Relations bilatérales

Relations politiques

La France bénéficie traditionnellement en Roumanie d’un capital de sympathie important, qui trouve son origine dans le soutien de Napoléon III à la création de l’Etat roumain, puis à une fraternité d’armes durable née pendant la Première Guerre mondiale. Sous le régime communiste, les liens se sont maintenus (visite du Général de Gaulle en Roumanie en mai 1968). Le dialogue politique bilatéral s’est approfondi après 1989, à la lumière du soutien français à la double candidature de Bucarest à l’Union européenne et à l’OTAN, et a débouché en février 2008 sur la signature d’un accord de partenariat stratégique dont la feuille de route, renouvelée en 2013, a été actualisée en 2016.

Visites

Le président Iohannis, qui avait participé à la marche républicaine du 11 janvier 2015 (après l’attentat contre Charlie Hebdo), a effectué le 10 février 2015 à Paris l’une de ses premières visites officielles. Le président Hollande s’est rendu en Roumanie en visite d’Etat les 12 et 13 septembre 2016. Le président Macron a effectué une visite à Bucarest le 24 août 2017.

Le Premier ministre Cioloș (en fonctions de novembre 2015 à décembre 2016) a effectué deux visites officielles à Paris (20-21 janvier puis 9-10 juin 2016). Son successeur, M. Grindeanu, a été reçu par le Premier ministre Edouard Philippe le 8 juin 2017.

Les ministres français et roumains des affaires étrangères et de la défense ont tenu leur première réunion de dialogue stratégique (« ministérielle 2+2 ») le 24 novembre 2016 à Bruxelles. M. Le Drian s’est entretenu avec son collègue roumain, M. Melescanu, le 17 février 2017, en marge de la conférence de Munich.

Les échanges sont encore plus fréquents au niveau des ministres ou secrétaires d’Etat chargés des affaires européennes. M. Désir s’est rendu à trois reprises à Bucarest (2 septembre 2014, 16 juin 2016 et 30-31 janvier 2017) et a reçu son homologue, Mme Birchall, le 4 avril 2017 à Paris. Mme Loiseau s’est entretenue avec M. Negrescu à Bucarest le 24 août 2017.

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Relations économiques

Les investisseurs français, implantés de façon durable et souvent pionnière en Roumanie, représentent une communauté d’affaires dynamique d’environ 2.280 entreprises (dont 36 du CAC 40, mais aussi une majorité de PME), qui emploient environ 89.000 salariés et contribuent à près de 15% du PIB roumain. Le stock des IDE français est stable (4,2 Mds € en 2015) et concerne des domaines diversifiés : industrie (Renault-Dacia et Airbus Helicopters, notamment), finance (Société Générale), télécommunications (Orange), grande distribution (Carrefour), services urbains (Engie, Veolia), ingénierie, TIC (jeux vidéo), etc.
Après un recul en 2012, les échanges commerciaux franco-roumains ont retrouvé une dynamique positive et représentent en 2016 7,4 Mds € (+ 8,1% par rapport à 2015). Avec un volume d’exportations vers la Roumanie de 3,6 Mds € pour 3,8 Mds € d’importations, la France est le 3e client et le 4e fournisseur et de Bucarest. Ces échanges, soutenus notamment par la présence d’industriels français en Roumanie (lesquels importent des composants et équipements depuis la France, et y réexportent une part de leur production), ont longtemps fait de la Roumanie l’un des rares pays d’Europe centrale présentant un excédent commercial pour la France (343 M€ en 2013). Ce dernier a toutefois connu un effritement tendanciel, qui l’a amené à devenir négatif en 2016 (-166 M€).

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les liens culturels entre la France et la Roumanie sont étroits et anciens. Le français s’est diffusé dès le XVIIIe siècle au sein des élites roumaines, et la France a depuis accueilli de nombreux intellectuels et artistes roumains, en particulier au XXe siècle (Cioran, Brancusi, Eliade, Ionesco, Anna de Noailles, Enesco, etc).

La Roumanie, dont près d’un quart de la population parle français, est membre depuis 1993 de l’Organisation Internationale de la Francophonie, dont elle a accueilli le 11e sommet en septembre 2006. L’enseignement du français (2e langue étrangère la plus apprise après l’anglais) s’appuie notamment sur un réseau d’une soixantaine de sections bilingues en lycée (dont 11 labellisées FrancEducation), sur le lycée français Anna de Noailles à Bucarest (inauguré en 2013) et sur une dizaine de filières universitaires francophones. La France accueille quelques 4 300 étudiants roumains (3e pays d’accueil), tandis que 1 700 étudiants français étudient en Roumanie (3e contingent étranger), notamment dans les filières de santé.

L’Institut français de Roumanie dispose de trois antennes à Cluj-Napoca, Timișoara et Iași, et peut s’appuyer sur 4 alliances françaises (Constanța, Brașov, Pitești, Ploiești). Les coopérations culturelles constituent un domaine où l’excellence française jouit d’une forte visibilité. Leur dynamisme sera mis en valeur à l’occasion de la Saison France-Roumanie 2019, qui sera organisée successivement dans les deux pays du 1er décembre 2018 (centenaire de la Roumanie moderne) au 14 juillet 2019 – en parallèle de la présidence roumaine du Conseil de l’UE (1er semestre 2019) – et qui donnera une large place aux contenus innovants et pluridisciplinaires.

La France est le 1er partenaire scientifique européen de la Roumanie. Par le biais du CNRS et d’entreprises françaises (Thalès), elle participe à la mise en place à Măgurele du volet roumain de l’infrastructure européenne de laser de haute intensité ELI (Extreme Light Insfrastructure). Le Partenariat Hubert Curien « Brancusi » finance une vingtaine de projets de recherche conjoints chaque année. Le Collège juridique franco-roumain, fondé en 1995 par les universités de Bucarest et de Paris I, mène une coopération pionnière en sciences juridiques, sanctionnée par la délivrance de doubles diplômes, et depuis 2014 la Villa Noël de Bucarest héberge un centre régional francophone de recherches avancées en sciences sociales, le CEREFREA.

Enfin, la France conduit une coopération en matière de gouvernance dans des domaines tels que la réforme administrative, les politiques sociales (droits de l’enfant et insertion des Roms notamment), la santé, l’éducation (formation professionnelle), l’urbanisme et le développement rural. Les actions menées dans ce cadre peuvent s’appuyer sur une coopération décentralisée dense (240 jumelages et partenariats franco-roumains recensés).

Ambassadeur de France à Bucarest : Mme Michèle Ramis (juin 2017)
Ambassadeur de Roumanie à Paris : M. Luca Niculescu (janvier 2016)
Président du groupe d’amitié France-Roumanie à l’Assemblée nationale : M. André Chassaigne
Président du groupe d’amitié France-Roumanie au Sénat : M. Bernard Fournier

Mise à jour : 18.10.17

Informations complémentaires

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