Présentation de la Namibie

Données générales

Présentation du pays

NAMIBIE {JPEG}

Depuis son indépendance en 1990, la Namibie est un pays politiquement stable et démocratique, dont la vie politique est largement dominée par l’Organisation de libération du Sud-ouest africain (SWAPO). La Namibie est un pays attractif, une petite économie (2.5 M hab, 13,28 Mds$ de PIB), mais relativement dynamique (5 à 6 % de croissance jusqu’en 2015 ; 1,5 % de croissance pour 2018), dotée d’infrastructures, prospère, solvable, qui présente des opportunités pour les entreprises françaises. La relation bilatérale franco-namibienne est marquée par le souvenir de l’engagement pris dès 1980 par la France de soutenir le combat de la SWAPO pour l’indépendance.

Nom officiel : République de Namibie
Nature du régime : présidentiel
Président de la République : M. Hage GEINGOB (depuis le 21/03/2015)

Données géographiques

Superficie : 824.148 km2
Capitale : Windhoek
Villes principales : Windhoek, Rundu, Walvis Bay, Swakopmund, Grootfontein, Katima Mulilo
Langue officielle : Anglais
Langues courantes : Anglais, Oshivambo (langue maternelle de 49 % de la population), Afrikaans (11 %), Nama - Damara , Herero, Rukavango, Allemand (2%), Tswana
Monnaie : Dollar namibien (NAD). 1 € = 16.09NAD au 11/07/2019, parité fixe avec le rand sud-africain
Fête nationale : 21 mars (Fête de l’Indépendance).

Données démographiques
(Banque Mondiale et PNUD, 2015)

Population : 2 533 800 (2017) dont Ovambo 49,8 %, Kavango 9,3 %, Damara 7,5 %, Herero 7,5 %, Blancs 6,4 %, Nama 4,8 %, Métis 4,1 % (estimations).
Densité : 3 hab./km² (2017)
Croissance démographique : + 2,3 % par an
Espérance de vie : 64,7 ans à la naissance (2017)
Taux d’alphabétisation : 76,5 %
Religions : chrétiens (85 %, dont environ 50 % de luthériens), animistes (15 %)
Indice de développement humain : 0,647 - 129e pays sur 188 (2018).

Données économiques
(BM, FMI)

PIB : 13,28 Mds USD courants (2018)
PIB par habitant : 5619 USD courants (2018)
Taux de croissance du PIB : 6,1 % en 2015, 0,6 % en 2016, - 0,9 % en 2017 ; moyenne de 3,5 % sur la période 2013/17
Taux de chômage : 27,2 % de la population active (2017)
Taux d’inflation : 3,4 % en 2015, 6,7 % en 2016 ; 6 % en 2017 et 5,8 % estimés pour 2018
Solde budgétaire : - 6,0 % en 2015/2016, - 4,3 % en 2016/2017.
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017) :

  • agriculture : 7 % ;
  • industrie : 28,4 % ;
  • tertiaire : 64,6 %
    Principaux fournisseurs : Afrique du Sud, Bulgarie, Botswana et Chine
    Principaux clients : Afrique du Sud, Botswana, Suisse et Chine
    Exportations de la France vers la Namibie (hors matériel militaire)
    7,4 M€ en 2018 (- 22 % sur la période 2014/18)
    Importations françaises depuis la Namibie (hors matériel militaire)
    48,9 M€ en 2018 (- 20 % sur la période 2014/18)

Présence française
Site internet de l’ambassade : https://na.ambafrance.org/
Consulat de France : Consulat général de France à Johannesburg
Communauté française en Namibie : 239 immatriculés, dont 28 % de double-nationaux (31/12/2017)
Communauté namibienne en France : 47 inscrits (31/12/2016)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La SWAPO (« South West Africa People Organisation »), parti d’inspiration marxiste au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1990, reste largement dominant du fait de sa légitimé historique et rassemble environ 75 % des suffrages à tous les scrutins depuis 1999.

