Présentation de Saint-Marin

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République de Saint-Marin
Nature du régime : république parlementaire
Capitaines régents (du 1er avril 2018 au 1er octobre 2018) : MM. Stefano Palmieri et Matteo Ciacci

Données géographiques

Superficie : 61, 2 km²
Capitale : Saint-Marin
Villes principales : Serravalle ; Borgo Maggiore
Langue officielle : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 3 septembre (anniversaire de la fondation de Saint Marin en 301)

Données démographiques

Population (au 31/12/2017) : 33 328 habitants
Croissance démographique (2017) : 0,40%
Taux d’alphabétisation : 96%
Espérance de vie (2017) : Hommes : 82 ans, Femmes : 86 ans
Religion (s) : catholiques (92,3 %)

Données économiques

PIB (2015, dernière donnée disponible) : 1,415 milliard d’euros €
Taux de croissance : 1,5% en 2017 et 1% en 2018 (prévisions)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2016) : 8,5%
Taux d’inflation (2015) : 0,1 %
Principaux clients : Italie (87,4%), Suisse (1,1%), Russie (1%), France (0,9%)
Principaux fournisseurs : Italie (79,8%), Chine (4,2%), Allemagne (2,4%), Pays-Bas (2,1%), Belgique et France (1,1% chacune)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014) :

  • Industrie : 28,47%
  • Services aux entreprises : 19,51%
  • Commerce : 16,51%
  • Fonction publique : 14,76%
    Exportations de la France vers Saint-Marin (2015) : 182 millions d’euros
    Importations françaises depuis Saint-Marin (2015) : 18,8 millions d’euros

Présence française

Site Internet de l’ambassade : https://it.ambafrance.org

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le pouvoir législatif appartient au Grand Conseil général (parlement monocaméral), composé de 60 membres élus au suffrage universel pour cinq ans (représentation proportionnelle). Les dernières élections ont eu lieu le 4 décembre 2016. La coalition « Maintenant Saint-Marin », avec près de 58% des voix, a obtenu la majorité absolue (35 sièges) dont 14 sièges pour la Gauche socialiste et démocratique, 11 pour le Mouvement civique dix, 10 pour République future. La seconde coalition en lice, « Saint-Marin avant tout », a obtenu 16 sièges : 10 pour le Parti démocrate-chrétien de Saint-Marin, 3 pour le Parti des Socialistes et démocrates et 3 pour le Parti socialiste. Le mouvement civique R.E.T.E a obtenu 8 sièges.

Le pouvoir exécutif est exercé par deux capitaines-régents élus tous les six mois (en avril et en octobre) par le Grand Conseil général, parmi ses membres. Les capitaines-régents assument conjointement la fonction de Chef d’Etat et président le Congrès d’Etat (gouvernement) constitué de secrétaires d’Etat élus par le Conseil. Le Conseil des Douze, élu par le Grand Conseil général, est la plus haute juridiction saint-marinaise.

Situation économique

L’économie du pays est essentiellement liée à celle de l’Italie, qui absorbe 87,4% de ses exportations. Les importations de Saint-Marin proviennent à 79,8% d’Italie. La République tire ses ressources principalement du tourisme (plus de la moitié du PIB national avec 1 940 178 de visiteurs en 2016) et de la philatélie (10% du PNB). Le centre historique médiéval de Saint-Marin et le Mont Titan ont été inscrits en 2008 au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. Le secteur public emploie à lui seul 4000 agents.

Le secteur bancaire génère un cinquième des ressources fiscales de la République. Saint-Marin a depuis quelques années renforcé sa coopération avec les autorités fiscales de plusieurs pays (signature d’une trentaine d’accords bilatéraux) et amélioré la transparence de son système bancaire, ce qui lui a permis d’être retiré de la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE.

L’Etat de Saint-Marin a été durement touché par la crise (perte d’un tiers de son PIB ; augmentation de 20% de sa dette publique) et ses banques ont été confrontées à des difficultés en raison de la masse importante de crédits détériorés européens qu’elles détenaient. L’économie saint-marinaise montre des signes de stabilisation et une timide reprise depuis 2017 (croissance de 1%). La Caisse d’épargne de Saint-Marin a en outre été recapitalisée quatre fois en quatre ans. Dans ce contexte, le gouvernement saint-marinais a sollicité l’aide du FMI en 2016. Le pays souhaite relancer son économie grâce à une ouverture accrue à l’international. Le gouvernement a présenté en 2017 un plan de développement des secteurs clés de l’économie du pays (industrie, banques et assurances, tourisme) visant à favoriser les investissements sur le territoire et à rendre plus attractifs les produits financiers proposés par les banques de Saint-Marin à l’international.

Politique étrangère

La neutralité s’est imposée à la République dès le XVème siècle. Après l’unification italienne, une Convention d’amitié et de bon voisinage a été signée avec l’Italie en 1862, renouvelée en 1939 et révisée en 1971 : elle ne fait plus référence à « l’amitié protectrice » de l’Italie, les deux Etats étant désormais placés sur un pied d’égalité. L’enclavement de Saint-Marin conditionne ses relations avec l’Italie : une union douanière et plusieurs autres accords particuliers (émission de monnaies, tabacs, aéroport, télévision, transports) ont été conclus.

La République a développé son insertion dans la communauté internationale en adhérant à l’OSCE en 1975, au Conseil de l’Europe en 1988, à l’ONU et au FMI en 1992, à la BERD en 1994. Saint-Marin a établi des relations diplomatiques avec une centaine de pays. A travers son action internationale, la République cherche à devenir un lieu de dialogue et de défense de valeurs telles que la paix, les droits de l’Homme, la diversité des cultures et la solidarité entre les peuples. Elle tend également à se rapprocher des autres micro-états pour faire entendre sa voix sur la scène internationale. Saint-Marin est aujourd’hui encore très attachée à sa « neutralité active ».

Mise à jour : 26.07.18

Informations complémentaires

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