Relations bilatérales

Relations politiques

Les relations bilatérales ont connu depuis 2014 un développement inédit, lié notamment à la lutte contre la menace terroriste de Boko Haram. Suite à l’enlèvement par Boko Haram de plus de 200 lycéennes à Chibok (avril 2014), un Sommet pour la sécurité au Nigéria réunissant les Chefs d’État du Nigéria, du Bénin, du Cameroun, du Niger et du Tchad, ainsi que les représentants des États-Unis, du Royaume Uni et de l’Union européenne s’est tenu à Paris (17 mai 2014). Depuis, nos relations se sont intensifiées comme en témoignent la signature de nouveaux accords, dans les domaines culturel, éducatif, mais aussi sécurité et défense ainsi que les nombreuses visites.

Visites

Le président Buhari a réservé à la France son premier déplacement bilatéral en Europe, effectuant une visite officielle à Paris du 14 au 16 septembre 2015. Il était à Paris pour le Forum pour la Paix en novembre 2018. Le président François Hollande s’est rendu deux fois au Nigéria au cours de son mandat : en mai 2016 pour co-présider le deuxième sommet régional pour la sécurité du bassin du lac Tchad et en février 2014 pour le centenaire de la fondation du pays. Le président Macron s’est rendu les 3 et 4 juillet 2018 au Nigéria, principalement autour des thématiques économiques et culturelles avec l’annonce de la Saison Africa 2020 notamment.

Plusieurs déplacements ministériels ont eu lieu (Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, s’est rendu à Abuja le 28 avril 2016, et en tant que ministre de l’Europe et des Affaires étrangères les 3 et 4 juillet 2018 avec le Président Macron puis pour les célébrations du Democracy Day le 12 juin 2019).

Relations économiques

Avec 4,7 Mds € d’échanges bilatéraux en 2018, le Nigéria demeure le premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne (soit 22,5 % de nos parts de marché en Afrique sub-saharienne en 2017).

Nos exportations (625,3 M € en 2018 contre 1,07 Md € en 2017) ont reculé en raison de l’effondrement des ventes de produits pharmaceutiques (37,8 M € en 2018 contre 451 M € en 2017). Nos importations (3,7 Mds € en 2018) sont en augmentation et principalement composées de produits pétroliers, le Nigéria maintenant son rang de 1er fournisseur de la France en Afrique subsaharienne.

Le stock d’IDE français au Nigéria est de 6,5 Mds € en 2016 (Banque de France) soit le 2e stock d’IDE français en Afrique derrière le Maroc.

Le service économique régional, qui est basé à Abuja et Lagos (http://www.ambafrance-ng.org/La-Mission-economique), accompagne les entreprises françaises au Nigéria avec l’aide du bureau Business France (https://www.businessfrance.fr/nigeria), qui a ouvert à Lagos en janvier 2016. Environ 120 entreprises françaises sont actives au Nigéria.

Coopération au développement, culturelle, scientifique et technique

Le Nigéria accueille un Institut Français à Abuja (http://www.institutfrancais-nigeria.com/, https://www.facebook.com/institutfrancais.nigeria/ et https://twitter.com/InstitutFrNga), un Institut français de Recherche en Afrique (IFRA) basé à Ibadan (http://www.ifra-nigeria.org), trois CFTD (Center for French Teaching and Documentation) basés à Ibadan, Jos et Enugu, dix Alliances françaises (https://ng.ambafrance.org/Institut-Francais-et-Alliances) basées à Lagos (https://www.facebook.com/alliance.fr.lagos/), Ibadan, Port-Harcourt, Owerri, Enugu, Jos, Kano, Maiduguri, Kaduna, Ilorin, un lycée français à Lagos (https://www.lflp-lagos.com/fr/), une école française à Abuja (http://www.ecolefrancaiseabuja.com/) et une école d’entreprise à Port-Harcourt. En 2018, la France a accueilli un peu plus de 600 étudiants nigérians. Deux espaces Campus France, à Abuja et Lagos (https://twitter.com/CampusFranceNg), assurent la diffusion de l’information, l’accueil et le suivi des demandes des étudiants qui veulent poursuivre leurs études en France. Tous les ans, une foire de l’éducation en France est organisée à Lagos.

Le groupe AFD développe également ses activités (http://www.afd.fr/home/pays/afrique/geo-afr/nigeria) ; il a engagé près de deux milliards d’euros dans le pays depuis 2010. En 2018, le montant de ses engagements s’élève à 510 M €. Son intervention se concentre sur trois secteurs principaux : le développement urbain, l’agriculture familiale et l’appui aux PME, et l’énergie. L’AFD (Agence française de développement) a également lancé une initiative pour le lac Tchad (36 M € dont 31 du fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne).

Mise à jour : 08.10.19

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