Présentation du Pérou

Présentation du pays

PÉROU {JPEG}

Données générales

Le site de l’ambassade de France au Pérou : https://pe.ambafrance.org/

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Pérou, Ministère de l’Economie et des Finances, PNUD, FMI, Banque mondiale.

Nom officiel : République du Pérou
Chef d’État : M. Martín Alberto Vizcarra Cornejo (depuis le 23 mars 2018)

Données géographiques

Superficie : 1 285 220 km²
Population : 32 millions (estimation 2018), dont 28 % de moins de 15 ans ; 6 % de plus de 65 ans
Capitale : Lima (8,57 millions d’habitants - 2017)
Régions principales hors Lima (estimations 2017) : Piura (1,85 million), La Libertad (1,77), Arequipa (1,38), Cajamarca (1,34), Junín (1,24), Cuzco (1,2), Lambayeque (1,19), Puno (1,17), Áncash (1,08), Callao (0,9).
Villes principales hors Lima (estimations 2017) : Arequipa (1 million), Trujillo (919 000), Chiclayo (552 000), Piura (473 000), Huancayo (456 000), Cuzco (428 000), Chimbote (381 000), Iquitos (377 000), Pucallpa (326 000), Tacna (286 000), Ica (282 000).
Langue officielle : espagnol. Le quechua, l’aymara et les langues amazoniennes sont également pratiqués.
Monnaie : Nouveau Sol péruvien (PEN) - 1 PEN = 0,263 EUR au 01/06/18 (taux de chancellerie)
Fête nationale : 28 juillet (indépendance, le 28 juillet 1821)

Données démographiques

Taux de croissance démographique : 1,2 % par an (2017)
Espérance de vie (2016) : 74,9 ans. Mortalité infantile : 19 pour 1000
Taux d’alphabétisation (personnes âgées de plus de 15 ans) : 97 % (hommes), 91 % (femmes)
Religion (s) : catholiques (estimé à 85 %), évangéliques (estimé à 15 %).
Indice de développement humain (classement ONU - 2017) : 0,75 (89e rang sur 188)
Coefficient de GINI : 0,35 (2017)

Données économiques

PIB 2017 : 211,3 Mds USD (FMI)
PIB brut par habitant : 6 572 USD (2017, Banque Mondiale)
Taux de croissance (2018) : 3,8 %
Taux de chômage : 4,5 % en 2018 (OIT) mais emploi informel important
Taux d’inflation 2018 : 2,5 %
Solde budgétaire 2018 : - 2,2 % du PIB
Dette publique 2018 (FMI) : 26,4 % du PIB
Balance commerciale 2017 : + 4,5 Md$

Principaux clients : Chine (17 %), États-Unis (13,3 %), Suisse (11,2 %)
Principaux fournisseurs : États-Unis (18,7 %), Chine (18,4 %), Brésil (6,1 %)

Exportations de la France vers le Pérou : 241 M€ (DGT, 2017)
Importations françaises du Pérou : 459 M€ (DGT, 2017)

Site du Service économique de Lima

Présence française

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade de France à Lima, consulats honoraires à Arequipa, Cuzco et Piura.
Communauté française au Pérou : 3 888 inscrits (88 % à Lima).
Communauté péruvienne en France : estimée à 10 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Institutions

Régime présidentiel (Constitution de 1993).
Pouvoir exécutif : le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Il ne peut pas prétendre à un deuxième mandat consécutif. Le Président nomme les membres du gouvernement.
Pouvoir législatif : Congrès monocaméral de 130 membres élus pour 5 ans au scrutin de liste à la proportionnelle, non rééligibles pour un second mandat consécutif depuis la réforme constitutionnelle (2018). Le Congrès ne peut être dissout par le président de la République qu’une seule fois par mandat présidentiel.
Pouvoir judiciaire : Cour suprême (un président et 18 juges).

Prochaines élections : des élections régionales et municipales ont eu lieu le 7 octobre 2018 (2e tour le 9 décembre). Élections générales (présidentielle et législatives) prévues en avril 2021.

