Présentation de Madagascar

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Présentation du pays

MADAGASCAR {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République de Madagascar
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’État : Andry RAJOELINA, élu en décembre 2018

Données géographiques

Superficie : 587 040 km²
Capitale : Tananarive
Villes principales : Tananarive, Tamatave, Antsirabe, Fianarantsoa, Majunga, Tuléar, Diego-Suarez
Langues officielles : malgache, français
Langues courantes : malgache, français
Monnaie : ariary (1 € = 4 028 ariary, le 19 février 2020)
Fête nationale : 26 juin (indépendance 26 juin 1960)

Données démographiques

Population : 27,05 M d’habitants en 2019 (Banque mondiale)
Densité (en 2017) : 44 habitants/km² (Banque mondiale)
Croissance démographique (en 2017) : 2,7 % (Banque mondiale)
Espérance de vie à la naissance (en 2017) : 66 ans (Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation (total adultes) en 2015 : 65 % (Banque mondiale)
Religions : culte traditionnel axé sur le respect des ancêtres (50 %) ; christianisme (45 %), dont 25 % de catholiques et 20 % de protestants ; islam (5 %)
Indice de développement humain (2019) : 162e sur 188 pays (PNUD)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis son indépendance en 1960, Madagascar a connu plusieurs crises politiques (1972, 1991-92, 2001-2002 et 2009-2013). En mars 2009, sous la pression de la rue et de l’armée, le président de la République, Marc Ravalomanana, démissionne et part en exil en Afrique du Sud. Le maire de Tananarive, Andry Rajoelina, prend la tête de la Haute autorité de transition (HAT). Fin 2013, Hery Rajaonarimampianina, ancien ministre des Finances pendant la transition (2009-2013), remporte l’élection présidentielle.

Le mandat du président Rajaonarimampianina n’a pas convaincu. Peu populaire, il n’a pas été reconduit par les électeurs malgaches.
36 candidats étaient en lice pour le premier tour de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018. Candidat à un second mandat, le président Hery Rajaonarimampianina a démissionné le 7 septembre 2018, conformément à l’article 46 de la constitution (un président qui se présente à sa propre succession doit démissionner au plus tard 60 jours avant le premier tour). L’intérim a été assuré par le président du Sénat, Rivo Rakotovao.

Arrivé en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle, Andry Rajoelina (MAPAR) a remporté le second tour (19 décembre 2018) avec 55,66 % des suffrages exprimés. Son rival, Marc Ravalomanana (dont le parti TIM a obtenu 44,34 % des voix) a d’abord contesté les résultats, puis félicité le vainqueur.

Les deux tours de l’élection présidentielle se sont déroulés dans le calme. Le taux de participation du second tour (48,09 %) a été inférieur à celui du premier (53,95 %). Plusieurs missions d’observation électorale ont été déployées (UE, UA et SADC) et un grand nombre d’ONG de la société civile malgache ont également couvert les près de 25 000 bureaux de vote (9,8 millions d’électeurs inscrits). Tous les observateurs ont salué le bon déroulement de cette élection reconnue comme transparente et régulière. Le président Rajoelina a été investi le 19 janvier 2019, pour un mandat de cinq ans.

Les élections législatives du 27 mai 2019 se sont déroulées dans le calme, en présence de missions d’observation électorale (SADC et UA) : 851 candidats étaient en lice pour 151 circonscriptions. Selon les résultats définitifs annoncés par la Haute cour constitutionnelle le 2 juillet dernier, la plateforme présidentielle IRD (« tous ensemble pour le Président ») a remporté la majorité absolue avec 84 sièges sur 151. Malgré un taux de participation assez faible (40,7 %), le président malgache dispose d’une très large majorité à l’Assemblée nationale pour mettre en œuvre ses réformes. Le TIM de Marc RAVALOMANANA, qui a obtenu 16 sièges, est désormais le premier parti d’opposition.

