Présentation du Royaume-Uni

Présentation

Données générales

ROYAUME-UNI {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle. Démocratie parlementaire.
Chef de l’Etat : Elizabeth II, Reine d’Angleterre (6 février 1952).
Chef du Gouvernement, Premier ministre : Theresa May (13 juillet 2016).

Données géographiques

Superficie : 244 820 km2
Capitale : Londres (London).
Villes principales : Londres, Birmingham, Leeds, Glasgow, Sheffield.
Langue officielle : anglais.
Langue courante : anglais.
Monnaie : livre sterling - symbole : £.
Fête nationale : 14 juin, anniversaire officiel de la Reine.

Données démographiques
(Source : Office for National Statistics)

Population (2015) : 65,11M d’habitants.
Angleterre : 54,8M d’habitants.
Londres (7M), Birmingham (1M), Leeds (0,73M), Sheffield (0,53M).
Écosse : 5,4M (Chiffres issus du recensement 2011 publiés le 17 décembre 2012) - Glasgow (1,16M), Edimbourg (0,49M).
Pays de Galles 3,1M – Cardiff (0,32M).
Irlande du Nord 1,9M - Belfast (0,27M).

Population active (2017) : 32, 08M (services 83 %, industrie 15,6 %, agriculture 1,4 %).
Densité : 264,9 habitants/km².
Croissance démographique : entre 0,2 et 0,3 % d’ici 2050.
Espérance de vie (H/F) (2011) : 79,5 ans/83,5 ans.
Taux d’alphabétisation : 99 %.
Religions : Deux religions d’Etat, anglicanisme en Angleterre et presbytérianisme en Ecosse.

Indice de développement humain (2016 - PNUD) : 0,909. 16e rang mondial (14 en 2013 et 28e en 2011).

Données économiques
( Source : Office for National Statistics et Eurostat)

PIB (2015) : 2577 Md € - 5e économie mondiale.
PIB par habitant (2015) : 39 702 €.
Taux de croissance (2016) : 1,8 % (2,2 % en 2015)
Taux de chômage (3e trimestre 2016) : 4,9 % (taux chômage des jeunes : 16,9 % en 2015)
Solde budgétaire (2015) : -4,4% PIB (prévisions de 3,1 % pour 2016)
Dette publique (Au sens de Maastricht ) : 88,6 % (2015).
Balance commerciale (2015) : - 149,5 Md € [Export : 414,7 Md€ - Import : 564,2 Md€].
Principaux clients (2005-2015) : Etats-Unis (19,7 %), Allemagne (8,8 %), France (6,3 %), Pays-Bas (5,8 %), Irlande (5,1 %), Suisse (3,9 %), Chine (3,2 %).
Principaux fournisseurs : Allemagne (14,8 %), Chine (9,8 %), Etats-Unis (9,2 %), Pays-Bas (7,5 %), France (5,8 %), Belgique (5 %).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

Présence française

Consulats de France : Londres, Edimbourg.

Communauté française au Royaume Uni (31 décembre 2016) : 140 224 Français enregistrés
(+ 9,7 % par rapport à 2015) dont 134 480 dans la circonscription de Londres et 5 744 dans la circonscription d’Edimbourg et Glasgow. Le nombre total de Français résidant au Royaume Uni est estimé à 350 000.

Communauté britannique en France : 400 000 (estimation).

Décalage horaire : - 1 heure par rapport à la France, été et hiver.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Theresa May, ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement de David Cameron, a succédé à ce dernier le 13 juillet 2016 à l’issue d’une élection rapide au sein du parti conservateur et a immédiatement confirmé sa volonté de mettre en œuvre la sortie de l’Union européenne.

Elections : Des élections législatives anticipées se sont tenues le 8 juin 2017. Avec 317 sièges (13 de moins qu’aux élections de 2015), les conservateurs ont perdu leur majorité absolue et ont négocié une alliance avec le Parti unioniste démocrate d’Irlande du Nord. Le parti travailliste a gagné 262 sièges, soit 30 de plus qu’en 2015. Enfin, le parti nationaliste écossais a perdu 21 sièges et est représenté par 35 députés.

