Présentation du Mozambique

Données générales

MOZAMBIQUE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République du Mozambique
Nature du régime : régime présidentiel, multipartisme
Chef de l’État : Filipe NYUSI (investi le 15 janvier 2015)

Données géographiques

Superficie : 801 590 km²
Capitale : Maputo
Villes principales : Beira, Nampula, Quelimane, Pemba, Nacala, Tete, Chimoio, Maxixe, Matola, Angoche
Langue officielle : Portugais.
Monnaie : Metical (MZN) : 1 Euro = 69,78 Meticais (27/05/2019)
Fête nationale : 25 juin (Indépendance en 1975)

Données démographiques

Population (2017) : 29,7 Millions d’habitants
Densité (2017) : 37,7 hab./km2
Croissance démographique (ONU, moyenne 2010-2015) : + 2,8 %
Espérance de vie (Banque Mondiale, 2016) : 58,3 ans
Taux d’alphabétisation (PNUD, 2006-2016) : 50,6 % pour les adultes de 15 ans et plus, 56,5 % pour les jeunes de sexe féminin entre 15 et 24 ans et 79,8 % pour les jeunes de sexe masculin entre 15 et 24 ans
Religions : christianisme (56,1 %, dont catholicisme : 28,4 %), islam (17,9 %), animisme (17,8 %), sans religion (8,2 %)
Indice de développement humain (PNUD, 2018) : 180e sur 189

Données économiques

PIB (Banque Mondiale, 2017) : 13 milliards USD
PIB par habitant (Banque Mondiale, 2017) : 426 USD
Taux de croissance : 3,7 % en 2017, 3,3 % en 2016, 6,6 % en 2015, 5,7 % en moyenne sur 2013-2017 Prévision 2018 : 4 % et 2019 : 3,8 %, (FMI et Banque mondiale)
Taux de chômage (Banque Mondiale, 2017) : 25 %
Taux d’inflation (Banque Mondiale, 2016) : 19,9 %
Balance commerciale (Banque Mondiale, 2017) : - 4 Milliards USD
Principaux fournisseurs : Afrique du Sud, Émirats arabes unis, Chine et Pays-Bas. La France est en 6e position.
Principaux clients : Inde, Afrique du Sud, Pays-Bas, Italie. La France est en 16e position.
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque Mondiale, 2017)

  • Agriculture : 21,3 % ;
  • Industrie : 24,9 % ;
  • Services : 53,9 %.

Classement « Doing Business » : 138e sur 190 (2018)

Exportations de la France vers le Mozambique : 30,4 M€ en 2018, 26,7 M€ en 2017, 142 M€ en 2016 (-28 % sur la période 2014-18)
Importations françaises depuis le Mozambique : 117,1 M€ en 2018, 122,5 M€ en 2017, 94 M€ en 2016 (+ 3 % sur la période 2014-18).

Consulter la fiche pays économique sur le site du Trésor

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://mz.ambafrance.org/
Communauté française : 611 inscrits au 31/12/2017
Communauté mozambicaine en France : 138 personnes au 31/12/2016

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Ancienne colonie portugaise, le pays est indépendant depuis le 25 juin 1975. Après 16 années (1977-92) de guerre civile entre le Frelimo (Front de libération du Mozambique), d’obédience marxiste, au pouvoir, et la Renamo (Résistance nationale mozambicaine), soutenue par le régime d’apartheid sud-africain, les accords de paix de Rome (4 octobre 1992) ont ouvert une période de stabilité relative. Depuis, la vie politique est dominée par le Frelimo et deux partis d’opposition, la Renamo et le Mouvement démocratique du Mozambique (MDM, né en 2009 d’une scission de la Renamo).

Si le Frelimo demeure le parti dominant comme l’ont encore démontré les dernières élections générales (législatives, présidentielles et provinciales) qui se sont tenues le 15 octobre 2014, sa majorité s’érode lentement au profit de l’opposition. Le dernier scrutin s’est déroulé de manière globalement satisfaisante, selon les rapports des missions d’observation (UE, SADC, UA), qui n’ont pas remis en cause les résultats, malgré les accusations de fraude formulées par l’opposition. Filipe Nyusi (Frelimo) a été élu président de la République avec 57 % des suffrages, contre 36 % à Afonso Dhlakama (Renamo) et près de 7 % à David Simango (MDM). Le Frelimo conserve une confortable majorité au parlement avec 144 sièges sur 250. La Renamo (89 sièges) et le MDM (17 sièges) doublent leur représentation parlementaire. Lors des élections municipales du 10 octobre 2018, l’opposition est sortie encore plus renforcée, en remportant neuf villes et en conservant les trois capitales provinciales qu’elle détenait déjà. Les prochaines élections générales auront lieu en octobre 2019.

Suite à la non reconnaissance par l’opposition Renamo de sa défaite aux élections de 2014, le conflit armé entre le gouvernement mozambicain (Frelimo) et la Renamo a repris à l’été 2015. Les deux protagonistes ont initié des négociations en juin 2016 et une trêve dans les hostilités est observée depuis décembre 2016.

