Présentation de la Roumanie

Présentation du pays

ROUMANIE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : Roumanie
Nature du régime : république semi-parlementaire
Chef de l’État : Klaus Werner Iohannis (né le 13 juin 1959)

Données géographiques

Superficie : 237 500 km²
Capitale : Bucarest
Villes principales : Cluj-Napoca, Timișoara, Iași, Constanța, Craiova, Brașov, Galați
Langue officielle : roumain
Monnaie : leu (1 € = 4,75 RON en novembre 2019)
Fête nationale : 1er décembre

Données démographiques

Population (1er janvier 2019) : 19 401 658
Densité : 82 habitants/km²
Croissance démographique (2018) : - 0,7 %
Espérance de vie (2017) : 71,7 ans (hommes) ; 79,1 ans (femmes)
Taux d’alphabétisation (2016) : 98,8 %
Religions : pas de religion officielle. Orthodoxie (env. 80 %), protestantisme (env. 7 %), catholicisme (env. 5 %)
Indice de développement humain (2017) : 0,811 (52e rang)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le gouvernement dirigé par M. Ludovic Orban, composé principalement de représentants du Parti national-libéral (PNL, centre-droit, affilié au PPE), a été investi le 4 novembre 2019 par une majorité hétérogène. Le précédent gouvernement, conduit par Mme Viorica Dancila (présidente du Parti social-démocrate, PSD), avait été renversé par une motion de censure le 10 octobre. Proche du président Iohannis, M. Orban est chargé de diriger l’exécutif roumain jusqu’au terme normal de la législature, en décembre 2020. Le PNL, qui dispose de 21 % des sièges à la Chambre des députés et 20 % au Sénat, bénéficie notamment du soutien du parti USR (Union « Sauvez la Roumanie », présidée par Dan Barna et issue de la société civile, alliée au parti PLUS de l’ancien Premier ministre Dacian Ciolos). Le PSD, désormais principale force d’opposition, dispose respectivement de 40 % des sièges à la Chambre des députés et 51 % au Sénat.
La prochaine élection présidentielle doit se tenir les 8, 9 et 10 novembre 2019 et, en cas de second tour, les 22, 23 et 24 novembre.

Politique étrangère

Politique européenne

La Roumanie est entrée dans l’Union européenne le 1er janvier 2007, mais reste à ce stade en dehors de l’espace Schengen et de la zone euro. L’appartenance à l’UE fait largement consensus parmi la classe politique et l’opinion publique roumaines. Le président Iohannis représente la Roumanie au Conseil européen.

