Présentation de l’Italie

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République italienne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Président de la République : M. Sergio Mattarella (élu le 31 janvier 2015), membre du Parti démocrate
Président du Conseil (chef du gouvernement) : M. Giuseppe Conte (depuis le 1er juin 2018).

Données géographiques (Au 1er janvier 2017)

Superficie : 310 226 km2
Capitale : Rome (2 877 215 habitants, au 31.12.2016 aire urbaine : 4 353 738 habitants)
Villes principales : Milan (1 368 590, aire urbaine : 8 247 125 (2010) d’habitants), Naples (968 736), Turin (899 455), Palerme (671 042).
Langue officielle : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 2 juin (fête de la République, depuis 1946)
L’Italie englobe les enclaves de la République de Saint-Marin (61 km²) et de l’Etat du Vatican (0,44 km²).

Données démographiques

Population (au 1er janvier 2017) : 60 579 366
Croissance démographique (Banque mondiale, 2016) : -0,14%
Espérance de vie (OMS, 2015) : hommes 80,5 / femmes 84,8
Taux d’alphabétisation (Unicef, 2015) : 99,15%
Religion(s) : Chrétiens (80%, essentiellement catholiques), musulmans (1,5%), athéistes et agnostiques (<20%)
Indice de développement humain (ONU, 2015/2016) : 28ème rang mondial

Données économiques
(sources DGT, Commission européenne et ISTAT)

PIB (2017) : 1 716 milliards €
Taux de croissance (2017) : 1,5% ; prévisions de 1,2% pour 2018.
Taux de chômage (au sens du BIT) (mai 2017) : 11,2%, dont 35,1% chez les 15-24 ans
Taux d’inflation (2016) : 0,1%
Déficit public (en % du PIB) (2017) : 2,1 %
Dette publique (en % du PIB) (2016) : 131,9%
Solde commercial (2016) : 78 milliards d’euros
Principaux clients (2015) : 1° Allemagne (12,3%) - 2° France (10,2%) - 3° Etats-Unis (8,7%) - 4° Royaume-Uni (5,4%) -5° Espagne (4,8%) - 6° Suisse (4,6%)
Principaux fournisseurs (2016) : 1° Allemagne - 2° France - 3° Chine -

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2 %
  • construction : 5%
  • industrie : 16 %
  • services : 74 %
  • fourniture d’énergie et eau : 3%
    Exportations de la France vers l’Italie (2016) : 32,7 milliards d’euros
    Importations françaises depuis l’Italie (2016) : 37,2 milliards d’euros
    Solde commercial bilatéral (2016) : - 6,4 milliards d’euros

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/italie

Présence française

Site Internet de l’ambassade : http://www.ambafrance-it.org/
Consulats généraux de France : Milan, Naples
Communauté française en Italie : 44.835 inscrits (1er janvier 2016)
Communauté italienne en France : 380.000 personnes
Français de passage : 3 000 000 personnes

Eléments d’actualité

Politique intérieure

La XVIIème législature italienne a vu se succéder trois gouvernements dominés par le centre-gauche (Enrico Letta de 2013 à 2014, Matteo Renzi de 2014 à 2016 et Paolo Gentiloni de décembre 2016 à mars 2018). Elle a été marquée par l’adoption de réformes d’ampleur : mesures en faveur de la croissance et de l’investissement, réforme du marché du travail (Jobs act), réforme de la justice et de l’administration publique, loi sur la concurrence, union civile pour les couples de même sexe.

Les élections législatives du 4 mars 2018 ont marqué un recul historique des partis traditionnels et du bipartisme ayant caractérisé la vie politique italienne depuis les années 90, au profit de la montée de forces nouvelles. La coalition de droite et des extrêmes-droites, menée par la Ligue de Matteo Salvini (17% des voix) est arrivée en tête (37%). Le Mouvement 5 étoiles, entré au Parlement en 2013 et incarné par Luigi Di Maio, est devenu la première force politique de la Péninsule (32%). Le Parti démocrate, principal parti de la majorité sortante, a enregistré une défaite (moins de 19%).

