Présentation de la Pologne

Partager

Présentation du pays

Données générales

POLOGNE {JPEG}

Nom officiel : République de Pologne (Rzeczpospolita Polska)
Nature du régime : République parlementaire (IIIe République, depuis 1989)
Président de la République : M. Andrzej Duda
Premier ministre : M. Mateusz Morawiecki

Données géographiques

Superficie : 306 190 km2 (soit 0,57 fois la France métropolitaine)
Capitale : Varsovie (1,7 million d’hab.)
Villes principales : Cracovie (765 320 hab.), Łódź (698 688 hab.), Wrocław (637 075 hab.)
Langue (s) officielle (s) : polonais
Monnaie : złoty (1 € = 4,2 PLN)
Fêtes nationales : 3 mai (fête de la Constitution de 1791), 11 novembre (fête de l’indépendance)

Données démographiques

Population (au 1er janvier 2019) : 38,4 M hab
Densité (2019) : 123,6 hab./km2
Croissance démographique (mai 2019) : -0,6 %
Espérance de vie (2018) : 77,8 ans (73,8 ans pour les hommes ; 81,7 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation (2018) : 99,8%
Religion : pas de religion officielle - catholique (93%), orthodoxe (0,7%), protestante (0,2%)
Indice de développement humain (2017) : 0,865 (34e)

Données économiques

PIB (en prix courants, 2018) : 496,36 Mds€
PIB par habitant (prix courant, 2018) : 12 900 €
Croissance (2018) : 5,1 %
Chômage (2018) : 3,9 %
Inflation (2018) : 1,2 %
Salaire moyen brut mensuel (2018) : 4852 PLN (1130 euros)
Salaire minimum brut mensuel (2019) : 2250 PLN (525 euros)
Dette publique brute (2018) : 229 134,8 Mds€ (48,9% du PIB)
Déficit public (2018) : - 858,7 M€ (-0,2% du PIB)
Principaux clients (2018) : Allemagne (28,2%), République tchèque (6,4%), Royaume-Uni (6,2%)
Principaux fournisseurs (2018) : Allemagne (22,6%), Chine (11,6%), Russie (7,1%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2018) :

Présence française

Ambassade de France en Pologne :
Consulat général de France à Cracovie :
Communauté française : 6036 inscrits en 2016
Communauté polonaise en France : environ 1 million de personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le parti conservateur, social et souverainiste « Droit et justice » (PiS) détient, depuis les élections parlementaires du 13 octobre 2019, la majorité absolue à la Diète (235 sièges sur 460) mais plus au Sénat, où il dispose désormais de 48 sénateurs sur 100 (contre 61 au cours de la précédente législature 2015-2019). Cinq groupes parlementaires siègent à la Diète : outre le PiS, la Coalition civique (anciennement Plateforme civique) détient 134 sièges, la gauche 49, le parti agrarien 30 et le parti d’extrême droite 11. . Le PiS a mis en œuvre depuis son arrivée un programme social d’envergure : instauration d’allocations familiales mensuelles (programme 500+) à partir du 2e enfant et depuis juillet 2019 à partir du 1er enfant, réduction de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes, augmentation du salaire minimum, etc.

Le gouvernement a mis en œuvre plusieurs réformes d’ampleur de l’institution judiciaire : Tribunal Constitutionnel (2016), Tribunaux ordinaires (2017), Conseil national de la magistrature (KRS, 2017) et Cour suprême (2017 et 2018) et une nouvelle loi durcissant le régime disciplinaire des magistrats a été adoptée en janvier 2020. Le ministre de la Justice cumule depuis 2016 cette fonction avec celle de procureur général, cas unique en Europe. La Commission européenne a déclenché le 20 décembre 2017 la procédure prévue à l’article 7 TUE, qui donne au Conseil la possibilité de constater l’existence d’un risque clair de violation grave de l’Etat de droit dans un Etat membre, et lancé plusieurs recours en manquement contre la Pologne. La Commission de Venise du Conseil de l’Europe a exprimé dans plusieurs avis sa préoccupation sur l’effet cumulé des mesures prises depuis 2016 sur l’indépendance de la justice et invité les autorités polonaises à y remédier. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a déclenché le 28 janvier 2020 une procédure de suivi attentif de la situation de l’Etat de droit en Pologne.

Les élections régionales et municipales de l’automne 2018 ont conforté les positions électorales du parti Droit et Justice (campagnes et régions à l’est du pays) comme de l’opposition (grandes villes et régions à l’ouest du pays). Les prochaines élections nationales se tiendront en mai 2020 (présidentielles).

