Présentation de Saint-Marin

Présentation du pays

SAINT-MARIN {JPEG}

Nom officiel : République de Saint-Marin
Nature du régime : république parlementaire
Capitaines régents (du 1er octobre 2019 au 1er avril 2020) : S. Exc. M. Luca Boschi et S. Exc. Mme Mariella Mularoni

Données géographiques

Superficie : 61, 2 km²
Capitale : Saint-Marin
Villes principales : Serravalle ; Borgo Maggiore
Langue officielle : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 3 septembre (anniversaire de la fondation de Saint Marin en 301)

Données démographiques

Population (au 31/12/2018) : 33 419 habitants
Croissance démographique (2017) : 0,40 %
Taux d’alphabétisation : 96 %
Espérance de vie (2017) : hommes : 82 ans, femmes : 86 ans
Religion (s) : catholiques (92,3 %)

Données économiques

PIB (prévisions FMI 2018) : 1 490,6 millions d’euros
Taux de croissance (prévisions FMI 2018) : 1,3 % Taux de chômage (prévisions FMI 2018) : 7,4 % :
Taux d’inflation (prévisions FMI 2018) : 1 %
Principaux clients (2017) : Italie (1,528 Mds €), Allemagne (11,5 M €) et France (11,32 M €)
Principaux fournisseurs (2017) : Italie (1,298 Mds €), Chine (55,19 M €) et Allemagne (43,2 M €)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) : industrie (environ 32 %), services aux entreprises (environ 20 %), commerce (environ 16 %) et fonction publique (environ 15 %).

Présence française

Site Internet de l’ambassade : https://it.ambafrance.org

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le pouvoir législatif est exercé par le Conseil Grand et Général (Parlement), composé de 60 membres élus au suffrage universel direct proportionnel tous les cinq ans. Le Congrès d’État, organe exécutif, est composé de neuf secrétaires d’État élus parmi les membres du Conseil Grand et Général. Le pouvoir exécutif est également exercé par deux capitaines-régents élus tous les six mois (le 1er avril et le 1er octobre) par le Conseil Grand et Général. Les capitaines-régents assument conjointement la fonction de chef d’État et président le Congrès d’État. Le Conseil des Douze, élu par le Conseil Grand et Général, est la plus haute juridiction saint-marinaise.

Les dernières élections ont eu lieu le 4 décembre 2016. La coalition « Maintenant Saint-Marin », avec près de 58 % des voix, a obtenu la majorité absolue (35 sièges) dont 14 sièges pour la Gauche socialiste et démocratique, 11 pour le Mouvement civique dix, 10 pour République future. La seconde coalition en lice, « Saint-Marin avant tout », a obtenu 16 sièges : 10 pour le Parti démocrate-chrétien de Saint-Marin, trois pour le Parti des socialistes et démocrates et trois pour le Parti socialiste. Le mouvement civique RETE (renouvellement, équité, transparence, éco-durabilité) a obtenu huit sièges.

Situation économique

L’économie du pays est essentiellement liée à celle de l’Italie, qui a absorbé 86,24 % de ses exportations en 2017. Les importations de Saint-Marin proviennent à 78,48 % d’Italie. La République tire ses ressources principalement du tourisme (plus de la moitié du PIB national avec 1 940 178 visiteurs en 2016) et de la philatélie (10 % du PNB). Le centre historique médiéval de Saint-Marin et le Mont Titan ont été inscrits en 2008 au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. Le secteur public emploie à lui seul 4000 agents.

Le secteur bancaire génère un cinquième des ressources fiscales de la République. Saint-Marin a depuis quelques années renforcé sa coopération avec les autorités fiscales de plusieurs pays (signature d’une trentaine d’accords bilatéraux) et amélioré la transparence de son système bancaire, ce qui lui a permis d’être retiré de la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE.

L’État de Saint-Marin a été durement touché par la crise (perte d’un tiers de son PIB ; augmentation de 20 % de sa dette publique) et ses banques ont été confrontées à des difficultés en raison de la masse importante de crédits détériorés européens qu’elles détenaient. L’économie saint-marinaise a montré des signes de stabilisation et une timide reprise en 2017 (croissance de 1 %). La Caisse d’épargne de Saint-Marin a en outre été recapitalisée quatre fois en quatre ans. Dans ce contexte, le gouvernement saint-marinais a sollicité l’aide du FMI en 2016. Le pays souhaite relancer son économie grâce à une ouverture accrue à l’international. Le gouvernement a présenté en 2017 un plan de développement des secteurs clés de l’économie du pays (industrie, banques et assurances, tourisme) visant à favoriser les investissements sur le territoire et à rendre plus attractifs les produits financiers proposés par les banques de Saint-Marin à l’international. La vulnérabilité du secteur bancaire domestique et la conjoncture italienne très affaiblie constituent aujourd’hui les principaux risques auxquels est exposée l’économie de Saint-Marin. Le FMI a recommandé en 2019 plusieurs mesures pour assurer la stabilité du secteur bancaire, garantir la soutenabilité des finances publiques et maintenir une croissance durable.

Politique étrangère

La neutralité s’est imposée à la République dès le XVe siècle. Après l’unification italienne, une Convention d’amitié et de bon voisinage a été signée avec l’Italie en 1862, renouvelée en 1939 et révisée en 1971 : elle ne fait plus référence à « l’amitié protectrice » de l’Italie, les deux États étant désormais placés sur un pied d’égalité. L’enclavement de Saint-Marin conditionne ses relations avec l’Italie : une union douanière et plusieurs autres accords particuliers (émission de monnaies, tabacs, aéroport, télévision, transports) ont été conclus.

La République a développé son insertion dans la communauté internationale en adhérant à l’OSCE en 1975, au Conseil de l’Europe en 1988, à l’ONU et au FMI en 1992, à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) en 1994. Saint-Marin a établi des relations diplomatiques avec une centaine de pays. A travers son action internationale, la République cherche à devenir un lieu de dialogue et de défense de valeurs telles que la paix, les droits de l’Homme, la diversité des cultures et la solidarité entre les peuples. Elle tend également à se rapprocher des autres micro-États pour faire entendre sa voix sur la scène internationale. Saint-Marin est aujourd’hui encore très attachée à sa « neutralité active ».

Relations avec l’Union européenne

Saint-Marin ne fait pas partie de l’Union européenne mais sa position géographique, enclavée au sein de l’Italie, lui permet d’entretenir des liens particuliers avec les États membres. Saint-Marin entretient des relations diplomatiques avec l’UE depuis 1983. Un premier accord de coopération et d’union douanière a été signé le 16 décembre 1991 et ratifié par la France en février 1995. Saint-Marin a adopté l’euro et a récemment signé un accord avec l’UE visant à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et la fraude.

Saint-Marin souhaite approfondir ses relations avec l’UE, notamment en ce qui concerne le marché intérieur et le cadre institutionnel. Des négociations sont en cours depuis 2015 entre l’Union européenne, Saint-Marin et deux autres micro-États (Andorre et Monaco) pour l’élaboration d’un ou plusieurs accords d’association entre l’UE et ces trois pays, ce qui pourrait permettre à Saint-Marin de faire partie du marché intérieur de l’UE.

Mise à jour : 03.10.19

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