Présentation du Mali

Présentation

Données générales

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Présentation du pays

Nom officiel : République du Mali
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Ibrahim Boubacar Keïta

Données géographiques

Superficie : 1 241 231 km²
Capitale : Bamako (1 810 366 habitants)
Villes principales : Sikasso, Koutiala, Ségou, Kayes, Mopti, Gao
Langue officielle : français
Langues courantes : mandingue (bambara, malinké, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 22 septembre (indépendance, en 1960)

Données démographiques

Population : 18 541 980 d’habitants (Banque mondiale, 2017)
Croissance démographique annuelle : 3% (Banque mondiale, 2017)
Espérance de vie : 57,9 ans (à la naissance, Banque mondiale, 2016)
Taux d’alphabétisation des personnes de 15 ans et plus : 33,4% (UNICEF, 2012)
Religions : Islam 94,8%, christianisme 2,4%, animisme 2% (recensement de 2009)
Indice de développement humain : 175ème sur 188 pays (PNUD, 2016)

Données économiques

PIB : 15,288 milliards de dollars US (Banque mondiale 2016)
RNB par habitant : 770 dollars US (Banque mondiale, 2017)
Taux de croissance : 5,4% (Banque africaine de développement, 2017)

Taux d’inflation : 1,5 % (Banque mondiale, 2017)
Principaux clients : Chine, Inde, Indonésie, Bangladesh (GTA-GTIS, 2015)
Principaux fournisseurs : France, Sénégal, Côte d’Ivoire, Chine (GTA-GTIS, 2015)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 38,5%
  • industrie : 24,4%
  • services : 37%

Exportations de la France vers le Mali (2016) : 367 millions d’euros
Importations françaises depuis le Mali (2016) : 11 millions d’euros
(Direction générale des douanes et droits indirects)

Consulat général de France : Bamako
Communauté française au Mali : 8056 Français enregistrés (2016)
Communauté malienne en France : environ 120 000 personnes

Eléments d’actualité

Politique intérieure

À l’issue de l’élection présidentielle de 2013, Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), est élu président de la République. Les élections législatives ont placé le RPM en tête avec 70 députés sur 147. Il est suivi de l’ADEMA, principal parti du Mali depuis les années 1990, qui rejoint la majorité présidentielle, et de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). Le groupe Vigilance démocratique et républicaine se constitue comme principal groupe d’opposition à l’assemblée. Il regroupe 22 députés, dont 17 de l’URD avec à sa tête le chef de file constitutionnel de l’opposition Soumaïla Cissé. Ce dernier a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de juillet-août 2018 (24 candidats), où il affrontera à nouveau le président sortant Keita, également candidat.

La crise découlant de la prise du contrôle du Nord du pays par des groupes indépendantistes ainsi que des groupes terroristes de 2012 à 2013 et du coup d’Etat de mars 2012 a suscité une mobilisation importante des partenaires internationaux du Mali. L’organisation d’élections (présidentielle et législatives en 2013, municipales en 2016) et la signature de l’accord d’Alger en 2015 ont constitué des avancées positives. Cependant, des difficultés persistent dans la mise en œuvre de l’accord, sur fond d’instabilité gouvernementale (cinq Premiers ministres depuis 2013) et d’insatisfaction sociale (manifestations et grèves catégorielles).

La présence des forces internationales au Nord assure une relative stabilité mais les groupes terroristes adaptent leur mode d’action. Ils ciblent principalement les forces armées maliennes ainsi que la MINUSMA (ONU) et la force Barkhane (France). Des groupes terroristes cherchent à profiter de l’instabilité pour s’installer durablement dans le centre du Mali, notamment près de la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Ils s’y attaquent aux symboles et aux représentants de l’Etat.

Situation économique

Les performances en matière de croissance sont bonnes (+4,8% prévue en 2018, +5,4% en 2017 après +5,4% en 2016 et +6% en 2015) mais restent soumises à d’importants risques, notamment les aléas climatiques et sécuritaires et la variation des cours des matières premières. En l’absence de réformes de fond, les obstacles à une croissance durable restent nombreux (croissance démographique, absence de diversification, secteur manufacturier et investissement privé confidentiels, manque d’infrastructures, secteur de l’énergie défaillant). L’économie malienne reste également très dépendante du secteur minier et des résultats des campagnes agricoles. Le secteur manufacturier est très peu développé et le pays connait une forte croissance démographique que le marché de l’emploi peine à absorber.

Politique étrangère

Entouré de sept voisins, le Mali a développé une diplomatie favorisant l’intégration régionale et continentale. Membre fondateur de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il a été le premier pays à ratifier l’Acte constitutif de l’Union africaine en 2000. Il est également membre du comité de mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) et du G5 Sahel. Le Mali est un membre actif de la Francophonie, qu’il considère comme un instrument important de sa diplomatie.

Des personnalités maliennes de premier plan ont exercé, ou exercent, un rôle important à la tête d’organisations clés : l’ancien chef de l’État Konaré à la présidence de la Commission de l’Union africaine (2003-2008), Soumaïla Cissé à la tête de la Commission de l’UEMOA (2004-2011), Michel Sidibé comme directeur exécutif d’ONUSIDA (depuis 2008), Adama Ouane comme administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (nommé en 2015) et Modibo Ibrahima Touré comme Représentant spécial et Chef du bureau intégré des Nations Unies en Guinée-Bissao (nommé en mai 2016).

Depuis le milieu des années 2000, les questions de la stabilisation du pays et de sécurité, telles que les trafics et le terrorisme, sont un enjeu majeur dans les relations entre le Mali et ses voisins. En février 2014, les chefs d’État du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger ont ainsi créé le G5 Sahel, organisation internationale visant à favoriser la coordination entre ces pays sur les questions de sécurité et de développement. En 2017, le G5 Sahel s’est doté d’une force conjointe transfrontalière dont le mandat est la lutte contre le terrorisme, le crime organisé transfrontalier et le trafic d’êtres humains.

Depuis son élection, le président Keïta effectue de nombreux déplacements à l’étranger, notamment à New York à l’occasion des Assemblées générales des Nations unies. Il se rend régulièrement en Europe et dans les pays de la zone saharo-sahélienne. Il est venu plusieurs fois en France depuis son investiture (voir infra).

Mise à jour : 20.07.18

Informations complémentaires

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