Présentation du Luxembourg

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Données générales

LUXEMBOURG {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : Grand-Duché de Luxembourg
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle, démocratie représentative
Chef de l’Etat : S.A.R. le Grand-Duc Henri de Luxembourg depuis le 7 octobre 2000
Chef du Gouvernement : M. Xavier Bettel depuis le 4 décembre 2013

Données géographiques

Superficie : 2 586 km²
Capitale : Luxembourg
Villes principales : Luxembourg, Esch-sur-Alzette
Langue(s) courantes et officielles : luxembourgeois, français, allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 23 juin (anniversaire officiel du Grand-Duc)

Données démographiques

Population (2021) : 626 000 (dont 48 % d’étrangers)
Densité (2020) : 242,11 hab./km2
Croissance démographique : 2 %
Espérance de vie (2020) : 82,3 ans
Taux d’alphabétisation (2020) : 100 %
Religions : séparation de l’Église et de l’État depuis 2015. Catholicisme : 69 %, sans religion : 24,9 %.
Indice de développement humain (rapport PNUD 2020) : 0,916 ; 23e rang.

Présence française

Communauté française au Luxembourg : 35 000 Français inscrits au registre consulaire en 2017 ; près de 105 000 travailleurs frontaliers se rendent quotidiennement au Grand-Duché depuis la France.
Communauté luxembourgeoise en France : 1 000 pers.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Grand-Duché de Luxembourg est une monarchie constitutionnelle, au sein de laquelle les prérogatives du Grand-Duc et la conduite du gouvernement sont déléguées au Premier ministre. La vie politique luxembourgeoise est traditionnellement dominée par trois grandes formations : le Parti chrétien social (CSV), le Parti démocratique (DP, d’inspiration libérale), et le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP). Le parti des Verts, qui bénéficie d’un fort ancrage local, participe au gouvernement depuis 2013.

À la suite des élections législatives du 14 octobre 2018, Xavier Bettel, le président du Parti démocratique (DP), 3e force politique du pays, demeure Premier ministre. Son gouvernement a marqué une rupture sur les questions de société lors de son premier mandat (« loi sur la réforme du mariage », célébrations officielles de la fête nationale détachées de tout caractère religieux, réforme des relations entre les pouvoirs publics et les cultes par un accord du 26 janvier 2015). La coalition formée en 2018 s’est par ailleurs engagée en faveur d’une augmentation de 100 € nets du salaire social minimum, du maintien de la dette publique en-dessous de 30 %, d’une indexation des allocations familiales, de l’octroi de deux jours de congés supplémentaires, d’une réduction du taux d’imposition des entreprises, de la gratuité des crèches et des transports publics, de la baisse de la TVA pour la construction, du développement des transports publics, de la légalisation du cannabis récréatif, ou encore d’un pacte en faveur du logement.

Le gouvernement Bettel II est ainsi reconnu pour un bilan social souvent (le salaire minimum a bénéficié de la hausse de 100 € annoncée, et s’élève désormais à 2 071,10 € bruts par mois pour les travailleurs non qualifiés), comme économique. Le DP est sorti vainqueur des élections européennes de 2019, en tête avec 21,44 % des voix.
Malgré ces réussites et le fort consensus qui règne au Grand-Duché, des voix s’inquiètent notamment du risque de voir les inégalités se creuser dans la société luxembourgeoise, en partie à cause des prix du logement ; 24 % de la population serait en risque de pauvreté pour ce motif.

Le Parlement luxembourgeois, monocaméral, comprend 60 députés élus au suffrage universel direct ; le scrutin est proportionnel. Son président est actuellement M. Fernand Etgen (DP).

Les dernières élections communales ont eu lieu le 8 octobre 2017 et ont vu la victoire du parti chrétien démocrate CSV dans la plupart des villes et notamment à Esch-sur-Alzette, 2e ville du pays. Les socialistes (LSAP) ont été les grands perdants de ces élections.

