Présentation de la Mauritanie

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Présentation du pays

MAURITANIE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République islamique de Mauritanie
Nature du régime : République islamique
Chef de l’État : Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani depuis le 1er août 2019
Premier ministre : Mohamed Ould Bilal depuis le 6 août 2020
Fête nationale : 28 novembre, fête de l’indépendance

Données géographiques

Capitale : Nouakchott
Villes principales : Nouakchott, Nouadhibou, Rosso
Superficie : 1 030 700 km²
Monnaie : ouguiya (MRU) en vigueur depuis le 1er janvier 2018, 1 MRU = 0,0231 EUR (en juillet 2021)
Langue officielle : arabe. Langues nationales : arabe, pulaar, soninké, wolof.

Données démographiques

Population : 4,5 millions d’habitants (Banque mondiale, 2019)
Densité : 4,3 habitants par kilomètre carré (Banque mondiale, 2019)
Taux de croissance démographique : 2,8 % (Banque mondiale, 2018)
Croissance de la population urbaine : 4,4 % (Banque mondiale, 2018)
Espérance de vie à la naissance : 64 ans (Banque mondiale, 2018)
Taux d’achèvement de l’école primaire : 99,9 % (Banque mondiale, 2018)
Indice de développement humain : 161e sur 189 (PNUD, 2019)
Religions : islam 99 % (religion officielle)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a été élu président de la République islamique de Mauritanie avec 52 % des suffrages en juin 2019. Les autres candidats ont reçu 18,5 % des voix (Biram Dah Abeid), 17,8 % (Sidi Mohamed ould Boubacar), 8,7 % (Kane Hamidou Baba), 2,4 % (Mohamed ould Mouloud) et 0,4 % (Mohamed El-Wavi).

La communauté internationale a salué la transition pacifique et démocratique réalisée par la Mauritanie. Le président Ghazouani succède ainsi au président Mohamed Ould Abdel Aziz, à la tête du pays depuis 2009. Au cours de ses deux quinquennats, l’ex-président Aziz a engagé la Mauritanie avec succès - notamment aux côtés de l’actuel président, qui a été chef d’état-major général des armées, puis ministre de la Défense - dans la lutte contre la menace terroriste, malgré la crise au Mali voisin. Le pays, qui a subi de nombreuses attaques terroristes entre 2005 et 2011, n’a connu aucun incident sécuritaire significatif au cours des dix dernières années.

Fort de ces acquis dans le domaine sécuritaire, le président Ghazouani s’est fixé comme priorité la lutte contre la pauvreté, le développement économique, ainsi que le rattrapage en faveur des composantes les plus défavorisées de la population. Ce mandat a été confié à la nouvelle agence gouvernementale « Taazour », organisme chargé de la lutte contre l’exclusion et les inégalités. Ces défis ont néanmoins été accentués par les conséquences socio-économiques de la pandémie de la Covid-19 qui a touché le pays à partir de mai 2020.

Politique étrangère

La politique extérieure de la Mauritanie est marquée par sa situation géographique, à la confluence des régions nord-africaines et de l’espace subsaharien. Nouakchott s’engage activement dans la sécurité collective en Afrique, notamment par le biais de ses Casques bleus en République centrafricaine et son rôle au sein du G5 Sahel créé en 2014 avec le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso. Le Mauritanie héberge ainsi le secrétariat exécutif du G5 Sahel, ainsi que le collège de défense du G5 Sahel, et assure la présidence tournante de l’organisation depuis le 25 février 2020 (elle transmettra la présidence au Tchad en février 2021). Dans la continuité du sommet de Pau du 13 janvier 2020, Nouakchott a accueilli, au titre de sa présidence du G5 Sahel, le sommet de Nouakchott du 30 juin 2020.

Membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine en 1963, puis de l’Union africaine, la Mauritanie est partie au processus de Nouakchott, un mécanisme de renforcement de la coopération sécuritaire entre les pays du Sahel et l’Architecture africaine de paix et de sécurité (Apsa) dans la région, qui regroupe onze États sous l’égide de l’Union africaine. La Mauritanie a adhéré à la Ligue arabe en novembre 1973 et participé à la création de l’Union du Maghreb arabe en février 1989. Le pays est membre de l’Organisation de la coopération islamique depuis sa création en septembre 1969, ainsi que de l’Organisation internationale de la Francophonie.

En Afrique subsaharienne, la Mauritanie reste liée par un accord d’association à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qu’elle a quittée en décembre 1999. Elle participe à des organisations ad hoc dont l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), la Grande muraille verte, dont elle héberge l’agence panafricaine, ou le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel.

La Mauritanie participe enfin aux instances euro-méditerranéennes. Depuis 1990, elle est impliquée dans le dialogue 5+5. Associée au processus de Barcelone dès novembre 1995, elle en est devenue membre à part entière en novembre 2007, tout en continuant d’appartenir au groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) concernés par l’accord de Cotonou de juin 2000 qui est le cadre général dans lequel s’inscrit la relation entre l’Union européenne et les pays ACP. Elle est également partie au dialogue méditerranéen de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord créé en décembre 1994.

Situation économique

La Mauritanie a bénéficié d’un environnement international favorable en 2019, dans le contexte de la hausse des prix des minerais exportés par le pays et de la faible hausse des prix du pétrole importé. Selon les données de la Banque mondiale, la croissance économique a considérablement augmenté, de 3,6 % en 2018 à 5,9 % en 2019. Les prévisions de croissance en 2020, initialement estimées à 6,3 %, n’ont pas été atteintes en raison de la pandémie de la Covid-19. Le PIB de la Mauritanie devrait en effet connaitre une contraction de 3,2 % en 2020.

L’inflation a augmenté de 2,3 % en 2019 à 3,9 % en 2020. Après des excédents budgétaires en 2018 (3,3 % du PIB) et 2019 (2,1 %), la loi de finance rectificative 2020 retenait en mai un déficit de 5 % du PIB. Le pays a en outre progressé dans le classement annuel Doing business de la Banque mondiale, passant de la 176e place en 2015 à la 148e en 2019. Le ratio du service de la dette sur recettes budgétaires se situe à 14,8 % du PIB en 2020.

Bien que la dette publique soit viable (65,8 % du PIB en 2020), le risque global et externe de surendettement reste élevé. Le secteur bancaire reste par ailleurs exposé à un risque de manque de liquidité, malgré les nouveaux instruments introduits par la Banque centrale mauritanienne.

L’activité économique devrait rebondir en 2021-2022 grâce à une reprise des investissements directs étrangers (IDE) et à une augmentation de la production extractive. Initialement attendues pour 2022, les premières recettes d’exploitation du gaz découvert au large des côtes pourraient cependant n’être perçues qu’à compter de 2023.

En 2020, afin d’appuyer la Mauritanie face à la crise sanitaire, la France a soutenu le plan de riposte mauritanien à travers l’Agence française de développement. Une aide budgétaire de 2,5 millions d’euros a été octroyée pour le pilier sanitaire ainsi qu’un financement de 10 millions d’euros destiné à renforcer un dispositif de filets sociaux et de transferts monétaires. À la demande de la Mauritanie, un premier accord de suspension du service de la dette pour la période allant du 1er mai au 31 décembre 2020 a été signé pour un montant de 5,3 millions d’euros, en accord avec le Club de Paris. L’échéance de paiement, qui devait intervenir en 2021, a finalement été repoussée en 2022.

Mise à jour : 13.07.21

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