Présentation de Madagascar

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République de Madagascar
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’État : Hery RAJAONARIMAMPIANINA (investi le 25 janvier 2014)

Données géographiques

Superficie : 587 040 km²
Capitale : Tananarive
Villes principales : Tananarive, Tamatave, Antsirabe, Fianarantsoa, Majunga, Tuléar, Diego-Suarez
Langues officielles : malgache, français
Langues courantes : malgache, français
Monnaie : ariary (1 € = 3 974 ariary, le 13 septembre 2018)
Fête nationale : 26 juin (indépendance 26 juin 1960)

Données démographiques

Population : 24,9 millions d’habitants en 2016 (estimation de la Banque mondiale, faute de recensement depuis 1993).
Densité (en 2015) : 42 habitants/km² (Banque mondiale)
Croissance démographique (en 2015) : 2,8 % (Banque mondiale)
Espérance de vie à la naissance (en 2015) : 65 ans (Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation (total adultes) en 2015 : 65 % (Banque mondiale)
Religions : culte traditionnel axé sur le respect des ancêtres (50 %) ; christianisme (45 %), dont 25 % de catholiques et 20% de protestants ; islam (5 %)
Indice de développement humain (2016) : 158e sur 188 pays (PNUD)

Données économiques

PIB (2016) : 9,74 Mds $ (FMI)
PIB par habitant (2016) : 391 $ (FMI)
Croissance (en2017) : 4,2 %. Prévision 2018 : 5% (FMI)
Chômage (au sens du BIT) en 2017 : 15,6 %
Inflation (2016) : 6,7% en moyenne annuelle (FMI)
Solde budgétaire (2016) : - 3,2% du PIB (FMI)
Principaux clients (en2016) : France (23,5%), États-Unis (12,8%), Allemagne (8,3%), Chine (6,3%), Japon (5%).
Principaux fournisseurs (en 2017) : Chine, Inde, Émirats arabes unis et France.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (en 2015) :

  • agriculture : 25,6 %
  • industrie : 15,7 %
  • services : 58,7 %

Exportations de la France vers Madagascar (en 2017) : 354 M€
Importations françaises depuis Madagascar (en 2017) : 620 M€
Solde (déficit commercial pour la France) : - 266 M€

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/madagascar

Présence française

Site internet de l’ambassade : www.ambafrance-mada.org
Consulat : Tananarive
Communauté française à Madagascar : 17 622 Français inscrits au registre en 2017, dont près de la moitié de binationaux
Communauté malgache en France : environ 100 000 personnes.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis son indépendance en 1960, Madagascar a connu plusieurs crises politiques (1972, 1991-92, 2001-2002 et 2009-2013). En mars 2009, sous la pression de la rue et de l’armée, le président de la République, Marc Ravalomanana, démissionne et part en exil. Le maire de Tananarive, Andry Rajoelina, prend la tête de la Haute Autorité de Transition (HAT). Fin 2013, des élections (présidentielle et législatives) sont organisées dans des conditions saluées par les missions d’observation électorale. Hery Rajaonarimampianina, ancien ministre des Finances pendant la Transition (2009-2013), remporte l’élection présidentielle. Il est officiellement investi le 25 janvier 2014. Madagascar reprend progressivement sa place dans les organisations régionales et internationales, dont elle avait été suspendue.
Dans un premier temps, le pouvoir peine à trouver une stabilité politique : le 26 mai 2015, les députés votent la destitution du président de la République à la majorité des deux tiers, finalement invalidée par la Haute Cour constitutionnelle. Le 3 juillet 2015, une motion de censure du gouvernment est rejetée à quelques voix près. Lors des élections municipales de juillet 2015, le parti présidentiel (HVM) remporte la majorité des communes. Le parti de Marc Ravalomanana (TIM) obtient la mairie de Tananarive (dirigée par son épouse, Lalao Ravalomanana) et le parti d’Andry Rajoelina (MAPAR) remporte les grandes villes du nord de la Grande île. Le pouvoir conforte son assise lors des élections sénatoriales de décembre 2015, qui constituent une victoire écrasante pour le parti présidentiel.

Suite à l’adoption controversée à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, des projets de lois électorales, début avril, l’opposition est descendue dans la rue. Le 21 avril, les forces de l’ordre ont durement réprimé une manifestation à Tananarive (deux morts et plusieurs blessés parmi les manifestants). Suite à cet événement, des manifestations dans les rues de la capitale et les grandes villes du pays ont duré plusieurs semaines.