Le parti a encore renforcé sa domination lors des cinquièmes élections démocratiques de l’histoire du pays le 28 novembre 2014, engrangeant 80 % des voix (74 % en 2009) aux législatives, contre 4,8 % pour la Democratic Turnhalle Alliance (DTA, 3,1 % en 2009), et 3,5 % pour le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP, 11,1 % en 2009), issu d’une scission de la SWAPO.

L’élection présidentielle de novembre 2014 a été marquée par une victoire encore plus nette du candidat de la SWAPO, le Premier ministre Hage Geingob (86,7 % des voix). Incarnant l’aile modérée du parti au pouvoir, M. Geingob est devenu, après son investiture le 21 mars 2015, le premier chef de l’État namibien non issu de l’ethnie majoritaire Ovambo (il appartient à la communauté Damara). A la fin de l’année 2014, la révision de la Constitution a par ailleurs renforcé les pouvoirs du Président (nomination de huit députés sur 96) et créé un poste de Vice-Président. Le 26 novembre 2017, le 6e Congrès de la SWAPO a de nouveau porté à la présidence du parti l’actuel Président Hage Geingob avec 75 % des voix.

Les prochaines élections générales se tiendront en novembre 2019. Les forces en présence s’articulent autour des acteurs traditionnels comme la SWAPO, le DTA et le RDP et de nouveaux mouvements comme le mouvement Affirmative Repositioning (gauche radicale) et le parti politique de Kennedy Lilonga (ancien membre de la SWAPO), Namibia Empowerment.

La question foncière est un sujet important en Namibie. La Namibie a tenu une première conférence sur la terre en 1991 suite à son accession à l’Indépendance. Elle avait mis en lumière l’inégale répartition foncière entre les populations « historiquement défavorisées » et les Blancs. 27 ans après la première édition, la seconde conférence de la terre s’est tenue début octobre 2018 après plusieurs reports. Elle s’est déroulée dans un climat consensuel et a conclu à 169 résolutions. Celles-ci respectent toutes le cadre constitutionnel (pas d’expropriation sans compensations) et constituent le mandat du gouvernement pour faire évoluer le droit.

Situation économique (source : DG Trésor)

La Namibie est l’un des territoires les moins densément peuplés au monde (seulement 2,5 hab/km² sur un territoire d’une superficie supérieure à celle de la France). Petite économie ouverte, elle fait partie des pays à revenus intermédiaires, avec un PIB/habitant de l’ordre de 5 619 USD, et doté d’un environnement des affaires relativement favorable (107e place mondiale sur 190 dans le classement 2019 de « Doing Business »). Son activité repose principalement sur l’exploitation de ses ressources minières (diamant, cuivre, uranium, manganèse, zinc). Le secteur minier représente environ 10 % du PIB namibien, mais son influence sur l’évolution de l’économie namibienne est bien plus importante, puisque plus de 50 % des exportations namibiennes en sont issues. Des réserves de pétrole, dont l’ampleur reste à déterminer, ont par ailleurs été découvertes en 2011.

Le pays est toutefois confronté à des défis sociaux considérables : inégalités de revenus parmi les plus élevées au monde, forte prévalence du VIH/SIDA et un taux de chômage qui dépasse les 23 % en 2017.
Après une période de politique budgétaire et fiscale expansionniste, qui a mené à une forte augmentation de la dette publique, l’État namibien procède depuis 2016 à des coupes dans les dépenses publiques, notamment dans les infrastructures. Ceci, conjugué aux difficultés économiques des pays voisins (Afrique du Sud, Angola) et à la sécheresse, a engendré un fort ralentissement économique, la croissance passant d’une moyenne de plus de 5 % à 0,2 % en 2016 et même - 0,9 % en 2019. La note souveraine de la Namibie a par ailleurs été dégradée par plusieurs agences de notation en 2017.

Les échanges commerciaux bilatéraux sont historiquement modestes mais connaissent une progression constante ces dernières années du fait des importations françaises d’uranium.

Politique étrangère

La Namibie entretient en priorité des relations avec ses voisins d’Afrique australe au sein de la SADC, les pays qui ont apporté un soutien lors de la lutte pour l’indépendance, au sein du bloc communiste et non-alignés (Chine, Cuba, Iran, Russie, Corée du Nord, etc.). Sa diplomatie est tournée de façon prioritaire vers ses objectifs de développement et de recherche d’investissements.

