Présentation de la République tchèque

Présentation du pays

TCHÈQUE (RÉPUBLIQUE) {JPEG}

Nom officiel : République tchèque
Nature du régime : république parlementaire bicamérale
Président de la République : M. Miloš Zeman (2013 et 2018)
Premier ministre : M. Andrej Babiš (2018)

Données géographiques

Superficie : 78 866 km²
Capitale : Prague
Villes principales : Brno, Ostrava, Plzeň
Langue officielle : tchèque
Monnaie : couronne tchèque (CZK)
Fête nationale : 28 octobre (création de la Tchécoslovaquie en 1918)

Données démographiques

Population (2017) : 10 578 820
Densité : 136,8 hab. / km²
Croissance démographique (2017) : + 0,2 %
Espérance de vie (2017) : 75,9 ans (hommes) ; 81,6 ans (femmes)
Religion : pas de religion officielle
Indice de développement humain (2015) : 0,878 (28e)

Données économiques

PIB (2017) : 192,01 milliards €
PIB par habitant (2017) : 18 100 €
Croissance (2018) : 3,9 %
Chômage (2018) : 2,2%
Inflation (2017) : 2,4 %
Solde budgétaire (2016) : -1 019,3 millions €
Balance commerciale (2015) : 20 756 millions USD
Principaux clients : Allemagne, Slovaquie, Pologne
Principaux fournisseurs : Allemagne, Pologne, Slovaquie
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture : 2,4 %
  • industrie : 38,1 %
  • services : 59,5 %

Exportations de la France vers la République tchèque (2017) : 4,5 milliards €
Importations françaises depuis la République tchèque (2016) : 7 milliards €

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/republique-tcheque

Présence française

Site internet de l’ambassade

Communauté française : 4553 inscrits (avril 2017)
Communauté tchèque en France : environ 15 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le président de la République, M. Miloš Zeman, a été réélu pour un second mandat de cinq ans lors des élections présidentielles du 27 janvier 2018. En janvier 2013, il avait été le premier président tchèque élu au suffrage universel direct. Il a succédé à ce poste à M. Václav Klaus (2003-2013) et M. Václav Havel (1993-2003). Le président de la République bénéficie de prérogatives constitutionnelles limitées mais joue un rôle influent dans le débat public.

Le Parlement est composé de la Chambre des députés (200 sièges) et du Sénat (81 sièges).
Les résultats des élections législatives tchèques des 20 et 21 octobre 2017 se caractérisent par une victoire claire du parti ANO de M. Andrej Babiš, ainsi que par une percée de l’extrême droite, au détriment des partis traditionnels (en particulier les partis de gauche) :

ANO (libéral – antisystème) : 29,64%, soit 78 sièges.
ODS (droite conservatrice) : 11,32%, soit 25 sièges.
Pirati (hors système) : 10,79%, soit 22 sièges.
SPD (extrême droite) : 10,64%, soit 22 sièges.
KSČM (communistes) : 10,76, soit 15 sièges.
ČSSD (socio-démocrates) : 7,27%, soit 15 sièges.
KDU- ČSL (chrétiens démocrates) : 5,8%, soit 10 sièges.
TOP 09 (libéral, pro-européen) : 5,31%, soit 7 sièges.
STAN (Maires – indépendant) : 5,18%, soit 6 sièges.
La participation au scrutin s’est située dans la frange haute, avec un peu plus de 60%.
Fait sans précédent, neuf partis politiques sont représentés à l’assemblée nationale tchèque.

Les élections régionales du 8 octobre 2016 avaient déjà marqué la montée du mouvement ANO (21,05 % des voix) et le recul du ČSSD (15,25 %), du parti communiste (KSČM - 10,55 %) et de l’ODS (9,47 %).

M. Andrej Babiš, nommé Premier ministre le 6 juin 2018, a formé un gouvernement de coalition comprenant des membres du parti ANO et des socio-démocrates du ČSSD qui a obtenu la confiance du Parlement le 11 juillet 2018. Ce gouvernement bénéficie du soutien sans participation des communistes du KSČM.

