Présentation de la Jamaïque

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Présentation du pays

JAMAÏQUE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : La Jamaïque
Nature du régime : Parlementaire de type britannique
Chef de l’État : la Reine Elizabeth II, représentée par un Gouverneur général, Sir Patrick Linton Allen nommé le 26 février 2009.
Chef du Gouvernement : M. Andrew Holness, qui a remporté les élections législatives anticipées du 25 février 2016 (chef de la majorité parlementaire).

Données géographiques

Superficie (BM 2016) : 10 990 km²
Capitale : Kingston, 1 041 084 habitants
Villes principales : Portmore (182 000 hab), Spanish Town (147 000 hab), Montego Bay (110 000 hab)
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, créole anglais
Monnaie : dollar jamaïcain. 1 JMD = 0,0066 € au 21 février 2020 (taux de chancellerie)
Fête nationale : 6 août (fête de l’Indépendance, 1962)

Données démographiques

Population (Banque mondiale 2017) : 2,89 millions d’habitants (outre une diaspora d’environ 3 M de personnes installées aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne)
Densité (Banque mondiale 2017) : 266 hab/ km²
Croissance démographique (Banque mondiale 2017) : 0,31 %
Espérance de vie (Banque mondiale 2017) : 76,1 ans
Taux d’alphabétisation (Banque mondiale 2014) 88,1 %
Religion(s) : églises chrétiennes (anglicane, catholique, méthodiste, pentecôtistes et adventistes du 7e jour), cultes spiritistes et rastafarisme
IDH (2018) : 0,732 (97e rang mondial)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Parti majoritaire : le Jamaica labour party (JLP) a remporté 32 des 63 sièges de l’Assemblée législative (+ 12 par rapport à 2011) aux élections du 26 février 2016 puis 1 siège supplémentaire aux élections partielles du 30 octobre 2017. Les élections partielles pour les sièges de la circonscription de St Andrew North West le 5 mars 2018 et de la circonscription de Clarendon South East le 2 mars 2020 n’ont pas modifié cet équilibre, mais l’élection partielle du 4 avril 2019 (Portland-Est) lui a fait gagner un siège supplémentaire soit 34 depuis cette date, sur 63.

Autres partis représentés : le People national party, PNP, 29 sièges sur 63.

Depuis l’indépendance en 1962, la vie politique est marquée par le bipartisme entre le PNP et le JLP, qui alternent au pouvoir. Le JLP, emmené par Bruce Golding, remporte les élections de 2007 mais démissionne en 2011 après avoir été mis en défaut sur la gestion de plusieurs affaires. Andrew Holness, jeune ministre de l’éducation reprend alors le flambeau et lui succède comme Premier ministre jusqu’aux élections anticipées de janvier 2012 qui voient la victoire du PNP et la nomination de sa dirigeante Mme Portia Simpson-Miller comme nouvelle Première ministre. Une nouvelle alternance marque la vie politique jamaïcaine avec la victoire du JLP aux élections législatives anticipées du 25 février 2016 et son leader Andrew Holness est investi comme Premier ministre le 3 mars 2016, le plus jeune qu’ait connu le pays depuis son indépendance.

La légitimité du JLP a constamment été confirmée depuis, notamment lors des élections locales de décembre 2016, en remportant 9 des 14 conseils plus les villes de Kingston et Montego Bay, puis lors des différentes élections partielles. Celle du 4 avril 2019, a vu l’élection de la candidate du JLP dans un bastion du PNP, signe de la confiance renouvelée envers le Premier ministre.

Politique étrangère

Principales organisations dont la Jamaïque est membre : ONU, Organisation des États américains, Association des États de la Caraïbe, CARICOM, Commonwealth, OMC, G-77, Groupe de Rio et Communauté d’États latino-américains et Caraïbes. Elle est également membre de la Corporación Andina de Fomento (CAF), banque latino-américaine de développement.

La Jamaïque a exercé dans les années 1960 et 1970 une réelle influence internationale à travers le Mouvement des non alignés (NOAL). Elle s’intéresse particulièrement aux questions régionales, en s’appuyant sur la CARICOM. La Jamaïque fait partie des six pays fondateurs du marché unique de la Caraïbe (Common Single Market & Economy, CSME), mis en place après l’adoption du traité révisé de Chaguaramas. À noter que la Jamaïque représente à elle seule 21 % du PIB et 16 % de la population des 20 membres (dont 5 associés) de la Caricom.

La Jamaïque a milité en faveur de l’Accord de partenariat économique (APE) UE-CARIFORUM, signé à la Barbade le 15 octobre 2008. Par ailleurs, la Jamaïque a été l’un des principaux initiateurs de l’Association des États de la Caraïbe (AEC). Elle entend marquer, avec les autres membres de la CARICOM, son indépendance vis-à vis des États-Unis, qui demeurent cependant des interlocuteurs incontournables, notamment du fait de la diaspora, du tourisme et des échanges commerciaux.

