km²
Croissance démographique (2018/2019) : 0,7 %
Espérance de vie (2017) : 80,9 ans
Taux d’alphabétisation (2019) : 99,7 %
Religions (recensement de 2002) : catholiques 57,8 %, musulmans 2,4 %, orthodoxes 2,3 %, protestants 0,9 %, croyants non-affiliés 3,5 %, athées 10,1 %, n.s.p.p. 15,7 %, inconnus 7,1 %
IIndice de développement humain (2019) : 0.902 (24e rang mondial)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis la déclaration de son indépendance, la Slovénie a toujours connu des gouvernements de coalition. Après l’alternance de 2008, où M. Borut Pahor (social-démocrate) succéda à la tête du gouvernement à M. Janez Janša (conservateur), lequel était Premier ministre depuis 2004, ce dernier revint au pouvoir en 2012, mais dut une nouvelle fois céder sa place, en 2013, cette fois-ci à une centriste, Mme Alenka Bratušek. Par la suite, la Slovénie a été dirigée par des coalitions conduites par des personnalités revendiquant leur appartenance au centre de l’échiquier politique : M. Miro Cerar de 2014 à 2018, puis M. Marjan Šarec, à partir du 13 septembre 2018. Suite à la démission de ce dernier, annoncée le 27 janvier 2020, M. Janez Janša a été chargé de former le gouvernement le 26 février, devenant Premier ministre pour la troisième fois.

Investi par l’Assemblée nationale slovène le 13 mars 2020, le gouvernement slovène, de centre-droit, réunit actuellement le parti démocratique slovène (SDS) que M. Janša dirige depuis 1993, les chrétiens-démocrates du parti Nouvelle Slovénie (NSi) ainsi que le parti du centre moderne (SMC). Le parti des retraités (DeSUS) a également fait partie de la coalition gouvernementale jusqu’à ce qu’il s’en retire le 17 décembre 2020.

Le gouvernement actuel a pris ses fonctions dans le contexte de crise sanitaire lié à l’épidémie du Coronavirus. Il a multiplié les mesures destinées à freiner la diffusion de l’épidémie et limiter son impact sur l’économie. La situation sanitaire étant sous contrôle, des mesures d’assouplissement progressives ont été adoptées dès le mois d’avril, tout en conservant le principe de distanciation sociale dans l’espace public, et le 14 mai, le gouvernement a déclaré la fin de l’épidémie dans le pays.

La recrudescence des nouvelles contaminations depuis l’été a conduit les autorités slovènes à réintroduire progressivement des mesures destinées à maîtriser la seconde vague de l’épidémie dans le pays.

Politique étrangère

Questions européennes

Premier Etat issu de la Yougoslavie à adhérer à l’Union européenne en 2004, la Slovénie a poursuivi une politique déterminée d’intégration, rejoignant en 2007 la zone euro et l’espace Schengen. Au premier semestre 2008, elle a assuré une première fois la présidence du Conseil de l’Union européenne, qu’elle assurera de nouveau au second semestre 2021, juste avant celle de la France.

La Slovénie entend jouer un rôle de rassembleur pendant sa présidence et s’impliquer activement dans les travaux relatifs à la Conférence sur l’avenir de l’Europe, en tirant parti de son positionnement géographique au cœur de l’Europe.

Dans le cadre de la coordination des mesures de lutte contre la crise sanitaire, la Slovénie a fortement investi la relation avec les pays d’Europe centrale, avec lesquels les intérêts communs sur certaines questions de politique européenne (politique de cohésion, politique migratoire) renforcent aussi ces liens.

S’agissant du dialogue régional, la Slovénie s’implique dans l’initiative des Trois Mers dont elle a accueilli en juin 2019 le quatrième sommet, avec l’objectif de renforcer le dialogue régional et d’accélérer le développement Nord/Sud des Etats membres d’Europe centrale et orientale, par la promotion des investissements privés, le renforcement des connexions de transport, les infrastructures énergétiques et les communications numériques.

