Présentation du Liechtenstein

La principauté du Liechtenstein est un État alpin d’Europe centrale, enclavé entre la Suisse à l’ouest et l’Autriche à l’est et au nord. Sa superficie est de 160,5 km2, avec une population de 37 810 habitants. Sa capitale est Vaduz et sa plus grande ville Schaan.

Le Liechtenstein jouit d’une prospérité économique remarquable : il possède notamment l’un des plus haut PNB par habitant au monde (133 220 CHF en 2014, soit environ 117 881 €) et l’un des taux de chômage les plus bas (1,5 % en juin 2019).

La France est représentée auprès du Liechtenstein par son ambassadeur en Suisse. Outre la présence d’un consul honoraire à Vaduz, la représentation consulaire est assurée par le consulat général de France à Zurich.

Présentation du pays

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Données générales

Nom officiel : Principauté du Liechtenstein (Fürstentum Liechtenstein)

Données géographiques

Superficie : 160,5 km²
Population (2017) : 38 114 habitants Capitale : Vaduz
Villes principales : Schaan (6 039), Vaduz (5 526), Triesen (5 156)
Langue officielle : allemand. Un dialecte alémanique est également parlé.
Monnaie : Franc suisse (CHF)
Fête nationale : 15 août (commémore le jour de l’indépendance du Liechtenstein à la suite de la dissolution par Napoléon Iᵉʳ, en 1806, du Saint-Empire)

Données démographiques

Croissance démographique (2017) : 0,7 %
Espérance de vie (2016) : 84,6 ans pour les femmes et 79,7 pour les hommes
Religions (2016) : catholiques (76,5 %), protestants (7,3 %), musulmans (4,1 %)

Données économiques

PIB (2016) : 6,1 Mrd CHF
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 7 %
  • industrie : 43 %
  • services : 50 %

Taux de chômage (juin 2019) : 1,5 %
Emploi (2017) : 38 661

Taux d’inflation (2017) : 0,5 %
Total des exportations (2017) : 3 372 M CHF (+ 0,5 % par rapport à 2016)
Total des importations (2017) : 2 001 M CHF (+ 1 % par rapport à 2016)

Principaux clients : Suisse ; Allemagne ; États-Unis ; Autriche ; France ; Italie
Principaux fournisseurs : Suisse ; Autriche ; Allemagne ; Italie ; États-Unis ; France

Exportations de la France vers le Liechtenstein (2018) : 14,4 M CHF (environ 13 M €)
Importations de la France du Liechtenstein (2018) : 219 M CHF (environ 198 M €)

Présence française

Antenne consulaire : Zürich (le Consul de France à Zürich est accrédité auprès des autorités du Liechtenstein)
Communauté française au Liechtenstein (2019) : 98

Site de l’ambassade de France au Liechtenstein

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Fondée en 1719, indépendante depuis 1806, la principauté du Liechtenstein, qui fête ses 300 ans d’existence en 2019, est une monarchie héréditaire ayant à sa tête, depuis 1989, le prince Hans-Adam II. En 2004, il a nommé son fils, le prince héritier Aloïs, comme son représentant permanent disposant de tous les pouvoirs. C’est lui qui assume depuis, dans la pratique, les fonctions de chef de l’État.

Une réforme constitutionnelle, approuvée en 2003 par 64,3 % des votants, a étendu les pouvoirs du souverain. Celui-ci a la faculté de dissoudre le Parlement et de s’opposer à une loi. Disposant de la possibilité de révoquer le gouvernement, il nomme les juges et peut également instaurer des mesures exceptionnelles en cas de nécessité. Le peuple peut cependant abolir la monarchie par référendum à la majorité des 2/3.