Les élections municipales des 5 et 6 octobre 2018 ont vu un renforcement de l’ancrage local d’ANO partout sauf à Prague.
Les élections sénatoriales partielles (1er tour : 5-6 octobre 2018 ; 2nd tour : 13-14 octobre) visant à renouveler un tiers du Sénat tchèque (soit 27 sièges) ont été marquées par une victoire de l’ODS (Parti démocratique civique), qui a remporté 10 des 27 sièges concernés.

Lors des élections au Parlement européen des 24 et 25 mai 2019, le parti ANO (affilié au groupe Renew Europe) a remporté le scrutin avec 21,18% des voix (6 sièges), suivi par le parti conservateur ODS (ECR) avec 14,54% des voix (4 sièges) et le parti Pirates avec 13,95% des voix (3 sièges). Le parti social-démocrate (ČSSD) a subi une chute, passant de 14,17% des suffrages et 4 élus en 2014 à 3,95% des suffrages et aucun élu.

Situation économique

Avec 2,6% de croissance en glissement annuel au 1er trimestre 2019 et une situation de plein emploi (taux de chômage de 2,2 %), l’économie tchèque connaît actuellement une stabilisation après plusieurs années dynamiques. Les finances publiques sont saines et le secteur industriel (38 % du PIB) est compétitif et fortement intégré aux chaînes de sous-traitance de l’appareil productif allemand (secteur automobile, construction mécanique). Alors quela République tchèque est l’un des principaux bénéficiaires de la politique régionale de l’Union européenne, elle souffre de l’insuffisance des investissements publics en raison de nombreuses irrégularités dans la gestion des fonds structurels et d’un taux d’absorption parmi les plus bas d’Europe. . La stratégie nationale pour l’innovation 2019-2030 récemment adoptée pour préparer la montée en gamme de l’économie tchèque prévoit d’augmenter le financement de la R&D pour atteindre 2 % du PIB en 2020 et 3 % en 2030 (contre 1,1 % du PIB en 2000 et 1,8 % du PIB en 2016). Cette stratégie prévoit notamment une spécialisation dans le secteur de l’intelligence artificielle.

La République tchèque devra en outre mener à bien sa nécessaire transition énergétique, le charbon conservant encore la première place dans son bouquet énergétique.

Politique européenne

La République tchèque est entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004 (77,3 % de « oui » au référendum de juin 2003) et dans l’espace Schengen en 2007. Prague prendra la présidence du Conseil de l’Union européenne au second trimestre 2022. Au cours de sa présidence du Conseil en 2009 le Partenariat oriental avait été lancé (sommet du 7 mai 2009 à Prague).

Présence dans les institutions européennes  : la commissaire tchèque au sein de la Commission Juncker est Mme Věra Jourová, chargée de la Justice, des Consommateurs et de l’Égalité des genres. La République tchèque a 21 députés au Parlement européen.

Brexit  : la République tchèque a adopté en avril 2017 une position officielle sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Elle insiste sur le caractère indivisible des quatre libertés et les droits de ses citoyens présents au Royaume-Uni, estimés à 42 000 personnes. Elle soutient la séparation des négociations de sortie de celles sur le statut futur du Royaume-Uni.

Europe de la défense : dans le cadre des réflexions sur l’avenir de l’Union européenne, la République tchèque est favorable au renforcement de l’Europe de la défense. Elle consacre 1 % de son PIB à la défense. Le 14 novembre 2016, les ministres des affaires étrangères français et tchèque ont publié une tribune commune sur l’autonomie stratégique de l’Europe. Prague a accueilli une conférence européenne sur ce thème le 9 juin 2017. La République tchèque a été l’un des premiers Etats à rejoindre la coopération structurée permanente (CSP). Elle participe à trois projets et est observatrice dans le cadre de trois autres. Le gouvernement tchèque, après des réserves initiales liées à son souci de préserver son tissu industriel, essentiellement composé de PME dans le domaine de l’armement, soutient également le Fonds européen de défense.

