Présentation d’Oman

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Présentation du pays

OMAN {JPEG}

Données générales

Nom officiel : Sultanat d’Oman
Nature du régime : Monarchie
Chef de l’Etat : Sultan Haitham bin Tareq Al Said

Données géographiques

Superficie : 309 550 km2
Capitale : Mascate
Villes principales : Mascate, Salalah, Sur, Sohar, Nizwa
Langue officielle : Arabe
Monnaie : Riyal omanais (1 OMR = 2.19 € le 04/09/2020)
Fête nationale : 18 novembre

Données démographiques

Population : 4.96 millions (2020, Banque Mondiale)
Densité : 15.6 habitants/km2 (2018)
Taux de croissance démographique : 3.4 % (2018)
Espérance de vie : 78 ans (2018)
Taux d’alphabétisation : 95.65 % (2018)
Religions : Islam (ibadisme), Christianisme et Hindouisme
Indice de développement humain : 0.834, 67ème (2018)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Héritant du pouvoir à 30 ans, en 1970, le sultan Qabous avait employé les premières années de son règne à réduire la révolte séparatiste du Dhofar. Une fois la paix revenue, il a lancé le développement de son pays et l’édification d’une administration qui ont fait d’Oman un pays moderne. Le Sultan Qabous a également fortement contribué à l’émergence d’une identité nationale en gommant les particularismes communautaires et en affaiblissant le rôle des tribus. Dès la fin des années 1990, il a engagé un processus d’ouverture constitutionnelle toujours en cours avec la création d’une commission nationale des droits de l’homme, de conseils municipaux, l’adoption d’une Loi fondamentale en 1996.

Sans remettre en cause l’autorité du sultan, des revendications se sont fait jour dans la foulée des printemps arabes, auxquelles il a été répondu par une série de mesures sociales et politiques.

Le Sultan Qabous, affaibli par la maladie depuis 2014, est décédé le 10 janvier 2020. Son cousin germain, Haytham bin Tareq al-Saïd, alors ministre de la Culture, a été désigné le 11 janvier 2020 par le Conseil de Famille comme successeur de Qabous.

Politique étrangère

La diplomatie omanaise est fondée sur quelques principes constants : assurer à tout prix la sécurité régionale, en particulier celle du détroit d’Ormuz ; ne rompre les liens diplomatiques avec personne ; ne pas s’impliquer dans les conflits régionaux, mais proposer sa médiation ou facilitation chaque fois qu’elle est acceptée. L’indépendance de la politique étrangère du Sultanat lui a permis d’entretenir des relations de bon voisinage avec l’ensemble des pays de la région, notamment l’Iran, à rebours de ses partenaires du CCEAG. Pour mémoire, Oman partage avec l’Iran le contrôle du détroit d’Ormouz.

Le Sultanat s’est aussi positionné comme facilitateur des relations entre l’Iran et l’Occident ; c’est en Oman que s’est engagé discrètement le dialogue qui a abouti à l’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015. Le Sultanat tente également de jouer un rôle de facilitateur discret dans la crise yéménite et s’efforce de soutenir la reprise du processus de transition politique. Les relations avec l’Arabie saoudite, bonnes dans l’ensemble, ne sont pas exemptes de certaines crispations au sujet du dossier yéménite. L’insécurité régionale a tout de même conduit Oman à rejoindre, en 2017, la coalition islamique militaire contre le terrorisme, formée par l’Arabie en 2015.

Oman entretient des liens privilégiés avec le Royaume-Uni, longtemps présent en Oman, et avec les Etats-Unis, garants de la sécurité du pays (accord de défense de 1980, accord de libre-échange en 2006). Les liens sont également forts avec la Chine (premier partenaire commercial) et avec l’Inde (700 000 travailleurs indiens en Oman).

Oman s’est par ailleurs rapproché d’Israël : la visite du Premier ministre B. Netanyahu en Oman le 26 octobre 2018 a été la première visite publique d’un dirigeant israélien dans l’État du Golfe depuis 1996. En février 2019, B. Netanyahu a rencontré l’ancien ministre d’Etat omanais aux Affaires étrangères Yusuf bin Alawi bin Abdullah en marge de la conférence de Varsovie sur le Moyen Orient. Ce dernier a également appelé son homologue israélien, Gabi Ashkenazi, le 17 août 2020, quelques jours après l’annonce de normalisation entre Israël et les Emirats arabes unis.

Situation économique

A l’origine, le développement de l’économie omanaise a reposé quasi intégralement sur l’exploitation des hydrocarbures, secteur qui reste aujourd’hui au cœur du modèle de croissance. En 2019, le pétrole et le gaz représentaient ainsi 36% du PIB, 68% des exportations et 76% des recettes budgétaires, en dépit de la mise en œuvre d’un plan de diversification censé favoriser la croissance des secteurs non-pétroliers – notamment industrie manufacturière, tourisme, logistique, pêche et minier – et créer de l’emploi pour les nationaux (« omanisation »).

Conséquence, Oman, qui enregistrait une croissance annuelle moyenne de près de 5 % entre 2008 et 2016, a vu sa croissance nettement fléchir depuis 2017 (0,3% en 2017, 1,8% en 2018, 0,5% en 2019) dans le sillage de la baisse de sa production pétrolière – le Sultanat participe en effet aux efforts de réduction de la production mis en œuvre dans le cadre des accords OPEP+.

Aujourd’hui, l’économie du Sultanat est ébranlée par la faiblesse actuelle des cours mondiaux du pétrole, par le ralentissement global de l’activité – notamment en Chine, premier partenaire commercial d’Oman – et par les mesures de précaution sanitaire en lien avec la crise de la Covid-19. Oman devrait dès lors enregistrer une importante contraction de son PIB en 2020, estimée à -2,8% par le FMI et à -4% par la Banque mondiale.

Alors que le solde budgétaire dégageait traditionnellement un surplus abondant le fonds souverain SGRF, la baisse des cours du pétrole enregistrée ces dernières années s’est soldée par l’apparition dès 2015 d’un déficit public jamais observé auparavant (-7% du PIB en 2019 selon le FMI ; -7,9% en 2018). En dépit des récentes mesures d’austérité mises en œuvre par les autorités, le déficit public pourrait s’élever à près de 17% du PIB en 2020 selon le FMI, contribuant ainsi à l’aggravation de l’endettement public du Sultanat, passé de seulement 5% du PIB fin 2014 à près de 63% du PIB fin 2019.

Mise à jour : 07.09.20

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