Après 80 jours de négociations, le Président de la République italienne a nommé le 23 mai Giuseppe Conte au poste de Président du Conseil pour conduire la coalition inédite entre le Mouvement 5 étoiles, formation anti-système, et la Ligue, parti d’extrême droite. Les deux formations constituant la coalition ont formalisé un accord de coalition (le « contrat pour un gouvernement de changement »), largement soutenu par leurs militants. G. Conte a indiqué qu’il inscrirait son action dans le cadre prévu par la Constitution et dans le respect des engagements européens et internationaux de son pays. Le gouvernement de coalition est entré en fonction le 1er juin. Il a obtenu la confiance des Chambres, successivement le 5 et le 6 juin.

Situation économique

Même si elle est loin d’avoir retrouvé son niveau de PIB d’avant la crise (-7% par rapport à 2007), l’économie italienne a connu une nette embellie en 2017, après plusieurs années de récession ou de croissance atone. La croissance italienne (+1,5% en 2017) demeure moindre que celle de la zone euro (2,3%), mais le taux de chômage baisse globalement (10,9% en décembre 2017, contre 12,9% en 2015), même s’il demeure élevé chez les jeunes (35,1%). En dépit des nombreuses réformes structurelles mises en œuvre depuis 2012, la croissance économique de l’Italie est contrainte par la faiblesse de la dynamique de sa productivité. Le poids de l’endettement public limite par ailleurs les marges de la politique budgétaire. Le secteur bancaire poursuit sa restructuration et son assainissement, après le sauvetage de plusieurs banques (Monte dei Paschi di Siena notamment).

Politique étrangère

Membre fondateur de l’Union européenne et de l’OTAN, l’Italie inscrit pleinement son action extérieure dans le cadre de ces deux organisations. L’Italie concentre l’essentiel de ses moyens diplomatiques dans son environnement régional, avec un intérêt particulier pour le bassin méditerranéen élargi et, plus récemment, le Sahel. Le Liban, l’Irak, l’Afghanistan, le Kosovo et la Libye sont les principaux pays dans lesquels les forces armées italiennes sont déployées.

L’Italie fait face depuis plusieurs années à un important afflux de migrants, en nette baisse toutefois depuis l’été 2017 sous l’action conjuguée des autorités italiennes et d’une plus grande implication des autorités libyennes dans le contrôle des départs. Rome est attachée au renforcement de la coopération européenne dans la gestion des migrations en Méditerranée dans le cadre d’une approche globale avec les pays d’origine et de transit. Alors qu’elle restait peu présente au Sahel jusqu’en 2016, l’Italie a placé au cœur de son action la Libye (où elle a été le premier Etat européen à rouvrir son ambassade à Tripoli), le Niger (où elle a ouvert une ambassade en février 2018) et le Tchad, dans le contexte de la crise migratoire mais également du soutien européen au renforcement de la sécurité de la zone sahélienne.

Membre du Quint, l’Italie est un partenaire fondamental de la France dans les Balkans occidentaux. Rome promeut la perspective européenne des Etats de la région, notamment pour la Serbie et l’Albanie avec lesquels elle entretient des relations denses. L’Italie a reconnu le Kosovo le 21 février 2008. Dans le cadre du processus de Berlin lancé en 2014, elle a accueilli le 12 juillet 2017 à Trieste la conférence sur les Balkans occidentaux, après celle de Paris en 2016.

Engagée en faveur de la sécurité en Europe, l’Italie assure la présidence de l’OSCE en 2018, souhaitant mettre un accent particulier sur la dimension méditerranéenne de cette organisation. L’Italie soutient les efforts conduits par la France et l’Allemagne (« format Normandie ») dans le cadre de la crise russo-ukrainienne.

L’Italie est un des Etats européens les plus engagés en faveur du climat (accord de Paris et suites) et de l’environnement (membre du groupe des amis du pacte mondial pour l’environnement).

Présidente du G7 en 2017, l’Italie en a organisé le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Taormine (Sicile). Dans un contexte international délicat, l’Italie s’est attachée à maintenir la cohésion du groupe sur les crises internationales, tout en actant les désaccords existant sur la question du changement climatique.

Présente au Conseil de sécurité des Nations Unies en 2017, l’Italie a notamment été à l’initiative sur les dossiers libyen, migratoire et du patrimoine culturel (adoption de la résolution 2347 proposée conjointement avec la France). Rome soutient pleinement l’UNESCO.

Mise à jour : 22.06.18

Informations complémentaires

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