Présentation de Madagascar

Données générales

MADAGASCAR {JPEG}

Nom officiel : République de Madagascar
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’État : Andry RAJOELINA, élu en décembre 2018

Données géographiques

Superficie : 587 040 km²
Capitale : Tananarive
Villes principales : Tananarive, Tamatave, Antsirabe, Fianarantsoa, Majunga, Tuléar, Diego-Suarez
Langues officielles : malgache, français
Langues courantes : malgache, français
Monnaie : ariary (1 € = 4 099 ariary, le 06 août 2019)
Fête nationale : 26 juin (indépendance 26 juin 1960)

Données démographiques

Population : 26,3 millions d’habitants en 2018 (Banque mondiale). Le dernier recensement effectué par les autorités malgaches remonte à 1993 (les résultats du recensement national achevé en 2018 n’ont pas été publiés)
Densité (en 2017) : 44 habitants/km² (Banque mondiale)
Croissance démographique (en 2017) : 2,7 % (Banque mondiale)
Espérance de vie à la naissance (en 2017) : 66 ans (Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation (total adultes) en 2015 : 65 % (Banque mondiale)
Religions : culte traditionnel axé sur le respect des ancêtres (50 %) ; christianisme (45 %), dont 25 % de catholiques et 20 % de protestants ; islam (5 %)
Indice de développement humain (2018) : 161e sur 188 pays (PNUD)

Données économiques

PIB (2018) : 12,1 milliards $
RNB par habitant (2018) : 440 $ (Banque mondiale)
Croissance (en 2018) : 5,2 %. Prévision 2019 : 5,2 % (FMI)
Chômage (au sens du BIT) en 2017 : 15,6 %
Inflation (2016) : 7 % en moyenne annuelle (FMI)
Solde budgétaire (2016) : - 1,3 % du PIB (FMI)
Principaux clients (en 2016) : France (23,5 %), États-Unis (12,8 %), Allemagne (8,3 %), Chine (6,3 %), Japon (5 %).
Principaux fournisseurs (en 2017) : Chine, Émirats arabes unis, Inde et France.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (en 2017) :

  • agriculture : 20 %
  • industrie : 22,6 %
  • services : 57,5 %

Exportations de la France vers Madagascar (en 2018) : 371 M €
Importations françaises depuis Madagascar (en 2018) : 629 M €
Solde (déficit commercial pour la France) : - 258 M €

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/madagascar

Présence française

Site internet de l’ambassade : www.ambafrance-mada.org
Consulat : Tananarive
Communauté française à Madagascar : 16 695 Français inscrits au Registre des Français établis hors de France au 1er avril 2019, dont près de la moitié de binationaux.
Communauté malgache en France : environ 100 000 personnes.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis son indépendance en 1960, Madagascar a connu plusieurs crises politiques (1972, 1991-92, 2001-02 et 2009-13). En mars 2009, sous la pression de la rue et de l’armée, le président de la République, Marc Ravalomanana, démissionne et part en exil en Afrique du Sud. Le maire de Tananarive, Andry Rajoelina, prend la tête de la Haute autorité de transition (HAT). Fin 2013, Hery Rajaonarimampianina, ancien ministre des Finances pendant la Transition (2009-2013), remporte l’élection présidentielle.

Le mandat du président Rajaonarimampianina n’a pas convaincu. Peu populaire, il n’a pas été reconduit par les électeurs malgaches.

En 2018, les tensions ont été très fortes durant les mois qui ont précédé l’élection présidentielle. Suite à l’adoption controversée à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, des projets de lois électorales, début avril 2018, l’opposition est descendue dans la rue. Le 21 avril, les forces de l’ordre ont durement réprimé une manifestation à Tananarive (deux morts et plusieurs blessés parmi les manifestants). Suite à cet événement, des manifestations dans les rues de la capitale et les grandes villes du pays ont duré plusieurs semaines.
Les principaux partenaires de Madagascar (SADC, Union africaine, Nations unies, Union européenne, Organisation internationale de la Francophonie et Commission de l’océan Indien) se sont mobilisés pour éviter une nouvelle crise politique à Madagascar. Plusieurs émissaires (SADC, UA, ONU, OIF et COI) se sont rendus à Madagascar afin d’apaiser les tensions politiques et de faciliter le dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

Après la démission, le 4 juin 2018, d’Olivier Mahafaly, le Premier ministre en poste depuis avril 2016, le président de la République a nommé Christian Ntsay, sur proposition du MAPAR, le parti d’opposition majoritaire à l’Assemblée nationale. Le nouveau Premier ministre - politiquement neutre - a formé un gouverment de « cohabitation » le 11 juin avec pour principale mission la préparation des élections.

36 candidats étaient en lice pour le premier tour de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018. Candidat à un second mandat, le président Hery Rajaonarimampianina a démissionné le 7 septembre 2018, conformément à l’article 46 de la constitution (un président qui se présente à sa propre succession doit démissionner au plus tard 60 jours avant le premier tour). L’intérim a été assuré par le président du Sénat, Rivo Rakotovao.

Arrivé en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle, Andry Rajoelina (MAPAR) a remporté le second tour (19 décembre 2018) avec 55,66 % des suffrages exprimés. Son rival, Marc Ravalomanana (dont le parti TIM a obtenu 44,34 % des voix) a d’abord contesté les résultats, puis félicité le vainqueur.
Les deux tours de l’élection présidentielle se sont déroulés dans le calme. Le taux de participation du second tour (48,09 %) a été inférieur à celui du premier (53,95 %). Plusieurs missions d’observation électorale ont été déployées (UE, UA et SADC) et un grand nombre d’ONG de la société civile malgache ont également couvert les près de 25 000 bureaux de vote (9,8 millions d’électeurs inscrits). Tous les observateurs ont salué le bon déroulement de cette élection reconnue comme transparente et régulière. Le président Rajoelina a été investi le 19 janvier 2019, pour un mandat de cinq ans.