En novembre 2019, la présidence a présenté les 13 axes prioritaires de son plan pour l’émergence de Madagascar 2019-2023 qui vise à rattraper le retard de développement du pays.

Les élections municipales se sont tenues le 27 novembre 2019. Elles ont été marquées par un très faible taux de participation (33 % en moyenne nationale / 23 % dans la capitale). A Tananarive, fief du TIM dirigée jusqu’alors par Lalao Ravalomanana, épouse de Marc Ravalomanana, le candidat de l’IRD Naina Andriantsitohaina, ancien ministre des affaires étrangères, l’a emporté avec 49 % des voix face au candidat soutenu par le TIM, Rina Randriamasinoro, 45 % des voix, dans un scrutin plus serré que ce qui avait été anticipé.

Politique étrangère

Madagascar fait partie de plusieurs organisations régionales et internationales : la Commission de l’océan Indien (COI), la SADC (Southern African Development Community - la Communauté de développement d’Afrique australe), l’IORA (Indian Ocean Rim Association - Association des pays riverains de l’océan Indien), l’Union africaine, le COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa - le Marché commun de l’Afrique orientale et australe) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

En retrait durant la dernière crise (2009-2013), le retour de Madagascar se fait progressivement. Fin 2016, Madagascar organise, avec succès, plusieurs événements internationaux : le 19e sommet des chefs d’États et de gouvernements du COMESA (10-19 octobre 2016, à Tananarive), le XVIe sommet de la Francophonie (22-27 novembre 2016, à Tananarive) et la conférence des bailleurs et des investisseurs (CBI) pour Madagascar (1er et 2 décembre 2016, à Paris). Du 10 au 13 septembre 2019, Madagascar a organisé à Tananarive la Première conférence des ministres africains pour la mise en œuvre en Afrique du Plan de Kazan, en partenariat avec l’UNESCO, L’Union africaine et le Conseil international pour l’éducation physique et la science du sport.

Situation économique

PIB (2019) : 12,73 milliards $
RNB par habitant (2019) : 471 $ (Banque mondiale)
Croissance (en 2018) : 5,2 %. Prévision 2019 : 4,7 % (FMI)
Chômage (au sens du BIT) en 2017 : 15,6 %
Inflation (2016) : 7 % en moyenne annuelle (FMI)
Solde budgétaire (2016) : - 1,3 % du PIB (FMI)
Principaux clients (en 2016) : France (23,5 %), États-Unis (12,8 %), Allemagne (8,3 %), Chine (6,3 %), Japon (5 %).
Principaux fournisseurs (en 2017) : Chine, Émirats arabes unis, Inde et France.

La crise politique de 2009 a interrompu une période de croissance économique entamée en 2003. La reprise économique a été amorcée après la transition politique (2009-2013), mais elle reste insuffisante (5,2 % en 2018) pour assurer un véritable développement du pays et de sa population. Avec un RNB par habitant de 440 $ en 2018, Madagascar fait partie des pays les moins avancés (PMA). En 2019, l’Indice de dévelopement humain (IDH) de Madagascar demeure très faible (162e place sur 188 pays). Les inégalités sociales (plus de 80 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté à 2 $ par jour) et géographiques (80 % de population vivent en zones rurales, parfois très enclavées) y sont très marquées.

Selon l’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, Madagascar occupe en 2019 le 158e rang sur 180 pays et territoires dans le monde (degré de corruption perçu dans le secteur public d’un pays).

Madagascar bénéfice du soutien de plusieurs bailleurs. En juillet 2016, le Fonds monétaire international (FMI) a accordé une Facilité élargie de crédit (FEC) de 304,7 M $ sur 40 mois. L’Union européenne joue également un rôle majeur à Madagascar avec une programmation - Programme indicatif national (PIN) - de 492 M € au titre du 11e Fonds européen de développement (2014-2020).
Madagascar occupe la 161e place du classement Doing Business 2019 de la Banque mondiale, qui mesure la réglementation des affaires et son application effective dans 190 économies.

Mise à jour : 19.02.20

Informations complémentaires