Présentation du Mali

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Présentation du pays

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Données générales

Nom officiel : République du Mali
Nature du régime : République
Chef de l’Etat (Président de la Transition) : Bah N’Daw (né le 23 août 1950)

Données géographiques

Superficie : 1 241 231 km²
Capitale : Bamako (2 446 700 habitants)
Villes principales : Sikasso, Koutiala, Ségou, Kayes, Mopti, Gao
Langue officielle : français
Langues courantes : mandingue (bambara, malinké, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 22 septembre (indépendance, en 1960)

Données démographiques

Population : 19 077 690 habitants (Banque mondiale, 2018)
Croissance démographique annuelle : 3 % (Banque mondiale, 2018)
Espérance de vie : 58 ans (à la naissance, Banque mondiale, 2018)
Taux d’alphabétisation des personnes de 15 ans et plus : 35,5 % (UNESCO, 2018)
Religions : islam 94,8 %, christianisme 2,4 %, animisme 2 % (recensement de 2009)
Indice de développement humain : 184e sur 189 pays (PNUD, 2019)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

L’ancien Président Ibrahim Boubacar Keïta (élu en 2013 et réélu en 2018) a été contraint à la démission par un coup d’Etat le 18 août 2020.

Cet événement est intervenu alors que le pouvoir faisait l’objet d’une contestation croissante suite à la publication de résultats contestés des élections législatives d’avril. A plusieurs reprises, les manifestations organisées par le mouvement du 5 juin rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ont ainsi rassemblé plus de 10 000 personnes afin de réclamer la démission du Président.

Depuis, des autorités de transition ont pris leurs fonctions :

  • Président de transition, Bah N’Daw ;
  • Vice-président de la transition, Colonel Assimi Goïta ;
  • Premier ministre, Moctar Ouane.

A cet exécutif tricéphale s’ajoute un nouvel organe législatif composé de 121 membres, le Conseil national de transition (CNT).

Ces nouvelles autorités auront la charge, en 18 mois, de préparer des élections crédibles, ainsi que d’entamer d’importantes réformes, telles que présentées dans la charte de la transition, qui définit huit missions :

  • le rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ;
  • le redressement de l’Etat et la création des conditions de base pour sa refondation ;
  • la promotion de la bonne gouvernance ;
  • la refonte du système éducatif ;
  • l’adoption d’un pacte de stabilité sociale ;
  • le lancement du chantier des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives ;
  • l’organisation des élections générales ;
  • la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

La crise découlant de la prise du contrôle du Nord du pays par des groupes indépendantistes ainsi que des groupes terroristes de 2012 à 2013 et du coup d’État de mars 2012 a suscité une mobilisation importante des partenaires internationaux du Mali. La signature de l’accord d’Alger en 2015 a constitué une avancée positive. Cependant, des difficultés persistent dans la mise en œuvre de l’accord. La présence des forces internationales au Nord assure une relative stabilité mais les groupes terroristes adaptent leur mode d’action. Ils ciblent principalement les forces armées maliennes ainsi que la MINUSMA (ONU) et la force Barkhane.

Au Centre, les groupes terroristes profitent de l’instabilité pour s’installer durablement, notamment près de la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Ils s’y attaquent aux symboles et aux représentants de l’État. Le recul de ce dernier a favorisé l’émergence de milices et de conflits entre les communautés, qui ont pris une tournure dramatique depuis 2019, avec plusieurs centaines de civils tués et un préoccupant cycle de représailles et d’exactions.

Politique étrangère

Entouré de sept voisins, le Mali a développé une diplomatie favorisant l’intégration régionale et continentale. Membre fondateur de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il a été le premier pays à ratifier l’Acte constitutif de l’Union africaine en 2000. Il est également membre du comité de mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) et du G5 Sahel. Le Mali est un membre actif de la Francophonie, qu’il considère comme un instrument important de sa diplomatie. Suite au coup d’Etat du 18 août, le Mali a temporairement été suspendu de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), de l’Union africaine et de la Francophonie.

Des personnalités maliennes de premier plan ont exercé, ou exercent, un rôle important à la tête d’organisations clés : l’ancien chef de l’État Konaré à la présidence de la Commission de l’Union africaine (2003-2008), Soumaïla Cissé à la tête de la Commission de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) (2004-2011), Michel Sidibé comme directeur exécutif d’ONUSIDA (2008-2019), Adama Ouane comme administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (2015-2019) et Modibo Ibrahima Touré comme Représentant spécial et Chef du bureau intégré des Nations unies en Guinée-Bissao (depuis mai 2016).

Depuis le milieu des années 2000, les questions de la stabilisation du pays et de sécurité, telles que les trafics et le terrorisme, sont un enjeu majeur dans les relations entre le Mali et ses voisins. En février 2014, les chefs d’État du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger ont ainsi créé le G5 Sahel, organisation internationale visant à favoriser la coordination entre ces pays sur les questions de sécurité et de développement. En 2017, le G5 Sahel s’est doté d’une force conjointe transfrontalière dont le mandat est la lutte contre le terrorisme, le crime organisé transfrontalier et le trafic d’êtres humains. Le 6 décembre 2018 a eu lieu à Nouakchott la Conférence des bailleurs ayant permis de lever des contributions pour le Programme d’investissements prioritaires, élaboré par le G5 Sahel afin d’assurer le développement des zones transfrontalières les plus fragiles de la région.

Avant sa destitution, l’ex-Président Keïta avait effectué de nombreux déplacements à l’étranger, notamment à New York à l’occasion des Assemblées générales des Nations unies. Il s’était régulièrement rendu en Europe (notamment en France) et dans les pays de la zone saharo-sahélienne.

Situation économique

PIB : 19,02 milliards de dollars US (FMI, 2019)
PIB par habitant : 967,14 dollars US (FMI, 2019)
Taux de croissance : 5 % (FMI, 2019)

Taux d’inflation : 0,3 % (FMI, 2019)
Principaux clients : Afrique du Sud, Suisse, Burkina Faso, Bangladesh (ITC, 2019)
Principaux fournisseurs : Côte d’Ivoire, France, Chine (ITC, 2019)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (CNUCED, 2017) :
agriculture : 40,7 %
industrie : 18,5 %
services : 40,8 %

Exportations de la France vers le Mali (2018) : 341 millions d’euros
Importations françaises depuis le Mali (2018) : 9 millions d’euros
(Direction générale des douanes et droits indirects)

Mise à jour : 15.10.20

Informations complémentaires