Présentation de la Roumanie

Présentation

Données générales

Nom officiel : Roumanie
Nature du régime : régime semi-parlementaire
Président de la République : Klaus Iohannis (21 décembre 2014)
Premier ministre : Viorica Dăncilă (29 janvier 2018)

Données géographiques

Superficie : 237 500 km²
Capitale : Bucarest
Villes principales : Cluj-Napoca, Timișoara, Iași, Constanța, Craiova, Brașov, Galați
Langue officielle : roumain
Monnaie : leu
Fête nationale : 1er décembre

Données démographiques
(sources : Eurostat, Banque mondiale, PNUD)

Population (1er janvier 2017) : 19 644 350
Densité : 83 hab./km²
Croissance démographique (2017) : -0,6%
Espérance de vie (2015) : 71,3 ans (hommes) ; 78,4 ans (femmes)
Taux d’alphabétisation (2015) : 98,8%
Religions : pas de religion officielle. Orthodoxie (env. 80%), protestantisme (env. 7%), catholicisme (env. 5%)
Indice de développement humain (2015) : 0,802 (50e rang)

Données économiques
(sources : Eurostat, Trésor, BIT)

PIB (2017, en prix courants) : 188 Mds €
PIB par habitant (2017, aux prix du marché) : 9 600 €
Croissance (2017) : 6,9%
Chômage (2017, au sens du BIT) : 5,1%
Inflation (2017) : 1,1%
Solde budgétaire (2017) : - 5,5 Mds € (-2,9% du PIB)
Dette publique (2017) : 68 Mds € (35% du PIB)
Balance commerciale (2017) : -12 Mds €
Principaux clients : Allemagne (22,9%), Italie (11,2%), France (6,8%), Hongrie (4,7%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (20%), Italie (10%), Hongrie (7,5%), Pologne (5,4%), France (5,3%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (estimation 2017) :

  • agriculture : 4%
  • industrie : 24%
  • services : 56%

Exportations de la France vers la Roumanie (2017) : 3,9 Mds€
Importations françaises depuis la Roumanie (2017) : 3,9 Mds€
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/roumanie

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://ro.ambafrance.org
Consulats : section consulaire de l’ambassade de France ; agences consulaires à Brașov, Cluj-Napoca, Constanța, Iași et Timișoara
Délégations régionales de l’Institut Français de Roumanie à Cluj-Napoca, Iași et Timișoara
Communauté française (2017) : 4 176 inscrits, en nette croissance, notamment grâce à la communauté estudiantine
Communauté roumaine en France : environ 200 000 personnes

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Klaus Iohannis, porté au pouvoir par le PNL (parti pro-européen de centre-droit), a été investi à la présidence de la Roumanie le 21 décembre 2014. L’élection en novembre 2014 de ce membre de la minorité allemande a surpris, alors que les sondages donnaient pour favori le premier ministre d’alors, Victor Ponta (Parti social-démocrate, PSD, affilié au PSE), et a révélé un désir de changement d’une partie de la société roumaine en faveur de l’Etat de droit. Le président Iohannis a dû toutefois cohabiter près d’un an avec M. Ponta et sa majorité parlementaire, jusqu’à la démission de ce dernier, le 4 novembre 2015, suite au mouvement de protestation contre la corruption provoqué par un tragique fait divers (incendie de la discothèque Colectiv).

Le président Iohannis a alors chargé une personnalité indépendante, l’ancien commissaire européen Dacian Cioloș, de former un gouvernement d’experts pour mener le pays jusqu’au terme normal des élections législatives, fin 2016. Ce gouvernement a été approuvé le 17 novembre 2015 par le Parlement sur le fondement d’un programme de réformes prioritaires (lutte contre la corruption, réforme de l’Etat, stabilité économique, éducation, santé), dont il a posé les bases durant son année d’exercice du pouvoir.

Les législatives du 11 décembre 2016 ont ramené au pouvoir le PSD qui, avec son allié libéral ALDE, est assuré d’une majorité dans les deux chambres du Parlement (174 sièges sur les 329 de la Chambre des députés et 76 sur les 136 du Sénat). Cette coalition semble pouvoir compter au besoin sur un soutien du parti de la minorité hongroise (UDMR, 21 députés, 9 sénateurs). Les formations de droite (PNL et PMP) et le parti issu de la société civile (Union « Sauvez la Roumanie » / USR) forment l’opposition.

Investi le 4 janvier 2017, le gouvernement de Sorin Grindeanu a créé la polémique en adoptant dès le 31 janvier une réforme contestée de la justice, restreignant sensiblement les moyens des magistrats dans la lutte contre la corruption. Un mouvement de protestation, soutenu par le président Iohannis et les principales instances judiciaires, s’est développé à travers tout le pays et a atteint une ampleur inégalée depuis 1989 (jusqu’à 600.000 participants le 5 février). Face à ces réactions, le gouvernement a fait des gestes de compromis (abrogation des textes contestés le 5 février, démission le 9 février du ministre de la Justice, remaniement partiel le 23 février), qui ont permis un retour au calme.

