Présentation du Qatar

Données générales

QATAR {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : Etat du Qatar
Nature du régime : Emirat
Chef de l’Etat : Cheikh Tamim bin Hamad AL THANI (depuis juin 2013)

Données géographiques

Superficie : 11.571 km2
Capitale : Doha
Villes principales : Al Wakrah, Al Khor, Al Rayyan, Mesaied, Umm Salal.
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, anglais, ourdou
Monnaie : riyal qatarien
Fête nationale : 18 décembre

Données démographiques
(sources : Banque mondiale, PNUD)

Population : 2,7 millions d’habitants (2018)
Croissance démographique : 2.7% (2017)
Densité : 227.3 hab/km²
Espérance de vie : 78,3 ans (2017)
Taux d’alphabétisation : 97,8 % (2017)
Religions : musulmans, chrétiens, hindouistes, bouddhistes.
Indice de développement humain : 0,856 - 33ème rang (2017)

Données économiques
(sources : FMI, DGT, BM)

PIB : 166,3 milliards de dollars (2017)
PIB par habitant : 61 025 dollars (2018)
Taux de croissance : 2.8% (estimations 2018) / 3.1% (prévisions 2019)
Taux de chômage : 0,4% (2017)
Taux d’inflation : 3.7% (estimations 2018) / 3.5% (prévisions 2019)
Principaux clients : Japon, Corée du Sud, Inde, Chine, Singapour, Emirats arabes unis.
Principaux fournisseurs : Chine, Etats-Unis, Emirats arabes unis, Allemagne, Japon.

Exportations de la France vers le Qatar (2017) : 2 milliards d’euros.
Importations françaises en provenance du Qatar (2017) : 680 millions d’euros

Le site du ministère de l’économie et des finances (http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/qatar) propose des données statistiques supplémentaires.

Présence française

Site internet de l’ambassade : http://www.ambafrance-qa.org
Section consulaire au sein de l’ambassade
Communauté française : plus de 5.000 Français expatriés

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis son accession au pouvoir en juin 2013, l’Emir Tamim bin Hamad Al Thani, poursuit le processus progressif de transformation économique et sociétale profonde, engagé par son père l’Emir Hamad, en partisan résolu de l’ouverture – mais soucieux néanmoins de concilier développement du pays et respect des traditions.

Depuis 1999, le Conseil municipal central, organe consultatif, est élu au suffrage universel tous les quatre ans. Lors des cinquièmes élections, le 13 mai 2015, deux femmes ont été élues sur 29 conseillers. Les prochaines élections ont été annoncées pour 2019. Le Qatar est par ailleurs le pays arabe possédant le taux d’emploi des femmes le plus élevé (taux supérieur à 50%, et envi-ron 35% pour les seules qatariennes).

Le pays a été épargné par la vague de contestation des « printemps arabes ». Les seules protesta-tions, postées sur les réseaux sociaux, ont émané d’éléments extérieurs au Qatar. Elles épinglaient davantage la marche forcée vers l’ouverture et la modernisation du pays (proportion d’étrangers dans la population, promotion du rôle des femmes, accueil de la coupe du monde de football en 2022) que les insuffisances du système en vigueur.

La grande vulnérabilité de l’émirat réside toutefois dans la faiblesse numérique de ses ressortis-sants, qui freine les ambitions d’un pays obligé de recourir massivement à la main d’œuvre exté-rieure. Le Qatar fait régulièrement l’objet de vives critiques dans la presse internationale à propos des conditions de vie et de travail de ses travailleurs immigrés, notamment sur les chantiers de construction liés à la Coupe du monde de football. L’émir a signé, le 27 octobre 2015, la loi n°21 – 2015 portant réforme du système de "sponsorship" (ou kafala), décrié par les ONG pour les atteintes aux droits de l’Homme qu’il impliquait. Un bureau de l’OIT a été ouvert en avril 2018 dans le cadre de l’accord de coopération technique signé en novembre 2017, pour une durée de trois ans. Un salaire minimum a également été instauré en 2018.