Les pourparlers au sein de deux groupes de travail conjoints ont permis d’atteindre un consensus sur la décentralisation et les questions militaires. En mai 2018, la réforme constitutionnelle sur la décentralisation a été adoptée, suivie en octobre 2018, du début de la mise en œuvre du plan portant sur le désarmement, la démobilisation, et la réintégration des combattants de la Renamo au sein des forces de sécurité mozambicaines. Le président Nyusi et le leader de la Renamo, M. Ossufo Momade, ont réaffirmé fin février 2019 leur engagement à respecter toutes les dispositions de l’accord sur les questions militaires de manière à parvenir le plus tôt possible à la conclusion d’un nouvel accord de paix.

Pour la première fois, le Mozambique est confronté au terrorisme islamique. Plus de 70 attaques pour un bilan de 200 tués ont été menées entre fin août 2017 et mai 2019 dans le Nord du pays (provinces à majorité musulmanes de Nampula et de Cabo Delgado) par un groupe mozambicain dépourvu de revendications politiques surnommé par la population locale « Al-Shabaab ».

Situation économique

Après des années de forte croissance, l’économie du Mozambique a connu en 2016 (3,8 %), en 2017 (3,7 %) et en 2018 (3,25 %) un fort ralentissement (contre 7 % en moyenne entre 2010 et 2015). Les conséquences dramatiques des cyclones Idai et Kenneth, survenus en mars et avril 2019, pourraient amputer le PIB de 1 à 2 points de croissance.

Des révélations faites en avril 2016 sur des emprunts très importants (1,4 milliard $) réalisés depuis 2013 par des entreprises publiques mozambicaines, avec garantie souveraine, dans des conditions opaques, et dont l’existence n’avait pas été signalée au FMI, ont conduit à la suspension du programme du FMI (adopté en décembre 2015) et de l’aide budgétaire (264,7 M$, soit 10 % du budget) de plusieurs pays partenaires du développement. La somme des « dettes cachées » souscrites sous le mandat du président Guebuza (2010 – 2015) s’élève au total à 2,2 milliards $. L’économie du pays est désormais fragilisée (dette publique de 110,5 % du PIB fin 2018). Les conclusions d’un audit international indépendant rendues en juin 2017 ont éloigné la perspective d’une reprise de l’assistance financière du FMI. Cependant, des négociations ont repris courant 2018 entre le FMI et le Mozambique sur la possibilité d’un programme sans financement (Staff Monitored Programm).

Si les investissements étrangers ont diminué ces dernières années (baisse continue des flux d’IDE passés de 6,2 Mds $ en 2013 à 3,1 Mds $ en 2016, tendance qui s’est poursuivie en 2017), les grands projets prévus dans les secteurs charbonnier et gazier n’ont pas été compromis. Les retombées budgétaires d’importance pour le Mozambique ne sont pas attendues avant 2023/2024 (et pourraient devenir très significatives entre 2025 et 2030).

Politique étrangère

Le Mozambique privilégie l’action dans le cadre de l’Union africaine (UA), s’efforçant de promouvoir les positions communes à l’ensemble du continent dans les négociations internationales, sans chercher à y occuper des positions d’influence. Le Mozambique a signé l’accord visant à mettre en place la Zone de libre-échange continentale en mars 2018, mais ne l’a pas encore ratifié. Pragmatique, la diplomatie mozambicaine vise à attirer des investisseurs et à mobiliser les ressources internationales en faveur de son développement. Membre fondateur de la SADC, le Mozambique cherche à valoriser son positionnement géostratégique de débouché maritime des régions enclavées d’Afrique australe. Le Mozambique a signé en 2000 le statut de Rome créant la Cour pénale internationale (CPI), mais ne l’a pas ratifié. Pour autant, suite au sommet de l’UA d’Addis-Abeba fin janvier 2017, le Mozambique a pris position contre une sortie collective de la CPI. En 2018, le Mozambique a signé l’accord-cadre d’adhésion à l’Alliance solaire internationale et a ratifié l’Accord de Paris sur le climat.

Les relations avec l’Afrique du Sud sont essentielles (1er fournisseur, 2e client et 6e investisseur fin 2017), nourries par le voisinage, l’attraction économique et les relations des partis frères ANC (African National Congress) et FRELIMO unis, avec d’autres partis de libération de l’Afrique australe, dans la lutte contre le régime d’Apartheid en Afrique du Sud. Le Mozambique a renforcé sa coopération avec les États-Unis (1er bailleur de fonds bilatéral) et les pays de l’Union européenne (l’UE est le 3e bailleur de fonds après les États-Unis et la Banque mondiale, le 1er si l’on inclut les coopérations des États membres. Le 11e FED prévoit 697 M€ entre 2014 et 2020). Le Mozambique a adhéré le 4 février 2018 à l’accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne (UE) et les États de l’Afrique australe (SADC). Le Portugal, ex-puissance coloniale, reste aussi un partenaire important (4e investisseur et 3e créancier bilatéral du Mozambique fin 2017, coopération militaire, 25 000 ressortissants).

Les pays des entreprises exploitant les concessions de gaz et de charbon dominent le classement des principaux investisseurs (Émirats arabes unis : pays de transit des investissements du groupe brésilien Vale), Maurice, États-Unis (groupes Anadarko et Exxon Mobil), Italie (groupe ENI), Inde (secteur charbonnier). Enfin, la Chine est devenue un partenaire économique majeur du Mozambique. Cependant, en sa qualité de 1er créancier bilatéral, elle est très exposée à la crise de la dette mozambicaine. Un accord de partenariat stratégique (mai 2016) et un accord de coopération militaire (19 décembre 2016) lient les deux pays.

Mise à jour : 07.06.19

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