Les prochaines élections législatives devraient se tenir en 2023.

Situation économique

PIB (2019) : 63,5 Md €
Indice PIB par habitant (2019) : 261
Taux de croissance (2019) : 2,3 %
Taux de chômage (2019) : 5,4 %
Taux d’inflation (2019) : 1,7 %
Solde budgétaire (2019) : 2,2 % du PIB
Dette (2019) : 22,1 % du PIB
Principaux clients (2019) : Allemagne (26,5 %), France (16 %), Belgique (12 %)
Principaux fournisseurs (2019) : Belgique (35,7 %), Allemagne (25,7 %), France (11,6 %)
Exportations françaises vers le Luxembourg (2019) : 2,5 Md €
Importations françaises depuis le Luxembourg (2019) : 1,6 Md €

Le Luxembourg est un pays à l’économie très ouverte, recourant massivement à la main-d’œuvre étrangère, principalement transfrontalière (environ 200 000 « navetteurs » quotidiens, dont 50 % de Français, essentiellement en provenance de Lorraine), et le Grand-Duché se situe parmi les pays les plus riches en termes de PIB/habitant.

Le secteur financier représente un peu plus d’un quart de l’économie du pays, qui se situe au 1er rang européen et 2e rang mondial pour la domiciliation des fonds d’investissement. De plus, le secteur bancaire est spécialisé sur des questions où le pays est un acteur majeur, telles que la banque privée. Le Luxembourg est également une place importante pour la distribution de produits d’assurance. Au cours de la dernière décennie, le Luxembourg a diversifié son économie de manière volontariste afin de s’affranchir de sa dépendant, en misant sur une série de secteurs (logistique, industrie spatiale, technologies de l’information et des télécommunications), mais cette stratégie tarde à produire les effets escomptés. L’économie luxembourgeoise est aussi confrontée à d’autres enjeux, tels que l’amélioration de la mobilité, l’accès au logement et la réponse aux nuisances environnementales. Par ailleurs, le vieillissement de sa population, qui fait peser un risque important sur la soutenabilité de ses finances publiques.

Après plusieurs années de croissance supérieure à la moyenne de la zone euro et jouissant donc d’une situation économique favorable, le Luxembourg a rapidement déployé un important plan de soutien à son économie, équivalent à 17,5 % de son PIB, même si la crise affectera cependant tant la croissance (-6 % du PIB) que le déficit du pays (-5,9 % du PIB) en 2020. Après plusieurs années de croissance dynamique, l’économie luxembourgeoise devrait donc subir une récession du PIB en 2020, avant un rebond espéré de 7 % du PIB en 2021. S’appuyant sur d’importantes marges budgétaires, les autorités ont répondu à la crise par un paquet de mesures de près de 10,4 milliards d’euros qui génèrera un déficit de -5,9 % et -2,8 % du PIB en 2020 et 2021. Face à sa dépendance à l’égard du secteur financier qui représente près d’un quart de son économie, le Grand-Duché s’est engagé dans une stratégie de diversification dont les résultats se font toutefois attendre. Face à la crise, le poids du secteur financier dans l’économie s’est toutefois révélé être un atout : le pays a réussi à contenir les baisses d’activités.

Ainsi, la réussite économique du Luxembourg repose encore largement sur son secteur financier et de ses nombreuses niches. De plus, l’importance de la place financière luxembourgeoise demeure incontestable dans le paysage européen, et semble bénéficier du Brexit : en 2019, 57 structures implantées au Royaume-Uni ont choisi le Luxembourg comme quartier général européen.

