Présentation

Données générales

LETTONIE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République de Lettonie
Nature du régime : République parlementaire
Président de la République : M. Raimonds Vējonis (4 juin 2015)
Premier ministre : M. Krišjānis Kariņš (23 janvier 2019)

Données géographiques

Superficie : 64 573 km²
Capitale : Riga
Villes principales : Daugavpils, Liepāja, Jelgava, Jūrmala
Langue(s) courante(s) : letton (seule langue officielle), russe
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2014)
Fêtes nationales : 18 novembre, 4 mai (indépendance de 1990

Données démographiques
(sources : Eurostat, Banque mondiale, PNUD)

Population (2018) : 1 929 000
Densité : 30 hab/km²
Croissance démographique (2015) : -1,0 %
Espérance de vie (2017) : 69,8 ans pour les hommes, 79,4 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation (2017) : 99,99 %
Religion(s) : Pas de religion officielle. Protestantisme luthérien, catholicisme romain, orthodoxie russe
Indice de développement humain (2017) : 0,830 (44e rang)

Données économiques
(sources : Eurostat, Trésor, BIT)

PIB (2017, en prix courants) : 26,85 milliards €
PIB par habitant (2017, aux prix du marché) : 13 900 €
Croissance (2017) : 4,5 %
Chômage (au sens du BIT) (2017) : 8,9 %
Inflation (2017) : 2,9 %
Solde budgétaire (2017) : -131,1 millions € (-0,5 % du PIB)
Balance commerciale (2017) : 2 638 milliard €
Principaux clients : Lituanie (16 %), Estonie (9,7 %), Russie (6,7 %)
Principaux fournisseurs : Lituanie (18,5 %), Allemagne (11,2 %), Pologne (9 ;1 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 3 %
  • industrie : 23 %
  • services : 74 %

Exportations de la France vers la Lettonie (2017) : 313 millions €
Importations de la France depuis la Lettonie (2017) : 185 millions €
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/lettonie

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://lv.ambafrance.org/
Communauté française (2018) : 282 Français immatriculés
Communauté lettone en France (2016) : environ 2 600 personnes

Eléments d’actualité

Apparu sur la scène internationale en 1918, l’État letton a été envahi par l’Union soviétique en juin 1940, par l’Allemagne nazie en juin 1941 et de nouveau par l’Union soviétique à partir de 1944. En 1991, la Lettonie a restauré son indépendance.

Politique intérieure

Raimonds Vējonis a été élu le 4 juin 2015 à la présidence de la République. Plusieurs fois ministre de l’Environnement et ministre de la Défense au moment de son élection, il est issu de l’union des Verts et des Paysans (ZZS, droite conservatrice). Candidat de compromis élu avec les voix du parti de la Concorde, il a inscrit son action dans la continuité de celle de son prédécesseur, avec toutefois un accent supplémentaire sur la dimension sécuritaire et les questions de citoyenneté.

Le 23 janvier 2019, près de quatre mois après les élections législatives (6 octobre 2018), le Parlement a accordé sa confiance (61 députés sur 100) au gouvernement conduit par Krišjānis Kariņš (Nouvelle Unité). La coalition gouvernementale rassemble cinq partis, à parité : 3 ministres de la Nouvelle Unité (parti européen de centre-droit né de la scission de l’Unité), 3 de l’union Pour ! Pour le développement de la Lettonie (pendant de la Nouvelle Unité), 3 du NPC (Nouveau parti conservateur, centré sur la lutte anti-corruption), 3 de KPV/LV (À qui appartient l’État ?, parti populiste) et 2 de l’Alliance nationale (droite nationaliste, représentée en outre par un Conseiller du Premier ministre en charge de la démographie). Cette configuration ne reflète pas totalement les résultats des élections législatives, qui ont offert 26 sièges au Parlement à la Concorde (formation de centre-gauche dominée par les russophones), 16 sièges respectivement à KPV LV et au NPC, deux formations apparues récemment, 13 sièges respectivement à l’union Pour ! Pour le développement de la Lettonie et à l’Alliance nationale, 11 sièges à la ZZS et 8 à la Nouvelle Unité. Deux Premiers ministres avaient été préalablement désignés par le Président entre octobre et fin décembre 2018 mais avaient échoué à trouver un consensus.

Le programme de gouvernement se fixe comme priorités la modernisation de l’économie (dont réforme du système bancaire et financier, réforme fiscale, évaluation de la politique d’immigration, nationalisation des installations portuaires…), l’amélioration du niveau de vie de la population, le renforcement de la sécurité de l’État (dont renforcement du système judiciaire pour lutter contre le blanchiment et la corruption) et la mise en œuvre d’une gouvernance moderne (dont réforme territoriale).

La politique étrangère reste inscrite dans le cadre des politiques de l’Union européenne et de l’OTAN.

