Présentation

Données générales

oman

Présentation du pays

Nom officiel : Sultanat d’Oman
Nature du régime : Monarchie
Chef de l’Etat : Sultan Qabous bin Saïd Al Saïd

Données géographiques

Superficie : 312.460 km2
Capitale : Mascate
Villes principales : Salalah, Sur, Sohar, Nizwa
Langue (s) officielle (s) : arabe
Monnaie : rial omanais (1 OMR = 2,18 euros le 12/10/2017)
Fête nationale : 18 novembre

Données démographiques

Population (2016) : 4,4 millions dont 2 millions d’étrangers
Densité : 13,5 hab/km2 (2015)
Croissance démographique (2016) 3,1 %
Espérance de vie (2016) : 77 ans
Taux d’alphabétisation (date) : 91 %
Religion (s) : islam ibadite 75 % (minorités sunnite et chiite), hindouisme, christianisme
Indice de développement humain (date) : 0, 796 (56 ème rang)

Données économiques

PIB (2016) : 63,2 milliards de dollars
PIB par habitant (2016) : 17 000 dollars (FMI)
Croissance (2016) : 1,8 % (FMI) ; prévision 2017 : 2,5 %
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 14 % (estimation)
Inflation (2016) : +1,9 % (FMI) ; prévision 2017 : 2,8 %
Solde budgétaire (2016) : -20,5 % du PIB
Balance commerciale (2016) : 1,4 milliards de rials omanais
Solde courant (2016) :-15,5 % du PIB

Principaux clients (2016) : Chine (44 % des exportations générales ; 78 % des exportations de pétrole), Emirats Arabes Unis, Inde, Taiwan.
Principaux fournisseurs (2016) : Chine, Inde, Japon.
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture et pêche : 1,6 %
  • industrie : 21 %
  • services : 48,9 %

Exportations de la France vers Oman (2016) : 312 millions d’euros
Importations françaises d’Oman (2016) : 20 millions d’euros
Excédent commercial (2016) : + 292 millions d’euros

Présence française

779 inscrits au registre

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Exposé par sa situation géographique à plusieurs menaces transversales (trafics, migrations illicites, piraterie), Oman est un partenaire essentiel pour la sécurisation des routes maritimes régionales. Partageant avec l’Iran le contrôle du détroit d’Ormuz, naturellement tourné vers l’Asie et l’Afrique, le sultanat reste fermement attaché à son rôle de médiateur entre l’Iran et l’Occident.

Héritant du pouvoir à 30 ans, en 1970, le sultan Qabous a employé les premières années de son règne à réduire la révolte séparatiste du Dhofar. Une fois la paix revenue, il a lancé le développement de son pays et l’édification d’une administration qui ont fait d’Oman un pays moderne. Le sultan Qabous a également fortement contribué à l’émergence d’une identité nationale en gommant les particularismes communautaires et en affaiblissant le rôle des tribus. Dès la fin des années 1990, il a engagé un processus d’ouverture constitutionnelle toujours en cours avec la création d’une commission nationale des droits de l’homme, de conseils municipaux, l’adoption d’une Loi fondamentale en 1996.

Sans remettre en cause l’autorité du sultan, des revendications se sont fait jour dans la foulée des printemps arabes, auxquelles il a été répondu par une série de mesures sociales et politiques.

Situation économique

Moins riche que ses voisins en hydrocarbures, Oman fait de la diversification économique sa priorité. Après avoir connu une croissance annuelle de plus de 4 % entre 2012 et 2015, l’activité a fléchi depuis 2016 avec la chute des cours du pétrole. La croissance pourrait être négative en 2017 (-1,2%) avant de repartir en 2018. Le poids des hydrocarbures dans l’économie a baissé mais reste prépondérant (27 % du PIB et 68 % des recettes budgétaires). La diversification de l’économie vers cinq secteurs prioritaires (programme TANFEEDH : industrie manufacturière, tourisme, logistique, pêches et mines) est en cours mais sera lente. Les comptes externes et publics sont dégradés (déficit courant de -15,5 % du PIB, déficit budgétaire de – 20,5% en 2016). Un processus d’ajustement des comptes publics a été initié en 2016.

Politique étrangère

La diplomatie omanaise est fondée sur des principes constants : garantir à la sécurité régionale, en particulier celle du détroit d’Ormuz ; ne rompre les liens diplomatiques avec personne ; rester à l’écart des conflits régionaux, mais proposer sa médiation chaque fois qu’elle est acceptée. L’indépendance de la politique étrangère du sultanat lui ont permis d’entretenir des relations de bon voisinage avec l’ensemble des pays de la région, notamment l’Iran, à rebours de ses partenaires du conseil de coopération des Etats arabes du Golfe. Le sultanat consolide actuellement ses liens commerciaux avec Téhéran et se positionne comme médiateur entre l’Iran et l’Occident ; c’est en Oman que s’est engagé discrètement le dialogue qui a abouti à l’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015. Le sultanat tente également de jouer un rôle de médiation dans la crise yéménite. Les relations avec l’Arabie saoudite sont cordiales mais prudentes, même sil’insécurité régionale a conduit Oman à rejoindre, en 2017, la coalition islamique militaire contre le terrorisme, formée par l’Arabie saoudite en 2015.

Oman entretient des liens privilégiés avec la Grande-Bretagne, longtemps présente en Oman, et avec les Etats-Unis, garants de la sécurité du pays (accord de défense de 1980, accord de libre-échange en 2006). Les liens sont également forts avec la Chine (premier partenaire commercial) et avec l’Inde (700 000 travailleurs indiens en Oman).

Mise à jour : 20.10.17

Informations complémentaires

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