Partis politiques
  • Parti « Fuerza Popular » (droite populaire), présidé par Keiko Fujimori (fille de l’ancien président Alberto Fujimori). Majoritaire au Congrès après les élections parlementaires d’avril 2016 (73 sièges sur 130 originellement), le groupe s’est divisé avec la dissidence de Kenji Fujimori, puis après le placement de Keiko Fujimori, en prison préventive depuis le 1er novembre 2018. Après de nombreuses défections, le groupe perd la majorité au Congrès (55 sièges sur 130). Le parti de Kenji Fujimori, Cambio 21, réunit 9 membres.
  • Partis « Peruanos por el Kambio » / « Contigo » (centre-droit) de l’ex-président Pedro Pablo Kuczynski ; 11 sièges au Congrès. Ce dernier a démissionné de la présidence du parti en février 2019. Initialement proche du président Vizcarra, le groupe envisage désormais de passer dans l’opposition, si le président n’applique pas son programme de gouvernement. En mars 2019, le parti change de nom pour « Contigo ».
  • « Frente Amplio », coalition de divers partis de gauche et organisations de la société civile. Son leader et porte-parole au Congrès est Marco Arana, fondateur et militant du mouvement Tierra y Libertad. 9 sièges au Congrès depuis la scission du groupe et la création de « Nuevo Peru ».
  • « Nuevo Peru », parti de gauche né d’une scission du Frente Amplio. La dirigeante franco-péruvienne est Verónika Mendoza (19 % au 1er tour de l’élection présidentielle en avril 2016) ; 10 sièges au Congrès.
  • Parti « Alianza para el Progreso » (centre-droit) présidé par l’ancien maire de Trujillo et ancien gouverneur régional de La Libertad, César Acuña ; 9 sièges au Congrès.
  • Parti Apriste péruvien (APRA : Alliance populaire révolutionnaire américaine), centre droit ; 5 sièges au Congrès (l’ex-président Alan Garcia dirigeait ce parti), le parti soutient fréquemment les positions de « Fuerza Popular ».
  • Parti nationaliste péruvien (PNP) (centre-gauche) : ce parti qui avait permis l’élection d’Ollanta Humala en 2011, n’a plus de représentation parlementaire depuis son retrait des listes de candidats aux élections générales d’avril et juin 2016 (sa présidente était Nadine Heredia, épouse de l’ex-président Humala).
Situation politique

Pedro Pablo Kuczynski a été élu le 5 juin 2016 président de la République du Pérou à l’issue d’un scrutin particulièrement serré : 50,12 % des suffrages contre 49,88 %, soit 42 597 voix d’écart avec son adversaire Keiko Fujimori. Cette élection a été marquée par un fort taux d’abstention (20 %), bien que le vote soit obligatoire au Pérou.

Pedro Pablo Kuczynski ne disposait que de 18 sièges au Congrès, au travers du parti « Peruanos por el Kambio », et a dû composer avec le parti de Keiko Fujimori, « Fuerza Popular », majoritaire au Congrès à l’issue des élections d’avril 2016. La situation politique interne est devenue plus instable dans le contexte des révélations liées au scandale de corruption Odebrecht. À la veille d’un vote du Congrès portant sur sa destitution, Pedro Pablo Kuczynski a démissionné de la présidence, le 21 mars 2018. Il a été immédiatement remplacé par son premier vice-président Martín Alberto Vizcarra, qui doit achever le mandat de son prédécesseur jusqu’en 2021. Fort d’un soutien populaire inédit malgré l’absence de base partisane, le président Vizcarra a souhaité réformer le pays dans les domaines politiques et judiciaires et faire de la lutte contre la corruption la priorité de son action. En décembre 2018, il a fait adopter une série de mesures sur la création d’un nouveau Conseil national de la justice, le financement des organisations politiques et la non réélection immédiate des parlementaires. Le Président péruvien a également obtenu le 5 juin 2019 la confiance du Congrès qui s’était engagé à approuver plusieurs projets de loi, concernant notamment l’immunité parlementaire, l’impossibilité pour les personnes condamnées de se présenter à une élection, l’organisation systématique de primaires des partis politiques, la fin du « vote préférentiel » et la parité des candidats sur les listes électorales, ainsi que le financement des campagnes électorales. Cependant, estimant que les textes votés par le Parlement avaient été dénaturés et constatant l’impossible cohabitation avec un Congrès majoritairement dans l’opposition, le Président a présenté le 28 juillet un projet de réforme constitutionnelle visant à organiser des élections législatives et présidentielles anticipées, dès avril 2020 (au lieu de 2021).

Situation économique

Site du Service économique à Lima

Économie de taille moyenne avec un PIB nominal de 216 Mds USD en 2017, le Pérou est parvenu à maintenir une croissance économique soutenue après la fin de la « décennie dorée » des matières premières (2005-2014), contrairement à la plupart de ses voisins. Si, en termes de PIB, le pays se situe dans le premier tiers des économies de la planète (49e place en 2017 selon la BM), il n’occupe que la 86e place s’agissant de son PIB/habitant qui s’établit à 6 572 USD, pour 31,3 millions d’habitants (selon les chiffres du recensement de 2017). Malgré le poids excessif de l’économie informelle et de fortes disparités sociales, ethniques et géographiques, le pays a connu une période de recul rapide de la pauvreté qui est passée de 58,7 % de la population en 2004 à 21,7 % en 2017. La richesse est concentrée (coefficient de GINI de 0,35) et le manque d’infrastructures (eau potable, assainissement) dans certaines zones provoque un exode rural important. Trois zones économiques coexistent : une économie moderne située à Lima (plus de 1/3 du PIB) ; les villes de la côte qui ont bénéficié du boom des années fastes ; et une économie de subsistance dans les zones rurales de la « sierra » (les Andes) et de la « selva » (l’Amazonie). Le pays reste dépendant de la santé du secteur minier (près de 60 % des exportations en valeur en 2017) et plus particulièrement du cuivre.

