Présentation de la Lettonie

Présentation

Données générales

lettonie

Présentation du pays

Nom officiel : République de Lettonie
Nature du régime : République parlementaire
Président de la République : M. Raimonds Vējonis (4 juin 2015)
Premier ministre : M. Māris Kučinskis (11 février 2016)

Données géographiques

Superficie : 64 573 km²
Capitale : Riga
Villes principales : Daugavpils, Liepāja, Jelgava, Jūrmala
Langue(s) courante(s) : letton (seule langue officielle), russe
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2014)
Fêtes nationales : 18 novembre, 4 mai (indépendance de 1990)

Données démographiques
(sources : Eurostat, Banque mondiale, PNUD)

Population (2016) : 1 968 957
Densité : 30,5 hab/km²
Croissance démographique (2015) : -0,9 %
Espérance de vie (2015) : 69,3 ans pour les hommes, 79 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation (2015) : 99,99 %
Religion(s) : Pas de religion officielle. Protestantisme luthérien, catholicisme romain, orthodoxie russe
Indice de développement humain (2015) : 0,830 (44e rang)

Données économiques
(sources : Eurostat, Trésor, BIT)

PIB (2016, en prix courants) : 25,02 milliards €
PIB par habitant (2016, aux prix du marché) : 12 700 €
Croissance (2016) : 2,0 %
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 9,6 %
Inflation (2016) : 0,1 %
Solde budgétaire (2016) : 3,4 millions € (0,0 % du PIB)
Balance commerciale (2016) : 1,947 milliard €
Principaux clients : Lituanie (18,3 %), Estonie (12 %), Russie (7,6 %), Allemagne (7,2 %)
Principaux fournisseurs : Lituanie (17,5 %), Allemagne (11,9 %), Pologne (10,8 %), Estonie (8 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 3 %
  • industrie : 23 %
  • services : 74 %

Exportations de la France vers la Lettonie (2016) : 270 millions €
Importations de la France depuis la Lettonie (2016) : 170 millions €
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/lettonie

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://lv.ambafrance.org/
Communauté française (2017) : 303 Français immatriculés
Communauté lettone en France (2016) : environ 2 600 personnes

Eléments d’actualité

Apparu sur la scène internationale en 1918, l’État letton a été envahi par l’Union soviétique en juin 1940, par l’Allemagne nazie en juin 1941 et de nouveau par l’Union soviétique à partir de 1944. En 1991, la Lettonie a restauré son indépendance.

Politique intérieure

Raimonds Vējonis a été élu le 4 juin 2015 à la présidence de la République. Plusieurs fois ministre de l’Environnement et ministre de la Défense au moment de son élection, il est issu de l’union des Verts et des Paysans (droite conservatrice). Candidat de compromis élu avec les voix du parti de la Concorde, il inscrit son action dans la continuité de celle de son prédécesseur, avec toutefois un accent supplémentaire sur la dimension sécuritaire et les questions de citoyenneté.

La situation politique est stable en Lettonie : une coalition gouvernementale de centre-droit est en place depuis les élections législatives d’octobre 2014, qui rassemble le parti Unité (23 sièges au Parlement), l’union des Verts et des Paysans (21 sièges) et la formation nationaliste Alliance nationale (17 sièges). Elle exclut le parti de la Concorde (24 sièges), formation de centre-gauche dominée par les russophones (31 % de la population, 12 % de « non-citoyens »). Les prochaines élections législatives se dérouleront en octobre 2018.

La Constitution de 1922 attribue un rôle majeur à la Saeima, parlement monocaméral composé de cent membres élus pour quatre ans au scrutin proportionnel. Le président de la République est élu par les députés pour un mandat de quatre ans. Le vote se déroule à bulletin secret et à la majorité absolue. Son mandat est renouvelable une fois. Le président nomme le premier ministre.

Situation économique

Après trois années de récession et une stricte politique d’austérité, l’économie lettone a renoué à partir de 2011 avec la croissance, mais celle-ci repose essentiellement sur la consommation des ménages. La discipline budgétaire (pas de déficit budgétaire en 2016 et dette inférieure à 40 % du PIB) et la stabilité du secteur bancaire sont notables. En revanche, le marché du travail, très flexible, est confronté au manque de main-d’œuvre formée de façon adéquate, tandis que le déclin régulier de la population, lié au vieillissement et à l’émigration massive, est une fragilité importante. Le chômage structurel reste élevé (9,6 %), principalement en dehors de Riga.

La Lettonie peine à réduire les inégalités : la protection sociale est insuffisante, de même que l’accès aux services de santé (à laquelle la Lettonie ne consacre que 3,7 % de son PIB). C’est dans ce contexte qu’est actuellement menée une ambitieuse réforme fiscale qui vise à améliorer le taux de recouvrement des impôts et à rationaliser les dépenses publiques. En cas de succès, elle pourrait être suivie d’une refonte du système de santé et de la protection sociale.