La Jamaïque a établi des relations diplomatiques avec la Chine en 1972 et la Russie en 1975. Après des années de relations bilatérales de haut niveau très denses, la visite officielle de la Première ministre jamaïcaine à Pékin en août 2013 a consacré la place de la Chine comme partenaire de premier plan.

La coopération avec Cuba se développe, notamment dans le secteur de la santé, avec environ 500 professionnels exerçant en Jamaïque.

Parmi les pays européens, l’Espagne fait une percée remarquée, avec d’importants investissements hôteliers sur la côte nord de l’île, estimés à environ 1 milliard d’USD depuis 2001, environ 5 000 chambres.

Situation économique

PIB (FMI, 2018) : 15,4 Mds USD
PIB par habitant (FMI, 2018) : 5 400 USD
Croissance (FMI, 2018) : 1,4 %
Chômage (STATIN, 01/2019) : 8 %
Inflation (mars 2019) : 3,4 % g.a.
Solde budgétaire (FMI, 2018) : +0,2 % - primaire : +7 %
Balance commerciale (STATIN, 2018) : -4,25 Mds USD, soit 28 % du PIB
Principaux clients (WITS 2017) : États-Unis, Pays-Bas, Canada, Islande, Russie, […] 6e France (2 %)
Principaux fournisseurs (WITS 2017) : États-Unis, Japon, Chine, Trinité-et-Tobago, Colombie, […] 16e France (0,9 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2017) :

  • agriculture : 6,6 %
  • industrie : 19,7 %
  • services : 73,7 %

Exportations de la France vers la Jamaïque (en 2018 – DGT/Douanes FR) : 28,62 M EUR (-42 %)
Importations françaises depuis la Jamaïque (en 2018 – DGT/Douanes FR) : 58,10 M EUR (+113 %)

Pour aller plus loin, consulter le site de la Direction générale du Trésor

La Jamaïque est la 3e économie des Caraïbes, et dépend fortement de la conjoncture étasunienne. Avec un PIB de 15,4 Mds USD en 2018 (FMI), elle représente 10 % de la richesse créée par la zone. Les services comptent pour plus de 70 % du PIB, et le tourisme et les transferts monétaires des migrants (remittances) pèsent respectivement 20 % et 14 % du PIB. Le secteur primaire, bien qu’en déclin, est également une source de revenus importante : l’agriculture (sucre de canne, bananes) représente 7 % du PIB.
Quoique stable, la Jamaïque souffre d’une très faible croissance ces dernières années, en moyenne à 0,9 % depuis. À moyen terme, le FMI estime qu’elle devrait atteindre 2 %.
Malgré des réformes structurelles qui se mettent lentement en place, des contraintes structurelles significatives continuent de peser sur l’économie jamaïcaine dont la criminalité (la Jamaïque a le 4e taux d’homicide le plus important du monde) et la lourdeur de la bureaucratie. La dette publique a significativement baissé, et devrait passer sous la barre des 100 % du PIB fin 2019 (à 99 %). L’ajustement a été permis par l’atteinte pendant 6 années consécutives d’un excédent primaire supérieur à 7 % du PIB. Les augmentations de fiscalité pesant sur la population ne représentant qu’un quart du volume de l’ajustement, le programme a bénéficié d’une acceptation sociale relativement bonne. Fitch a amélioré la note créditrice à B+ fin janvier 2019, et S&P’s et Moody’s ont amélioré en septembre et juillet 2018 leurs perspectives de notation pour la Jamaïque de « stable » à « positive ».

Malgré assouplissement significatif de la politique monétaire jamaïcaine, l’inflation persiste. Toutefois, le pays devrait bénéficier de la réforme de la Banque centrale récemment adoptée.

Fortement concentré, le secteur financier jamaïcain n’en est pas moins solide (régulation jugée adaptée, taux de créances douteuses faible, bonne capitalisation des banques). Le crédit bancaire au secteur privé non-financier croît rapidement, à 16,4 % (g.a.) en décembre 2018. La forte concentration bancaire est cependant mise en avant par le FMI comme un des facteurs de la mauvaise transmission monétaire, et la Jamaïque demeure l’un des pays des Caraïbes avec le plus haut degré de dollarisation (42 % des dépôts). La bourse jamaïcaine est la place boursière ayant connu la plus forte hausse mondiale en 2018 (+29 %).

Le déficit de la balance courante a augmenté de 2,7 % de PIB, atteignant 5,4 % du PIB sur l’année fiscale 2017/2018, notamment lié à la hausse des prix du pétrole et d’importations ponctuelles d’équipements de minage et de sécurité. Elle est dépendante des États-Unis, premier partenaire commercial et émetteur de devises issues des rémittences et du tourisme. La Chine s’impose au 2e rang des fournisseurs du pays pour un montant de 382 M USD en 2017.

La Jamaïque est le 19e pays en termes d’exposition aux catastrophes naturelles. L’agriculture et les infrastructures de l’île sont les plus vulnérables.

Mise à jour : 15.06.20

Informations complémentaires