Suite à des divergences internes apparues au sein même des partis de la coalition, en particulier le Parti social-démocrate de Liviu Dragnea (président de la Chambre des députés), le gouvernement Grindeanu a été renversé le 21 juin 2017 par une motion de censure. Un nouveau gouvernement a été investi le 29 juin, sous la direction de M. Mihai Tudose (PSD). Celui-ci a fait adopter une réforme judiciaire en décembre.

Le PSD ayant retiré sa confiance à M. Tudose en janvier 2018, Mme Viorica Dăncilă, une proche de M. Dragnea, a été chargée de former un gouvernement, qui a été investi le 29 janvier 2018. Ce gouvernement a fait adopter une réforme pénale en juin et juillet 2018 et initié la révocation de la procureure en chef anti-corruption, Mme Kövesi.

Dans le cadre du mécanisme de coopération et de vérification (MCV) mis en place lors de son adhésion à l’UE, la Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne adressent des recommandations à la Roumanie pour l’aider à progresser dans sa réforme judiciaire et la lutte contre la corruption. Dans son rapport du 15 novembre 2017 la Commission européenne, a déploré des mises en cause répétées de la magistrature par la majorité parlementaire et relevé les interrogations suscitées par les projets législatifs relatifs au système judiciaire.

Dans un communiqué du 4 juillet 2018, elle a exprimé sa préoccupation liée à l’adoption d’une réforme pénale contestée. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a saisi la Commission de Venise du Conseil de l’Europe au sujet des lois de réforme judiciaire et pénaleet d’un projet de loi sur les associations.

Situation économique

Après plusieurs années d’expansion rapide, l’économie roumaine a été durement touchée par la crise en 2009 (contraction du PIB de 6,6%), amenant les autorités à solliciter l’aide de l’UE et du FMI (trois programmes successifs entre 2009 et 2015) et à mener une politique d’austérité (réduction des traitements des fonctionnaires de 25%, réduction des transferts sociaux, relèvement de la TVA).

Le pays a renoué en 2013 avec une croissance dynamique (+ 6,9 % en 2017). Depuis 2015, le PSD a privilégié la stimulation de la consommation, en revalorisant substantiellement les salaires (qui ont doublé en trois ans) et en allégeant la TVA (à 19%) et l’impôt sur le revenu (taux de 10% pour tous les contribuables). Ces mesures pro-cycliques ont creusé le déficit budgétaire (2,9% du PIB) et le déficit commercial (6,4% du PIB). En décembre 2017, le Parlement roumain a voté la suppression de la quasi-totalité des charges sociales patronales et le relèvement d’autant des cotisations à la charge des salariés.

La Roumanie a un mix énergétique diversifié et exporte une partie de sa production d’électricité, issue en majorité de l’hydroélectricité et du charbon, ainsi que du nucléaire et du gaz naturel. Elle attache une priorité à la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières de la mer Noire et à la diversification des sources d’approvisionnement de l’Europe en gaz naturel, y compris avec le projet d’interconnexion gazière BRUA qui reliera la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l’Autriche.

La Roumanie relève actuellement du volet préventif du pacte de stabilité et de croissance de l’Union européenne. Dans le cadre du Semestre européen 2018, le Conseil de l’UE a adressé des recommandations portant notamment sur la trajectoire budgétaire, le recouvrement des impôts, l’accès à l’éducation et à la santé, les projets d’infrastructures et la gouvernance des entreprises publiques.

Politique étrangère

Russie : La Roumanie défend traditionnellement une ligne dure à l’égard de Moscou, dont elle dénonce la politique de déstabilisation dans les pays du Partenariat oriental et des Balkans occidentaux. Elle soutient le maintien des sanctions jusqu’à la pleine application des accords de Minsk et plaide en outre pour une communication stratégique de l’UE face à la propagande russe.

Ukraine : La Roumanie soutient les aspirations de l’Ukraine (où vit une minorité roumanophone d’environ 300.000 personnes) à rejoindre l’UE et l’OTAN.

Partenariat oriental / Moldavie  : Bucarest soutient le Partenariat oriental et souhaite l’ouverture de « perspectives européennes » pour ces pays, au premier rang desquels la Moldavie (pays dont elle partage la langue et la culture). La Roumanie apporte à Chisinau une assistance financière bilatérale de 150 M€, désormais assortie de conditionnalités de réformes, l’assiste dans la mise en œuvre de l’accord d’association avec l’UE et contribue à son approvisionnement gazier (gazoduc Iași-Ungheni ouvert en 2015).OTAN : La Roumanie considère l’OTAN, qu’elle a rejointe en 2004, comme la clé de voûte de sa politique de défense. Elle héberge, depuis 2015, le commandement de la division multinationale Sud-Est de l’Alliance et des éléments avancés de contrôle (NFIU) ainsi que, depuis 2016, une partie du « bouclier antimissile » sur sa base de Deveselu. Le Sommet de l’OTAN de 2016 a décidé la mise en place d’une présence avancée adaptée en Europe du Sud-est, avec notamment une brigade multinationale à Craiova regroupant des détachements de dix Etats contributeurs. La Roumanie consacre 2% de son PIB à son budget de défense depuis 2017.

Mise à jour : 03.08.18

Informations complémentaires

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