Présentation de la Mauritanie

Présentation

Données générales

mauritanie

Présentation du pays

Chef de l’État : Mohamed Ould Abdel Aziz.
Fête nationale : 28 novembre, fête de l’indépendance.

Données géographiques

Capitale : Nouakchott. Villes principales : Nouakchott, Nouadhibou, Rosso.
Superficie : 1 030 700 kilomètres carrés.
Monnaie : ouguiya (MRU). La nouvelle ouguiya est en vigueur depuis le 1er janvier 2018 (1 nouvelle = 10 anciennes)
Langue officielle : arabe. Langues nationales : arabe, pulaar, soninké, wolof.
Religions : islam 99% (religion officielle).

Données démographiques

Population : 4,3 millions d’habitants (Banque mondiale, 2016).
Densité : 4 habitants au kilomètre carré (Banque mondiale, 2016).
Taux de croissance démographique : 2,8 % (Banque mondiale, 2016).
Espérance de vie à la naissance : 63 ans (PNUD, 2016).
Taux d’alphabétisation : 46 % (PNUD, 2014).
Indice de développement humain : 157e sur 188 (PNUD, 2017).

Données économiques

Produit intérieur brut : 5 milliards de dollars (FMI, 2017).
Produit intérieur brut par habitant : 1 280 dollars (FMI, 2017).
Taux de croissance du produit intérieur brut : 3,8 % (FMI, 2017).
Taux de chômage : 10,2 % (Banque mondiale, 2017).
Taux d’inflation : 2 % (Banque mondiale, 2017).
Solde budgétaire : - 3,5 % du produit intérieur brut (BAD, 2017).
Dette publique : 92,3 % du produit intérieur brut (Banque mondiale, 2017).
Dépenses publiques : 33% (BAD, 2017)

Principaux clients : Europe 47,4%, Chine 20%, Ministère du commerce (2017).
Principaux fournisseurs : Europe 46,7%, EAU 25%, Chine 25% (Ministère du commerce).
Part des secteurs d’activité dans le produit intérieur brut : agriculture 27 %, industrie 30 %, services 43 % (Banque mondiale, 2016).
Exportations de la France vers la Mauritanie : 147 millions d’euros (DGDDI, 2016).
Importations françaises depuis la Mauritanie : 43 millions d’euros (DGDDI, 2016).

Aide publique au développement française décaissée : 14,6 millions d’euros (OCDE, 2016).

Composition du gouvernement

Premier ministre : Yahya Ould Hademine.
Ministre secrétaire général de la présidence de la République : Cheikh Mohamed O. Cheikh Sidiya.
Ministre de la justice : Moktar Malal Dia.
Ministre des affaires étrangères et de la coopération : Isselkou Ould Ahmed Izid Bih.
Ministre de la défense nationale : Diallo Mamadou Bathia.
Ministre de l’intérieur et de la décentralisation : Ahmedou Ould Abdella.
Ministre de l’économie et des finances : Mokhtar Ould Diay.
Ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel : Ahmed Ould Ahil Daoud.
Ministre du pétrole, de l’énergie et des mines : Mohamed Abdel Vetah.
Ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration : Coumba BA
Ministre de la santé : Boubacar Kane.
Ministre des pêches et de l’économie maritime : Nani Ould Chroukha.
Ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme : Naha Mint Hamdy Ould Mouknass.
Ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire : Amal Mint Maouloud.
Ministre de l’agriculture : Lemina Mint El Kotob Ould Moma.
Ministre de l’élevage : Fatma Vall Mint Souenae.
Ministre de l’équipement et des transports :. Mohamed Abdallahi Ould Oudaa
Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement :. Yahya Ould Abd Dayem.
Ministre de l’éducation nationale : Isselmou Ould Sid’Elmoctar.
Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Sidi Ould Salem.
Ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et des Technologies nouvelles. : M. Seyidna Ali Ould Mohamed Khouna.
Ministre de la culture et de l’artisanat, porte-parole du gouvernement : Mohamed Lemine O. Cheikh.
Ministre de la jeunesse et des sports : Mohamed Ould Jebril.
Ministre des relations avec le Parlement et la société civile : Hawa Tandia.
Ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille : Meymouna Mint Taghi.
Ministre de l’environnement et du développement durable : Amédi Camara.
Ministre secrétaire général du gouvernement : Zeinebou Mint Ely Salem.
Ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères chargé des affaires maghrébines, africaines et des Mauritaniens à l’étranger : Khadijetou Mbareck Fall.
Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances chargé du budget : Mohamed Ould Kembe.

