Présentation du Sénégal

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Présentation du pays

SÉNÉGAL {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République du Sénégal
Nature du régime : République
Chef de l’État : Macky Sall, Président de la République (02/04/2012)

Données géographiques

Superficie : 196 722 km²
Capitale : Dakar
Villes principales : Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, Touba
Langue(s) officielle(s) : Français
Langue(s) courante(s) : Wolof, Diola, Malinké, Pular, Sérère et Soninké
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 4 avril (indépendance)

Données démographiques

Population : 15,7 millions d’habitants (ANSD, 2018)
Croissance démographique : 2,9 % (Banque mondiale, 2016)
Espérance de vie : 66,7 ans (Banque mondiale, 2015)
Taux d’alphabétisation (15 ans et plus) : 55,6 % (Banque mondiale, 2015)
Religion(s) : Islam (94 %), christianisme (4 %), animisme (2 %)
Indice de développement humain : 162e sur 188 pays (PNUD, 2016)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Sénégal a connu sa première alternance en mars 2000 (victoire d’Abdoulaye Wade face à Abdou Diouf, qui était en fonction depuis 1981) et est depuis resté un modèle de stabilité et de démocratie.

Lors de l’élection présidentielle de 2012, Macky Sall a obtenu au second tour 65,80 % des suffrages exprimés contre 34,2 % pour Abdoulaye Wade. Il est ainsi devenu le quatrième président de la République du Sénégal. Le ralliement à Macky Sall des douze candidats de l’opposition en lice au premier tour sous la nouvelle coalition « Benno Bokk Yaakaar » a garanti à l’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade une victoire sans appel.

Porté par le président Sall, « l’acte III de la décentralisation » a transformé les communautés rurales en communes et rationalise le découpage des collectivités locales. La crise en Casamance tend à s’apaiser, notamment à la faveur du changement de pouvoir en Gambie en janvier 2017.

Les élections législatives du 30 juillet 2017 ont vu la victoire de la coalition présidentielle, qui a remporté 125 sièges sur 165 (dont 97 sièges pour l’Alliance pour la République, le parti de Macky Sall). La coalition d’Abdoulaye Wade (91 ans) arrive en deuxième position avec 19 sièges, et celle emmenée par Khalifa Sall, maire de Dakar, en troisième position avec 7 sièges.

L’élection présidentielle sénégalaise du 24 février 2019 s’est déroulée dans le calme et a connu un fort taux de participation (66,23 %). Le Président sortant, Macky Sall, a été réélu dès le premier tour avec 58,27 % des voix. Il est suivi par Idrissa Seck (Rewmi, 20,50 %) et Ousmane Sonko (Pastef, 15,67 %). Aucun dysfonctionnement majeur n’a été noté par les différentes missions d’observation sur place (dont celle de l’Union européenne et celle de la CEDEAO). Deux des principaux opposants, Karim Wade et Khalifa Sall, n’ont cependant pas pu concourir du fait de procédures judiciaires.

Le nouveau gouvernement a été nommé le 8 avril 2019. Mahammed Boun Abdallah Dionne est reconduit en tant que Premier ministre et nommé en parallèle secrétaire général de la Présidence de la République sénégalaise. Il annonce à cette occasion que le Président Macky Sall l’a chargé de proposer une réforme de la Constitution, afin de supprimer le poste de Premier ministre et ainsi de confirmer le caractère présidentiel du régime. Cette suppression est effective depuis la fin du mois de mai 2019.

Suite à sa réélection, la Président Sall a lancé un dialogue national, permettant un rapprochement entre parti présidentiel et opposition. Il s’est également réconcilié avec Abdoulaye Wade. Khalifa Sall, ancien maire de Dakar emprisonné, a également été gracié et ainsi libéré de prison. Un report de la date des élections locales et législatives est envisagé et est discuté dans le cadre de ce dialogue national (possible décalage des élections municipales à 2021-2022 et des élections législatives à 2022 voire 2024, pour les faire coïncider avec la présidentielle).