Question écossaise : L’Ecosse représente un tiers du territoire, 8,4 % de la population du Royaume-Uni et près de 10 % du PIB national. Le Parti National Ecossais (SNP), de centre-gauche, dispose d’une majorité (65 sièges sur 129) au Parlement écossais depuis l’alternance de 2011 après 13 ans de législature travailliste. L’Ecosse jouit, depuis les accords de « dévolution » de 1999, d’une autonomie accrue au sein du Royaume-Uni, en matière d’éducation, de santé, d’environnement et de justice ; les questions relatives aux affaires étrangères, à l’énergie, à la fiscalité et à la défense restent du ressort de Londres. Suite à un accord obtenu du gouvernement de Londres, un référendum sur l’indépendance (ouverts à tous les résidents en Ecosse, y compris les jeunes de 16 et 17 ans) s’est tenu le 18 septembre 2014 et a abouti au maintien de l’Ecosse dans le Royaume-Uni (55,3 % des voix).

Ce résultat a néanmoins ouvert la voie à une profonde réforme institutionnelle et administrative et au renforcement de l’autonomie de l’Ecosse (« Devo max »). Le parlement et le gouvernement écossais ont été dotés de pouvoirs accrus par le Scotland Act du 23 mars 2016, notamment en matière fiscale, budgétaire et de sécurité sociale.

Situation économique

Alors que la plupart des économies avancées ont affiché un fort dynamisme en 2017, la croissance du Royaume-Uni a légèrement ralenti à 1,7 %, taux le plus faible du G7. Après un premier trimestre 2018 en demi-teinte (+0,2 %), affecté par les conditions climatiques, l’économie a rebondi au T2 (+0,4 %). Sur l’année, le consensus des prévisions de croissance s’établit autour de 1,4 % soit un net ralentissement au regard des cinq dernières années. Les perspectives à moyen terme restent très incertaines car conditionnées au résultat des négociations.

Politique étrangère et défense

Une diplomatie d’envergure mondiale

La politique étrangère du Royaume-Uni est traditionnellement présentée dans trois dimensions : l’Europe, la relation transatlantique et le Commonwealth. Depuis le référendum sur le Brexit, le gouvernement communique activement afin de montrer que la sortie de l’Union européenne n’est pas un synonyme de repli et que le Royaume-Uni entend rester un acteur impliqué et influent sur la scène internationale, notamment grâce à sa prospérité économique et sa tradition de libre-échange, et à l’importance de son soft power. Londres souhaite garder un lien étroit avec les pays de l’UE (« Nous quittons l’UE mais ne quittons pas l’Europe ») en resserrant les relations bilatérales et en disant vouloir rester un partenaire, certes extérieur mais proche, de la politique extérieure et de défense de l’UE. En outre, le gouvernement britannique présente le Brexit comme une opportunité pour renforcer les relations avec les grands partenaires extra-européens et pour se montrer plus actif que jamais au sein des grandes institutions multilatérales (ONU, OTAN, G7 et G20).

La « relation spéciale » qui unit le Royaume-Uni aux Etats-Unis repose sur le partage du renseignement (alliance « Five eyes ») et le partenariat de défense, ainsi que l’importance des relations commerciales et d’investissement. Elle fait l’objet d’un consensus quasi-constant au sein des élites politiques du pays.

Le Royaume-Uni travaille à un rapprochement avec les grands émergents, la Chine et l’Inde au premier chef,. Theresa May a notamment appelé à conforter "l’âge d’or" des relations entre Chine et Royaume-Uni : la visite d’Etat de XI Jinping à Londres en octobre 2015 a couronné deux années d’efforts diplomatiques intenses et permis des gestes d’ouverture : facilitation des visas pour les touristes chinois, mesures en faveur de l’installation des succursales bancaires chinoises, renforcement du rôle de centre offshore de Londres pour le renminbi. La relation économique est au centre du rapprochement. Le commerce bilatéral croît rapidement, et des projets d’investissements structurants ont été entérinés, notamment dans les infrastructures (aéroports, ports, gestion de l’eau, ligne ferroviaire à grande vitesse).

Un engagement fort pour la résolution des crises en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et en Afrique sub-saharienne

S’agissant de la Syrie, le Royaume-Uni s’est clairement positionné sur le volet humanitaire et est le plus important contributeur d’aide européen (1,1Md£ engagés depuis 2012, dont la moitié déjà déboursés). Les Britanniques sont des partenaires proches des positions françaises sur le dossier syrien. Londres considère qu’il est important que les États membres et l’UE aient un message de fermeté, cohérent et uni, y compris à l’égard de la Russie.