Situation économique

La Pologne a été, depuis son adhésion à l’UE en 2004, l’une des économies les plus dynamiques d’Europe centrale et orientale. Ce dynamisme s’est maintenu en dépit de la crise économique et financière, faisant de la Pologne la seule économie européenne à afficher une croissance positive au plus fort de la crise en 2009 (+1,7%). Malgré un ralentissement au début des années 2010, un redémarrage de l’activité, amorcé en 2014, s’est confirmé en 2018 avec une croissance de 5,1% (après 4,6% en 2017). Ce dynamisme s’explique par la bonne tenue de la demande interne (grâce notamment à un vaste chantier de relance de l’investissement pour la période 2013-2020) et par la contribution de la composante externe, avec la reprise de la demande européenne en Pologne. Dans ce contexte, le taux de chômage s’est infléchi depuis 2016, il était de 5% en 2017 (selon le BIT) et s’est établi à 3,9% de la population active en 2018.

Politique européenne


Présence dans les institutions européennes
 : M. Donald Tusk, premier ministre polonais de 2007 à 2014, était président du Conseil européen de 2014 à 2019. Le commissaire polonais au sein de la Commission européenne d’Ursula von der Leyen est M. Janusz Wojciechowski, il est chargé de l’agriculture. La Pologne dispose de 52 députés au Parlement européen. Elle accueille le Collège d’Europe à Natolin ainsi que le siège de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex).

Avenir de l’Union européenne : La Pologne souhaite une réforme des traités dans un sens plus intergouvernemental et estime qu’une Union à plusieurs vitesses conduirait à un affaiblissement, voire à l’éclatement de l’UE.


Europe de la Défense/PSDC
 : La Pologne a annoncé, le 29 mars 2017, le retrait de son contingent du Corps européen (réduction de 120 à 2 personnels dans le cadre du passage à un statut de membre associé, d’ici à trois ans). Elle a cependant rejoint l’initiative de coopération structurée permanente en matière de défense et contribue à plusieurs missions de la PSDC (notamment Eulex Kosovo).

Migrations : A la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, la Pologne a annoncé qu’elle ne mettrait pas en œuvre les programmes de réinstallation et de relocalisation de juillet et septembre 2015.

Fonds structurels  : La Pologne est le premier Etat membre bénéficiaire en volume des fonds européens pour la période 2014-2020. Les deux plus gros postes d’affectation des fonds européens sont la politique de cohésion (72,8 Mds€ pour le cadre financier 2014-2020) et la politique agricole commune (28 Mds€ en 2014-2020).


Travailleurs détachés et paquet mobilité
 : Premier pourvoyeur de travailleurs détachés en Europe, la Pologne a voté contre la révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs (avec la Hongrie, la Lettonie et la Lituanie) lors du Conseil EPSCO du 23 octobre 2017, puis contre le projet de compromis sur le paquet mobilité au Conseil TTE du 3 décembre 2018.

Climat  : la Pologne, qui a ratifié l’Accord de Paris sur le climat le 7 octobre 2016, a souscrit à l’objectif de neutralité carbone pour l’Union européenne en 2050 lors du Conseil européen du 12 décembre 2019, tout en précisant ne pas pouvoir s’engager à ce stade à mettre en œuvre cet objectif en ce qui la concerne.

Groupe de Visegrád  : La Pologne est membre, avec la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie, du groupe de Visegrád (V4), enceinte de concertation informelle au sein de l’Union européenne. Elle assurera la présidence du V4 entre juillet 2020 et juillet 2021.

Politique étrangère

L’ancrage transatlantique : Les gages de sécurité apportés par l’OTAN et les Etats-Unis restent la priorité pour la Pologne (notamment dans le contexte de la crise russo-ukrainienne), qui s’efforce de faire progresser sa coopération bilatérale avec les Etats-Unis sur la base de la déclaration de coopération stratégique polono-américaine du 20 août 2008.

Le Sommet de l’OTAN de Varsovie, en juillet 2016, a permis d’adopter la mise en place d’une nouvelle présence avancée rehaussée (enhanced forward presence ; eFP). L’eFP comprend la mise en place de quatre bataillons dans les Etats baltes et en Pologne (un par pays). Depuis avril 2017, les Etats-Unis sont nation-cadre du bataillon déployé en Pologne (environ 5.500 soldats présents en moyenne sur une base rotationnelle en 2019). La Pologne a porté son effort de défense à 2% du PIB en 2016.

La Pologne aux Nations unies : La Pologne a rejoint les Nations unies depuis 1945. Elle est l’un des membres du groupe « Europe Orientale » avec la Russie. La Pologne a déjà siégé six fois au Conseil de sécurité en tant que membre non-permanent (1946-47, 1960, 1970-71, 1982-83, 1996-97, 2018-19).

Mise à jour : 31.01.20

Informations complémentaires