Présentation du Lesotho

Données générales

Données générales

Carte du Lesotho

Présentation du pays

Nom officiel : Royaume du Lesotho
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Roi LETSIE III (depuis le 7 février 1996)
Chef du Gouvernement : M. Thomas THABANE

Données géographiques

Superficie : 30.355 km2
Capitale : Maseru (environ 250.000 habitants)
Villes principales : Maseru, Teyateyaneng, Mafeteng et Hlotse.
Langues officielles : Anglais et Sesotho
Monnaie : Loti (LSL) à parité avec le rand sud-africain, 1 euro = 14,45 LSL au 26 juin 2017
Fête nationale : 4 octobre (indépendance du Royaume Uni en 1966)

Données démographiques
(source : Banque mondiale, PNUD 2015)

Population : 2 135 000
Densité : 70,3 hab./km2
Croissance démographique : 1,2 %
Espérance de vie : 50,1 ans
Taux de prévalence du VIH de 23,1 %
Taux d’alphabétisation : 75,8%
Religions : Chrétiens (90 %, dont environ 45% de catholiques et 45% de protestants et anglicans), Animistes et autres religions (10 %)
Indice de développement humain : 0,497 – 161e pays sur 188

Données économiques
(sources : Banque mondiale, Trésor)

PIB : 2,8 Mds USD
PIB par habitant : 1170 USD
Taux de croissance (2017) : 2,2%,
Taux de chômage (au sens du BIT) : environ 25%
Taux d’inflation : 8,6% en 2016
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 8,0% ;
  • industrie : 31,9 % ;
  • services : 60,1%

Budget : déficit de 3,2 % en 2015/16, 9,2 % du PIB attendus en 2016/17, portant la dette publique à 55,8 % du PIB (FMI),
Balance commerciale (2016) : - 510 MUSD
Principaux clients : Etats-Unis (59,7%), SACU (Union douanière d’Afrique australe, y compris Afrique du Sud, 19%), Belgique (17 %)
Principaux fournisseurs : SACU (85 %, essentiellement Afrique du Sud), Chine (6,8 %), Taiwan (4,9 %)
Exportations de la France vers le Lesotho :516000 € en 2016
Importations françaises depuis le Lesotho : 66000€ en 2015

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Lesotho demeure coutumier d’une instabilité politique nourrie par des luttes factionnelles et l’intervention régulière des forces de sécurité dans les affaires politiques du pays. Ainsi, la première alternance démocratique et pacifique de l’histoire du pays en 2012, qui avait vu l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Thomas Thabane (All Basotho Congress - ABC), a été interrompue dès août 2014 par un coup d’Etat militaire, qui a amené le Premier ministre à fuir pour l’Afrique du Sud. Ce coup d’Etat était notamment lié au remplacement à la tête des forces armées du lieutenant-général Tlali Kamoli par le général Mahao, proche de M. Thabane.

La médiation de la SADC a permis la négociation d’une feuille de route entre les partis de la coalition au pouvoir comprenant deux principaux volets :

  • Un volet électoral : des élections législatives anticipées se sont ainsi tenues le 28 février 2015. Elles ont porté au pouvoir un nouveau gouvernement de coalition de sept partis, avec à sa tête Pakalitha Mosisili, leader du Democratic Congress (DC) et ancien Premier ministre du pays de 1998 à 2012.
  • Un volet stabilisation du pays, impliquant des réformes constitutionnelles, parlementaires, judiciaires, des forces de sécurité et de la fonction publique. Cette feuille de route vise notamment à prévenir l’instabilité parlementaire et gouvernementale et à limiter l’immixtion de l’armée dans les affaires politiques du Lesotho. Une plateforme de dialogue national entre le gouvernement, les partis d’opposition et la société civile (dont le Christian Council of Lesotho) a été constituée pour obtenir un engagement de l’ensemble des parties à mettre en œuvre au plus vite les réformes institutionnelles réclamées par la médiation SADC.
    D’importants désaccords sont toutefois apparus ensuite entre le Premier Ministre Mosisili et le Ministre de la Police et vice-président du DC, M. Monyane Moleleki, qui a quitté le parti au pouvoir, déclenchant un changement de majorité, une motion de défiance à l’encontre du gouvernement le 1er mars 2017, puis une dissolution du Parlement.
    De nouvelles élections législatives sont alors tenues le 3 juin 2017. Celles-ci ont vu une large victoire de l’ABC de Thomas Thabane, au détriment du DC au pouvoir et de ses alliés.

