Présentation de la République centrafricaine

Données générales

Présentation du pays

CENTRAFRIQUE {JPEG}

Nom officiel : République centrafricaine
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et/ou du gouvernement :
M. Faustin Archange Touadéra

Données géographiques

Superficie : 623 000 km².
Capitale : Bangui.
Villes principales : Bangui (600 000 hab.), Berbérati, Carnot
Langues officielles : français, sango.
Langues courantes : français, sango.
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro).
Fête nationale : 1er décembre (date de la proclamation de la République en 1958).

Données démographiques

Population : 4,6 millions d’habitants (INED estimation 2018)
Densité : 6,2 hab/km² (INED estimation 2018)
Taux de croissance démographique : 19,8/1000 (INED 2018).
Espérance de vie : 53,5 ans (INED estimation 2018).
Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 56,6 % (UNICEF 2008-12).
Religions : animisme, christianisme, islam.
Indice de développement humain 2016 : 188e sur 189 pays (PNUD – la RCA était 159ème en 2013).

Données économiques

PIB (2016) : 1,95 milliard USD (Banque mondiale)
PIB par habitant (2016) : 382,21 USD (Banque mondiale)
Croissance : -36,7 % en 2013 / 1 % en 2014 / 4,8 % en 2015 / 4,5% en 2016 / 4% en 2017 et 4% projetés en 2018 (FMI avr. 2018)
Chômage (au sens du BIT) : absence de données
Inflation : 6,6 % en 2013 / 11,6 % en 2014 / 4,5% en 2015 / 4,6% en 2016/ 3,8% en 2017 et 3,5% projetés en 2018 (FMI avr. 2018)
Solde budgétaire : - 5,5% du PIB (hors dons) / 0,4% du PIB en incluant les dons (est. 2017, FMI)
Dette publique : 56% du PIB en 2016 et 51,8% du PIB en 2017 (dont 23,1% de dette intérieure)
La dette centrafricaine est considérée à risque de soutenabilité élevé par le FMI.
Balance commerciale : - 295 MUSD (est 2017, FMI)
Principaux clients (2017) : France (20M$), Burundi (10M$), Chine (8M$), Cameroun (6M$) –FMI.
Principaux fournisseurs (2017) : France (65M$), Etats-Unis (47M$), Inde (43M$), Chine (31M$) –FMI.
Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB :

  • Agriculture (vivriers, café, coton, palmier à huile, forêt) : 43% du PIB en 2016
  • Industries extractives (or et diamant) et industries de transformation (boissons, sucre, cigarettes, tôle) : 16% du PIB
  • Services (banques, commerce, hôtellerie, télécommunications) : 41% du PIB

Fiche pays produite par la Direction générale du Trésor :

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/republique-centrafricaine

Présence française

Site internet de l’Ambassade : https://cf.ambafrance.org/
Consulat (s) : Bangui.
Communauté française : 802 ressortissants enregistrés sur place dont 60% de binationaux
Communauté centrafricaine en France : 6.613 ressortissants centrafricains.

Éléments d’actualité

Situation sécuritaire et sécuritaire

Une offensive à partir du Nord-Est de la coalition rebelle « Séléka » (créée en décembre 2012) aboutit à la conclusion de l’accord de Libreville (11 janvier 2013), instaurant une période de transition, menée par un gouvernement d’union nationale. Arguant du non-respect de l’accord par le Président François Bozizé (au pouvoir depuis 2003), la Séléka prend Bangui le 24 mars. Michel Djotodia, leader de la coalition, est proclamé chef de l’Etat de la transition. Son incapacité à enrayer l’engrenage de la violence entre ses éléments armés et le mouvement anti-balaka, qui a émergé en réaction à l’avancée Séléka, aboutit à sa démission le 10 janvier 2014, à l’occasion d’un sommet extraordinaire de la CEEAC organisé à Ndjamena. Le 20 janvier, Catherine Samba-Panza, maire de Bangui, est élue chef de l’Etat de la transition par le Conseil national de transition. Les autorités de la transition ont pour tâche essentielle d’organiser des élections libres et transparentes, qui se déroulent entre décembre 2015 et mars 2016. Elles aboutissent à l’adoption d’une nouvelle constitution qui instaure un régime semi-présidentiel (limitant à deux le nombre de mandats consécutifs, disposition non révisable), avec une décentralisation renforcée, ainsi qu’à l’élection avec 63% des suffrages le 14 février du président Faustin Archange Touadéra et à celle des députés à l’Assemblée nationale. Un nouveau gouvernement resserré, de 23 membres est nommé le 11 avril (un remaniement portant le gouvernement à 34 membres est intervenu le 12 septembre 2017 -la liste figure en annexe). Le Président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, a été destitué de ces fonctions le 26 octobre 2018 (98 voix sur 140). Laurent Ngon Baba a été élu à sa succession avec 122 voix.

