Présentation de l’Italie

Présentation

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République italienne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Président de la République : M. Sergio Mattarella (élu le 31 janvier 2015), membre du Parti démocrate
Président du Conseil (chef du gouvernement) : M. Paolo Gentiloni (depuis le 12 décembre 2016), membre du Parti démocrate

Données géographiques (Au 1er janvier 2017)

Superficie : 310 226 km2
Capitale : Rome (2 877 215 habitants, au 31.12.2016 aire urbaine : 4 353 738 habitants)
Villes principales : Milan (1 368 590, aire urbaine : 8 247 125 (2010) d’habitants), Naples (968 736), Turin (899 455), Palerme (671 042).
Langue officielle : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 2 juin (fête de la République, depuis 1946)
L’Italie englobe les enclaves de la République de Saint-Marin (61 km²) et de l’Etat du Vatican (0,44 km²).

Données démographiques

Population (au 1er janvier 2017) : 60 579 366
Croissance démographique (Banque mondiale, 2016) : -0,14%
Espérance de vie (OMS, 2015) : hommes 80,5 / femmes 84,8
Taux d’alphabétisation (Unicef, 2015) : 99,15%
Religion(s) : Chrétiens (80%, essentiellement catholiques), musulmans (1,5%), athéistes et agnostiques (<20%)
Indice de développement humain (ONU, 2015) : 26ème rang mondial

Données économiques
(sources DGT, Commission européenne et ISTAT)

PIB (2016) : 1 672 milliards €
Taux de croissance (2016) : 0,9% - prévisions 2017 : 1,8%
Taux de chômage (au sens du BIT) (mai 2017) : 11,2%, dont 35,1% chez les 15-24 ans
Taux d’inflation (2016) : 0,1%
Déficit public estimé (en % du PIB) (2017) : 2,1 %
Dette publique (en % du PIB) (2016) : 132,8%
Solde commercial (2016) : 78 milliards d’euros
Principaux clients (2015) : 1° Allemagne (12,3%) - 2° France (10,2%) - 3° Etats-Unis (8,7%) - 4° Royaume-Uni (5,4%) -5° Espagne (4,8%) - 6° Suisse (4,6%)
Principaux fournisseurs (2016) : 1° Allemagne - 2° France - 3° Chine -

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2 %
  • construction : 5%
  • industrie : 16 %
  • services : 74 %
  • fourniture d’énergie et eau : 3%

Exportations de la France vers l’Italie (2016) : 32,7 milliards d’euros
Importations françaises depuis l’Italie (2016) : 37,2 milliards d’euros
Solde commercial bilatéral (2016) : - 6,4 milliards d’euros
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/italie

Présence française

Site Internet de l’ambassade : http://www.ambafrance-it.org/
Consulats généraux de France : Milan, Naples
Communauté française en Italie : 44.835 inscrits (1er janvier 2016)
Communauté italienne en France : 380.000 personnes
Français de passage : 3 000 000 personnes

Eléments d’actualité

Politique intérieure

A l’issue des élections parlementaires de février 2013 qui ont vu le parti démocrate arriver en tête, l’Italie a connu trois gouvernements appuyés sur une coalition regroupant le PD et son allié minoritaire de centre-droit, Alternative populaire : Enrico Letta (2013-2014), Matteo Renzi (2014-2016) et Paolo Gentiloni (depuis décembre 2016).

Un grand nombre de réformes ont été adoptées durant cette législature : mesures en faveur de la croissance et de l’investissement, réforme du marché du travail (Jobs act adopté en 2015), réforme de la justice et de l’administration publique, loi sur la concurrence, union civile pour les couples de même sexe.
Après l’échec du référendum sur la réforme constitutionnelle, le 4 décembre 2016, qui a conduit le gouvernement de Matteo Renzi à la démission, le gouvernement de Paolo Gentiloni, ex-ministre des Affaires étrangères, poursuit les réformes initiées sous le précédent gouvernement.

Il fait face à trois enjeux importants : la reconstruction des zones du centre de l’Italie touchées par la série de séismes d’août à janvier 2017 (300 morts environ et plus de 23 milliards d’euros de dégâts), les migrations (les arrivées par la mer depuis le début de l’année sont néanmoins en baisse de 30% par rapport à 2016 – année record : 182 000 arrivées), les mesures en faveur de la croissance et de l’emploi, notamment pour le Mezzogiorno, alors que l’Italie a retrouvé depuis 2015 le chemin de la croissance.

La législature actuelle se terminant le 15 mars 2018, les élections parlementaires auront lieu au printemps prochain.