Dépourvue de ressources énergétiques, la Lettonie reste très dépendante des approvisionnements en hydrocarbures russes (plus de la moitié du pétrole importé et la totalité du gaz). Les réservoirs naturels de gaz situés à Inčukalns (capacité de stockage de 5 Mds de m3) pourraient atténuer cette dépendance et offrir à la Lettonie la possibilité de jouer un rôle de régulateur pour l’ensemble de la région. L’essentiel de la production d’électricité provient de l’hydroélectricité (ce qui permet à la Lettonie d’afficher de bonnes performances en matière de part des énergies renouvelables dans le mix énergétique), mais le pays doit importer 30 à 45 % de sa consommation électrique. Tout comme l’Estonie, la Lituanie et la Pologne, elle s’efforce de se connecter aux réseaux électriques européens et de s’affranchir du réseau ex-soviétique.

Dans le domaine des transports, les trois États baltes prévoient de créer une liaison ferroviaire reliant Tallinn à la frontière polonaise, en passant par Riga et Kaunas. Rail Baltica est inscrit comme projet prioritaire du réseau transeuropéen de transport (TENT-T) et sera financé par l’Union européenne à hauteur de 85 %.

La Lettonie a adhéré à l’OCDE en juin 2016.

Politique européenne

La Lettonie est entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004, dans l’espace Schengen en décembre 2007 et dans la zone euro en janvier 2014. Elle a assuré la présidence du Conseil de l’Union européenne au 1er semestre 2015.

Présence dans les institutions européennes : Valdis Dombrovskis est vice-président de la Commission européenne pour l’euro et le dialogue social, également chargé de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux. La Lettonie dispose de 0,39 % des voix au Conseil de l’Union européenne et de 8 députés au Parlement européen.

Brexit : La Lettonie regrette le Brexit, tout en respectant la décision britannique. Elle souhaite le maintien de liens aussi étroits que possible entre l’UE à 27 et le Royaume-Uni. Elle est en outre attentive à la situation des Lettons expatriés au Royaume-Uni, estimés à au moins 100 000 personnes.

Avenir de l’UE : La Lettonie souhaite éviter toute division entre l’Est et l’Ouest du continent et voudrait que l’Union se mobilise sur un « agenda positif », porteur de projets allant dans le sens d’une plus grande unité et cohésion. Elle n’est pas opposée à la mise en place d’une Europe différenciée, dans le cadre d’une approche transparente et inclusive.

Défense européenne : la Lettonie participe à certaines opérations extérieures de la PSDC (Atalante, EUTM, Sophia), qu’elle souhaite voir évoluer en complémentarité avec l’OTAN.

Réfugiés : Conformément aux décisions du Conseil JAI de septembre 2015, la Lettonie s’est engagée à accueillir 50 personnes dans le cadre des réinstallations (10 avaient été accueillies mi-avril 2017) et 481 dans le cadre des relocalisations en provenance d’Italie et de Grèce (270 accueillies à la même date).

Politique régionale  : Pour la période 2014-2020, la Lettonie bénéficie de 5,6 Mds € de fonds européens (2 815 € par habitant).

Climat : La Lettonie a ratifié l’accord de Paris le 20 février 2017.

Politique étrangère

Russie : La Lettonie perçoit la Russie comme une menace, notamment au regard de la présence d’une forte minorité russophone. L’influence russe en Lettonie reste significative, en particulier dans les milieux d’affaires en raison des interdépendances économiques et du fait des actions de communication stratégique développées par Moscou.

Ukraine : Inquiètes de la déstabilisation russe et attachées à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, les autorités lettones défendent une ligne ferme à l’égard de Moscou, mais continuent à travailler avec les Russes sur les questions d’intérêt commun. Elles soutiennent le maintien des sanctions tant que les accords de Minsk n’auront pas été intégralement mis en œuvre.

Partenariat oriental (PO) : La Lettonie soutient le PO et souhaite ouvrir une « perspective européenne » pour ces pays, mais ses positions restent nuancées : elle ne souhaite pas, en particulier, en faire un irritant avec la Russie.

Relation transatlantique : Après une période d’incertitude liée à l’élection de D. Trump à la présidence des États-Unis, qui a fait douter Riga de la pérennité de la garantie de sécurité américaine, certains éléments rassurants dans le discours de l’administration Trump ont apaisé son inquiétude.

La Lettonie a été le premier pays européen à avoir ratifié le CETA, le 23 février 2017.

OTAN : La Lettonie fonde sa sécurité sur l’OTAN, dont elle est membre depuis mars 2004. Elle consacre 1,6 % de son PIB à la défense et poursuit l’objectif d’atteindre 2 % en 2018. En quête de mesures de réassurance face à une menace russe qu’elle juge croissante, elle se réjouit de la mission de « police du ciel » balte fournie depuis 2004 par rotation entre les Alliés, et du déploiement de troupes de l’OTAN depuis le printemps 2017 dans le cadre de la présence avancée renforcée (eFP). Attentive aux enjeux de cybersécurité et de communication stratégique, la Lettonie a créé un centre d’excellence (COE) dédié, StratCom, homologué par l’OTAN. Depuis 2016, un officier français y est affecté.

ONU : La Lettonie est candidate à un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour le biennium 2026-2027 (élections en 2025).

Mise à jour : 10.10.17

Informations complémentaires

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