Politique étrangère

Le Luxembourg est un allié européen précieux, aux vues proches de celles de la France et qui contribue à la hauteur de ses moyens, compte tenu de sa population, à de nombreuses opérations de maintien de la paix.
Fervent promoteur des droits de l’Homme (le Luxembourg est candidat pour un siège au Conseil des droits de l’Homme pour le biennium 2022-24, avec le soutien de la France) et défenseur du multilatéralisme, le Grand-Duché participe ainsi aux opérations de maintien de la paix dans le cadre des Nations unies, de l’OTAN et de la Politique de sécurité et défense commune (PSDC) européenne. Le Luxembourg a prolongé sa participation à la mission EUCAP Sahel Niger, ainsi qu’aux missions EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali, à l’opération EUNAVFOR MED, et à l’opération « Resolute Support » menée par l’OTAN en Afghanistan. Il soutient en outre la force conjointe du G5 Sahel par un appui en matière de formation et de logistique. En 2016, le Luxembourg a ainsi alloué 7,5 millions d’euros à la coopération à l’aide aux victimes de la crise syrienne et entendait maintenir sa contribution à ce niveau pour les cinq années suivantes (37,5 millions d’euros sur 5 ans).

Pour la première fois de son histoire, le Luxembourg a occupé un mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies lors du biennium 2013-2014.

L’aide publique au développement (APD) luxembourgeoise atteint 1 % de son revenu national brut. Le Luxembourg travaille majoritairement avec sept pays partenaires (5 en Afrique de l’Ouest, un en Asie du sud-est et un en Amérique centrale) dans lesquels il mène une politique étrangère axée sur la gouvernance, le genre et l’environnement/climat. Les secteurs prioritaires sont la santé, l’éducation et la formation professionnelle, et le développement local et rural. La part de l’aide bilatérale (70 % du total) est en augmentation mais l’action du Luxembourg s’inscrit dans un contexte essentiellement multilatéral.

Coopération au sein du Benelux - Le Traité sur l’« Union du Benelux », signé en 2008 et entré en vigueur en 2011, vise à renforcer l’influence des trois pays, notamment sur la scène européenne (plan d’action sur la mobilité professionnelle transfrontalière adopté en 2014, plan d’action pour l’emploi et la croissance adopté en 2015). Une déclaration entre la France et les Gouvernements de l’Union Benelux a été signée le 11 décembre 2018 visant au développement d’une coopération plus étroite, en particulier avec les régions frontalières.

Situé au cœur de l’Europe et membre fondateur de l’UE, abritant le siège de plusieurs institutions et organes de l’UE et de la zone euro, le Luxembourg s’est fortement impliqué dans le processus de construction européenne. Le Grand-Duché plaide pour une Europe proche des citoyens, solidaire, ouverte et fidèle à ses valeurs fondatrices. Il considère comme essentiel pour l’UE que la dimension sociale ne soit pas négligée.

La Présidence luxembourgeoise de l’UE au deuxième semestre 2015 a œuvré pour l’aboutissement de l’accord « mieux légiférer » en faveur d’une Union plus simple, plus lisible et adaptée aux besoins et aux attentes des citoyens européens. Elle a en outre permis d’aboutir à l’accord politique sur la mise en place d’un système européen « PNR » et a œuvré à l’adoption d’une position commune européenne ambitieuse sur le climat lors de la COP21.
Le Luxembourg participe à l’ensemble des politiques européennes ainsi qu’aux coopérations renforcées, à l’exception des sujets liés à la fiscalité, sur lesquels une évolution des positions luxembourgeoises depuis mars 2014 peut tout de même être observée. Lors de sa présidence du Conseil de l’UE au deuxième semestre 2015, le Luxembourg a agi en matière de transparence sur les rescrits et en matière de lutte contre l’optimisation fiscale.

Le Grand-Duché s’efforce également de promouvoir la coopération transfrontalière avec ses voisins (France, Allemagne, Belgique) en affirmant la nécessité de développer un instrument juridique européen permettant l’expérimentation de dispositions législatives particulières sur certains espaces transfrontaliers. Il a l’ambition de voir la « Grande Région » (Grand-Duché, Lorraine puis région Grand-Est, Rhénanie-Palatinat, Sarre, Wallonie, Communautés française et germanophone de Belgique) devenir le laboratoire d’une Europe des régions.

