Présentation du Liban

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Présentation du pays

LIBAN {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République libanaise
Nature du régime : République parlementaire
Chef de l’Etat : M. Michel Aoun (depuis le 31 octobre 2016) - Président du conseil des ministres (démissionnaire, en charge des affaires courantes depuis le 10 août 2020) : M. Hassan Diab (depuis le 19 décembre 2019) - Président du Parlement : M. Nabih Berry (depuis 1992)

Données géographiques

Superficie : 10.452 km²
Capitale : Beyrouth
Villes principales : Tripoli, Saïda, Tyr, Zahlé
Langue officielle : arabe (depuis 1943), statut particulier du français (langue de l’administration, large réseau d’établissements scolaires et universitaires francophones, membre de la Francophonie)
Langues courantes : arabe libanais, français, anglais
Monnaie : livre libanaise (1 € = 1833 LL au taux officiel)
Fête nationale : fête de l’indépendance,

Données démographiques

Population (évaluation en l’absence de recensement depuis 1932) (2016) : 5,7 millions, dont 174 222 réfugiés palestiniens enregistrés par l’UNRWA
929 624 réfugiés syriens comptabilisés par le HCR et 50 000 Palestiniens de Syrie comptabilisés par l’UNRWA
Densité : 597 hab/km²
Indice synthétique de fécondité : 2,1
Espérance de vie : 78,9ans
Taux d’alphabétisation : 93,5 %
Répartition par communautés confessionnelles (recensements électoraux 2005) : chiites (31%), sunnites (29%), druzes (5%), chrétiens maronites (20%), grecs-orthodoxes et autres catholiques (12%), Arméniens (3%)
IDH : 0,730

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Liban est une République parlementaire. Le président de la République est chrétien maronite, le président du Conseil des ministres est sunnite et le président du Parlement un chiite. Le système législatif libanais est unicaméral. L’Assemblée nationale comprend 128 députés élus pour quatre ans. Les sièges sont répartis à parité sur une base confessionnelle (64 chrétiens, 64 musulmans).

L’élection de Michel Aoun à la présidence de la République en 2016, après une période de vacance présidentielle de plus de deux ans, a constitué la première étape d’une remise en marche, toujours incertaine, des institutions libanaises. Le Courant du Futur (souverainiste) de Saad Hariri, allié à un bloc composé du Hezbollah, du mouvement Amal et du Courant patriotique libre du président Aoun, a remporté les élections législatives du 6 mai 2018.

Le 29 octobre 2019, confronté à un important mouvement de contestation, le Premier ministre Saad Hariri a remis sa démission au Président Michel Aoun.

La grave explosion qui a endeuillé Beyrouth le 4 août dernier a conduit son successeur, Hassan Diab (désigné le 19 décembre 2019) à remettre à son tour sa démission le 10 août dernier face à l’accumulation des critiques. Le cabinet Diab reste en charge des affaires courantes. Après l’échec de Moustapha Adib, désigné en septembre à la Primature, à former un gouvernement, Saad Hariri a été chargé par la présidence, le 22 octobre, de constituer une nouvelle équipe.

Pour assister le Liban face aux conséquences de l’explosion, une Conférence internationale de soutien et d’appui à Beyrouth et aux Libanais a été organisée le 9 août à l’initiative de la France, et a permis de recueillir des promesses de dons de plus de 250 millions d’euros. Elle a été complétée par une nouvelle conférence internationale de soutien à la population libanaise, organisée par la France et les Nations unies le 2 décembre 2020, à laquelle ont participé 32 Etats, 12 organisations internationales et entités, et 7 ONG représentant la société civile libanaise.

Politique étrangère

La politique extérieure du Liban est largement contrainte par l’évolution des équilibres régionaux et par les crises qui secouent ses voisins immédiats, et ce en dépit de la fin de la tutelle syrienne en 2005.

Le Liban maintient son ambassade à Damas et n’a pas rompu les relations diplomatiques avec le régime syrien. Dans le même temps, le Liban s’efforce de rester proche des Etats arabes du Golfe, au premier rang desquels l’Arabie saoudite, un bailleur de fonds crucial pour le pays. Les liens entre les pays du Golfe et le Liban se sont néanmoins distendus au cours de la période récente.

Le Liban est toujours formellement en guerre avec Israël et aucun cessez-le-feu permanent n’a été conclu entre les deux pays qui ont toutefois cessé leurs hostilités, en application de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies 1701 d’août 2006. Depuis la guerre de 2006, les tensions avec Israël, au sud du Liban, restent présentes.

La position officielle du Liban sur le Processus de paix au Proche-Orient se décline en plusieurs points : soutien à un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale, appel à des mesures contraignantes pour qu’Israël respecte ses obligations internationales, demande d’un retour des réfugiés palestiniens du Liban.

Le Liban est un membre assidu et actif de la Francophonie multilatérale dont le président Charles Hélou a été l’un des pionniers. Le président Michel Sleiman a lui-même signé le pacte linguistique associant le Liban à l’organisation internationale de la Francophonie lors du sommet de Montreux (octobre 2010).

Situation économique

PIB (nominal) (2020) : 18,7 milliards de dollars (est. FMI)
PIB par habitant (nominal) (2019) : 2740 dollars (est. FMI)
Taux de croissance en volume du PIB (2020) : -25% (est.FMI)
Chômage (2020) : 30 % (estimation)
Taux d’inflation (2021) : + 150% (est. FMI)
Déficit budgétaire (2018) : 11% du PIB.
Dette publique brute (2020) : 175% du PIB (estimation)
Solde de la balance commerciale (2018) : - 17,03 milliards de dollars
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 5 %
  • industrie : 20 %
  • services : 75 %

Exportations de la France vers le Liban : 560 millions d’euros d’exportations en 2019
Importations françaises depuis le Liban : 61,2 millions d’euros d’importations en 2019
Balance commerciale de la France avec le Liban : +499 millions d’euros en 2019
Part de marché de la France au Liban : 4% (2020)
Nombre d’entreprises françaises exportant au Liban : 4744 en 2020

Le PIB libanais devrait se contracter massivement en 2020 selon le FMI (-25%), sous l’effet conjoint de la crise sanitaire et d’une crise économique, financière et bancaire profonde que traverse actuellement le Liban et qui traduit la fin d’un modèle économique basé sur l’attraction de capitaux et la stabilité de la livre. Cette crise a été aggravée par les destructions causées par l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020.

Les déficits « jumeaux » sont importants du fait de la hausse du déficit public (qui s’établit désormais à plus de 10% du PIB), de la stagnation des exportations, de la hausse des importations et, enfin, du déficit constant de la balance courante. Dans ce contexte, le montant de la dette publique (175% du PIB environ) et celui des intérêts qu’elle produit continuent d’évoluer à la hausse.

Le 6 avril 2018, la France a organisé à Paris une conférence économique pour le développement du Liban par les réformes et avec les entreprises (CEDRE). Lors de cette conférence, les autorités libanaises ont présenté un plan de réforme économique et budgétaire ainsi qu’un plan d’investissement dans les infrastructures du pays. Plus de 11 milliards de dollars – principalement en prêt – ont été identifiés le 6 avril 2018 pour le financement de ce plan d’investissement, dont une annonce française de 550 millions d’euros. Les financements proposés dans le cadre de CEDRE sont toujours d’actualité en 2020, mais conditionnés à la mise en œuvre des réformes.

Mise à jour : 04.05.21