Présentation de Monaco

Données générales

MONACO {JPEG}

Nom officiel : principauté de Monaco
Nature du régime : monarchie héréditaire et constitutionnelle
Chef de l’État : prince Albert II de Monaco
Chef du Gouvernement : Serge Telle, ministre d’État
Le 10 décembre 2014, LL.AA.SS. le prince Albert et la princesse Charlene ont annoncé la naissance du prince Jacques (prince Héréditaire), et de la princesse Gabriella (deuxième enfant dans la ligne de succession).

Données géographiques

Superficie : 2,02 km2
Capitale : Monaco (cité-État)
Langue officielle : français
Monnaie : euro (en vertu de l’accord franco-monégasque du 1er janvier 1999).
Fête nationale : 19 novembre, jour anniversaire de la cérémonie d’accession au trône du prince Rainier III (1923-2005)

Données démographiques

Population ( estimation 2016) : 37 308 hab. dont 8 378 Monégasques, 9 286 Français et 8 172 Italiens. Plus de 120 nationalités.
Religion : Catholiques : 93 %. La religion catholique est religion d’État.
Indice de développement humain : Monaco fait partie des 25 pays qui ne sont pas inclus dans l’IDH, par manque de statistiques.

Données économiques

PIB (2017) : 5,68 Mds d’euros (NB : les statistiques de PIB sont publiées en principauté depuis 2005, avec un fort décalage temporel)
PIB par salarié (2017) : 104 603 euros
Croissance (2017) : -3,5 %
Chômage (2016) : 2,2 %
Indice des prix (2015) : 105
Solde budgétaire (2016) : +35,9 M €
Balance commerciale (2016) : - 381,4 M €

Principaux secteurs dans le PIB (2016) : activités financières et d’assurance (16,1 %) ; activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien (14,8 %) ; construction (14,3 %) ; immobilier (8,8 %) ; commerce de gros (8,7 %) ; administration, enseignement, santé, social (6,9 %) ; autres services (6,4 ’%) ; hébergement-restauration (6,2 %) ; commerce de détail (5,8 %) ; industrie (4,9 %) ; information- communication (4,7 %) ; transports (3,9 %).

Principaux clients 2016 (hors France, en raison d’une union douanière avec Monaco) : Europe : 76,8 % (dont Allemagne (14,2 %), Suisse (13,1 %), Italie (11,8 %), Royaume Uni (7,8 %)), Afrique 9,9 %, Asie : 7,3 % ; Amérique : 4,5 %.
Principaux fournisseurs 2016 (hors France) : UE (58 %), Italie (23,3 %), Suisse (8,7 %), Royaume-Uni (6,4 %), Allemagne (6,3 %), Pays-Bas (6,3 %), Belgique (4,2 %), États Unis (3,7%), Chine (3,5%). Exportations (2016) : 905,8 M €
Importations (2016) : 1 287,2 M €

Présence française

Site internet de l’Ambassade : http://www.ambafrance-mc.org/
Communauté française : 9 286
Communauté monégasque en France : 400

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La Constitution du 17 décembre 1962 a fait de la principauté une monarchie héréditaire et constitutionnelle (elle était auparavant de droit divin). Le pouvoir exécutif relève de la haute autorité du prince Albert II, qui a accédé au trône le 12 juillet 2005, après la mort de son père, Rainier III, le 6 avril 2005. La direction du gouvernement est confiée au ministre d’État (M. Serge TELLE, de nationalité française, qui a succédé à son compatriote Michel ROGER le 1er février 2016) assisté d’un Conseil de gouvernement composé de cinq départements (voir ci-dessus), et responsable exclusivement devant le souverain. Les pouvoirs législatifs et budgétaires sont exercés conjointement par le prince et par le Conseil national (équivalent de notre Parlement). Ce dernier est composé de 24 membres élus pour cinq ans au suffrage universel direct par les seuls nationaux monégasques. La dernière élection du Conseil national a eu lieu le 11 février 2018. La liste « Primo ! Priorité Monaco », a remporté 21 sièges sur 24. L’actuel président du Conseil national Stéphane VALERI a été élu le 22 février 2018.