Relations avec l’Union européenne

Institutions de l’UE ayant leur siège au Luxembourg :

  • Cour de [Justice de l’UE
  • Banque Européenne d’Investissement
  • Fonds Européen de Stabilité Financière et Mécanisme européen de stabilité
  • Eurostat
  • Cour des comptes de l’UE.
  • Une partie du secrétariat du Parlement européen

Situé au cœur de l’Europe et membre fondateur de l’UE, abritant le siège de plusieurs institutions et organes de l’UE et de la zone euro, le Luxembourg s’est fortement impliqué dans le processus de construction européenne. Le Grand-Duché plaide pour une Europe proche des citoyens, solidaire, ouverte et fidèle à ses valeurs fondatrices. Il considère comme essentiel pour l’UE que la dimension sociale ne soit pas négligée.

Les positions françaises et luxembourgeoises sont largement convergentes. Nous partageons la même préoccupation de ne pas remettre en cause les sièges d’institutions européennes.

La Présidence luxembourgeoise de l’UE au deuxième semestre 2015 a œuvré pour l’aboutissement de l’accord « mieux légiférer » en faveur d’une Union plus simple, plus lisible et adaptée aux besoins et aux attentes des citoyens européens. Elle a en outre permis d’aboutir à l’accord politique sur la mise en place d’un système européen « PNR » et a œuvré à l’adoption d’une position commune européenne ambitieuse sur le climat lors de la COP21.

Le Luxembourg participe à l’ensemble des politiques européennes ainsi qu’aux coopérations renforcées, à l’exception des sujets liés à la fiscalité (taxe sur les transactions financières), demeurant très réticent à toute harmonisation fiscale au niveau européen. Il s’est tout de même rallié à l’objectif d’une fiscalité équitable dans le secteur numérique en ne s’opposant pas à une solution européenne transitoire, limitée dans le temps, et dans l’attente d’une solution globale au niveau de l’OCDE.

L’évolution des positions luxembourgeoises s’observe depuis qu’en mars 2014, le Luxembourg a accepté de lever son véto à l’adoption de la directive révisée sur la fiscalité de l’épargne (mesures anti-contournement, élargissement du champ d’application). De plus, il ne s’est pas opposé à l’extension depuis le 1er janvier 2017 de l’échange automatique et obligatoire d’informations dans le domaine fiscal. Lors de sa présidence du Conseil de l’UE au deuxième semestre 2015, le Luxembourg a agi en matière de transparence sur les rescrits et en matière de lutte contre l’optimisation fiscale. La loi portant transposition de la directive (UE) 2016/881 du Conseil du 25 mai 2016 modifiant la directive 2011/16/UE relative à l’échange automatique et obligatoire d’informations dans le domaine fiscal et aux règles de déclaration pays par pays pour les groupes d’entreprises multinationales a été adoptée par le Grand-Duché le 23 décembre 2016. La loi du 13 février 2018 a également transposé la 4ème directive anti-blanchiment dans le droit interne luxembourgeois, et celle du 21 décembre 2018 a transposé la directive ATAD 1 (Anti-Tax Avoidance Directive) en matière de lutte contre l’évasion fiscale.

Le Grand-Duché s’efforce également de promouvoir la coopération transfrontalière avec ses voisins (France, Allemagne, Belgique) en affirmant la nécessité de développer un instrument juridique européen permettant l’expérimentation de dispositions législatives particulières sur certains espaces transfrontaliers. Il a l’ambition de voir la « Grande Région » (Grand-Duché, région Grand-Est, Land de Rhénanie-Palatinat, Land de Sarre, Région wallonne, Communautés française et germanophone de Belgique), dont la présidence a été assurée ces deux dernières années par le Grand-Duché, devenir le laboratoire d’une Europe des régions.

Mise à jour : 04.02.22

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