Présentation du Mozambique

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Mozambique
Nature du régime : régime présidentiel, multipartisme
Chef de l’Etat : Filipe NYUSI (investi le 15 janvier 2015)

Données géographiques
Superficie : 801.590 km²
Capitale : Maputo
Villes principales : Beira, Nampula, Quelimane, Pemba, Nacala, Tete, Chimoio, Maxixe, Matola, Angoche.
Langue officielle : Portugais.
Monnaie : Metical (MZN)
Fête nationale : 25 juin (Indépendance en 1975)

Données démographiques
Population : 28,75 Millions d’habitants (2016, ONU)
Densité : 36,6 hab./km2 (2016, ONU)
Croissance démographique : + 2,8 % (moyenne 2010-2015, ONU)
Espérance de vie : 55,3 ans (2015, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 50,6 % (PNUD, 2015)
Religion (s) : catholicisme, protestantisme, chrétiens évangélistes, Islam
Indice de développement humain :181ème sur 189 (PNUD 2015)

Données économiques

PIB : 14,81 milliards USD (2015, Banque mondiale)
PIB par habitant : 580 USD (2015, Banque mondiale)
Taux de croissance : 7,9 % en moyenne sur 2004-2015, 6,6% en 2015, 3,3% en 2016 (prévision 2017 : 5,5%) (FMI et Banque mondiale)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 22,4 % (estimation 2014, ONU)
Taux d’inflation : 19,9 % (2016, Banque mondiale)
Balance commerciale : - 4,7 Milliards USD (2015, ONU)
Principaux clients : Pays-Bas, Afrique du sud, Inde, Etats-Unis.
Principaux fournisseurs : Afrique du Sud, Chine, Singapour, Emirats arabes unis.
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (source : Banque mondiale)

  • primaire : 26 % ;
  • secondaire : 20 % ;
  • tertiaire : 54 %
    Exportations de la France vers le Mozambique : 142 M€ en 2016 (141 M€ en 2015, 111 M€ en 2014 et 60 M€ en 2013)
    Importations françaises depuis le Mozambique : 94 M€ en 2016(idem en 2015).

Plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/mozambique

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://mz.ambafrance.org/
Communauté française : 618 inscrits au 31/12/2016
Communauté mozambicaine en France : 138 personnes au 31/12/2016

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Ancienne colonie portugaise, le pays est indépendant depuis le 25 juin 1975. Après 16 années (1977-92) de guerre civile entre le Frelimo (Front de libération du Mozambique), d’obédience marxiste, au pouvoir, et la Renamo (Résistance nationale mozambicaine), soutenue par le régime d’apartheid sud-africain, les accords de paix de Rome (4 octobre 1992) ont ouvert une période de stabilité relative.

Depuis 1992, la vie politique est dominée par le Frelimo et deux partis d’opposition, la Renamo et le Mouvement démocratique du Mozambique (MDM, né en 2009 d’une scission de la Renamo).
Les élections législatives, présidentielles et provinciales se sont tenues le 15 octobre 2014 dans un contexte apaisé après la signature, en septembre, d’un accord mettant fin aux hostilités entre la Renamo et les forces gouvernementales. Le scrutin s’est déroulé de manière globalement satisfaisante, selon les rapports préliminaires des missions d’observation (UE, SADC, UA), qui n’ont pas remis en cause les résultats, malgré les accusations de fraude formulées par l’opposition. Filipe Nyusi (Frelimo) a été élu Président de la République avec 57% des suffrages, contre 36% à Afonso Dhlakama (Renamo) et près de 7% à David Simango (MDM). Le Frelimo conserve une confortable majorité au parlement avec 144 sièges sur 250. La Renamo (89 sièges) et le MDM (17 sièges) doublent leur représentation parlementaire.

Le bon score du candidat de la Renamo, parti jusqu’alors en déclin, particulièrement important dans les provinces du centre et du nord, a constitué la surprise du scrutin. Le résultat est nettement plus équilibré qu’en 2009, où le Frelimo avait emporté 75% des suffrages. Les discours critiques de la corruption et sur le meilleur partage des revenus des immenses ressources naturelles du pays, ont porté.