Le chef de l’État a dissout son gouvernement le 28 octobre dernier, après 18 mois d’exercice, et a nommé un nouveau gouvernement de 33 ministres et 4 secrétaires d’État le 1er novembre 2020. Par ce remaniement, Macky Sall marque publiquement son souhait d’avancer et tourner la page de la pandémie qu’il estime entièrement contrôlée. Il place ainsi la relance économique du pays au centre de ses priorités en assignant deux objectifs à la nouvelle équipe : relancer l’économie nationale et assurer une protection plus soutenue de toutes les forces vives de la nation.

Politique étrangère

Le Sénégal mène une action diplomatique active :

  • Présidence actuelle du Comité d’orientation du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) ;
  • Organisation de sommets (Conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (février 2018), Francophonie en novembre 2014, Organisation de la coopération islamique en 2008) et d’évènements (Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, dont la 6e édition a eu lieu en novembre 2019) ;
  • Membre non-permanent du Conseil de sécurité (2015-2017), du Conseil exécutif de l’UNESCO (2015-2019) ; Président de l’assemblée des États parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale ; élu en octobre 2017 (avec 188 voix sur 193 pays votants) au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies ;
  • 12e pays contributeur aux opérations de maintien de la paix des Nations unies (République démocratique du Congo, Mali, République centrafricaine, Darfour, Haïti, Soudan du Sud) ;
  • Rôle majeur dans la résolution de crises régionales (présence militaire sous mandat de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en Gambie) ;
  • Co-présidence du FOCAC (Forum de coopération sino-africain).

Situation économique

Le Sénégal est la deuxième économie en Afrique de l’Ouest francophone derrière la Côte d’Ivoire. Les problèmes d’emploi, de coût de la vie, de qualité des services publics, de fourniture et de coût de l’électricité et d’approvisionnement en eau restent les préoccupations premières des Sénégalais.

  • Le secteur primaire (16,5 % du PIB, 50 % de la population active) demeure particulièrement exposé aux aléas climatiques et à la volatilité des cours mondiaux des matières premières. Les autorités souhaitent développer l’activité agricole le long du fleuve Sénégal qui abrite déjà la culture de la canne à sucre, en vue d’accroître la production de riz pour devenir autosuffisantes et d’intensifier les cultures maraichères destinées à la consommation nationale ou à l’exportation.
  • Le secteur secondaire (25,6 % du PIB) repose essentiellement sur les mines d’or, les phosphates, le ciment, l’agroalimentaire et le BTP. Les récentes découvertes de champs pétrolifères et gaziers devraient accroître ce pourcentage dans un futur proche.
  • Les activités tertiaires (57,9 % du PIB, service public inclus pour 20 %), au sein desquelles les télécommunications occupent une place prépondérante, restent fortement dominées par le secteur informel.

Dès l’apparition du premier cas de Covid (2 mars), les autorités sénégalaises ont mis en place des mesures d’endiguement qui ont fortement impacté l’activité du pays – à commencer par le tourisme. En 2020, la croissance est estimée par le FMI à -0,7 %, mais un rebond serait prévu dès 2021, pour atteindre 5,2 % de croissance. Le plan de relance de l’activité économique a entrainé la révision de la phase II du Plan Sénégal émergent (PSE). Le gouvernement sénégalais met en place un Plan d’action prioritaire ajusté et accéléré sur la période 2021-2023. Il a pour objectif principal de stimuler l’investissement privé, de diversifier les moteurs de croissance et de renforcer la résilience économique afin d’atteindre un taux croissance moyen de 8,7 % sur la période 2021-2023. Le Sénégal a engagé un nouveau programme FMI en janvier 2020, date à laquelle l’analyse de viabilité de sa dette a été dégradée. L’économie sénégalaise souffre mais n’est pas à l’arrêt, tant que la diffusion de la pandémie et que les mesures sanitaires restent limitées. Peu dépendante des cours du pétrole, cette économie de services est suffisamment diversifiée pour absorber le choc. Le FMI précise cependant qu’un scénario alternatif plus pessimiste ne néglige pas une possible récession.

Mise à jour : janvier 2021

Informations complémentaires