Relations avec les membres de la SADC et l’UA

La Namibie entretient des relations denses avec ses voisins d’Afrique australe au sein de la SADC. Elle a présidé, d’août 2013 à août 2014, l’organe politique, de défense et de sécurité de la SADC (supervision des élections de sortie de crise en décembre 2013 à Madagascar par exemple) et a participé à la force d’intervention de la SADC déployée au Lesotho de décembre 2017 à fin 2018 (250 soldats envoyés). Elle préside la SADC depuis le 38e sommet de la SADC à Windhoek en août 2018 pour un an.

Les relations avec l’Afrique du Sud, second partenaire commercial derrière la Chine, avec un total des échanges cumulant à 64,1 milliards de dollars namibiens (soit 4,37 milliards d’euros), sont importantes, en témoigne la visite du Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, en mars 2018.

Relations avec l’ONU et l’Union Africaine

Se considérant fille de la communauté internationale et de l’ONU, qui l’ont aidée dans sa lutte pour l’indépendance, la Namibie se veut un acteur engagé du multilatéralisme et des droits de l’Homme. Membre d’une quarantaine d’organisations internationales, elle contribue aux OMP (force de maintien de la paix namibienne au Darfour dans le cadre de l’UNAMID). Elle avait rejoint en 2014-2016 le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

En juillet 2018, lors du Sommet de l’Union africaine de Nouakchott, la Namibie a ratifié l’accord sur la « Zone de libre échange continentale africaine » (AfCFTA).

Le président congolais, Félix Tshisekedi, s’est rendu en Namibie en février 2019.

Relations avec les pays émergents

La Namibie développe des liens avec de nombreux États non occidentaux, en particulier avec les BRICS.

La Chine est devenue en 2018 le premier partenaire économique de la Namibie. Les intérêts chinois sont concentrés sur le secteur minier (uranium essentiellement) et les infrastructures où la Chine intervient sur plusieurs projets d’ampleur (projet portuaire de Walvis Bay et projet aéroportuaire Hosea Kutako de Windhoek). Plus récemment, la Chine a également renforcé ses relations en matière d’échanges universitaires et d’éducation. Des prêts chinois sont régulièrement octroyés et la Chine détient 8 % de la dette étrangère namibienne en 2018. Plus de 40 000 Chinois résideraient en Namibie.
Deux rencontres en Chine entre les deux chefs d’État ont eu lieu en 2018 : en mars le président Hage Geingob s’est rendu en visite officielle à Pékin puis en septembre en qualité de Président namibien et de la SADC lors du forum Focac.

L’Inde développe également sa présence (prêt de 100 M$, négociation d’un accord de libre-échange que Windhoek doit mener à bien au nom de la SACU).

Relations avec l’Union Européenne et les Etats-Unis

La Namibie entretient de bonnes relations avec l’UE (68 M€ lui sont été alloués dans le cadre du 11e FED 2014 – 2020) et les États-Unis.

En novembre 2018, l’UE a officiellement décidé d’ôter la Namibie de la liste noire des pays non-coopératifs en matière fiscale. Le pays avait été placé sur cette liste en décembre 2017, lors de sa première publication par l’UE. Cette décision a été permise grâce aux engagements pris par le gouvernement namibien de mettre en œuvre des mesures visant à lutter contre la fraude et l’évasion fiscales. La Namibie demeurera toutefois sur une liste « grise » en attendant la mise en œuvre effective de ces engagements, qu’un programme d’assistance technique de l’OCDE vient appuyer.

Diplomatie environnementale

Pays côtier et largement désertique, la Namibie a investi avec volontarisme tout le champ de la diplomatie environnementale et se singularise par l’ambition de sa contribution nationale dans le cadre de l’Accord de Paris (réduction de 89 % des émissions de gaz à effet de serre et 70 % d’énergies renouvelables d’ici 2030).

Mise à jour : 11.07.19

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