Présentation du Panama

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Présentation du pays

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Données générales

Nom officiel : République du Panama
Nature du régime : République démocratique unitaire (système parlementaire monocaméral)
Chef de l’Etat : Laurentino Cortizo Cohen (né le 30 janvier 1953)

Données géographiques :

Superficie : 75 517 km2
Capitale : Panama
Villes principales : Colón, David
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : espagnol (85 % de la population dont 14 % parlent aussi anglais) et langues amérindiennes (15 %)
Monnaie : balboa, en parité fixe avec le dollar US
Fête nationale : 3 novembre (indépendance, séparation de la Colombie)

Données démographiques :

Population (FMI, 2019) : 4,24 millions d’habitants
Densité : 56,2 habitants au km2
Croissance démographique (2019) : 1,65 %
Espérance de vie (Banque mondiale, 2019) : 78 ans
Taux d’alphabétisation (personnes âgées de 15 ans et plus, Institut de statistique de l’ UNESCO, 2018) : 95 %
Religions : catholiques (72 %), protestants évangéliques (19 %)
Indice de développement humain (PNUD 2019) : 0,815 - 57e rang mondial

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Panama est une république démocratique unitaire, dotée d’un régime présidentiel. Le Président et le vice-Président sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans non renouvelable. Le Président nomme les membres du gouvernement. Monocaméral, le Parlement est constitué d’une Assemblée nationale, dont les 71 membres sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans.

Laurentino (« Nito ») Cortizo Cohen (Parti révolutionnaire démocratique – PRD, gauche) a été élu président de la République du Panama, avec près de 33 % des voix, face au candidat de la droite libérale, succédant ainsi à Juan Carlos Varela (parti panaméiste – droite), sur un programme axé sur la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités, le renforcement de l’éducation publique, la modernisation de l’agriculture familiale, le développement de l’accès aux soins et la refonte du système de protection sociale. Agé de 68 ans, Laurentino Cortizo a connu une carrière d’ entrepreneur, de diplomate (auprès de l’Organisation des Etats américains), avant d’être député et de devenir ministre du développement agricole. Le nouveau président dispose d’une majorité absolue à l’assemblée législative.

Suite à la crise de la Covid-19, le PIB du Panama s’est contracté de 18 % en 2020, mais un rebond fort de l’économie est attendu dès 2021, grâce à la reprise du commerce international. Le gouvernement panaméen fait face à la crise en faisant appel aux marchés financiers et aux bailleurs internationaux et en mettant en œuvre des mesures qui restent globalement conformes à leurs recommandations.

Politique étrangère

La diplomatie panaméenne se caractérise par un souci d’équilibre et une approche pragmatique, qui la conduit à entretenir de bonnes relations avec le plus grand nombre d’Etats. Ainsi le Panama a accueilli, les 10 et 11 avril 2015, le sommet des Amériques qui a réuni, pour la première fois de son histoire, les dirigeants cubain et nord-américain.

Les Etats-Unis restent le premier utilisateur du canal (par lequel transite l’essentiel des marchandises échangées entre les côtes est et ouest des USA) et le premier partenaire politique, stratégique, économique et commercial du pays. Le Congrès américain a ratifié l’accord de libre-échange qui avait été signé entre les deux pays en 2007.

Un autre partenaire naturel du Panama est le continent sud-américain. Le Panama nourrit des relations étroites avec le Chili, 4e utilisateur du canal, et le Mexique, avec lequel un accord de libre-échange (ALE), signé en 2014, est entré en vigueur le 1er juillet 2015.

Membre-fondateur du système d’intégration centraméricain (SICA), le Panama a rejoint en juin 2013 son volet économique (SIECA). Le Panama bénéficie également de l’accord d’association Union européenne-Amérique centrale : son volet commercial y est appliqué depuis le 1er août 2013.

Le Panama revendique une politique active vis-à-vis du monde arabe avec, à titre d’exemple, l’ouverture d’une représentation diplomatique au Qatar.

Parallèlement, le canal pousse le Panama à nouer une relation étroite avec l’Asie. Le développement de l’économie chinoise et du commerce maritime de ce pays en fait le 2e utilisateur du canal. A ce facteur économique s’ajoute un élément humain : 10 % de la population panaméenne est d’origine chinoise. En juin 2017, le Panama décide de rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan, au bénéfice de la Chine. Plusieurs accords bilatéraux de coopération ont été signés et des négociations sont en cours afin d’aboutir à un traité de libre-échange entre les deux pays. Le Panama est devenu le 4e pays latino-américain à conclure un tel accord avec la Chine (après le Chili, le Pérou et le Costa Rica). Troisième utilisateur du canal, le Japon entretient avec le Panama des relations tant économiques que de coopération. Les entreprises nippones installées au Panama y sont particulièrement dynamiques, notamment dans le secteur automobile.

Situation économique

PIB (2020) : 52,94 milliards USD
PIB nominal par habitant (2020) : 15 834
Taux de croissance ( BM 2020) : -18 %
Taux de chômage (2020) : 18 %
Taux d’inflation (FMI 2020) : -0,8 %
Dette publique (Ministère des Finances du Panama 2020) : 60 % du PIB
Solde budgétaire (Ministère des Finances du Panama 2020) : -7,8 % du PIB
Solde commercial (2019) : -12 milliards
Principaux clients : Etats-Unis (20,3 %), Pays-Bas (15,2 % - principal point d’entrée vers le marché de l’Union européenne), Chine (5,6 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (25,5 %), Chine (9,1 %), Mexique (5,3 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2016) :

  • agriculture : 2 %
  • industrie/mines : 28 %
  • services : 70 %

Exportations françaises vers le Panama : 577 millions EUR en 2019 (457 millions EUR en 2018)
Importations françaises depuis le Panama : 13,9 millions EUR en 2019 (18,8 millions EUR en 2018)
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/PA

Indice de Gini (Banque mondiale 2017) : 49,9 (ce qui place le pays parmi les nations les plus inégalitaires).
Taux de pauvreté multidimensionnel (2017) : 19 %

Pays de services et de transit, le Panama est l’économie latino-américaine qui a connu la croissance la plus forte (8 % annuels en moyenne) au cours des dix dernières années.

L’économie du Panama repose sur trois piliers : la zone franche de Colón (2e plate-forme de redistribution de biens de consommation au monde et dont la France est le 1er fournisseur européen), le Centre bancaire international (100 banques/82 milliards USD d’actifs) et les services maritimes (canal et infrastructures portuaires). Les atouts indéniables de ce pays sont sa situation géographique, l’activité stratégique de son canal (5 % du trafic maritime mondial), mais aussi son économie dollarisée. Les perspectives de reprises en 2021 sont élevées (estimation entre 5 et 12 % de croissance) après un recul très important du PIB en 2020, suite à 6 mois de fermeture stricte de l’économie et à la contraction des échanges mondiaux.

Mise à jour : 7.05.21

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