La Constitution de 1922 attribue un rôle majeur à la Saeima, parlement monocaméral composé de cent membres élus pour quatre ans au scrutin proportionnel. Le président de la République est élu par les députés pour un mandat de quatre ans. Le vote se déroule à bulletin secret et à la majorité absolue. Son mandat est renouvelable une fois. Le président nomme le premier ministre.

Situation économique

Après trois années de récession et une stricte politique d’austérité, l’économie lettone a renoué à partir de 2011 avec la croissance, mais celle-ci repose essentiellement sur la consommation des ménages. La discipline budgétaire est notable (déficit budgétaire de -0,5 % du PIB en 2017 et dette de 40 % du PIB). En revanche, le marché du travail, très flexible, est confronté au manque de main-d’œuvre formée de façon adéquate, tandis que le déclin régulier de la population, lié au vieillissement et à l’émigration massive, est une fragilité importante. Le chômage structurel reste élevé (8,9 %), principalement en dehors de Riga. Le secteur bancaire traverse une crise depuis que le Trésor américain a mis en cause, en février 2018, la banque lettone ABLV (en cours de liquidation), désignée comme établissement de première importance en matière de blanchiment d’argent. Par ailleurs, le gouverneur de la Banque centrale de Lettonie a été mis en cause sur des soupçons de corruption et placé sous contrôle judiciaire le 20 février.
La Lettonie peine à réduire les inégalités : la protection sociale est insuffisante, de même que l’accès aux services de santé (à laquelle la Lettonie ne consacre que 3,7 % de son PIB). C’est dans ce contexte qu’a été lancée une ambitieuse réforme fiscale qui vise à améliorer le taux de recouvrement des impôts et à rationaliser les dépenses publiques. Elle pourrait être suivie d’une refonte du système de santé et de la protection sociale.

Dépourvue de ressources énergétiques, la Lettonie reste très dépendante des approvisionnements en hydrocarbures russes (plus de la moitié du pétrole importé et la totalité du gaz). Les réservoirs naturels de gaz situés à Inčukalns (capacité de stockage de 5 Mds de m3) pourraient atténuer cette dépendance et offrir à la Lettonie la possibilité de jouer un rôle de régulateur pour l’ensemble de la région. L’essentiel de la production d’électricité provient de l’hydroélectricité (ce qui permet à la Lettonie d’afficher de bonnes performances en matière de part des énergies renouvelables dans le mix énergétique), mais le pays doit importer 30 à 45 % de sa consommation électrique. Elle soutient les projets de synchronisation des réseaux électriques balte et polonais avec le système européen continental promus par l’Union européenne.

Dans le domaine des transports, les trois États baltes prévoient de créer une liaison ferroviaire reliant Tallinn à la frontière polonaise, en passant par Riga et Kaunas. Rail Baltica est inscrit comme projet prioritaire du réseau transeuropéen de transport (TENT-T) et sera financé par l’Union européenne à hauteur de 85 %.

La Lettonie a adhéré à l’OCDE en juin 2016.

Politique étrangère

Russie : La Lettonie perçoit la Russie comme une menace, notamment au regard de la présence d’une forte minorité russophone. L’influence russe en Lettonie reste significative, en particulier dans les milieux d’affaires en raison des interdépendances économiques et du fait des actions de communication stratégique développées par Moscou.

Ukraine : Inquiètes de la déstabilisation russe et attachées à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, les autorités lettones défendent une ligne ferme à l’égard de Moscou, mais continuent à travailler avec les Russes sur les questions d’intérêt commun. Elles soutiennent le maintien des sanctions tant que les accords de Minsk n’auront pas été intégralement mis en œuvre.

Partenariat oriental (PO) : La Lettonie soutient le PO et souhaite ouvrir une « perspective européenne » pour ces pays, mais ses positions restent nuancées : elle ne souhaite pas, en particulier, en faire un irritant avec la Russie.

Relation transatlantique
 : Après une période d’incertitude liée à l’élection de D. Trump à la présidence des États-Unis, qui a fait douter Riga de la pérennité de la garantie de sécurité américaine, certains éléments rassurants dans le discours de l’administration Trump ont apaisé son inquiétude.
La Lettonie a été le premier pays européen à avoir ratifié le CETA, le 23 février 2017.

OTAN  : La Lettonie fonde sa sécurité sur l’OTAN, dont elle est membre depuis mars 2004. Depuis 2018, elle a consacré 2 % de son PIB à la défense. En quête de mesures de réassurance face à une menace russe qu’elle juge croissante, elle se réjouit de la mission de « police du ciel » balte fournie depuis 2004 par rotation entre les Alliés, et du déploiement de troupes de l’OTAN depuis 2017 dans le cadre de la présence avancée renforcée (eFP). Attentive aux enjeux de cybersécurité et de communication stratégique, la Lettonie a créé un centre d’excellence (COE) dédié, StratCom, homologué par l’OTAN. Depuis 2016, un officier français y est affecté.

ONU : La Lettonie est candidate à un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour le biennium 2026-2027 (élections en 2025).

Mise à jour : 24.01.19

Informations complémentaires

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