Présentation de la Nouvelle-Zélande

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Présentation du pays

NOUVELLE-ZÉLANDE {JPEG}

Données générales

Nom du pays : Nouvelle-Zélande – Aotearoa (« la terre du long nuage blanc », nom maori du pays).
Nature du régime : Monarchie parlementaire.
Chef de l’État : la reine Elizabeth II, représentée depuis le 21 octobre 2021, par la Gouverneure générale de Nouvelle-Zélande, Dame Cindy Kiro.
Chef du Gouvernement : Mme Jacinda Ardern, Première ministre

Données géographiques

Superficie : 269 652 km²
Capitale : Wellington
Villes principales : Auckland, Christchurch, Dunedin, Hamilton
Langues officielles : anglais, maori
Langue courante : anglais (96 %), maori (4 %)
Monnaie : dollar néo-zélandais (NZD)
Fête nationale : 6 février (Waitangi Day)

Données démographiques

(source Statistics New Zealand)
Population : 4,95 millions d’habitants (décembre 2019) dont 67,6 % d’européens néo-zélandais, 14,6 % de Maoris, 9,2 % d’asiatiques et 6,9 % d’îliens du Pacifique
Densité : 16 hab. / km²
Croissance démographique : 2 % (2016)
Espérance de vie : 81,6 ans (83,2 ans pour les femmes et 79,4 pour les hommes)
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religions : en 2018, 48% de la population est athée, 27,8% chrétienne (toutes branches confondues) 2,5% hindoue, 1,2% musulmane, 1,2% de croyances maories et 0,8% sikhe
Indice de développement humain (2019) : 0,913 (15e)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Parti travailliste de la Première ministre Jacinda Ardern, au pouvoir depuis 2017 et plébiscitée pour sa gestion de la crise du Covid-19, a remporté les élections législatives du 17 octobre 2020 avec 50 % des voix et 65 des 120 sièges du Parlement. Pour la première fois depuis l’adoption du système électoral actuel en 1996, les Travaillistes gouvernent sans coalition. Faisant de la lutte contre le changement climatique et pour l’environnement sa priorité lors de son premier mandat, la Première ministre a également concentré ses efforts sur les secteurs de la santé, de l’éducation et du logement, ainsi que sur la réduction des inégalités et de la pauvreté infantile, à travers un « Wellbeing Budget », caractérisé par une approche axée sur le bien-être de l’ensemble de la population. Le passage de la loi « Zéro carbone » visant une économie décarbonée d’ici 2050 constitue un autre succès emblématique de Jacinda ARDERN.

Alors que le premier cas de Covid-19 est apparu fin février 2020 en Nouvelle-Zélande, le gouvernement a promptement réagi en décrétant l’état d’urgence et le confinement du pays dès le 25 mars, ce qui a permis de contenir le nombre de cas et de décès dus à la pandémie. Après une longue période sans nouveaux cas, la Nouvelle-Zélande a connu une dégradation des indicateurs Covid en août 2021 et de nouveaux confinements en raison du variant Delta. L’abandon de la stratégie "Zéro Covid" et le taux très élevé de vaccination au sein de la population (90 % de doubles vaccinés) laisse envisager une ouverture progressive des frontières du pays et une "reconnexion au monde" dans le courant de l’année 2022 si la situation sanitaire le permet.

Politique étrangère

Si l’Australie et les États-Unis demeurent les premiers partenaires stratégiques de la Nouvelle-Zélande, le pays est particulièrement bien connecté avec son environnement régional, et notamment avec l’Asie, en tout premier lieu avec la Chine. Wellington a été la première capitale occidentale à reconnaitre le statut d’économie de marché à Pékin, avec qui elle a signé un accord de libre-échange dès 2008. La Chine est désormais son premier partenaire commercial, avec des échanges commerciaux qui s’accompagnent d’un dialogue politique constant.
La Nouvelle-Zélande a conclu des accords de libre-échange avec Singapour en 2001, Hong Kong en 2008, l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) en 2009 et la Corée du Sud en 2015. C’est à Auckland qu’a été signé entre douze pays riverains du Pacifique le Trans-Pacific Partnership (TPP) – depuis renégocié à 11 (sans les États-Unis) et renommé CPTPP, un succès de la diplomatie néo-zélandaise.
Prenant acte de la situation nouvelle créée par le Brexit, Wellington renforce ses relations avec ses partenaires européens, et particulièrement la France, dont la présence dans le Pacifique, par l’intermédiaire de ses collectivités d’Outre-mer, est aujourd’hui perçue comme un élément important de stabilité. Ainsi, la Nouvelle-Zélande a soutenu en 2016 l’accession de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie Française au statut de membres pleins du Forum des Iles du Pacifique (principale organisation politique régionale) et celle de Wallis-et-Futuna au rang de membre associé en 2018. Wellington a d’ailleurs signé des plans de coopération conjoints avec Nouméa et Papeete, respectivement en 2016 et 2018.
Puissance régionale, Wellington concentre sur l’Océanie l’essentiel de son aide publique au développement et soutient notamment le développement des pays du Pacifique insulaire. La stratégie « Pacific reset » adoptée en 2018 s’est traduite par un renforcement de sa présence dans la région via une augmentation de 30 % de l’enveloppe de coopération pour la région Océanie. En 2021, cette stratégie a été prolongée par le concept de "Pacific Resilience" et la mise à jour du "Defence Assessment", tous deux visant à renforcer le rôle de la Nouvelle-Zélande dans son environnement régional et la coopération avec les îles du Pacifique.
La Nouvelle-Zélande attache une grande importance au multilatéralisme, en particulier au sein de l’Organisation des Nations unies mais également à l’OCDE ou à l’Organisation mondiale du commerce, et accorde un intérêt particulier à l’Antarctique où elle possède une base scientifique.
Wellington est liée à l’Union Européenne par un accord-cadre datant de 2016. La conclusion d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne, dont les négociations sont en cours depuis 2018, constitue l’une des priorités de la Nouvelle-Zélande.

Situation économique

La Nouvelle-Zélande est un pays développé avec un PIB de 182 Mds EUR en 2019 et un PIB/habitant similaire à celui de la France (proche de 40.000 EUR/habitant). Wellington bénéficiait d’une croissance robuste (2,2 % en 2019), d’un taux de chômage au plus bas depuis 2008 (4 % en 2019) et d’un budget proche de l’équilibre jusqu’à la crise du Covid-19. Cependant, les finances publiques du pays ont subi l’impact de la pandémie et le déficit budgétaire s’est révélé plus important que prévu en raison des soutiens financiers accordés aux entreprises. Le pays se concentre à présent sur la relance économique, le gouvernement ayant notamment engagé 41 Mds EUR au total pour lutter contre le Covid-19 depuis le début de la pandémie. Le déficit public a atteint 2,7 Mds EUR en 2021, un chiffre bien inférieur aux projections économiques se basant sur les dépenses liées à la crise sanitaire.
Wellington exporte principalement de la viande bovine et ovine ainsi que des produits laitiers (fromage, beurre, lait en poudre) : ses exportations agroalimentaire constituent 64% de ses exportations totales.

Mise à jour : 28.04.22

Informations complémentaires