Présentation de l’Italie

Données générales

ITALIE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République italienne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Président de la République : M. Sergio Mattarella (élu le 31 janvier 2015), membre du Parti démocrate
Président du Conseil (chef du gouvernement) : M. Giuseppe Conte (depuis le 1er juin 2018)

Données géographiques (Au 1er janvier 2017)

(ISTAT, 31 décembre 2018)
Superficie : 310 226 km2
Capitale : Rome (2 856 133 habitants)
Villes principales : Milan (1 378 689 habitants), Naples (959 188 habitants), Turin (875 698 habitants), Palerme (663 401 habitants), Gênes (578 000 habitants).
Langue officielle : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 2 juin (fête de la République, depuis 1946)
L’Italie englobe les enclaves de la République de Saint-Marin (61 km²) et de l’État du Vatican (0,44 km²).

Données démographiques

Population (ISTAT, au 1er janvier 2019) : 60 391 000
Croissance démographique (ISTAT, au 1er janvier 2019) : - 1,5 ‰
Espérance de vie (ONU, 2018) : hommes 80,9 / femmes 85,3
Taux d’alphabétisation (ONU, 2018) : 98,8 %
Religion(s) : chrétiens (80 %, essentiellement catholiques), musulmans (1,5 %), athéistes et agnostiques (<20 %)
Indice de développement humain (ONU, 2018) : 28e rang mondial

Données économiques

PIB (ISTAT, 2018) : 1 753 milliards €
Taux de croissance (FMI, prévisions 2019) : 0,1 % (+ 0,9 % en 2018).
Taux de chômage (ISTAT, novembre 2018) : 10,5 %, dont 31,6 % chez les 15-24 ans
Taux d’inflation (FMI, avril 2019) : 0,8 %
Déficit public (en % du PIB) (ISTAT, 2018) : 2,1 %
Dette publique (en % du PIB) (ISTAT, 2018) : 132,1 %
Solde commercial (ISTAT, 2018) : 43,5 milliards d’euros (en baisse)
Principaux clients (ISTAT, 2018) : 1er Allemagne (12,6 %) – 2e France (10,5 %) – 3e États-Unis (9,2 %) – 4e Espagne (5,2 %) - 5e Royaume-Uni (5 %) – 6e Suisse (4,8 %)
Principaux fournisseurs (ISTAT, 2018) : 1er Allemagne (16,6 %) – 2e France (8,6 %) – 3e Chine (7,3 %) – 4e Pays-Bas (5,4 %) – 5e Espagne (4,8 %) – 6e Belgique

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2 %
  • construction : 5 %
  • industrie : 16 %
  • services : 74 %
  • fourniture d’énergie et eau : 3 %

Exportations de biens français vers l’Italie (Direction générale du trésor, 2017) : 33,2 milliards d’euros (+ 7,4 %)
Importations françaises de biens italiens (Direction général du trésor, 2017) : 40,5 milliards d’euros (+ 7,6 %)
Solde commercial bilatéral (Direction générale du trésor, 2017) : -7,3 milliards d’euros
Consulter la fiche pays économique sur le site du Trésor

Présence française

Site Internet de l’ambassade : https://it.ambafrance.org/
Consulats généraux de France : Milan, Naples
Communauté française en Italie : 44 835 inscrits (1er janvier 2016)
Communauté italienne en France : 380 000 personnes
Français de passage : 3 000 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les élections législatives du 4 mars 2018 ont marqué un recul historique des partis traditionnels et du bipartisme ayant caractérisé la vie politique italienne depuis les années 90, au profit de la montée de forces nouvelles. La coalition de droite et des extrêmes-droites, menée par la Ligue de Matteo Salvini (17 % des voix) est arrivée en tête (37 %) à ces élections. Le Mouvement 5 étoiles, entré au Parlement en 2013 et incarné par Luigi Di Maio, est devenu la première force politique de la Péninsule (32 %) au Parlement. Le Parti démocrate, principal parti de la majorité sortante, a enregistré une défaite (moins de 19 %).

Après 80 jours de négociations, le président de la République italienne a nommé le 23 mai 2018 Giuseppe Conte au poste de président du Conseil pour conduire la coalition populiste (terme dont se revendiquaient les deux partis au pouvoir) inédite entre le Mouvement 5 étoiles et la Ligue. Les deux formations constituant la coalition ont formalisé un accord de coalition (le « contrat pour un gouvernement de changement »), largement soutenu par leurs militants. Ce gouvernement de coalition est entré en fonction le 1er juin 2018. Il a obtenu la confiance des Chambres, successivement le 5 et le 6 juin 2018.

Les élections européennes ont confirmé la tendance observée depuis l’été 2018, aux élections locales et régionales partielles : celle de l’ascendance progressive de la Ligue (34,26 % aux élections européennes contre 17 % aux élections législatives du 4 mars 2018), sur son partenaire de coalition, le Mouvement 5 étoiles (17,06 % aux élections européennes contre 32 % aux législatives de 2018). Le Parti démocrate représente désormais le deuxième parti (22,74 % des voix aux élections européennes), tandis que Forza Italia et Fratelli d’Italie, les partenaires de coalition de la Ligue au niveau local, ont recueilli respectivement 8,78 % et 6,44 % des voix aux élections européennes du 26 mai 2018. Le 9 août 2019, la Ligue a déposé une motion de défiance à l’égard du gouvernement Conte. Le 20 août 2019, le président du Conseil a remis sa démission au président de la République italienne. Cette crise n’a pas eu l’effet escompté par Matteo Salvini, à savoir la tenue d’élections législatives anticipées. Elle a au contraire conduit au rapprochement du Mouvement 5 étoiles et du Parti démocrate. Le gouvernement Conte II, issu de la coalition inédite du Mouvement 5 étoiles et du Parti démocrate, a prêté serment le 5 septembre. Il a obtenu la confiance des deux Chambres du Parlement les 9 et 10 septembre.