Situation économique

Même si elle est loin d’avoir retrouvé son niveau de PIB d’avant la crise (-7% par rapport à 2007), l’Italie a renoué avec la croissance (0,8% en 2015, 0,9% en 2016 et 1,8% prévus pour 2017) et le chômage baisse (11,2% en octobre 2017, contre 12,9% en 2015). Le taux de chômage reste élevé chez les jeunes (35,1%).

Le secteur financier fait preuve de résilience malgré des difficultés (importante fragmentation, taux important de créances douteuses, néanmoins en voie de réduction). Plusieurs mesures ont été mises en œuvre notamment la loi du 16 février 2017 autorisant l’intervention financière de l’État au profit du secteur bancaire. Dans ce contexte, le redressement de la banque Monte dei Paschi di Siena (MPS), approuvé par la Commission européenne le 12 juillet, a été possible, grâce à une entrée de l’État italien au capital de l’établissement à hauteur de 52%.

Politique étrangère

Membre fondateur de l’Union européenne et de l’OTAN, l’Italie inscrit pleinement son action extérieure dans le cadre de ces deux organisations.

L’Italie concentre l’essentiel de ses moyens diplomatiques dans son environnement régional, avec un intérêt particulier pour le bassin méditerranéen élargi (Afrique du Nord, Moyen-Orient, Balkans) et plus récemment le Sahel. Le Liban, l’Irak, l’Afghanistan, le Kosovo et la Libye sont les principaux pays dans lesquels les forces armées italiennes sont déployées.

L’Italie fait face depuis plusieurs années à un important afflux de migrants (en baisse depuis l’été 2017 avec 114 424 personnes arrivées par la mer en Italie au 10 novembre 2017, soit environ 30,5% de moins par rapport à la même période en 2016) et a obtenu un renforcement de la coopération européenne dans la gestion des migrations en Méditerranée, dans le cadre d’une approche globale avec les pays d’origine et de transit. Avec le soutien de la Commission européennne, des agences européennes compétentes (Bureau européen d’appui en matière d’asile, Frontex et Europol), du HCR, de l’OIM et de plusieurs ONG, elle a mis en œuvre les mécanismes de relocalisation, à partir des centres d’attente (hotspots) en place sur son territoire (Lampedusa, Trapani, Pozzallo, Tarente et Messine).

Souhaitant accompagner les transitions démocratiques dans les pays du Sud de la Méditerranée, Rome a cherché à rebâtir une relation solide avec la Libye, la Tunisie et l’Egypte, en multipliant les contacts de haut niveau et en négociant de nouveaux accords de partenariat (sécurité, immigration, énergie, économie). Elle est le premier Etat membre de l’Union européenne à avoir rouvert son ambassade à Tripoli et à avoir conclu des accords bilatéraux avec le gouvernement d’entente nationale libyen.

Alors qu’elle restait peu présente au Sahel jusqu’en 2016, l’Italie a placé la Libye et le Niger (où elle a ouvert une ambassade en février dernier), mais également le Tchad au cœur de son action, dans le contexte de la crise migratoire mais également du soutien européen au renforcement de la sécurité de la zone sahélienne.

Membre du Quint, l’Italie est un partenaire fondamental de la France dans les Balkans occidentaux. Rome promeut la perspective européenne des Etats de la région, notamment pour la Serbie et l’Albanie avec lesquels l’Italie entretient des relations denses, notamment sur le plan économique. L’Italie a reconnu le Kosovo le 21 février 2008, dès la déclaration d’indépendance de celui-ci. Dans le cadre du processus de Berlin lancé en 2014, l’Italie a accueilli le 12 juillet 2017 à Trieste la conférence sur les Balkans occidentaux, après celle de Paris en 2016.
Engagée en faveur de la sécurité en Europe, l’Italie assure la présidence de l’OSCE en 2018, souhaitant mettre un accent particulier sur la dimension méditerranéenne de cette organisation. L’Italie soutient les efforts conduits par la France et l’Allemagne dans le cadre du « format Normandie » dans le cadre de la crise russo-ukrainienne.

Présidente du G7 en 2017, l’Italie en a organisé le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Taormine (Sicile) les 26-27 mai. Dans un contexte international délicat, l’Italie s’est attachée à maintenir la cohésion du groupe sur les crises internationales, tout en actant les désaccords existant sur la question du changement climatique.

Présente au Conseil de sécurité des Nations Unies en 2017, l’Italie a notamment été à l’initiative sur les dossiers libyen, migratoire et du patrimoine culturel (adoption de la résolution 2347 proposée conjointement avec la France). Rome soutient également pleinement l’UNESCO.

Mise à jour : 22.11.17

Informations complémentaires

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