Relations bilatérales

Relations politiques

  • Rencontres des chefs d’État : Visite d’État d’Emmanuel Macron au Kenya (mars 2019) ; Visite officielle du Président Kenyatta à Paris (avril 2016) ; Sommet Union européenne-Afrique en avril 2014
  • Visites au Kenya : ministre de la Transition Écologique et Solidaire (décembre 2017) ; ministre des Affaires étrangères (août 2016) ; ministre de l’Environnement (avril 2016), secrétaire d’État au Commerce extérieur (juin 2015) ; secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie (avril 2015) ; ministre du Commerce extérieur (2012)
  • Visites en France : président de la République à l’occasion du Forum de Paris sur la Paix(novembre 2018) ; vice-président (novembre 2018) pour la semaine kenyane à l’UNESCO ; ministre de l’Environnement (décembre 2017) ; ministre des Affaires étrangères (novembre 2014-2016) ; ministre des Affaires étrangères (novembre 2014-2016) ; ministre de la Défense à l’occasion du Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique (décembre 2013) ; ministre de la Justice (2012) ; ministre du Tourisme (2012).

Relations économiques

Le Kenya est encore un partenaire commercial marginal pour la France, qui n’est que le 14e fournisseur du pays et son 16e client. Pour autant, les échanges commerciaux bilatéraux progressent continûment depuis dix ans, au profit de la France qui enregistre un excédent commercial structurel avec le Kenya. Les exportations françaises vers le Kenya ont atteint 171 M€ en 2017 (en hausse de 12 % par rapport à 2016), et sont principalement composées d’équipements mécaniques, de produits cosmétiques et pharmaceutiques, et de produits agricoles. A terme, l’implantation récente de plusieurs grandes entreprises françaises, comme Décathlon devrait conduire à l’augmentation des échanges entre la France et le Kenya.

Les principaux postes d’importations en provenance du Kenya sont pour les produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture, le reliquat étant composé de produits agro-alimentaires.

Selon les données kényanes, la France est le 3e investisseur étranger au Kenya, avec un stock d’IDE de 464,7 M€). Les investissements français au Kenya, avec 84 implantations dans le pays (dont Schneider Electric, L’Oréal, Danone, Essilor, Limagrain, OCEA, Vinci, Egis, Accor, Sodexho, Peugeot), sont effectués dans de multiples secteurs, comme les transports, la santé, la construction, l’énergie, l’automobile, les télécommunications, les services financiers et la grande distribution.

Coopération bilatérale

Coopération au développement / partenariat économique

La France n’est plus un donateur stricto sensu au Kenya (les interventions en dons représentant moins de 1 % des engagements financiers français) mais elle joue un rôle important dans le financement de son développement en étant le 6e bailleur bilatéral. Le Kenya représente le premier pays d’Afrique subsaharienne en termes d’octroi de prêts souverains. Les engagements cumulés (toutes modalités confondues) de l’AFD au Kenya s’élèvent à 1,8 milliards d’euro depuis 1997. Ils se concentrent principalement sur les secteurs de l’énergie (50 %), de l’eau et de l’assainissement, des transports et du développement urbain mais également de l’éducation et de la formation professionnelle.

Coopération universitaire

Notre coopération bilatérale est principalement centrée sur l’enseignement supérieur, priorité du gouvernement. Un accord de coopération scientifique a été signé en mai 2015 avec le ministère de l’éducation. Dans cet esprit, la coopération universitaire monte en puissance : journée du Kenya organisée en mars 2016 dans les universités françaises ; tournées de promotion des grandes écoles françaises au Kenya ; premières rencontres universitaires organisées en octobre 2016 ; organisation de la « Caravane de l’Est africain » en 2017. Durant la visite d’Emmanuel Macron au Kenya (mars 2019), une rencontre avec les étudiants kenyans a été organisée à l’université de Nairobi pour encourager la poursuite d’études supérieures en France Par ailleurs, un accord sur la promotion et l’échange des talents et des compétences a été signé durant cette visite afin notamment de soutenir la mobilité étudiante.

Coopération scientifique

Le paysage de recherche kényan est formé d’une dizaine de centres de recherche locaux, et autant de centres de recherche internationaux dont trois français, qui accueillent une quinzaine de nos chercheurs. Un accord de coopération technique, renouvelé en mars 2019, entre le ministère kényan de l’Éducation, des Sciences et des Technologies et nos trois instituts de recherche, a par ailleurs permis de conduire à ce jour plus de 80 programmes de recherche conjoints en sciences sociales, en sciences agronomiques pour le développement et en sciences environnementales.

Parmi ces centres, l’IFRA Nairobi mène de nombreuses actions mutualisées en termes de coopération scientifique (attribution des bourses, relation avec les universités, etc.), et d’événements réunissant tous les acteurs scientifiques et culturels (CIRAD, IRD, Alliances) et associatifs (ONG et agences) ou encore dans le cadre de relations bilatérales (coopération franco-allemande au Kenya).

Créé en 2015 et financé pour moitié par les Kenyans, le partenariat Hubert Curien (PHC) « PAMOJA » de mobilité des chercheurs, permet de soutenir des projets conjoints de recherche sur un rythme bisannuel. Le troisième comité de sélection, qui s’est tenu le 5 décembre 2018, a permis la sélection de cinq nouveaux projets (2019-2020) dans des domaines très variés (climatologie, anthropologie, sciences de l’éducation, biologie).

Coopération éducative

Le dynamisme de la coopération franco-kenyane se traduit également dans la promotion du français, première langue étrangère enseignée au Kenya : 400 professeurs, 48 000 apprenants (40 000 dans le secondaire, 8000 dans le supérieur). Le Kenya accueille un lycée français, le lycée Diderot (650 étudiants de 53 nationalités), 22 centres de ressources pour le français et deux alliances françaises à Nairobi (3000 étudiants en français) et à Mombasa.

Par ailleurs, le poste diplomatique a mis en place depuis 2016 un réseau de 18 écoles pilotes voué au renforcement du français (Nairobi, Mombasa, et prochainement six nouvelles à Kisumu). Dans l’autre sens, l’enseignement de la langue anglaise est promu par le Centre international d’ études pédagogiques (CIEP) qui va permettre la mise à disposition de 70 lecteurs kenyans de langue anglaise, dans les établissements français.

Coopération audiovisuelle

Dans le domaine audiovisuel, la France a activement participé au lancement de la version anglaise de France 24 sur la TNT kenyane le 28 mars 2018, à partir des locaux de l’Alliance française de Nairobi./.

Mise à jour : 03.06.19

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