Le 25 mai 2018, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a rendu sa décision à propos d’une nouvelle requête de déchéance visant le Président de la République. La HCC n’a pas donné suite à cette demande présentée par l’opposition, mais a laissé dix jours au Président afin de résoudre la crise en nommant un Premier ministre de consensus et un nouveau gouvernement.
Le 4 juin, Olivier Mahafaly, le Premier ministre en poste depuis avril 2016, a remis sa démission. Le jour-même, le Président de la République a nommé Christian Ntsay, sur proposition du MAPAR, le parti d’opposition majoritaire à l’Assemblée nationale. Après de nombreuses tractations, le nouveau Premier ministre - politiquement neutre - a formé un gouverment de « cohabitation » le 11 juin. Composé de plusieurs forces politiques (HVM, MAPAR, TIM, indépendants), cette équipe ministérielle a pour principale mission la préparation des élections, en lien avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CÉNI).

Dans ce contexte, plusieurs émissaires d’organisations régionales et internationales (SADC, Union africaine, Union européenne, Nations Unies, Organisation internationale de la Francophonie) se sont rendus à Madagascar afin de faciliter le dialogue entre les acteurs politiques et d’apaiser les tensions pré-électorales. Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu le 7 novembre et le second le 19 décembre 2018. Les élections législatives sont prévues début 2019.

Le 22 août 2018, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a publié la liste définitive des 36 candidats retenus (sur les 46 dossiers déposés) pour participer au premier tour de l’élection présidentielle.

Candidat à un second mandat, le Président Hery Rajaonarimampianina a démissionné le 7 septembre 2018, conformément à l’article 46 de la constitution (un Président qui se présente à sa propre succession doit démissionner au plus tard 60 jours avant le premier tour). L’intérim est assuré par l’ancien président du Sénat, Rivo Rakotovao. Parmi les autres candidats figurent les anciens Présidents de la République Didier Ratsiraka (de 1975 à 1993, puis de 1997 à 2002) et Marc Ravalomanana (de 2002 à mars 2009) ; ainsi qu’Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) de mars 2009 à décembre 2013.

L’Union europénne (UE) enverra une mission d’observation électorale à Madagascar (près de 25 000 bureaux de vote pour 9,9 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales en 2018).

Ces derniers mois, la population malgache et les ressortissants étrangers résidant à Madagascar sont confrontés à une insécurité grandissante. Les atteintes aux biens ou aux personnes (vols, enlèvements, homicides) se multiplient en raison de l’extrême pauvreté, de la délinquance et du manque de moyens des forces de l’ordre.

Situation économique

La crise politique de 2009 a interrompu une période de croissance économique entamée en 2003. La reprise économique amorcée après la transition politique (2009-2013) reste insuffisante pour assurer un véritable développement du pays et de sa population : 3,3% en 2014, 3,1% en 2015 et 4,1% en 2016. Avec un PIB par habitant de 391 $ en 2016, Madagascar fait partie des pays les moins avancés (PMA). En 2016, l’indice de dévelopement humain (IDH) de Madagascar demeure très faible (158e place sur 188 pays). Les inégalités sociales (plus de 80% de population vit en dessous du seuil de pauvreté à 2$ par jour) et géographiques (80% de population vit en zone rurale, parfois très enclavée) y sont très marquées.
Madagascar bénéfice du soutien de plusieurs bailleurs. En juillet 2016, le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord de 40 mois au titre d’une Facilité élargie de crédit (FEC) de 304,7 M$. L’Union européenne joue également un rôle majeur à Madagascar avec une programmation - Programme Indicatif National (PIN) - de 518 M€ pour le 11e Fonds européen de développement (2014-2020).
La conférence des bailleurs et des investisseurs pour Madagascar (1er et 2 décembre 2016, à Paris) a connu un grand succès et devrait favoriser la relance économique du pays (6,4 Mds $ d’engagements financiers annoncés).
Les incertitudes liées à la situation politique entraînent un certain attentisme chez les investisseurs qui redoutent une nouvelle crise politique pré- ou post-électorale.

Politique étrangère

Madagascar fait partie de plusieurs organisations régionales et internationales : la Commission de l’océan Indien (COI), la SADC (Southern African Development Community - la Communauté de développement d’Afrique australe), l’IORA (Indian Ocean Rim Association - Association des pays riverains de l’océan Indien), l’Union africaine, le COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa - le Marché commun de l’Afrique orientale et australe) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Fin 2016, Madagascar organise, avec succès, plusieurs événements internationaux : le 19e sommet des chefs d’États et de gouvernements du COMESA (10-19 octobre 2016, à Tananarive), le XVIe sommet de la Francophonie (22-27 novembre 2016, à Tananarive) et la conférence des bailleurs et des investisseurs (CBI) pour Madagascar (1er et 2 décembre 2016, à Paris).

Mise à jour : 13.09.18

Informations complémentaires

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