Relations bilatérales

Présentation

Prenant acte de la situation nouvelle créée par le Brexit, Wellington souhaite renforcer ses relations avec ses partenaires européens, notamment l’Allemagne et la France. Les irritants (essais nucléaires, Rainbow Warrior, situation en Nouvelle-Calédonie) qui ont retardé le développement d’une relation confiante, sont désormais dépassés.

Dans le Pacifique, la présence de la France par l’intermédiaire de ses collectivités est aujourd’hui perçue comme un élément important de stabilité. En témoigne le soutien apporté par la Nouvelle-Zélande à l’accession de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie Française au statut de membres pleins au sein du Forum des Iles du Pacifique (FIP -principale organisation politique régionale).
La Nouvelle-Zélande a annoncé une contribution financière (600.000€) à l’initiative du Président Macron pour l’adaptation et la biodiversité dans le Pacifique, lancée officiellement lors du One Planet Summit 2018 et à laquelle participent également l’Australie (pour un montant similaire) et l’Union européenne (10 millions€, comme la France).

La commémoration de la Grande Guerre – épisode fondateur de l’identité néo-zélandaise (100.000 soldats engagés, 18.500 tués, 41.500 blessés) – a conduit à une intensification de la relation bilatérale avec en particulier la visite croisée des deux Premiers ministres en 2016, et demeure un symbole puissant de l’amitié franco-néo-zélandaise, particulièrement en cette année du centenaire de la fin de la Grande Guerre. Les visites de haut niveau se sont multipliées ces dernières années, avec notamment la rencontre à Paris le 16 avril 2018 entre le Président de la République et la Première ministre Jacinda Ardern, lors de laquelle a été adoptée une déclaration commune marquant le renforcement de notre coopération pour une meilleure gouvernance mondiale, en s’appuyant sur quelques thèmes majeurs comme la lutte contre le changement climatique ou encore la promotion du multilatéralisme.

Les relations militaires bilatérales continuent ainsi de se renforcer au bénéfice de l’ensemble de l’Océanie. Les dernières consultations politico-militaires se sont tenues en mars 2018 à Paris. Nos armées coopèrent régulièrement, en particulier dans le cadre de l’accord FRANZ (France, Australie, Nouvelle-Zélande) lors d’interventions humanitaire et de secours en cas de catastrophe naturelle dans la région, comme ce fut le cas dernièrement dans le cadre de l’éruption volcanique sur l’île d’Ambaé au Vanuatu. Cette coopération s’incarne également au travers du Quadrilateral Defence Coordination Group (QUAD sous format FRANZ avec les Etats-Unis) dont la sécurité maritime demeure l’objet principal, en étroite liaison avec la Forum Fisheries Agency (FFA).

La coopération culturelle, scientifique et technique reste dynamique et le français est la première langue étrangère enseignée dans le système scolaire néo-zélandais (47.000 apprenants). Les Visas « Vacances-Travail » (VVT), destinés aux 15-30 ans, permettent aux jeunes des deux pays de travailler ou de séjourner dans l’autre pays pour une durée maximum d’un an ; plus de 11.000 jeunes Français s’y rendent ainsi chaque année. Les échanges scientifiques avec Paris sont soutenus grâce notamment auprogramme scientifique commun « Dumont d’Urville », le Partenariat "Hubert Curien" (PHC) franco-néo-zélandais (une cinquantaine de projets depuis 2005). La recherche dans le Pacifique, sur des problématiques propres à la région, est aussi encouragée par la France à travers le « Fonds Pacifique » (2 à 4 projets entre la Nouvelle-Zélande et les collectivités françaises du Pacifique soutenus chaque année).

Même s’ils restent dépendants du secteur aéronautique, les échanges commerciaux bilatérauxs’établissent autour de 800M€ par an en moyenne depuis 10 ans, avec un excédent commercial en faveur de la France (49 M€ pour 2017).

L’ambassade de France en Nouvelle-Zélande (qui accueille un « délégué pour la Nouvelle-Calédonie ») assure la relation avec les autorités néo-zélandaises et accompagne la communauté des 10.000 Français résidant en Nouvelle-Zélande (dont 5.385 enregistrés sur la liste consulaire). Plus de 60.000 visiteurs et touristes français se rendent dans le pays chaque année, dont la moitié en provenance de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie Française.

Mise à jour : 19.10.18

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