Présentation du Qatar

Présentation

Données générales

qatar

Présentation du pays

Nom officiel : Etat du Qatar
Nature du régime : Emirat
Chef de l’Etat : Cheikh Tamim bin Hamad AL THANI

Données géographiques

Superficie : 11.571 km2
Capitale : Doha
Villes principales : Al Wakrah, Al Khor, Al Rayyan, Mesaied, Umm Salal.
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, anglais, ourdou
Monnaie : riyal qatarien
Fête nationale : 18 décembre

Données démographiques
(sources : Banque mondiale, PNUD)

Population : 2,3 millions d’habitants ( 2015)
Densité : 192 hab/km²
Croissance démographique : 3,1 % ( 2015)
Espérance de vie : 79 ans ( 2015)
Taux d’alphabétisation : 97,3 % (2015)
Religions : musulmans, chrétiens, hindouistes, bouddhistes.
Indice de développement humain : 0,851 - 31ème (IDH 2013, publié en juillet 2014)

Données économiques
(sources : FMI, DGT, BM)

PIB : 152,5 milliards de dollars
PIB par habitant : 68 940 dollars
Taux de croissance : 2,6%
Taux de chômage : 0,4%
Taux d’inflation : 2,7%
Principaux clients : Japon, Corée du Sud, Inde, Chine, Singapour, Emirats arabes unis.
Principaux fournisseurs : Chine, Etats-Unis, Emirats Arabes Unis, Allemagne, Japon.

Exportations de la France vers le Qatar (2016) : 1,8 milliard d’euros.
Importations françaises en provenance du Qatar (2016) : 226 millions d’euros

Le site du ministère de l’économie et des finances (http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/qatar) propose des données statistiques supplémentaires.

Présence française

Site internet de l’ambassade : http://www.ambafrance-qa.org
Section consulaire au sein de l’ambassade
Communauté française : plus de 4.000 Français résidents

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Avec l’arrivée de Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani au pouvoir en 1995, l’émirat s’est engagé dans un processus progressif d’ouverture politique. La censure sur la presse écrite et audiovisuelle a été levée en 1995, et la constitution, adoptée en avril 2003, est entrée en vigueur en 2005. La première femme à accéder à une fonction ministérielle l’a été en 2003. Depuis 1999, le conseil municipal central, organe consultatif, est élu au suffrage universel tous les quatre ans. Lors des cinquièmes élections, le 13 mai 2015, deux femmes ont été élues sur 29 conseillers. La publication annoncée d’une nouvelle loi sur la presse, plus restricitve, marque toutefois le pas.

Le pays a été très largement épargné par la contestation du printemps 2011. Les seules protestations, postées sur les réseaux sociaux, ont émané d’éléments extérieurs au Qatar. Elles épinglaient davantage la marche forcée vers l’ouverture et la modernisation du pays (proportion d’étrangers, promotion du rôle des femmes, accueil de la Coupe du monde de football en 2022) que les insuffisances du système en vigueur.

La grande vulnérabilité de l’émirat réside toutefois dans la faiblesse numérique de ses ressortissants, qui freine les ambitions d’un pays obligé de recourir massivement à la main d’œuvre extérieure. Le Qatar fait régulièrement l’objet de vives critiques dans la presse internationale à propos des conditions de vie et de travail de ses travailleurs immigrés, notamment sur les chantiers de construction liés à la Coupe du monde de football. L’Emir a signé, le 27 octobre 2015, la loi n°21 – 2015 portant réforme du système de "sponsorship" (ou kafala), décrié par les ONG pour les atteintes aux droits de l’Homme qu’il impliquait.

Situation économique

Au plan économique, la croissance du Qatar (2,6% de croissance du PIB en 2016) est tirée par le secteur des hydrocarbures. A ce jour, le Qatar détient les 3èmes réserves mondiales de gaz conventionnel (13,1% des réserves mondiales) derrière l’Iran (18,2%), pays avec lequel le Qatar partage le champ gazier offshore de North Field, et la Russie (17,3%). Le Qatar est également le premier producteur (76,4 MT/an soit 31% de la production mondiale) et le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (32% de part de marché).

Depuis le 5 juin, l’économie qatarienne subit le blocus imposé par ses voisins (fermeture de leurs frontières terrestres et maritimes, interdiction de survol aux compagnies aériennes qatariennes et restrictions aux déplacements des personnes) mais reste peu affectée - le pays étant parvenu à diversifier ses voies d’approvisionnement et contenir l’inflation.

Politique étrangère

Le printemps arabe a marqué une nouvelle étape dans la stratégie d’affirmation régionale poursuivie par le Qatar. Le choix fait par Doha de soutenir les mouvements issus de l’islam politique (notamment les Frères musulmans) ainsi que sa proximité avec l’Iran sont au cœur de la crise ouverte le 5 juin 2017 entre le Qatar d’une part, et l’Egypte, l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis de l’autre. Cette crise s’est notamment traduite par une rupture des relations diplomatiques et une interruption des liaisons aériennes et terrestres.

Le Qatar entretient une diplomatie de bon voisinage avec l’Iran, pays avec lequel il partage le plus grand gisement gazier de la planète. A la suite aux tensions entre Riyad et Téhéran après l’exécution du dignitaire religieux saoudien chiite Nimr baqr al-Nimr le 2 janvier 2016, le Qatar avait rappelé son ambassadeur en Iran en signe de solidarité avec l’Arabie saoudite. Doha a toutefois rétabli ses relations diplomatiques depuis le 24 août dernier.

Le Qatar est membre de la coalition internationale contre Daech et un soutien de la première heure à l’opposition syrienne. Il se distingue de ses voisins du conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCEAG) par son soutien direct à des groupes armés et politiques liés ou proches des Frères musulmans. L’émirat est accusé de soutenir le groupe Ahrar al-Sham.

A la suite de la crise opposant Doha à certains de ses voisins arabes (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis et Egypte), le Qatar a été exclu de la coalition militaire arabe opérant au Yémen sous commandement saoudien
. Le 5 juin, le Yémen a également rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar, qu’il accuse de financer les milices houthies.

Le Qatar entretient une relation très proche avec la Turquie d’Erdogan. Les deux pays partagent les mêmes vues sur tous les dossiers régionaux et souhaitent accroître les échanges bilatéraux et les investissements croisés. Cette relation s’est encore renforcée à la faveur de la crise ouverte le 5 juin dernier, entre Doha et ses voisins : l’émir Tamim s’est rendu à Ankara le 14 septembre, choisissant la Turquie pour son premier déplacement à l’étranger depuis le début de la crise (et avant l’Allemagne et la France, le 15 septembre).

Mise à jour : 06.10.17

Informations complémentaires

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