Le pouvoir législatif est détenu par un Parlement monocaméral de 25 membres élus au suffrage universel direct à la représentation proportionnelle. La tradition de formation d’une « grande coalition » entre les deux principaux partis (FBP, Fortschrittliche Bürgerpartei -Parti des citoyens progressistes- et VU, Vaterländische Union - Union patriotique), interrompue à la suite de l’obtention de la majorité absolue par le Parti des citoyens progressistes lors des élections de 2001, a été reprise après les élections de 2005. Actuellement, les deux partis ont huit sièges chacun ; le parti « Les Indépendants » (DU) dispose de deux sièges, le parti « Démocrates pour le Liechtenstein » a trois sièges et la Liste libre (FL) en possède trois. Le 25e siège est occupé par un député indépendant, ancien membre du FBP. Les prochaines élections auront lieu en 2021.

Le 1er juillet 2012, les électeurs du Liechtenstein se sont prononcés lors d’un référendum d’initiative populaire sur une éventuelle réduction des pouvoirs du prince. Le non l’a emporté avec 76,1 % des voix.

À la suite des élections législatives du 5 février 2017, les partis arrivés en tête du scrutin (FBP, Fortschrittliche Bürgerpartei - 35,2 % et VU, Vaterländische Union – 33,7 %) ont négocié la composition du gouvernement. Celui-ci reconduit la coalition formée exclusivement par la FBP et la VU et voit l’entrée de nouveaux membres ainsi qu’un remaniement des portefeuilles :

  • Adrian Hasler (FBD) : chef du gouvernement et ministre des Finances (au gouvernement depuis 2013) ;
  • Daniel Risch (VU) vice-chef du gouvernement, ministre des infrastructures, de l’Économie et des Sports
  • Dominique Hasler (VU) ministre de l’Intérieur, de l’Éducation et de l’Environnement ;
  • Mauro Pedrazzini (FBP) ministre des Affaires sociales (en fonction depuis 2013) et par intérim chargé des Affaires étrangères depuis la destitution de la ministre des Affaires étrangères Aurelia Frick le 2 juillet 2019 après un vote de défiance du Parlement.

Situation économique

Le Liechtenstein est lié à la Suisse par la convention signée en 1923 instituant une union douanière entre les deux pays. L’économie du Liechtenstein, en rapide expansion depuis les années 1950, a connu depuis l’adhésion à l’Espace économique européen (EEE) en 1995 une nouvelle croissance.

En raison notamment d’une fiscalité attractive, le pays compte aujourd’hui 4 710 entreprises, soit une entreprise pour huit habitants.

La principauté s’est dotée d’un secteur industriel performant, notamment dans les domaines de la chimie, de la pharmacie, de l’informatique et de l’industrie dentaire (principal exportateur mondial de couronnes dentaires). L’industrie représente plus de 40 % des emplois et 40 % du PIB.

Le tourisme constitue la troisième source de revenus du pays (110 000 nuitées par an).

Politique extérieure

La principauté a adhéré en 1995 à l’Espace économique européen (EEE), constitué des États membres de l’Union européenne et des États de l’AELE (la Suisse a rejeté l’adhésion à l’EEE).

Le Liechtenstein a signé le 28 février 2008 un accord pour son intégration formelle dans l’espace Schengen, approuvé par l’Union européenne le 7 mars 2011.

Le Liechtenstein a également affirmé sa présence sur la scène internationale en devenant en 1990 le 160e membre de l’ONU et en adhérant à l’OMC en 1995. Il dispose d’ambassades à Berlin, Berne, Bruxelles, Vienne et Washington. Dans les autres pays, sa représentation diplomatique est assurée par la Suisse. Dans le domaine multilatéral, il dispose de représentations permanentes auprès de l’ONU, de l’Union européenne, du Conseil de l’Europe (adhésion en 1978), ainsi que de l’OSCE. Le Liechtenstein n’a pas d’armée et sa défense est assurée par la Suisse.

Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le Liechtenstein a pris en 2001 une série de mesures réglementaires et législatives. Le Liechtenstein et l’Union européenne ont signé un accord sur l’échange automatique d’informations afin de lutter contre l’évasion fiscale. Ce texte est entré en vigueur le 1er janvier 2016, pour un échange effectif depuis le 1er janvier 2017.

Mise à jour : 22.07.19

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