Adoption de l’euro : M. Babiš, ainsi que la classe politique tchèque dans son ensemble, fait de la consolidation de la zone euro un préalable à l’adoption de la monnaie unique, bien que la République tchèque respecte l’ensemble des critères requis.

Réfugiés : la République tchèque s’oppose à la mise en place d’un mécanisme permanent et obligatoire de relocalisation des réfugiés et a voté contre la relocalisation de 120 000 réfugiés adoptée par le Conseil de l’Union européenne le 22 septembre 2015. Elle met l’accent sur le renforcement de la protection des frontières extérieures de l’Union européenne et a soutenu la création de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. .

Politique régionale : la République tchèque est un bénéficiaire important des fonds structurels, avec une enveloppe de près de 24 milliards € allouée pour la période 2014-2020. Elle sera contributeur net dans le futur budget de l’Union européenne post-2020.

Travailleurs détachés et paquet mobilité  : initialement réticente, la République tchèque a voté en faveur de la révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs lors du Conseil EPSCO du 23 octobre 2017. Elle a voté pour lors du vote sur le paquet mobilité au Conseil TTE du 3 décembre 2018.

Groupe de Visegrád : la République tchèque est membre, avec la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie, du groupe de Visegrád (V4), enceinte de concertation informelle au sein de l’Union européenne. Elle en exerce la présidence annuelle tournante depuis le 1er juillet 2019 jusqu’au 30 juin 2020.

Format Slavkov/Austerlitz : initié par la République tchèque en 2015, ce format regroupe l’Autriche et la Slovaquie, en plus de la République tchèque. Egalement appelé format Austerlitz ou « S3 », il a lui-aussi une présidence annuelle tournante sur le modèle du V4 exercée depuis le 1er juillet 2018 par la République tchèque (après la présidence autrichienne).

Politique étrangère

Jusqu’à présent, la diplomatie tchèque s’est caractérisée par un ancrage consacré à la relation transatlantique, à la diplomatique économique ainsi qu’aux droits de l’Homme.

OTAN : la République tchèque fonde sa sécurité sur son appartenance, depuis 1999, à l’Alliance atlantique. Elle s’est engagée à accroître son budget de défense pour atteindre 1,4% du PIB en 2020 et 2% en 2024.

Russie  : la République tchèque soutient le Processus de Minsk et le maintien des sanctions tant qu’il n’aura pas été mis en œuvre. Le président tchèque s’est rendu en Russie du 20 au 24 novembre 2017, et à rebours de la position du gouvernement tchèque, a notamment rappelé son opposition aux sanctions contre la Russie.

Ukraine : la République tchèque défend l’intégrité territoriale de l’Ukraine et lui apporte une aide matérielle via le groupe de Visegrád.

Chine
 : la République tchèque appartient au format de coopération « 16 + 1 » entre la Chine et les pays d’Europe centrale et orientale. La visite à Prague du président chinois en mars 2016 a donné lieu à la signature d’un partenariat stratégique et à des accords économiques. Le Président Zeman s’est rendu en visite officielle en Chine en mai 2017 puis en avril 2019, accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires, dans le cadre de Sommets des « Routes de la soie ».

Syrie : la République tchèque maintient des liens diplomatiques avec le régime de Bachar al-Assad et a maintenu son ambassade à Damas.

Processus de paix au Proche-Orient : la République tchèque, qui a reconnu l’Etat de Palestine en 1988 comme tous les pays de l’ex-bloc de l’Est, fait partie des soutiens les plus fermes d’Israël au sein de l’UE.

Mali
 : la République tchèque envisage d’ouvrir une ambassade à Bamako en 2019, afin d’accompagner les efforts de stabilisation et de sécurisation au Mali, où la République tchèque est déployée dans le cadre de missions de l’Union européenne (EUTM Mali) et des Nations Unies (MINUSMA).

Mise à jour : 16.08.19

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