Présentation

Données générales

Liechtenstein

Présentation du pays
Nom officiel : Principauté du Liechtenstein

Données géographiques

Superficie : 160,5 km² Population (2014) : 37 366 habitants (dont 33,7 % d’étrangers)
Capitale : Vaduz
Villes principales (2014) : Schaan (5 963), Vaduz (5 421), Triesen (5010)
Langue officielle : Allemand. Un dialecte alémanique est également parlé.
Monnaie : Franc suisse (CHF)
Fête nationale : 15 août (commémore le jour de l’indépendance du Liechtenstein à la suite de la dissolution par l’empereur François II (sous la pression de Napoléon), en 1806, du Saint Empire)

Données démographiques

Croissance démographique (2014) : 0,63%
Espérance de vie (2014) : 83,9 ans pour les femmes et 80,7 pour les hommes
Religions (2014) : catholiques (76,5%), protestants (7,3%), musulmans (4,1%)

Données économiques

PIB (2014) : 5,258 Mrd CHF

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012) :

  • agriculture : 8 %
  • industrie : 40 %
  • services : 52 %

Taux de chômage (2014) : 2,4%
Emploi (2014) : 36 680 (dont 19.551 d’origine étrangère)

Taux d’inflation (2014) : 0,0 %
Solde budgétaire (2010) : -59,8 M CHF (environ -54,4 M€)
Total des exportations (2012) : 3 214 M CHF (-6,9 % par rapport à 2011)
Total des importations (2012) : 2 040 M CHF (+1,9% par rapport à 2011)

Principaux clients : Suisse ; Allemagne ; États-Unis ; Autriche ; France ; Italie
Principaux fournisseurs : Suisse ; Autriche ; Allemagne ; Italie ; États-Unis ; France

Exportations de la France vers le Liechtenstein (2012) : 40 M CHF (environ 33 M€)
Importations de la France vers le Liechtenstein (2014) : 247 M CHF (environ 225 M€)

Présence française

Antenne consulaire : Zurich (le Consul de France à Zurich est accrédité auprès des autorités du Liechtenstein)
Communauté française au Liechtenstein (2014) : 76

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Fondée en 1719, indépendante depuis 1806, la Principauté du Liechtenstein est une monarchie héréditaire ayant à sa tête, depuis 1989, le Prince Hans-Adam II. En 2004, il a nommé son fils, le Prince héritier Aloïs, comme son représentant permanent disposant de tous les pouvoirs. C’est lui qui assume depuis, dans la pratique, les fonctions de chef de l’État.

Une réforme constitutionnelle, approuvée en 2003 par 64,3 % des votants, a étendu les pouvoirs du souverain. Celui-ci a la faculté de dissoudre le Parlement et de s’opposer à une loi. Disposant de la possibilité de révoquer le gouvernement, il nomme les juges et a la possibilité d’instaurer des mesures exceptionnelles en cas de nécessité. Le peuple peut cependant abolir la monarchie par référendum à la majorité des 2/3.

Le pouvoir législatif est détenu par un parlement unicaméral de 25 membres élus au suffrage universel direct à la représentation proportionnelle. La tradition de formation d’une « grande coalition » entre les deux principaux partis (FBP, Parti des citoyens progressistes et VU, Union patriotique), interrompue à la suite de l’obtention de la majorité absolue par le Parti des citoyens progressistes lors des élections de 2001, a été reprise après les élections de 2005.

Le 1er juillet 2012, les électeurs du Liechtenstein se sont prononcés lors d’un référendum d’initiative populaire sur une éventuelle réduction des pouvoirs du prince. Le non l’a emporté avec 76,1 % des voix.

Le 3 février 2013 se sont déroulées des élections législatives. Les résultats ont été les suivants :

  • Parti progressiste des citoyens (FBP, conservateur), 40,0% des voix (-3,5 points), 10 sièges (-1)
  • Union patriotique (UV, démocrate-chrétien), 33,5% des voix (-14,1points), 8 sièges (-5)
  • Les Indépendants 15,3% des voix, 4 sièges (+4)
  • Liste libre (FL, social-démocrate et écologiste) 11,1% des voix (+2.2 points), 3 sièges (+2).

Adrian Hasler, membre du FBP, est devenu le Premier ministre du Liechtenstein le 27 mars 2013. Son cabinet ministériel est composé de 4 membres :

  • Thomas Zwiefelhofer, vice-chef du gouvernement, en charge du Ministère de l’Intérieur, de la Justice et de l’Économie ;
  • Marlies Amann-Marxer, en charge du ministère de l’Infrastructure, de l’Environnement et du Sport ;
  • Mauro Pedrazzini, en charge de la Société civile ;
  • Aurelia Frick, en charge des Affaires étrangères, de l’Éducation et de la Culture.

Situation économique

Le Liechtenstein tire bénéfice de la convention signée avec la Suisse en 1923 instituant une union douanière entre elles. L’économie du Liechtenstein, en rapide expansion depuis les années 1950, a connu depuis l’adhésion à l’Espace Economique Européen (EEE) en 1995 une nouvelle croissance.

En raison notamment de sa fiscalité, le pays compte aujourd’hui 4 097 entreprises, soit une entreprise pour neuf habitants.

La Principauté s’est dotée d’un secteur industriel performant, notamment dans les domaines de la chimie, de la pharmacie, de l’informatique et de l’industrie dentaire (principal exportateur mondial de couronnes dentaires). L’industrie est responsable de près de 40% des emplois et 40% du PIB.

Dix-sept banques et onze compagnies d’assurance, bénéficiaires de licences, assurent la gestion de 120 milliards de francs suisses d’actifs, permettant au Liechtenstein d’être une place financière de premier rang.

Étant donné sa situation géographique, le Liechtenstein dispose avec le tourisme de sa troisième source de revenus. Enfin, l’agriculture traditionnelle de montagne s’est métamorphosée dans la même période en un secteur moderne et prospère.

Politique étrangère

La principauté a adhéré en 1995 à l’Espace économique européen, constitué des Etats membres de l’Union européenne et des États de l’AELE (sauf la Suisse).

Le Liechtenstein a signé le 28 février 2008 un accord pour son intégration formelle dans l’espace Schengen, approuvé par l’Union européenne le 7 mars 2011. Le processus d’évaluation dans les domaines de la protection des données, de la coopération policière et de la mise en œuvre du Système d’information Schengen SIS/Sirene est en cours. La cérémonie d’adhésion du Liechtenstein à l’espace Schengen a eu lieu à Vaduz, le 19 décembre 2011.

Le Liechtenstein a également affirmé sa présence sur la scène internationale en devenant en 1990 le 160ème membre de l’ONU et en adhérant à l’OMC en 1995. Il dispose d’ambassades à Berlin, Berne, Bruxelles, Vienne et Washington.. . Dans les autres pays, la représentation diplomatique est assurée par la Suisse. Dans le domaine des relations multilatérales, des représentations permanentes ont été mises en place auprès de l’ONU, du Conseil de l’Europe, ainsi que de l’OSCE. Le Liechtenstein n’a pas d’armée et sa défense est assurée par la Suisse.

La lutte contre le blanchiment des capitaux a été engagée par le Liechtenstein, qui a pris en 2001 une série de mesures réglementaires et législatives en la matière. Le Liechtenstein et l’Union européenne ont signé un accord sur l’échange automatique d’informations afin de lutter contre l’évasion fiscale. La collecte des informations a démarré au 1er janvier 2016 pour un échange effectif à partir du 1er janvier 2017.

Mise à jour : 31.08.16

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