La Slovénie cherche aussi à valoriser son appartenance à l’ensemble méditerranéen. Participant à l’Union pour la Méditerranée depuis son lancement, la Slovénie accueille depuis 2008 une université euro-méditerranéenne et le nouveau gouvernement slovène a exprimé son intérêt à s’investir davantage dans les formats méditerranéens.

L’intégration européenne des Balkans occidentaux est de longue date une priorité de la diplomatie slovène. Le pays a développé des coopérations techniques (jumelages institutionnels, envoi d’experts) qui lui ont donné un rôle reconnu de formateur ou de conseil pour l’Europe du Sud-Est. La Slovénie se montre disponible pour des missions de dialogue et de bons offices. Les autorités slovènes sont également à l’initiative de la relance, en 2010, du processus d’intégration régionale de Brdo-Brijuni. Enfin, la Slovénie organise chaque année en septembre le Forum stratégique de Bled, qui aborde les défis régionaux et globaux.

La position de Slovénie vis-à-vis de la Turquie est nuancée et prudente. La géographie lie les deux pays. La Slovénie plaide pour le dialogue entre l’Union européenne et la Turquie. Situés de part et d’autre des Balkans, les deux pays ont également construit des liens commerciaux et politiques renforcés par ce positionnement, la Turquie étant l’un des trois pays - avec l’Allemagne et la France - à avoir conclu un partenariat stratégique avec la Slovénie.

Questions internationales

La relation transatlantique devient l’axe dominant de la politique slovène pour les questions internationales. Membre de l’OTAN depuis 2004, la Slovénie participe largement aux opérations extérieures de l’Alliance atlantique (80% de ses déploiements à l’étranger) et le gouvernement slovène souhaite accroître progressivement ses dépenses militaires pour atteindre à terme les standards de l’OTAN. La coopération avec les Etats-Unis est appelée à s’intensifier. La visite du secrétaire d’Etat américain à Ljubljana le 13 août 2020 et la signature, à cette occasion, d’une déclaration commune sur la sécurité des réseaux 5G illustrent le rapprochement marqué des deux pays.

La Slovénie est très attachée au multilatéralisme et aux actions de promotion des droits de l’Homme. En 2018, elle a présidé le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU (Genève) et signé le Pacte de Marrakech sur les migrations. Le président slovène faisait partie des Chefs d’Etat présents à l’ouverture du premier Forum de Paris sur la Paix le 11 novembre 2018. La Slovénie est en outre à l’origine de la reconnaissance de la journée du 20 mai comme journée mondiale des abeilles par l’Assemblée générale des Nations unies.

Situation économique

Membre de l’Union européenne, de la zone euro et de l’espace Schengen, la Slovénie a achevé avec succès sa transition économique. Elle constitue un marché ouvert, les opérateurs économiques ayant eu de longue date l’habitude de commercer avec les pays d’Europe occidentale, surtout l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, ses trois principaux partenaires. Plus de 50% du PIB dépend des exportations vers l’Union européenne, en particulier des produits industriels provenant des secteurs automobile, électronique, pharmaceutique et de l’électroménager. Son tissu de PME performantes est reconnu pour ses capacités d’innovation et de réactivité et son respect de l’environnement.

Après une brutale récession en 2008, l’économie slovène a enregistré un net rebond à partir de 2014. Avant la crise sanitaire, la Slovénie pouvait s’enorgueillir d’une croissance soutenue. Avec un PIB/habitant de 23 300 €, la Slovénie affichait fin 2019 de bonnes performances économiques : croissance de 3,2%, taux de chômage à 4,3 % (le plus bas depuis la crise de 2008), dette publique à 66,4 % du PIB (plus faible niveau depuis 2015) et excédent budgétaire de 0,5 % du PIB.

Les dernières prévisions pour 2020 annonçaient une contraction du PIB de 6 à 7%, une dette publique à 80% du PIB et un déficit budgétaire à 9% du PIB. Le gouvernement slovène devrait finaliser prochainement le plan national de relance (la Slovénie est éligible à 5,2 Md€ au titre de l’instrument européen de facilité de relance et de résilience)

Mise à jour : 1.03.21

Informations complémentaires