Après une année 2017 marquée par le ralentissement de l’activité, l’économie péruvienne a été très dynamique en 2018. La croissance du PIB avait reculé à 2,5 % en 2017, et elle est passée à 3,8 % en 2018. L’investissement privé, dont la croissance annuelle est passée de seulement 0,2 % en 2017 à 5,2 % en 2018 est un moteur fondamental de l’activité, en particulier dans le secteur minier, dans lequel plusieurs projets de grande ampleur (cuivre) ont démarré en 2019. Les exportations péruviennes tirent également la croissance et continuent à augmenter en 2018 (+ 4 %) après deux années de forte expansion (+ 9 % en moyenne). L’exportation de produits agro-industriels a notamment progressé de 17,9 % au premier semestre 2018.

Les autorités se sont engagées dans une politique de consolidation budgétaire qui vise à réduire le déficit progressivement à 1 % du PIB alors qu’il s’élevait à 2,5 % en 2018. Elles ont également, depuis la mise en place du gouvernement du président Vizcarra, mis en place des réformes sur la fiscalité dans l’objectif d’augmenter les recettes de 1 % du PIB qui portent déjà leurs fruits. Quant à l’investissement public, les données chiffrées d’environ + 10 % en 2018 sont trompeuses en raison d’un effet de base sur l’année 2017 dont les résultats ont été très faibles (effets des phénomènes Niño Costero et Lava Jato). La reconstruction post-Niño Costero avance très lentement et les grands projets d’investissement public, sous forme d’ouvrage public financé par les ministères ou les collectivités locales ou sous forme de partenariats publics privés, gérés par ProInversión, restent encore à l’étiage.

Les perspectives économiques pour l’année 2019 sont un peu moins bonnes, avec une légère diminution du taux de croissance par rapport à 2018 (3,5 %), dans un environnement international moins favorable (détérioration des termes de l’échange, ralentissement du commerce mondial, croissance des principaux partenaires économiques dont la Chine, prix des matières premières, etc.). Globalement les fondamentaux macro-économiques du Pérou (dette publique, déficits budgétaire et courant, stabilité de la monnaie, etc.) restent solides. Le Pérou est le seul pays d’Amérique latine dont la notation par les grandes agences ne s’est pas dégradée depuis 2 ans et il bénéficie toujours du « grade investissement » qui lui permet de se financer dans de bonnes conditions sur les marchés internationaux.

Pour autant, s’il est bien armé, le Pérou n’est pas exempt de tout risque, à l’image de la politique monétaire de la FED américaine qui entraine un mouvement de fuites des capitaux des pays émergents ou encore les conséquences des « guerres commerciales » en cours entre grandes puissances.

Politique extérieure

Le Pérou suit une diplomatie ouverte et pragmatique, tant au plan régional qu’au plan international. Au plan régional, il est l’un des quatre piliers, avec le Chili, la Colombie et le Mexique, de l’Alliance du Pacifique, zone de libre commerce lancée en avril 2011, à l’initiative du Pérou, avec un fort tropisme asiatique (le Pérou est également membre de l’APEC – Forum de coopération économique Asie-Pacifique – depuis 1998).

Au niveau multilatéral, le Pérou s’est impliqué sur plusieurs fronts. Lima a ainsi été chargée de l’organisation, en décembre 2014, de la vingtième édition de la Conférence des Parties (COP 20) sur les changements climatiques.

Le pays siège comme membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2018-2019. Dans le domaine du maintien de la paix, le Pérou participe activement à diverses missions de l’ONU, dont la MINUSCA en République centrafricaine.

Dans la lutte contre les stupéfiants, le Pérou, indépendamment de son approche nationale (adoption en 2011 d’une « Stratégie anti-drogue 2012-2016 »), a cherché à promouvoir son rôle au plan international : il a signé le 10 mai 2012 l’Accord de Paris sur la lutte contre le trafic transatlantique de stupéfiants.

Au plan bilatéral, le même principe d’ouverture prévaut : les États-Unis et la Chine sont les deux principaux partenaires commerciaux du Pérou, mais les échanges avec l’Union européenne se renforcent, à la faveur de l’accord de libre-échange UE-Pérou appliqué depuis le 1er mars 2013. Le Pérou prête aussi attention à ses relations avec la Russie (déclaration d’association stratégique signée le 30 novembre 2015) et avec le monde arabe : reconnaissance de l’indépendance de la Palestine en janvier 2011 ; organisation à Lima en octobre 2012 du 3e Sommet ASPA (Amérique latine et Caraïbes / Pays arabes).

Le Pérou est membre du G 77 et du Mouvement des Non-Alignés.

Au niveau régional, le Pérou a fait montre d’une grande fermeté contre le régime du président Maduro au Vénézuéla (constitution du « groupe de Lima » à partir de 2017). Le 23 janvier 2019, le président Vizcarra reconnaît Juan Guaidó, président de l’Assemblée nationale du Venezuela, comme président par intérim de ce pays.

Mise à jour : août 2019

Informations complémentaires

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