La Renamo, qui n’a pas reconnu sa défaite, a menacé de boycotter l’assemblée et de gouverner seule dans les provinces où elle était majoritaire. L’Assemblée a rejeté début avril 2015 un projet de loi porté par la Renamo sur l’autonomie de six provinces. Le dialogue entre le nouveau gouvernement et la Renamo s’est beaucoup tendu et le conflit armé a repris à l’été 2015.
Fin mai 2016, des pourparlers ont débuté entre le gouvernement et la Renamo. Une commission mixte a été créée afin de définir les conditions pour une rencontre entre le président Nyusi et le leader de la Renamo, M. Afonso Dhlakama. Une équipe de facilitation internationale (co-présidée par l’UE et le Botswana), a encadré les pourparlers qui ont échoué début décembre 2016.
Fin décembre 2016, la Renamo a pris l’initiative d’une trêve dans les hostilités qui est globalement respectée depuis. Les pourparlers se poursuivent désormais au sein de deux groupes de travail mixtes (décentralisation et questions militaires) qui ont remplacé la commission mixte. Les prochaines échéances électorales auront lieu en octobre 2018 (municipales) et en octobre 2019 (présidentielle, législatives, provinciales).

Situation économique

Après des années de forte croissance, l’économie du Mozambique a connu en 2016 (3,3%) et en 2017 (3%) un fort ralentissement (contre 7,9% en moyenne depuis 2004).
Des révélations faites en avril 2016 sur des emprunts très importants
(1,4 milliard $) réalisés depuis 2013 par des entreprises publiques mozambicaines, avec garantie souveraine, dans des conditions opaques, et dont l’existence n’avait pas été signalée au FMI, ont conduit à la suspension du programme du FMI (adopté en décembre 2015) et de l’aide budgétaire (264,7 M$, soit 10 % du budget) de plusieurs pays partenaires du développement. La somme des « dettes cachées » souscrites sous le mandat du président Guebuza (2010 – 2015) s’élève au total à 2,2 milliards $. L’économie du pays est désormais fragilisée (dette externe de 105 % du PIB fin 2017). Un audit international indépendant a rendu ses conclusions en juin 2017. Les importantes lacunes relevées dans ce rapport éloignent la perspective d’une reprise de l’assistance financière du FMI.

A moyen terme, le Mozambique dispose d’atouts nombreux mais encore sous-exploités  : gaz naturel (9èmes réserves au monde découvertes en 2010, qui devraient générer des recettes fiscales importantes à partir de 2023/2024, mais nécessitent des investissements massifs évalués à 50 milliards $ soit plus de trois fois le PIB du pays), hydroélectricité, pétrole off-shore, mines (charbon, titane, or, pierres précieuses, aluminium, graphite), agriculture, sylviculture, pêche, tourisme.

Politique étrangère

Le Mozambique privilégie l’action dans le cadre de l’Union Africaine. Pragmatique, la diplomatie mozambicaine vise à attirer des investisseurs et à mobiliser les ressources internationales en faveur de son développement. Membre fondateur de la SADC, le Mozambique cherche à valoriser son positionnement géostratégique de débouché maritime des régions enclavées d’Afrique australe. Le Mozambique a signé en 2000 le statut de Rome créant la Cour Pénale Internationale (CPI), mais ne l’a pas ratifié. Pour autant, suite au sommet de l’UA d’Addis-Abeba fin janvier 2017, le Mozambique a pris position contre une sortie collective de la CPI.

Les relations avec l’Afrique du Sud sont essentielles (1er fournisseur, 2ème client et 3ème investisseur en 2015), nourries par le voisinage, l’attraction économique et les relations des partis frères ANC et FRELIMO. Le Mozambique a renforcé sa coopération avec les Etats-Unis (1er bailleur de fonds bilatéral) et les pays de l’Union Européenne (l’UE est le 3ème bailleur de fonds après les Etats-Unis et la Banque mondiale, le 1er si l’on inclut les coopérations des Etats membres. Le 11ème FED prévoit 734 M€ entre 2014 et 2020). Le Portugal, ex-puissance coloniale, reste aussi un partenaire important (4ème fournisseur, 7ème investisseur et 2ème créancier bilatéral du Mozambique, coopération militaire, 25.000 ressortissants).

Le Brésil maintient sa position de premier investisseur étranger (23,6% des IDE fin 2014). Les pays des entreprises exploitant les concessions de gaz et de charbon dominent le classement des principaux investisseurs (Emirats Arabes Unis : pays de transit des investissements du groupe brésilien Vale), Etats-Unis (groupes Anadarko et Exxon Mobil), Italie (groupe ENI), Inde (secteur charbonnier).Enfin, la Chine est devenue un partenaire économique majeur du Mozambique. Cependant, en sa qualité de 1er créancier bilatéral, elle est très exposée à la crise de la dette mozambicaine. Un accord de partenariat stratégique (mai 2016) et un accord de coopération militaire (19 décembre 2016) lient les deux pays.

Mise à jour : 16.01.18

Informations complémentaires

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