Données générales

Présentation du pays

KAZAKHSTAN {JPEG}

Nom officiel : République du Kazakhstan
Nature du régime : Présidentiel
Chef de l’Etat : Noursoultan NAZARBAIEV
Chef du gouvernement : Bakytjan SAGUINTAIEV (depuis le 9 septembre 2016)

Données géographiques

Superficie : 2 724 900 km2
Capitale : Astana (capitale depuis décembre 1997, 860 000 habitants)
Villes principales : Almaty (1,129 millions d’habitants - l’ancienne capitale demeure un pôle économique et culturel), Karaganda, Atyraou, Aktaou, Pavlodar, Chymkent
Langues officielles : kazakh (langue d’Etat), russe (langue officielle)
Langues courantes : kazakh, russe
Monnaie : Tengué (1 euro= 417 Tengués en septembre 2018)
Fête nationale : 16 décembre (Fête de l’Indépendance)

Données démographiques

Population (2017) : 18,557 millions (population urbaine : 57% en 2018)
Densité : 6,6 habitants/km²
Croissance démographique (2017) : 1,04 %
Espérance de vie (2017) : 71,1 ans (65,9 ans pour les hommes et 76 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 99,5 %
Religions (déclarées au recensement de 2009) : islam sunnite (de rite hanafite) (70,2 %), orthodoxie (26%), minorité catholique, minorité protestante
Groupes ethniques (déclarés au recensement de 2009) : Kazakhs (53,5%) ; Russes (29,9% dans l’ensemble du pays, près de 60 % dans les régions limitrophes de la Russie) ; Ukrainiens (3,7%) ; Ouzbeks (2,5%) ; Allemands(2,4%) ; Tatars (1,7%) ; Ouïgours (1,4%).
Indice de développement humain (2015) : 56ème sur 187

Données économiques

PIB (2017) : 160,8 Mds $ – 50% du PIB de l’Asie centrale
PIB par habitant (2016) : 7500 $ (10 508$ en 2015)
Croissance (2017) : +4%
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 4,9%
Inflation (2016) : 8,5%
Solde budgétaire (2016) : -6% du PIB
Balance commerciale (2015) : + 11,6 Mds $
Principaux clients (2017) : Italie (17,9%), Chine (11,9%), Pays-Bas (9,8%), Russie (9,3%), Suisse (6,4%), France (5,9%)
Principaux fournisseurs (2017) : Russie (38,9%), Chine (16,1%), Allemagne (5,1%), Etats-Unis (4,3%), Italie (3,3%), France (2,6%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017) : agriculture : 4,8% ; industrie : 34,4% ; services : 60,8%
Exportations de la France vers le Kazakhstan (2017) : 320M€ (2016 : 456M€ ; 2015 : 939M€)
Importations françaises depuis le Kazakhstan (2017) : 3,618M€ (2016 : 2,5 Mds€ ; 2015 : 3,3 Mds€)
Site Internet de la Direction générale du Trésor : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/kazakhstan

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://kz.ambafrance.org/
Consulat(s) : Almaty
Communauté française (2017) : 432 inscrits
Communauté kazakhstanaise en France (décembre 2015) : 1 731 titulaires d’un titre ou d’une autorisation de séjour

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Première puissance d’Asie centrale grâce à ses ressources en hydrocarbures, le Kazakhstan est dirigé depuis son indépendance en 1991 par le président Nazarbaïev, régulièrement reconduit à la tête de l’Etat, la dernière fois le 26 avril 2015 avec 97,75% des voix. Le pouvoir est concentré entre les mains de l’exécutif. Le Chef de l’Etat prépare sa succession et s’appuie sur une nouvelle génération de cadres formés dans les pays occidentaux grâce à un ambitieux programme de bourses. La promulgation d’une nouvelle constitution, le 10 mars 2017, a renforcé les prérogatives du parlement ainsi que celles du gouvernement au sein de l’exécutif, même si le chef de l’Etat conserve son statut d’Elbasy (chef de la Nation), qui lui confère un droit de véto et une immunité à vie.
On note trois légers remaniements au sein du gouvernement, en septembre et décembre 2018, et en février 2019. En septembre, L’ancien ministre des affaires religieuses et de la société civile a été nommé ministre de la défense. Le ministère des affaires religieuses et de la société civile est devenu le ministère du développement social, confié à un député qui était jusque-là membre du comité parlementaire en charge des relations internationales et des questions militaires et sécuritaires. Enfin le ministère des finances a été confié en septembre 2018 à un ancien conseiller du président. En décembre, l’ancien ministre d’Industrie de défense et aérospatiale est devenu ministre des Affaires étrangères. En février 2019, le ministre de l’Intérieur s’est vu retirer son portefeuille, au profit de son vice-ministre.

Situation économique

Le Kazakhstan concentre plus de 50% du PIB des pays de l’Asie centrale ex-soviétique et son économie repose principalement sur l’extraction d’hydrocarbures : le pays détient 2% des réserves mondiales de pétrole et 1,7% de gaz, qui représente 17% du PIB et 61% de ses exportations. S’y s’ajoutent d’importantes réserves en uranium (2ème rang mondial) et en charbon (8ème). Après une période de forte croissance (+7,7% du PIB en moyenne entre 2000 et 2014), le pays a connu un ralentissement économique à partir de 2014, en raison de la baisse du prix du pétrole et de la récession de l’économie russe, à laquelle elle est étroitement interconnectée. On observe une modeste reprise en 2017 (d’après le FMI la croissance pourrait avoir atteint 2,5% au lieu de 1,1% en 2016).
Le Kazakhstan cherche à diversifier son économie en s’appuyant sur l’innovation et les nouvelles technologies. Il compte sur une meilleure intégration dans les enceintes régionales et internationales (co-fondation de l’Union économique eurasiatique en 2015 avec la Russie et la Biélorussie ; création d’un axe routier entre la Chine et l’Europe ; adhésion le 30 novembre 2015 à l’OMC ; candidature à l’OCDE) pour développer son commerce extérieur, en augmentation de 40% depuis 2011. Le pays est à la 36ème place du classement Ease of doing business de la Banque mondiale (2018), mais son économie reste marquée par une part élevée du secteur public, dont les actifs représentent environ 50% du PIB.
On note une reprise de la croissance au titre de l’année 2017, passant de 1,1% en 2016 à 4%.

Politique étrangère

Le Kazakhstan est le plus proche allié de la Russie en Asie centrale et est membre de toutes les instances de coopération régionale sous tutelle russe ou sino-russe (Union douanière, Organisation du traité de sécurité collective, Organisation de coopération de Shanghai, Union économique eurasiatique). Mais il aspire à mener une diplomatie autonome et a pris ses distances par rapport à Moscou sur certaines questions, par exemple sur le conflit syrien ; membre des grandes instances internationales (ONU, OSCE, OMC) et membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le biennum 2017-2018, le Kazakhstan ambitionne de valoriser son potentiel économique et sa position géographique en s’affirmant comme puissance eurasienne émergente. La Chine, pays voisin, est son deuxième fournisseur derrière la Russie et son deuxième client après l’Union européenne.

Mise à jour : février 2019

Informations complémentaires

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