Présentation du Qatar

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Présentation du pays

QATAR {JPEG}

Données générales

Nom officiel : Etat du Qatar
Nature du régime : Emirat
Chef de l’Etat : Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani (depuis juin 2013)

Données géographiques

Données géographiques :
Superficie : 11.571 km2
Capitale : Doha
Villes principales : Al Wakrah, Al Khor, Al Rayyan, Mesaied, Umm Salal.
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, anglais, ourdou
Monnaie : riyal qatarien
Fête nationale : 18 décembre

Données démographiques

(Sources : Banque mondiale, PNUD)
Population : 2,9 millions d’habitants (2021)
Qatariens : environ 330 000 (2019)
Croissance démographique : 1,7% (2021)
Densité : 227,3 hab/km²
Espérance de vie : 80 ans (2020)
Taux d’alphabétisation : 97,8 % (2017)
Religions : musulmans, chrétiens, hindouistes, bouddhistes
Indice de développement humain : 0,6 (2020)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Ancien protectorat anglais, l’Emir Cheikh Abdallah bin Jassem Al Thani a proclamé l’indépendance du Qatar le 1er septembre 1971.

Depuis son accession au pouvoir en juin 2013, l’Emir Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, poursuit le processus de transformation économique et sociétale profond engagé par son père, l’Emir Hamad (1995-2013), dans un pays qui a bâti sa prospérité sur ses exportations gazières et où la population est composée à près de 90% d’étrangers. Partisan résolu de l’ouverture, l’Emir reste soucieux néanmoins de concilier le développement du pays et le respect des traditions. Cette stratégie a été formalisée dans la « Vision Nationale 2030 », document de référence de l’action gouvernementale qui vise à faire du Qatar un « smart country » à cette échéance.

Depuis 1999, le Conseil municipal central, organe consultatif, est élu au suffrage universel tous les quatre ans. Les dernières élections ont eu lieu le 16 avril 2019, avec le renouvellement des 29 conseillers, dont cinq femmes. Par ailleurs, régulièrement repoussées depuis 2007, le Qatar a conduit ses premières élections du Conseil consultatif (Majlis al Choura), le 2 octobre 2021. Avec un taux de participation de 63,5% de la population, ces premières élections d’ampleur nationale visaient à élire 30 des 45 membres du conseil de la Choura, les 15 membres restants étant nommés par l’Emir. Le Qatar est par ailleurs le pays arabe possédant le taux d’emploi des femmes le plus élevé (taux supérieur à 50% ; environ 35% pour les seules qatariennes).  

Politique étrangère

La politique étrangère du Qatar a été marquée, ces dernières années, par la crise entre le Qatar et trois de ses voisins (Arabie saoudite, Bahreïn et Émirats arabes unis) ainsi que l’Égypte, qui ont imposé au Qatar un embargo entre 2017 et 2021. Cette crise régionale a été le résultat des tensions croissantes liées à la politique étrangère indépendante de Doha. Le sommet des chefs d’État du Conseil de Coopération des Etats Arabes du Golfe (CCEAG), le 5 janvier 2021, à al Ula, a toutefois acté la fin de l’embargo sur le Qatar, la réouverture des frontières et le rétablissement des relations diplomatiques entre le Qatar et l’ensemble de ses voisins. Le degré de reprise des échanges diplomatiques est toutefois variable entre les différents pays.

Le Qatar poursuit les fondamentaux de sa politique étrangère en renforçant ses alliances traditionnelles et en cherchant à développer de nouveaux partenariats. À cet égard, les États-Unis et le Qatar entretiennent une relation bilatérale étroite, marquée par leur collaboration dans le domaine de la défense et de la sécurité. Le Qatar accueille la plus grande base militaire américaine au monde, al Udeid, comprenant le centre de coordination des frappes contre Daech en Irak et en Syrie. Par ailleurs, en 2022, les États-Unis ont officiellement accordé au Qatar le statut d’ « allié majeur hors-OTAN ».

Soucieux de jouer un rôle constructif et de répondre aux préoccupations de ses partenaires, le Qatar s’engage dans plusieurs dossiers de médiation (Afghanistan, Syrie, Tchad, Palestine, …). Plus particulièrement, son engagement dans le dossier afghan, sur le plan politique (accueil d’un bureau Taliban en 2013 à Doha, accord entre les Américains et les Talibans du 29 février 2020, accueil des discussions actuelles de la communauté internationale avec les Talibans entre 2020 et 2021, …) et à travers sa contribution majeure aux opérations d’évacuation intervenues depuis la chute de Kaboul (via Doha depuis la mi-août 2021), a fait du Qatar un interlocuteur de premier plan pour de très nombreux pays. Cette posture a également été renforcée dans le contexte de la guerre en Ukraine et de ses conséquences sur le volet de la sécurité énergétique alors que le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié.

Enfin, le Qatar continue de développer une ambitieuse politique sportive qui participe à sa modernisation (infrastructures) et accroît son rayonnement international. Le pays a construit sa visibilité sportive mondiale par l’organisation de compétitions internationales (Jeux Asiatiques de 2006, Jeux panarabes 2011 et la Coupe d’Asie des nations de football 2011, championnats du monde de handball en 2015, Mondiaux d’athlétisme en 2019), et par des investissements constants dans l’économie du sport sur son territoire ou à l’extérieur, comme l’illustre l’achat du club Paris Saint-Germain en 2011. Cet axe majeur de la politique de l’émirat culmine avec l’accueil de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar (20 novembre – 18 décembre).

Situation économique

Le Qatar est un pays riche (avec le 4ème PIB / habitant du monde en parité de pouvoir d’achat pour 2020) et dont l’économie dépend fortement des hydrocarbures. En effet, le Qatar est le 2e producteur d’hydrocarbures de la péninsule arabique en tonnes équivalent pétrole. Plus particulièrement, l’émirat dispose des 3e réserves mondiales de gaz naturel, principalement localisées sur le champ offshore North Field. Il est le 5e producteur de gaz naturel et le 2e exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL).

Toutefois, le Qatar a fait de la diversification de son économie l’une de ses priorités avec la stratégie « Vision Nationale 2030 ». Dans la perspective de la transition post-hydrocarbure à moyen-terme, le Qatar investit largement à cet effet dans les nouvelles technologies et l’économie de la connaissance.
Durant le blocus (entre 2017 et 2021), les autorités qatariennes se sont efforcées de préserver au mieux la population des effets négatifs de l’embargo en mettant en place des routes commerciales de contournement et en dénonçant l’impact sur les citoyens qatariens (liberté de circulation, accès à l’éducation, regroupement familial). Le pays est parvenu à diversifier ses voies d’approvisionnement et à contenir l’inflation, malgré un creusement temporaire du déficit commercial. Le Qatar bénéficie désormais de la reprise économique post-Covid et enregistre un fort excédent commercial et budgétaire grâce à la remontée des cours des hydrocarbures. L’excédent commercial a ainsi doublé et a atteint 59,2 milliards de dollars en 2021.

Mise à jour : 05.10.22

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