Situation économique

Depuis le 5 juin 2017, l’économie qatarienne subit le blocus imposé par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte (fermeture de leurs frontières terrestres et maritimes, interdiction de survol faites aux compagnies aériennes qatariennes et restrictions imposées aux déplacements des personnes). Les autorités qatariennes se sont efforcées de préserver au mieux la population des effets négatifs de ces mesures en mettant en place des routes commerciales de contournement et en dénonçant l’impact sur les citoyens qatariens (liberté de circulation, accès à l’éducation, regroupement familial). Le pays est parvenu à diversifier ses voies d’approvisionnement et à contenir l’inflation, malgré un creusement du déficit commercial.

La croissance de l’Emirat a été de 2.8% en 2018 (contre 1.6% en 2017). Elle devrait rebondir en 2018-2019 selon les prévisions du FMI (3.1%).

A ce jour, le Qatar détient les 3èmes réserves mondiales de gaz conventionnel (13,1% des réserves mondiales) derrière l’Iran (18,2%) et la Russie (17,3%). Le Qatar est également le pre-mier producteur (76,4 MT/an soit 31% de la production mondiale) et le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (32% de part de marché avec 77.5 Mt en 2017).

Politique étrangère

Lors des printemps arabes, le Qatar a fait le choix de soutenir les aspirations « des peuples ». Cette diplomatie d’engagement a alimenté des tensions avec les voisins du Golfe qui ont craint des effets déstabilisants pour leur régime. Dès son accession au pouvoir en juin 2013, Cheikh Tamim Al Thani a choisi de recentrer l’action publique sur les défis intérieurs et cherché à atténuer ces tensions. La diplomatie qatarienne évolue alors vers des positionnements plus consensuels - voire vers le retrait de certains dossiers.

Sur la question yéménite, le Qatar a en effet été exclu de la Coalition militaire au Yémen suite au déclenchement de la crise du CCEAG. Depuis le Qatar reste discret sur ce dossier tout en maintenant une aide humanitaire importante.

La politique étrangère du Qatar est aujourd’hui principalement conditionnée par la poursuite de la crise dans le Golfe depuis le 5 juin 2017, entre le Qatar et trois de ses voisins (Arabie saoudite, Bahreïn et Emirats arabes unis) ainsi que l’Egypte. Ces derniers reprochent notamment au Qatar sa relation avec l’Iran, la présence militaire turque dans le pays, la ligne éditoriale d’Al Jazeera accusée d’interférences dans leurs affaires intérieures ou encore son soutien supposé au terrorisme.
S’agissant de la lutte contre le terrorisme, le Qatar accueille la base d’Al Udeid où stationnent 10 000 personnels militaires américains et d’où sont coordonnées les frappes contre Daech en Irak et en Syrie. Le Qatar et la France ont signé le 7 décembre 2017 une déclaration d’intention et une feuille de route visant à renforcer la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et son financement.

Le Qatar entretient une diplomatie de bon voisinage avec l’Iran, pays avec lequel il partage le plus grand gisement gazier de la planète (North Field/South Pars). A la suite des tensions entre Riyad et Téhéran après l’exécution du dignitaire religieux saoudien chiite Nimr baqr al-Nimr le 2 janvier 2016, le Qatar avait rappelé son ambassadeur en Iran en signe de solidarité avec l’Arabie saoudite. Mais Doha a rétabli ses relations diplomatiques avec la République islamique le 24 août 2017.

Le Qatar entretient une relation de proximité avec la Turquie d’Erdogan. L’émir Tamim a choisi Ankara pour son premier déplacement à l’étranger après le déclenchement de la crise qui l’oppose à ses voisins, le 14 septembre 2017. En août 2018, le Qatar a promis à la Turquie 15 milliards de dollars d’investissements. La Turquie dispose depuis 2015 d’une base militaire au Qatar (base d’Incirlik).

Mise à jour : 29.03.19

Informations complémentaires

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