Les élections législatives du 27 mai 2019 se sont déroulées dans le calme, en présence de missions d’observation électorale (SADC et UA) : 851 candidats étaient en lice pour 151 circonscriptions. Selon les résultats définitifs annoncés par la Haute cour constitutionnelle (HCC) le 2 juillet dernier, la plateforme présidentielle IRD (« tous ensemble pour le Président ») a remporté la majorité absolue avec 84 sièges sur 151. Malgré un taux de participation assez faible (40,7 %), le président malgache dispose d’une très large majorité à l’Assemblée nationale pour mettre en œuvre ses réformes. Le TIM de Marc RAVALOMANANA, qui a obtenu 16 sièges, est désormais le premier parti d’opposition. Enfin, les candidats indépendants ont remporté 46 sièges.

Suite à l’installation de la nouvelle Assemblée, , le Premier ministre, Christian NTSAY, a été reconduit dans ses fonctions le 19 juillet 2019, à la tête d’un gouvernement resserré (21 ministres et un secrétaire d’État), majoritairement composé de techniciens, quasi-identique à celui constitué le 24 janvier dernier après l’élection d’Andry RAJOELINA.
En février 2019, la présidence a présenté les 13 axes prioritaires de sa Politique générale de l’État (PGE) afin de répondre aux attentes socio-économiques de la population malgache de rattraper le retard de développement du pays. Les ministres seront évalués à l’aune de leurs résultats dans les six mois.

Les élections municipales qui devaient se tenir le 28 octobre prochain, ont été reportées sine die faute de convocation des électeurs par l’exécutif dans les délais impartis. Une stricte application de la loi électorale renverrait les prochaines élections à mai 2020.

Situation économique

La crise politique de 2009 a interrompu une période de croissance économique entamée en 2003. La reprise économique a été amorcée après la transition politique (2009-2013), mais elle reste insuffisante (4,7 % en 2017) pour assurer un véritable développement du pays et de sa population. Avec un RNB par habitant de 400 $ en 2017, Madagascar fait partie des pays les moins avancés (PMA). En 2018, l’indice de dévelopement humain (IDH) de Madagascar demeure très faible (161e place sur 188 pays). Les inégalités sociales (plus de 80 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté à 2 $ par jour) et géographiques (80 % de population vivent en zones rurales, parfois très enclavées) y sont très marquées.

Selon l’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, Madagascar occupe en 2018 le 152e rang sur 180 pays et territoires dans le monde (degré de corruption perçu dans le secteur public d’un pays).

Madagascar bénéfice du soutien de plusieurs bailleurs. En juillet 2016, le Fonds monétaire international (FMI) a accordé une Facilité élargie de crédit (FEC) de 304,7 M $ sur 40 mois. L’Union européenne joue également un rôle majeur à Madagascar avec une programmation - Programme indicatif national (PIN) - de 492 M € au titre du 11e Fonds européen de développement (2014-2020).
La conférence des bailleurs et des investisseurs pour Madagascar (1er et 2 décembre 2016, à Paris) a connu un grand succès et devrait favoriser la relance économique du pays (6,4 Mds $ d’engagements financiers annoncés).
Madagascar occupe la 161e place du classement Doing Business 2019 de la Banque mondiale, qui mesure la réglementation des affaires et son application effective dans 190 économies.

Politique étrangère

Madagascar fait partie de plusieurs organisations régionales et internationales : la Commission de l’océan Indien (COI), la SADC (Southern African Development Community - la Communauté de développement d’Afrique australe), l’IORA (Indian Ocean Rim Association - Association des pays riverains de l’océan Indien), l’Union africaine, le COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa - le Marché commun de l’Afrique orientale et australe) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

En retrait durant la dernière crise (2009-2013), le retour de Madagascar se fait progressivement. Fin 2016, Madagascar organise, avec succès, plusieurs événements internationaux : le 19e sommet des chefs d’État et de gouvernement du COMESA (10-19 octobre 2016, à Tananarive), le XVIe sommet de la Francophonie (22-27 novembre 2016, à Tananarive) et la conférence des bailleurs et des investisseurs (CBI) pour Madagascar (1er et 2 décembre 2016, à Paris). D’autres événements internationaux sont prévus en 2019 à Madagascar.

Relations avec l’Union européenne

Après plus de cinq années de crise politique (2009-2013), les relations entre l’Union européenne (UE) et Madagascar ont été pleinement rétablies le 19 mai 2014 lorsque le Conseil de l’UE a constaté le retour à l’ordre constitrutionnel. Un dialogue politique régulier et de haut niveau de l’UE avec les autorités malgaches a également été repris (dialogue article 8 présidé par le chef de l’État en 2017 et 2019). La question du respect des droits de l’homme y reste sensible. En matière de coopération, l’enveloppe nationale prévue sur le 11e FED (2014-2020) est de 492 M €, avec trois secteurs de concentration : 1) la gouvernance et le renforcement des politiques publiques, 2) les infrastructures en support au développement économique et 3) le développement rural.

Les relations commerciales entre l’UE et Madagascar sont importantes : l’UE reste le 1er partenaire commercial de Madagascar, avec un tiers des échanges commerciaux. Madagascar a signé en août 2009 un Accord de partenariat économique (APE) avec l’UE, en même temps que Maurice, les Seychelles et le Zimbabwe. Entré en vigueur en 2012, le démantèlement tarifaire est appliqué par Madagascar pour 80 % des imports de l’UE depuis le 1er janvier 2014. C’est le premier APE mis en œuvre en Afrique.

Mise à jour : 07.08.19

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