Le pouvoir judiciaire est indépendant du gouvernement. Il n’y a pas de ministre de la Justice, mais un directeur des services judiciaires, M. Laurent ANSELMI, qui a pris ses fonctions en septembre 2017. Le pouvoir judiciaire appartient au prince, qui en délègue le plein exercice aux cours et tribunaux, sous l’autorité de la cour de révision et du tribunal suprême.

Situation économique

Après une séquence de très forte croissance (3,2 % en 2016, 5,4 % en 2015, 7,2 % en 2014, 9,6 % en 2013), l’économie de Monaco a connu un repli (-3,5 %) en 2017, du fait du tassement des performances des secteurs de la construction (promotion immobilière) et des autres activités de services. Depuis la mise en place du calcul du PIB à Monaco en 2005, le dynamisme de l’économie est notamment fondé sur une importante flexibilité du travail et de gros acteurs locaux (industrie, construction, immobilier, commerce de gros, hôtellerie). Véritable bassin d’emplois pour toute la région PACA, la principauté attire plusieurs dizaines de milliers de salariés français par jour. Sont particulièrement actifs le commerce de détail (1 000 établissements ; CA de près de 2 milliards d’euros), un secteur des services particulièrement varié et un important secteur bancaire (3 500 personnes, soit 7 % des salariés de la principauté) ou encore les secteurs du BTP, de l’industrie et du tourisme. S’agissant du commerce extérieur monégasque (inclus dans le territoire statistique français), le solde des échanges est négatif depuis 2014 (-246,6 M €). En 2016, pour la troisième année consécutive le volume des échanges a progressé, mais le solde de la balance commercial s’est creusé (-381,4 M €). L’UE hors France est le principal partenaire de Monaco avec 58 % des échanges en 2016, (Allemagne, Italie et Suisse notamment).

Dans le contexte de la mobilisation internationale pour la transparence fiscale et de la lutte contre le blanchiment, Monaco a quitté la liste grise des paradis fiscaux de l’OCDE (elle en faisait partie en 2009 car elle avait signé moins de 12 accords bilatéraux en matière d’échange d’informations fiscales). De même, la principauté n’est pas inscrite sur la liste des juridictions non coopératives (JNC) en matière de lutte contre le blanchiment du GAFI.

Politique étrangère

Le prince Rainier III a orienté l’économie et les activités de la principauté vers des secteurs clés (bâtiment, finance, terrains gagnés sur la mer) ; depuis son avènement, le prince Albert II a, quant à lui, donné une impulsion majeure à l’action internationale de la principauté. Membre de l’ONU depuis 1993 et du Conseil de l’Europe depuis 2004, Monaco est aussi membre de l’OSCE, de l’Organisation internationale de la Francophonie et de nombreuses organisations spécialisées de l’ONU. Elle a aussi été membre du Conseil exécutif de l’UNESCO jusqu’en 2013. Depuis 2006, elle a renforcé son réseau diplomatique et consulaire, ouvrant notamment une dizaine d’ambassades en Europe.

La principauté a mis en place une politique originale d’action humanitaire reposant d’une part sur des fonds privés (Fight Aids Monaco, présidée par la princesse Stéphanie, Association mondiale des amis de l’enfance, présidée par la princesse Caroline), et d’autre part, sur fonds publics par un accroissement de l’aide au développement. Monaco est aussi un centre scientifique actif et un partenaire engagé sur les questions environnementales et le développement durable. Outre le musée océanographique et le centre scientifique, créé en 1960, Monaco accueille le laboratoire de l’environnement marin de l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique) et le bureau hydrographique international créé en 1921. En juin 2006, le prince Albert II a décidé de créer sa propre fondation consacrée à l’environnement. Engagé dans le cadre de la COP 21, il a été décoré le 8 décembre 2015 de l’Ordre du Mérite maritime, au grade de Commandeur.

Mise à jour : 19.07.19

Informations complémentaires

PLAN DU SITE