Dès avant son investiture, le Président a exprimé clairement la priorité mise sur le désarmement des ex-combattants, le rétablissement de la sécurité et la réconciliation. Les groupes armés restent en effet présents sur une grande partie du territoire, sont à l’origine de nombreuses violences et constituent un obstacle au redéploiement de l’Etat.

L’opération de l’ONU, la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), a été créée en avril 2014 (résolution 2149) par le Conseil de sécurité. Elle a principalement pour mandat la protection des populations et l’appui au processus politique (appui aux efforts de réconciliation, au processus de démobilisation des groupes armés, à la réforme des forces de sécurité, à la lutte contre l’impunité). Lors du renouvellement du mandat de la MINUSCA, intervenu le 15 novembre (adoption à l’unanimité de la résolution 2387), le Conseil de sécurité a soutenu le renforcement des capacités de la mission, notamment par une hausse du plafond de troupes à hauteur de 900h, portant ainsi l’effectif maximal autorisé à 11 650 militaires (le 29 mai la MINUSCA comptait 13 595 personnels en uniforme, dont 11 160 militaires et 2 039 policiers). 75 casques bleus ont perdu la vie en RCA.

La mission européenne de conseil et de formation opérationnelle des forces armées centrafricaines EUTM RCA, déployée en juillet 2016 a pour mandat d’accompagner la restructuration des forces armées.

Situation économique

Enclavée et tributaire de la voie fluviale Oubangui-Congo et des routes vers le Tchad et le Cameroun, la RCA figure parmi les plus pauvres des pays les moins avancés. La crise a fortement affecté l’ensemble des secteurs économiques, notamment en zone rurale, où l’insécurité a désorganisé ou anéanti les activités. L’activité économique reprend lentement, mais le PIB est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant crise. La production vivrière a connu une reprise, mais celles de café, de palmier à huile et de coton ont atteint un niveau dérisoire. L’activité dans l’agroalimentaire, le commerce et le BTP croît, grâce, notamment, à la présence étrangère. La levée partielle de l’embargo sur les diamants et la relance de l’exploitation forestière ouvrent également de nouvelles perspectives.

Les finances publiques se caractérisaient déjà avant la crise par une trésorerie structurellement déficitaire, une capacité d’investissement très faible, une forte dépendance à l’aide budgétaire extérieure et des difficultés à assurer le service de la dette. A partir de mars 2013, l’effondrement des recettes douanières et fiscales du pays a rendu d’autant plus importants les appuis de ses partenaires internationaux. Les recettes budgétaires ont crû sensiblement en 2015, sans permettre au gouvernement de financer le développement. Les dépenses sont globalement maîtrisées. Le FMI a approuvé en 2016 un nouveau programme (3 ans) basé sur le rétablissement progressif de l’économie.

Politique étrangère

La région a joué un rôle positif dans la sortie de crise. La CEEAC a fourni l’essentiel des contingents (Cameroun, Congo, Gabon, RDC, Tchad, Guinée équatoriale) de la MISCA, opération de l’UA déployée en décembre 2013, dont les troupes sont ensuite devenues la colonne vertébrale de la MINUSCA, qui a pris le relai à partir de septembre 2014. La CEEAC a également soutenu le processus de transition, à travers la médiation régionale confiée au Congo. Dès après la prestation de serment du président Touadéra, la RCA a réintégré les instances de l’UA, puis celles de l’OIF dont elle avait été suspendue après la prise du pouvoir par la Séléka en mars 2013. Le 17 juillet 2017, la RCA, l’UA, la CEEAC, la CIRGL et les pays de la région ont signé à Libreville une « feuille de route pour la paix et la réconciliation en RCA » qui fixe un cadre unique pour les discussions avec les groupes armés et la recherche d’un accord politique global.

Aide internationale et besoins financiers : Si des progrès substantiels ont été accomplis depuis quatre ans, la situation en RCA reste fragile et la mobilisation des partenaires est indispensable pour relever les multiples défis auxquels reste confronté le pays : désarmement des groupes armés, réforme des forces de sécurité, retour de l’Etat sur tout le territoire, redressement économique et social, réconciliation nationale. Plus de 2,9 millions de personnes continuent d’avoir besoin d’une aide d’urgence. Parmi elles, 2 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. 573 000 personnes sont réfugiées dans les pays voisins et le pays compte 616 000 déplacés internes.

Un « plan national de relèvement et consolidation de la paix en RCA » (RCPCA) a été préparé par le gouvernement, avec le soutien de l’Union européenne, de l’ONU et du groupe de la Banque mondiale, pour recenser les besoins et servir de base à la conférence des donateurs organisée à Bruxelles le 17 novembre dernier. Celle-ci a été un succès en permettant de réunir un peu plus de 2,28 Mds$ de promesses de dons pour les années 2017 à 2021. La Banque mondiale a annoncé 500 M$ de nouveaux financements, l’UE a annoncé 416 M€, et la Banque africaine de développement (BAD) 400 M$.

Mise à jour : 26.10.18

Informations complémentaires

PLAN DU SITE