Présentation de la République dominicaine

DOMINICAINE (RÉPUBLIQUE) {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République dominicaine
Nature du régime : République de type présidentiel
Chef de l’État et/ou du gouvernement : le président Danilo MEDINA SANCHEZ


Données géographiques

Superficie : 48 320 km² (Banque mondiale)
Capitale : Saint-Domingue (agglomération de 3,5 millions d’habitants)
Villes principales : Santiago de los Caballeros, La Romana, San Pedro de Macoris, Puerto Plata.
Langue (s) officielle (s) : espagnol
Monnaie : peso dominicain (DOP), 1 DOP = 0,0177 € (01/11/2018)
Fête nationale : 27 février (1844, indépendance et proclamation de la République à la fin de l’occupation haïtienne)

Données démographiques

Population : 10,76 millions d’habitants (2017, Banque mondiale)
Densité : 223 habitants/km²
Croissance démographique : 1,13 % (2016, Banque mondiale)
Espérance de vie : 74,04 ans (2017, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 93,7 % (2016, Banque mondiale)
Religion (s) : catholiques , protestants
Indice de développement humain : 0,736– 94e rang mondial (2017, PNUD)

Données économiques

PIB : 75,93 Mds US$ (2017, Banque mondiale)
PIB par habitant : 7 052 US$ (2017, Banque mondiale)
Croissance : 4,55 % (2017, Banque mondiale)
Chômage : 5,83% (2017, Banque mondiale)
Inflation : 3,28 % (2017, Banque mondiale)
Solde budgétaire : -0.2 % du PIB (2017, FMI)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : (2017, Banque mondiale)

  • agriculture : 5,67 %
  • industrie : 24,83 %
  • services : 69,5 %

Exportations de la France vers la République dominicaine : 118,5 M€ (DGT, 2018)
Importations françaises depuis la République dominicaine : 143 M€ (DGT, 2018)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/republique-dominicaine

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://do.ambafrance.org/
Communauté française : 3 850 inscrits (31/12/2017)
Communauté dominicaine en France : 6 777 (au 31/12/2017)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Danilo Medina a entamé la dernière année de son deuxième mandat consécutif. Il avait été réélu, dès le 1er tour, le 15 mai 2016 , avec 61,7 % des voix. face à Luis Abinader (Parti révolutionnaire moderne, PRM, social-démocrate) qui avait obtenu 35 % des suffrages. Le PLD dispose d’une forte majorité dans toutes les institutions : 121 des 190 sièges de députés, 28 des 32 sièges au Sénat et 108 mairies sur 158. Le Parti révolutionnaire dominicain (PRD, centre-gauche), jusqu’alors première force d’opposition et qui a décidé de s’allier avec le PLD, est marginalisé, autour de 5 %, soit au même niveau que le Parti réformiste social-chrétien (PRSC, conservateur).

Le PRM, créé en 2014 d’une scission avec le PRD, est devenu le principal parti d’opposition en remportant les mairies du Grand Saint-Domingue, de San Francisco de Macoris et de La Vega.

L’administration Medina concentre son action sur les grands dossiers de politique économique et sociale. Elle s’est particulièrement engagée dans le renforcement du secteur éducatif auquel elle consacre 4 % du PIB, dans la lutte contre l’analphabétisme, ainsi que dans le soutien aux agriculteurs.

Des hausses substantielles de salaires ont été attribuées dans les secteurs de la santé, de la sécurité et de la défense. La croissance économique génère de nombreuses créations d’emplois et le niveau de pauvreté est en recul.

Néanmoins, les développements locaux de l´affaire Odebrecht, qui mettent en cause l’intégrité de hauts fonctionnaires, ont affecté la popularité du pouvoir exécutif. La population s’organise autour de « marches vertes » pour protester contre la corruption endémique dans le pays.

Situation économique

Longtemps centrée sur les exportations agricoles, l’économie dominicaine s’est réorientée vers les zones franches et le tourisme. Avec 6,8 millions de visiteurs en 2017, dont 5,3 millions d’étrangers, la République dominicaine est la première destination touristique des Caraïbes. Ce secteur emploie 330 000 personnes (emplois directs, 2017) et représente 8,4 % du PIB (ce chiffre atteindrait 16 % du PIB si on lui associait les parts d’activités significatives que le tourisme génère dans les secteurs du transport, de la construction et du commerce).

Le pays bénéficie d’importants transferts de fonds de la diaspora (2 millions de Dominicains vivent à l’étranger dont 1,3 million aux États-Unis) qui représentent environ 5,2 Mds US$ en 2016, soit plus de 7 % du PIB. Le montant total des investissements directs étrangers s’est élevé à 3,57 Mds US$ en 2017.

En dépit d’une croissance soutenue, l’économie dominicaine demeure fortement dépendante de l’extérieur, notamment des États-Unis qui absorbent la majeure partie de ses exportations, fournissent la moitié des entrées touristiques ainsi que l’essentiel des transferts de fonds des migrants. La République dominicaine favorise l’ouverture extérieure de son économie grâce, notamment, à l’entrée en vigueur en 2007 de l’accord de libre-échange DR-CAFTA (Dominican Republic–Central American Free Trade Agreement) avec les États-Unis. Membre du CARIFORUM, la République dominicaine est par ailleurs partie à l’accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et cette organisation, signé le 15 octobre 2008.

Le pays est bénéficiaire du Fonds européen de développement pour un montant de 77 M€ dans le cadre du 11e FED (2014-2020).

Politique étrangère

Les priorités de la politique extérieure dominicaine sont centrées sur la scène régionale. La République dominicaine est membre du Système d’intégration centraméricain (SICA), de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) et de l’Organisation des États américains (OEA). Si les États-Unis demeurent un partenaire de premier plan, le pays a également étendu son réseau diplomatique en ouvrant des représentations en Inde, en Égypte, au Qatar, en Russie ou encore en Afrique du Sud. La République dominicaine a mis un terme à ses relations diplomatiques avec Taïwan le 1er mai 2018 alors que le ministre des relations extérieures était en déplacement à Pékin. La République dominicaine est par ailleurs membre observateur de l’Organisation internationale de la francophonie depuis 2010.

Les relations avec Haïti sont au cœur de la politique étrangère de la République dominicaine. Si elle a su mobiliser ses forces pour venir en aide à Haïti après le séisme de janvier 2010 et suite au passage de l’ouragan Matthew fin 2016, les relations entre les deux pays sont rendues complexes par le poids de l’histoire (Haïti a occupé la République dominicaine jusqu’en 1844, le dictateur Trujillo avait ordonné le massacre de plusieurs milliers de travailleurs haïtiens en 1937) et par la présence de plusieurs centaines de milliers de ressortissants haïtiens en situation irrégulière dans la partie orientale de l’île d’Hispaniola.

Par une décision du 26 septembre 2013, la Cour constitutionnelle dominicaine a retiré la nationalité dominicaine aux enfants nés de parents étrangers en situation de « transit » sur le sol de la République dominicaine au moment de leur naissance, avec effet rétroactif jusqu’en 1929 – c’est-à-dire, pour l’essentiel, des personnes d’origine ou d’ascendance haïtienne. Près de 250 000 individus ne parlant pas le créole et n’ayant souvent plus d’attaches avec Haïti sont concernés. Un plan de régularisation et une loi de naturalisation ont été adoptés par le gouvernement en vue de résoudre la situation des personnes affectées par la décision du Tribunal.

Depuis le 1er janvier 2019, la République dominicaine siège au Conseil de sécurité des Nations unies en qualité de membre non permanent.

Mise à jour : 26.06.19

Informations complémentaires