Présence française

Consulat de France en Mauritanie : Nouakchott.
https://mr.ambafrance.org/
Communauté française en Mauritanie : 1 725 Français inscrits au registre (février 2018).
Consulat de Mauritanie en France : Paris.
Communauté mauritanienne en France : 16 273 Mauritaniens disposant d’un titre ou d’une autorisation de séjour valide en décembre 2016.

Eléments d’actualité

politique intérieure

Le Président Mohamed ould Abdel Aziz a été élu en 2009 après une transition qui a suivi le coup d’Etat de 2008 d’une junte qu’il dirigeait. Il a pu se présenter en vertu d’un accord avec l’opposition. Celle-ci a, depuis, régulièrement boycotté les scrutins.

Le chef de l’Etat a été réélu en 2014 pour un second mandat avec 82 % des suffrages, contre 9 % à Biram Dah Abeid, 5 % à Boidiel Ould Houmeid et 5 % à Ibrahima Moctar Sarr (57% de participation contre 65 % en 2009).
En 2017, un référendum a acté une révision constitutionnelle qui a notamment supprimé le Sénat et créé des régions, et modifié le drapeau et l’hymne national.
A l’orée de la prochaine présidentielle de 2019, à laquelle le Président de la République a annoncé ne pas vouloir concourir, en vertu de la limitation constitutionnelle à deux mandats, l’opposition du Front national démocratique unifié (FNDU) est marquée par la question de son leadership.

Le chef de l’Etat s’est engagé avec succès contre la menace terroriste, qui a pu être réduite malgré la crise au Mali voisin. Les autres priorités de l’exécutif sont la lutte contre la pauvreté et le développement économique, ainsi que la question sociale et communautaire (séquelles des violences de 1989 et de la perpétuation de pratiques esclavagistes). Malgré des progrès (tel le processus de rapatriement des Mauritaniens réfugiés au Sénégal accéléré sous l’égide du Haut-Commissariat aux réfugiés), les autorités sont confrontées à une contestation par des organisations de la société civile.

Situation économique

La baisse des cours du fer, principale ressource d’exportation de la Mauritanie, est venue interrompre une période de forte croissance du PIB entre 2010-2014 (5,6%/an en moyenne), avec 4,9% en 2016 (pour une croissance démographique de 2,8%). Mais le pays devrait bénéficier dans les années à venir de revenus d’hydrocarbures croissants (gisements off-shore en partage avec le Sénégal). Le secteur productif non-extractif reste peu dynamique hormis l’agriculture et la pêche.

La Mauritanie, du fait de sa dette publique élevée, reste dans la catégorie des pays à risque élevé de surendettement selon les critères du FMI.
Le climat des affaires s’améliore tendanciellement. Entre 2012 et 2016, la Mauritanie a entrepris une série de réformes visant à son amélioration qui lui ont valu de gagner 26 places en quatre ans dans le classement de la « facilité de faire des affaires » (« doing business ») de la Banque mondial, à la 150ème place sur 190 économies étudiées en 2017.
Le pays se situe à 157ème place de l’indice de développement humain du PNUD en 2017.

Politique étrangère

La politique extérieure de la Mauritanie est marquée par la situation géographique du pays, à la charnière des régions arabo-berbère et de l’espace africain. Nouakchott s’engage activement dans la sécurité collective en Afrique, notamment par le biais de ses casques bleus en République centrafricaine ainsi que par sa contribution à la Force conjointe du G5 Sahel. Le Président de la République s’est investi avec succès dans la médiation en Gambie en 2017. Le pays a subi des attaques terroristes entre 2007 et 2012 et accueille depuis 2012 près de 50 000 réfugiés du Mali.

Membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine en 1963 puis de l’Union africaine, la Mauritanie a adhéré à la Ligue arabe en novembre 1973 et participé à la création de l’Union du Maghreb arabe en février 1989. Le pays est membre de l’Organisation de la coopération islamique depuis sa création en septembre 1969, ainsi que de l’Organisation internationale de la Francophonie.
En Afrique subsaharienne, la Mauritanie reste liée par des accords à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qu’elle a quittée en décembre 1999. Elle participe à des organisations ad hoc dont l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal ou le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel. La Mauritanie a été moteur dans la création du G5 Sahel en 2014 avec le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso. Elle est partie au processus de Nouakchott, qui regroupe onze États sous l’égide de l’Union africaine.

La Mauritanie participe aux instances euro-méditerranéennes. Depuis 1990, elle est impliquée dans le dialogue 5 + 5. Associée au processus de Barcelone dès novembre 1995, elle en est devenue membre à part entière en novembre 2007, tout en continuant d’appartenir au groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique concernés par l’accord de Cotonou de juin 2000. Elle est également partie au dialogue méditerranéen de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord créé en décembre 1994.

Mise à jour : 15.03.18

Informations complémentaires

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