Déclaration commune des pays affinitaires à l’occasion du deuxième anniversaire de la mort d’Alexeï Navalny (16 février 2026)

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À l’occasion du deuxième anniversaire de la mort d’Alexeï Navalny, décédé dans une colonie pénitentiaire russe, nous exprimons à nouveau nos sincères condoléances à sa famille. Nous rappelons que les autorités russes demeurent seules responsables de sa mort. L’arrêt rendu le 3 février par la Cour européenne des droits de l’homme souligne en outre que la Russie est responsable du traitement inhumain et dégradant subi par Alexeï Navalny lors de sa détention ainsi que de l’absence de réponse adéquate aux demandes de ce dernier. Compte tenu notamment des récentes découvertes publiées par le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, nous demandons à nouveau une enquête exhaustive et transparente sur les circonstances du décès d’Alexeï Navalny.

La situation des droits de l’homme en Russie a connu une détérioration rapide avant et après cet événement tragique, comme en témoignent les rapports du rapporteur spécial des Nations Unies. Le Kremlin a consolidé et complété le répertoire de ses méthodes répressives et l’utilisation abusive de la législation sur la sécurité nationale en particulier a donné lieu à des peines brutales à l’encontre notamment de défenseurs des droits de l’homme, de journalistes, d’avocats et de médecins. L’héritage d’Alexeï Navalny perdure, et nous soutenons les courageux défenseurs des droits de l’homme et acteurs indépendants de la société civile russes qui poursuivent leurs travaux en dépit des risques croissants qu’ils encourent.

Selon l’organisation indépendante de suivi des droits de l’homme OVD-Info, plus de 1 700 personnes sont actuellement détenues en Russie pour des raisons politiques, notamment des prisonniers politiques ukrainiens capturés par la Russie ; nombre d’entre eux sont détenus pour avoir protesté et agi contre l’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie. Les rapports du rapporteur spécial des Nations Unies décrivent la façon dont de nombreux prisonniers politiques sont torturés, se voient refuser les soins médicaux appropriés et se trouvent placés de force en détention psychiatrique. En Ukraine, l’État russe intensifie les violences et les agressions à l’encontre du peuple ukrainien. La répression au sein-même de la Russie facilite en outre ses agressions à l’étranger. Nous demeurons déterminés : les autorités russes doivent se conformer pleinement à toutes leurs obligations internationales et libérer l’ensemble des prisonniers politiques.

L’Allemagne, l’Australie, le Canada, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Pologne, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Suède.

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