  • Présidence du Conseil de l’UE : Bucarest a exercé au 1er semestre 2019 sa première présidence du Conseil de l’UE, qui a fait aboutir les travaux sur plus de 90 textes législatifs avant la fin de la législature 2014-2019 : création de l’Autorité européenne du travail, réforme du droit d’auteur, révision du mandat de Frontex, lancement du Fonds européen de défense, etc. Le Sommet informel de Sibiu (9 mai) a permis de préparer l’Agenda stratégique de l’Union pour 2019-2024, adopté au Conseil européen de juin. Un Sommet informel a été organisé à Sibiu le 9 mai 2019.
  • Présence dans les institutions européennes : Corina Crețu est commissaire européenne pour la politique régionale dans le collège sortant présidé par M. Juncker. Bucarest dispose de 33 députés au Parlement européen dans la nouvelle législature.
  • Avenir de l’UE : La Roumanie souhaite une relance du projet européen sur le fondement des traités et un approfondissement de l’intégration européenne. Réticente à une Europe à plusieurs vitesses, elle reste attachée à la politique de cohésion et à la Politique agricole commune (PAC). Elle promeut la poursuite de l’élargissement de l’Union.
  • Brexit  : La Roumanie regrette le Brexit, tout en respectant la décision britannique. Elle souhaite le maintien de liens aussi étroits que possible entre Londres et les 27, notamment sur les questions de politique étrangère, ainsi qu’aux droits de ses ressortissants au Royaume-Uni (environ 410 000 personnes).
  • Défense européenne : La Roumanie manifeste un intérêt croissant pour la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) (participation à la coopération structurée permanente), en restant attachée à sa complémentarité avec l’OTAN. Elle participe à l’ensemble des missions et opérations de l’UE (sauf EUTM Somalie), avec des contributions significatives à EUFOR Althea, EULEX Kossovo, EUMM Géorgie et EUCAP Sahel Mali.
  • Réfugiés : Relativement épargnée par la crise migratoire, la Roumanie se veut cependant un partenaire responsable et solidaire : malgré un refus initial des décisions du Conseil justice et affaires intérieures (JAI) de septembre 2015, elle s’est engagée à accueillir 4 260 personnes au titre des relocalisations et réinstallations (771 l’avaient effectivement été fin octobre 2018, en provenance essentiellement de Grèce).
  • Politique régionale : Pour la période 2014-2020, la Roumanie bénéficie de 30,8 Mds € de fonds européens structurels et d’investissement (environ 1 570 € par habitant), dont 22,5 Mds € au titre des fonds structurels et de cohésion et 8,3 Mds € au titre de la PAC (pilier développement rural, sachant que 23 % de la population active roumaine travaille dans le secteur agricole). L’impact de ces fonds est important pour la croissance économique du pays et le développement de ses infrastructures.
  • Travailleurs détachés et paquet mobilité : La Roumanie a voté en faveur de la révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs lors du Conseil emploi, politique sociale, santé et consommateurs (EPSCO) du 23 octobre 2017. Elle s’est abstenue lors du vote sur le paquet mobilité au Conseil transports, télécommunications et énergie (TTE) du 3 décembre 2018.
  • Climat : Le président Iohannis a promulgué le 10 avril 2017 la loi ratifiant l’Accord de Paris.
  • Euro : La Roumanie se fixe pour objectif d’adopter la monnaie unique à l’horizon 2024, mais n’a pas déterminé de date pour rejoindre au préalable le mécanisme de taux de change européen (MCE II).
  • Schengen : La Roumanie participe à plusieurs composantes de Schengen et utilise ses bases de données. Conformément aux décisions prises au niveau européen en mars 2017 pour renforcer la sécurité de l’espace européen, elle a mis en place des contrôles renforcés à toutes ses frontières, y compris pour les ressortissants européens. Concernant une éventuelle levée des contrôles aux frontières internes, le Conseil a adopté en juin 2011 des conclusions relevant un niveau de préparation de Bucarest et Sofia suffisant sur le plan technique, mais il n’y a pas eu d’unanimité des États membres en vue de l’adhésion des deux pays.
  • Mécanisme de coopération et de vérification : l’UE a mis en place le mécanisme de coopération et de vérification (MCV) lors de l’adhésion de la Roumanie en 2007 pour l’aider à progresser dans sa réforme judiciaire et la lutte contre la corruption. Dans ce cadre, le Conseil de l’UE a adopté le 11 décembre 2018 des conclusions soulignant les interrogations soulevées par la politique suivie depuis 2017 et invitant les autorités roumaines à réexaminer leur législation.
Politique étrangère
  • Relations transatlantiques : Bucarest, qui voit en Washington le principal garant de sa sécurité, est très attachée au maintien de liens forts avec les États-Unis, avec lesquels elle a conclu un partenariat stratégique en 1997. Le président Iohannis a été reçu à deux reprises par son homologue américain depuis 2017.
  • La Roumanie héberge le commandement de la division multinationale Sud-Est de l’OTAN ainsi qu’une partie du « bouclier antimissile ». Le Sommet de l’OTAN de 2016 a décidé la mise en place d’une présence avancée adaptée en Europe du Sud-est, avec notamment une brigade multinationale à Craiova. La Roumanie est le quatrième contributeur européen aux missions de l’OTAN (plus de 800 soldats). Elle consacre 2 % de son PIB à son budget de défense.
  • Russie : La Roumanie défend traditionnellement une ligne dure à l’égard de Moscou, dont elle dénonce la politique de déstabilisation dans les pays du Partenariat oriental et des Balkans occidentaux ainsi qu’en mer d’Azov. Elle soutient le maintien des sanctions jusqu’à la pleine application des accords de Minsk.
  • Elle soutient le Partenariat oriental et souhaite l’ouverture de « perspectives européennes » notamment pour l’Ukraine et pour la Moldavie (pays dont elle partage la langue et la culture et auquel elle apporte un appui important : assistance financière assortie de conditionnalités de réformes, aide à la mise en œuvre de l’accord d’association avec l’UE, contribution à son approvisionnement gazier ).

Situation économique

Après plusieurs années d’expansion rapide, l’économie roumaine a été durement touchée par la crise en 2009 (contraction du PIB de 5,5 %). Le pays a renoué en 2013 avec une croissance dynamique (+ 7 % en 2017, + 4,1 % en 2018). Depuis 2015, le PSD a privilégié la stimulation de la consommation, en revalorisant substantiellement les salaires (qui ont doublé en trois ans) et en allégeant la TVA (à 19 %) et l’impôt sur le revenu (taux de 10 % pour tous les contribuables). En décembre 2017, le Parlement roumain a voté la suppression de la quasi-totalité des charges sociales patronales et le relèvement d’autant des cotisations à la charge des salariés.

La Roumanie a un mix énergétique diversifié et exporte une partie de sa production d’électricité, issue en majorité de l’hydroélectricité et du charbon, ainsi que du nucléaire et du gaz naturel. Elle attache une priorité à la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières de la mer Noire et à la diversification des sources d’approvisionnement de l’Europe en gaz naturel, y compris avec le projet d’interconnexion gazière BRUA qui reliera la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l’Autriche.

Données chiffrées (sources : Eurostat, Trésor, BIT, OMC)

PIB (2018, en prix courants) : 203 Mds €
PIB par habitant (2018, aux prix du marché) : 10 400 €
Croissance (2018) : 4,1 %
Chômage (2018, au sens du BIT) : 4,3 %
Inflation (2018) : 4,1 %
Solde budgétaire (2018) : - 6,1 Mds € (- 3 % du PIB)
Dette publique (2018) : 71 Mds € (35 % du PIB)
Balance commerciale (2018) : - 11 Mds €
Principaux clients : Allemagne (22,9 %), Italie (11,2 %), France (6,8 %), Hongrie (4,7 %)
Principaux fournisseurs : Allemagne (20 %), Italie (10 %), Hongrie (7,5 %), Pologne (5,4 %), France (5,3 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (estimation 2017) : agriculture : 4 % ; industrie : 24 % ; services : 56 %.
Exportations de la France vers la Roumanie (2017) : 3,9 Mds €
Importations françaises depuis la Roumanie (2017) : 3,9 Mds €

Mise à jour : 05.11.19

Informations complémentaires