De nouveaux troubles ont éclaté entre militaires lesothans le 5 septembre 2017 avec l’assassinat du chef de l’armée, le Général Khoantle Motsomotso.

La SADC s’est rapidement mobilisée pour faire face à cette nouvelle crise, et a déployé une force d’environ 260 soldats et policiers provenant de 7 pays (Afrique du Sud, Angola, Malawi, Namibie, Tanzanie, Zambie et Zimbabwé ) le 2 décembre 2017, pour une durée initiale de 6 mois et sous le commandement du Lieutenant Général angolais Americo Valente. Le mandat de cette force est d’aider à la stabilisation sécuritaire du pays après l’assassinat du chef des forces armées. Elle travaillera plus précisément à isoler certains éléments de l’armée accusés de crime.

Situation économique
(Source : DG Trésor)

Le Lesotho est une petite économie ouverte à bas revenu ( PIB de 2Mds USD et PIB par habitant de 1170 USD en 2016)), enclavée en Afrique du Sud avec laquelle elle est commercialement, budgétairement (via les transferts de migrants) et monétairement étroitement liée au sein de la SACU et de la zone monétaire commune. Le Lesotho reste dans la catégorie des pays les moins avancés, la pauvreté et les problèmes sociaux (VIH/SIDA notamment) demeurant le problème majeur du pays.

Le pays et son agriculture sont très exposés aux aléas climatiques et à la sécheresse. Près de 75 % de la population vit en milieu rural et dépend directement de l’agriculture et de l’élevage pour survivre. Toutefois, près de la moitié des revenus des ménages provient des transferts de migrants qui sont employés en Afrique du Sud, notamment dans le secteur minier. Le secteur textile, en difficulté, joue un rôle majeur pour l’emploi et les exportations.

L’eau est aujourd’hui la principale ressource naturelle du pays. Le Lesotho Highlands Water Project (LHWP), le projet le plus important de l’histoire du pays, a rendu le pays autonome en matière électrique et lui a apporté une nouvelle source de revenus, grâce à la vente de ses ressources hydrauliques à son voisin sud-africain.

L’instabilité politique qui prévaut depuis 2014 a affecté négativement la capacité des autorités à faire face aux problèmes socio-économiques et à renforcer la diversification économique.

Reflet de sa faible insertion dans le commerce mondial, le pays a été peu touché par la crise de 2008/09 et la croissance a été supérieure à 3% jusqu’en 2014 (4,7 % en moyenne sur 2010/14) avant de décélérer sensiblement (2,5% en 2015, 2,9% en 2016). L’activité avait notamment pâti en 2016 de la sécheresse, de la faiblesse de l’activité en Afrique du Sud (qui pénalise le commerce régional et limite les transferts douaniers de la SACU) et des incertitudes autour du renouvellement de l’accès du pays à l’ AGOA – Africa Growth and Opportunity Act - (finalement maintenu pour 2017). En 2017, la croissance a tourné autour de 2,2% selon le FMI.

Les finances publiques sont actuellement en très mauvais état, et le gouvernement a ainsi décidé de geler les dépenses d’investissement pour le dernier trimestre de leur année budgétaire (janviers-mars).

Politique étrangère, relations avec l’Union européenne

L’UE est un acteur de poids en matière de coopération au Lesotho. Elle dispose d’une représentation au Lesotho et y entretient des actions de coopération dans les secteurs de l’eau, de l’énergie et de la gouvernance via le Fonds européen de développement (FED) et des prêts de la Banque européenne d’investissement (BEI). L’UE entretient un dialogue politique annuel avec le Lesotho, au titre de l’article 8 de l’accord de Cotonou. .

La politique extérieure du royaume reste dominée par les relations avec la République d’Afrique du Sud. Ces rapports se caractérisent notamment par une forte dépendance économique du Lesotho, liée à l’enclavement géographique du pays, à son appartenance à la SACU, à la présence de 40 000 mineurs basothos dans les mines sud-africaines.

Le Lesotho a adhéré au Fonds américain de développement (Millenium Challenge Account - MCA) en 2007, et bénéficie depuis 2000 d’un régime préférentiel d’accès au marché américain dans le cadre de la « loi sur la croissance et les opportunités en Afrique » (AGOA). Le pays entretient d’autre part de bonnes relations avec la Chine qui y dispose, comme les Etats-Unis, d’une ambassade et s’est engagé à apporter une aide alimentaire au Lesotho pour l’année 2016.

Mise à jour : 19.01.18

Informations complémentaires

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