Relations bilatérales

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Relations politiques

La France bénéficie traditionnellement en Roumanie d’un capital de sympathie important, qui trouve son origine dans le soutien de Napoléon III à la création de l’État roumain, puis à une fraternité d’armes durable née pendant la Première Guerre mondiale. Sous le régime communiste, les liens se sont maintenus (visite du président de Gaulle en Roumanie en mai 1968). Le dialogue politique bilatéral s’est approfondi après 1989, à la lumière du soutien français à la double candidature de Bucarest à l’Union européenne et à l’OTAN, et a débouché en février 2008 sur la signature d’un accord de partenariat stratégique dont la feuille de route, renouvelée en 2013, a été actualisée en 2016.

Présence française

Section consulaire de l’ambassade à Bucarest : agences consulaires à Brașov, Cluj-Napoca, Constanța, Iași et Timișoara
Communauté française (2019) : 4 100 inscrits au registre

Visites

Le président Macron a effectué à Bucarest, le 24 août 2017, l’une de ses premières visites bilatérales après sa prise de fonctions. Il a reçu à Paris son homologue roumain, M. Iohannis, le 27 novembre 2018, à l’occasion du lancement de la Saison France-Roumanie 2019.
Le Premier ministre Philippe a reçu M. Grindeanu à Paris le 8 juin 2017.
M. Le Drian s’est rendu à Bucarest les 11 et 12 avril 2018.
Les échanges sont fréquents au niveau des ministres ou secrétaires d’État chargés des Affaires européennes. Mme Loiseau s’est entretenue avec M. Negrescu à Bucarest le 24 août 2017, à Paris le 25 mai 2018 et à plusieurs reprises en marge d’événements européens, ainsi qu’à Berlin avec leur homologue allemand, M. Roth. Elle a effectué un déplacement à Bucarest le 10 janvier 2019 dans le cadre de l’ouverture de la présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne. Mme de Montchalin a reçu M. Ciamba à Paris le 30 avril 2019.
La ministre des Armées a rencontré son homologue roumain, M. Fifor, le 9 novembre 2017 et le 28 mai 2018.

Plus d’informations sur les visites bilatérales sur le site de l’ambassade de France à Bucarest

Ambassadrice de France à Bucarest : Michèle Ramis (depuis juin 2017)
Compte twitter : @FranceRomania
Ambassadeur de Roumanie à Paris : Luca Niculescu (depuis janvier 2016)
Compte twitter : @LucaNiculescu

Relations économiques

Les investisseurs français, implantés de façon durable et souvent pionnière en Roumanie, représentent une communauté d’affaires dynamique d’environ 2 400 entreprises (dont la quasi-totalité du CAC 40, mais aussi de nombreuses PME), qui emploient environ 130 000 salariés et contribuent à près de 8 % du PIB roumain. Le stock des IDE français est stable (4,4 Mds € fin 2017) et concerne des domaines diversifiés : industrie (Renault-Dacia et Airbus Helicopters, notamment), finance (Société Générale), télécommunications (Orange), grande distribution (Carrefour), services urbains (Engie, Veolia), ingénierie, TIC (jeux vidéo), etc.

Après un recul en 2012, les échanges commerciaux franco-roumains ont retrouvé une dynamique positive et représentent en 2017 7,8 Mds € (+ 4,4 % par rapport à 2016). Avec un volume d’exportations vers la Roumanie de 3,9 Mds € pour 3,8 Mds € d’importations, la France est le 3e client et le 5e fournisseur de celle-ci. Ces échanges sont soutenus notamment par la présence d’industriels français en Roumanie qui importent des composants et équipements depuis la France, et y réexportent une part de leur production.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les liens culturels entre la France et la Roumanie sont étroits et anciens. Le français s’est diffusé dès le XVIIIe siècle au sein des élites roumaines, et la France a depuis accueilli de nombreux intellectuels et artistes roumains, en particulier au XXe siècle (Cioran, Brancusi, Eliade, Ionesco, Anna de Noailles, Enesco, Cosma, etc.).

La Roumanie, dont une partie significative de la population parle français, est membre depuis 1993 de l’Organisation internationale de la francophonie, dont elle a accueilli le 11e sommet en septembre 2006. L’enseignement du français (2e langue étrangère la plus apprise après l’anglais) s’appuie notamment sur un réseau de 24 établissements d’enseignement secondaire bilingues (dont 13 labellisées FrancEducation), sur le lycée français Anna de Noailles à Bucarest (inauguré en 2013, environ 1 150 élèves) et sur 116 filières universitaires francophones (dont un Collège juridique franco-roumain, avec 300 étudiants par an). La France accueille quelque 4 300 étudiants roumains (3e pays d’accueil), tandis que 2 300 étudiants français étudient en Roumanie (3e contingent étranger), notamment dans les filières de santé.

L’Institut français de Roumanie dispose de trois antennes à Cluj-Napoca, Timișoara et Iași, et peut s’appuyer sur quatre alliances françaises (Constanța, Brașov, Pitești, Ploiești). Les coopérations culturelles constituent un domaine où l’excellence française jouit d’une forte visibilité. Leur dynamisme a été mis en valeur à l’occasion de la Saison France-Roumanie 2019, organisée successivement dans les deux pays du 27 novembre 2018 (à la veille du centenaire de la Roumanie moderne) au 14 juillet 2019, en parallèle de la présidence roumaine du Conseil de l’UE (1er semestre 2019). Avec près de 800 événements dans 160 villes, accordant une large place aux contenus innovants et pluridisciplinaires, la Saison a donné une nouvelle dynamique à notre coopération bilatérale, notamment à destination de la jeunesse et dans le domaine du numérique.

La France est le 1er partenaire scientifique européen de la Roumanie. Par le biais du CNRS et d’entreprises françaises (Thalès notamment), elle participe à la mise en place à Măgurele du volet roumain de l’infrastructure européenne de laser de haute intensité ELI (Extreme Light Infrastructure). Le Partenariat Hubert Curien « Brancusi » finance une vingtaine de projets de recherche conjoints chaque année.

Autres types de coopérations

La France conduit une coopération en matière de gouvernance dans des domaines tels que la réforme administrative (plusieurs partenariats entre l’ENA et des instituts de formation roumains), les politiques sociales (droits de l’enfant et insertion des Roms notamment), la santé, l’éducation (formation professionnelle), l’urbanisme et le développement rural. Les actions menées dans ce cadre peuvent s’appuyer sur une coopération décentralisée dense (240 partenariats actifs entre collectivités territoriales françaises et roumaines).

Mise à jour : 05.11.19

Informations complémentaires