En Afrique le Royaume-Uni poursuit des priorités constantes. La Somalie constitue un intérêt britannique majeur : héritage colonial et zone d’influence, impact de la piraterie sur les intérêts commerciaux britanniques, contre-terrorisme. Le Royaume-Uni reste attaché au financement pérenne de l’AMISOM, même s’il reconnaît de plus en plus la nécessité d’une stratégie de sortie de la mission. Les menaces pour la sécurité européenne provenant du Sahel sont bien comprises du Royaume-Uni, bien que cette zone n’entre pas dans sa sphère d’intérêts traditionnelle. Le Royaume-Uni dispose d’une ambassade à Bamako et d’un bureau de liaison à Niamey et soutient, sans se mettre en première ligne, la politique menée au Sahel par les Européens. En RCA, le Royaume-Uni a également soutenu le lancement de l’opération Sangaris par une aide de transport logistique et une aide humanitaire considérable (23M£ depuis juillet 2013). Le Nigéria est le premier partenaire du Royaume-Uni en Afrique de l’Ouest. Le Royaume-Uni s’appuie sur son influence historique dans ce pays pour développer une coopération de défense et de renseignement, particulièrement depuis l’élection de M. Buhari, pour appuyer le Nigéria et les pays de la région dans leur lutte contre Boko Haram.

Une défense à l’ambition renouvelée

La dernière revue stratégique de la défense et de la sécurité (Strategic Defense and Security review), équivalent britannique du Livre blanc de la défense, a été publiée en novembre 2015. La stratégie britannique repose sur un arbitrage budgétaire favorable, entérinant le maintien du budget défense à 2 % du PIB au moins, une augmentation du budget défense de 0,5 % par an au-dessus de l’inflation sur la période 2015-2020, et une augmentation de 1 % par an du budget équipements (ces objectifs n’ont pas été remis en cause par le vote sur le Brexit, malgré un contexte budgétaire qui pourrait s’avérer plus tendu). La SDSR entérine le renouvellement de la dissuasion britannique au format identique (quatre sous-marins nucléaires), et donne la priorité au renforcement des capacités de projection navale et aérienne. La réduction des effectifs des forces armées est stoppée. La Russie, le risque cyber, le terrorisme et les Etats faillis sont identifiés comme les menaces majeures pour les prochaines années.

La NSCR a été publiée le 28 mars 2018 et s’articule autour du concept de « Fusion Doctrine » qui promeut une approche coordonnée de tous moyens dont dispose le gouvernement britannique « pour protéger, promouvoir et projeter [ses] objectifs en matière de sécurité, économiques et d’influence ». Le chapitre de ce document lié à la Défense réaffirme que les conclusions de la SDSR 2015 restent valides mais que les risques identifiés alors sont avérés plus rapidement que prévu. Il introduit en réponse les travaux du MDP comme permettant à terme de livrer de meilleures capacités militaires au meilleur rapport qualité-prix pour rendre la contribution de la Défense à la sécurité et à la prospérité nationale soutenable et pérenne.

Une présence active dans les enceintes multilatérales

Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, du G7/G8 (dont il assurera la présidence en 2021) et du G20, attaché à l’ouverture au monde, au libre-échange et à la promotion de la démocratie et des droits de l’homme, le Royaume-Uni est très actif au sein des enceintes multilatérales, où il défend résolument ses intérêts.

Le gouvernement britannique a continué à orienter sa diplomatie en faveur de la réforme des institutions internationales : représentativité du CSNU et du G20 ; évolution du FMI et prévention des crises ; renforcement du rôle de l’ONU en matière de protection de l’environnement ; réforme de l’OTAN. Depuis le vote sur le Brexit, le Royaume-Uni souhaite s’investir davantage encore que par le passé dans les enceintes multilatérales, en premier lieu l’OTAN.

Dans le cadre du G7 et du G20, Londres est favorable à un dialogue intégré sur les questions climatiques et énergétiques, mais aussi monétaires, avec les grands pays émergents (Brésil, Chine, Inde) et continue à s’investir sur ces sujets.

Mise à jour : 03.12.18

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