Situation économique

Même si elle était loin d’avoir retrouvé son niveau de PIB d’avant la crise (- 7 % par rapport à 2007), l’économie italienne avait connu une nette embellie en 2017, après plusieurs années de récession ou de croissance atone. En 2018, l’économie transalpine a montré de nouveau des signes de ralentissement. Le taux de chômage baisse globalement (10,5 % contre 12,9 % en 2015), mais demeure élevé chez les jeunes (au-delà de 35 %). En dépit des nombreuses réformes structurelles mises en œuvre depuis 2012, la croissance économique de l’Italie est contrainte par la faiblesse de la dynamique de sa productivité. Le poids de l’endettement public (131 % du PIB) limite par ailleurs les marges de la politique budgétaire et crée une instabilité financière. Le marché de la dette souveraine a connu des turbulences depuis mars 2018, lors de la mise en place du nouveau gouvernement Conte I puis au moment de l’élaboration de la loi de finances italienne et des négociations budgétaires avec la Commission européenne à l’automne 2018 et au printemps 2019. Le secteur bancaire, pénalisé par les créances douteuses héritées de la crise, poursuit sa restructuration et son assainissement, après le sauvetage de plusieurs banques (Monte dei Paschi di Siena notamment).

Politique étrangère

Membre fondateur de l’Union européenne et de l’OTAN, l’Italie inscrit son action extérieure dans le cadre de ces deux organisations. L’Italie concentre l’essentiel de ses moyens diplomatiques dans son environnement régional, avec un intérêt particulier pour le bassin méditerranéen élargi et plus récemment le Sahel. Le Liban, l’Irak, l’Afghanistan, le Kosovo et la Libye sont les principaux pays dans lesquels les forces armées italiennes sont déployées.

L’Italie fait face depuis plusieurs années à un important afflux de migrants, en nette baisse toutefois depuis l’été 2017. Rome est attachée au renforcement de la coopération européenne dans la gestion des migrations en Méditerranée dans le cadre d’une approche globale avec les pays d’origine et de transit. Alors qu’elle restait peu présente au Sahel jusqu’en 2016, l’Italie a placé au cœur de son action la Libye (où elle a été le premier État européen à rouvrir son ambassade à Tripoli), le Niger (où elle a ouvert une ambassade en février 2018) et le Tchad, dans le contexte de la crise migratoire mais également du soutien européen au renforcement de la sécurité de la zone sahélienne.

L’Italie est un partenaire fondamental de la France dans les Balkans occidentaux. Rome promeut la perspective européenne des États de la région, notamment pour la Serbie et l’Albanie avec lesquels elle entretient des relations denses. L’Italie a reconnu le Kosovo le 21 février 2008. Dans le cadre du processus de Berlin lancé en 2014, elle a accueilli le 12 juillet 2017 à Trieste la conférence sur les Balkans occidentaux, après celle de Paris en 2016.

Engagée en faveur de la sécurité en Europe, l’Italie qui a assuré la présidence de l’OSCE en 2018, a souhaité mettre un accent particulier sur la dimension méditerranéenne de cette organisation. L’Italie soutient les efforts conduits par la France et l’Allemagne (« format Normandie ») dans le cadre de la crise russo-ukrainienne.

L’Italie est un des États européens les plus engagés en faveur du climat (elle est candidate pour accueillir la COP26 avec le Royaume-Uni) et de l’environnement (membre du groupe des amis du pacte mondial pour l’environnement).

Présidente du G7 en 2017, l’Italie en a organisé le sommet des chefs d’État et de gouvernement à Taormine (Sicile). Dans un contexte international délicat, l’Italie s’est attachée à maintenir la cohésion du groupe sur les crises internationales, tout en actant les désaccords existant sur la question du changement climatique. Présente au Conseil de sécurité des Nations unies en 2017, l’Italie a notamment été à l’initiative sur les dossiers libyen, migratoire et du patrimoine culturel (adoption de la résolution 2347 proposée conjointement avec la France). Rome soutient pleinement l’UNESCO.

Relations avec l’Union européenne

Membre fondateur de l’UE, dépositaire des traités de Rome.
Nombre de députés au Parlement européen : 73 / 751
Présidence italienne de l’UE : 2e semestre 2014

Membre fondateur de l’Union européenne, l’Italie, qui a accueilli le 25 mars 2017 le sommet célébrant le 60e anniversaire des traités de Rome, joue un rôle moteur, avec la France et l’Allemagne, dans la relance du projet européen.

En participant à 14 des 15 missions et opérations de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), l’Italie en est l’un des principaux pays contributeurs avec près de 700 personnels, et partage la vision ambitieuse de la France concernant la Coopération structurée permanente (à laquelle elle participe) et du Fonds européen de défense.

Mise à jour : 01.10.19

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