Présentation d’Israël

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Etat d’Israël
Nature du régime : Démocratie parlementaire
Chef de l’Etat et/ou du gouvernement : Reuven Rivlin (Chef de l’Etat) ; Benyamin Netanyahou (Premier ministre)

Données géographiques
Superficie : 20.770 km²
Capitale : l’Etat d’Israël a fixé sa capitale à Jérusalem en dépit de l’absence d’accord international sur le statut de cette ville.
Villes principales : Tel Aviv, Haïfa, Beer Sheva, Jérusalem (« corpus separatum »)
Langue (s) officielle (s) : hébreu et arabe
Langue (s) courante (s) : hébreu et arabe
Monnaie : shekel (1 EUR = 3,97 NIS)
Fête nationale : Fête de l’indépendance de l’Etat d’Israël, le 5 du mois d’Iyar (20 avril 2018) - La date de la Fête nationale israélienne, qui correspond au jour anniversaire de la proclamation de l’Etat d’Israël en 1948, se fixe suivant le calendrier juif et change donc chaque année

Données démographiques (bureau central de statistiques israélien)
Population (données 2017) : 8,68 millions d’habitants ; dont 6.484.000 juifs (74.7%), 1.808.000 arabes et druzes (20,8%), 388.000 autres (4,5%)
Densité (2017) : 421 habitants/km²
Croissance démographique (entre 2016 et 2017) : +2 %
Espérance de vie (2015) : 80 ans pour les hommes, 84 ans pour les femmes (source : Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation (2017) : 97,8%
Religion (s) : judaïsme (75%), islam (17%), christianisme (2%), religion druze (1.6%), autres (3,9%) (2013)
Indice de développement humain (2015) : 0,894 (18ème, classement PNUD)

Données économiques

PIB (2017) : 387 milliards de dollars
PIB par habitant (2016) : 37 292 dollars (prévision 2017 : 39 079 dollars)
Croissance (2017) : 3,1% (prev. 2018 : 3,3%)
Chômage (au sens du BIT) (2018) : 4%
Inflation (2017) : 0,4%
Solde budgétaire (2017) : -1,97% PIB
Balance commerciale (biens) : déficit de 25,7 milliards de shekels soit environ 7,1 milliards de dollars Principaux clients (hors commerce de diamants, 2016) : UE (29,5%), Etats-Unis (25,9%), Asie (22,3%).
Principaux fournisseurs (hors commerce de diamants, 2016) : UE (43,4%), Etats-Unis (12,7%) Asie (25,7%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 2,1%
  • industrie : 27,3 %
  • services : 69 %
    Exportations de la France vers Israël (2017) : 1,52 milliards d’euros (+12,9% par rapport à 2016)
    Importations françaises depuis Israël (2016) : 1,3 milliards d’euros (+4,3% par rapport à 2016)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/israel

Composition du gouvernement

Premier ministre, Ministre des affaires étrangères, Ministre de la santé : M. Benyamin NETANYAHOU (Likoud)
Ministre de la sécurité intérieure, Ministre des affaires stratégiques, Ministre de la diplomatie publique : M. Gilad ERDAN (Likoud)
Ministre de la défense : M. Avigdor LIBERMAN (Israël Beitenou)
Ministre de l’intérieur, ministre du développement du Néguev et de la Galilée : M. Aryé Makhlouf DERI (Shas)
Ministre des transports et de la sécurité routière, ministre en charge des services de renseignement : M. Yisrael KATZ (Likoud)
Ministre de l’énergie : M. Yuval STEINITZ (Likoud)
Ministre de l’éducation, Ministre de la Diaspora : M. Naftali BENNETT (Foyer juif)
Ministre de la justice : Mme Ayelet SHAKED (Foyer juif)
Ministre des finances : M. Moshe KAHLON (Koulanou)
Ministre de l’économie et de l’industrie : M. Eli COHEN (Koulanou)
Ministre de la construction et du logement : M. Yoav GALLANT (Koulanou)
Ministre de l’agriculture et du développement rural : M. Ouri Yehouda ARIEL (Foyer juif)
Ministre des services religieux : M. David AZOULAY (Shas)
Ministre de l’Aliya et de l’intégration : Mme Sofa LANDVER (Israël Beitenou)
Ministre de l’emploi, des services sociaux et affaires sociales : M. Haïm KATZ (Likoud)
Ministre de la culture et du sport : Mme Miri REGEV (Likoud)
Ministre de la science et de la technologie : M. Ofir AKOUNIS (Likoud)
Ministre de l’égalité sociale : Mme Gila GAMLIEL (Likoud)
Ministre du tourisme, ministre en charge de la coordination entre le gouvernement et la Knesset : M. Yariv LAVIN (Likoud)
Ministre de la protection de l’environnement, Ministre de Jérusalem et du patrimoine : M. Zeev ELKIN (Likoud)
Ministre de la coopération régionale : M. Tzahi HANEGBI (Likoud)
Ministre de la communication : M. Ayoub QARA (Likoud)
Vice-ministre des affaires étrangères : Mme Tzipi HOTOVELY (Likoud)
Vice-ministre des finances : M. Yitzhak COHEN (Shas)
Vice-ministre de la défense : M. Eli BEN-DAHAN (Foyer juif)
Vice-ministre de l’intérieur, Vice-ministre du Développement du Néguev et de la Galilée : M. Meshoulam NAHARI (Shas)
Vice-ministre de l’éducation : M. Meïr POROUSH (Judaïsme de la Torah)
Vice-ministre de la construction : M. Jacky LEVI (Likoud)
Vice-ministre de la protection environnementale : M. Yaron MAZOUZ (Likoud)
Vice-ministre de la santé : Yakov LITZMAN
Vice-ministre auprès du bureau du Premier ministre : Michael OREN (Koulanou)

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://il.ambafrance.org/
Consulats : Tel Aviv, Haifa
Communauté française (hors Jérusalem) : environ 51 945 immatriculés (2015)
Communauté israélienne en France : environ 2 000 immatriculés (2015)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Benyamin Netanyahou est Premier ministre depuis 2009 (et l’avait été une première fois entre 1996 et 1999). Il a obtenu son quatrième mandat à l’issue des élections législatives du 17 mars 2015. Le gouvernement issu de ces élections est entré en fonction le 14 mai 2015 et la coalition a été élargie en mai 2016. Elle dispose depuis d’une majorité de 66 sièges sur 120 à la Knesset. Cette coalition, regroupant six partis de droite (Likoud, Koulanou, Foyer juif, Israël Beitenou, Shas, Judaïsme de la Torah), est relativement homogène, ce qui n’empêche pas sa stabilité d’être parfois mise à l’épreuve (divergences sur le dossier palestinien, tensions autour de la réforme de l’audiovisuel public, tiraillement sur les questions religieuses). Les prochaines élections sont prévues pour fin 2019.

L’opposition est quant à elle composée de 4 groupes parlementaires et un parti indépendant :

  • Le Camp sioniste, 24 sièges, formé du parti travailliste (centre-gauche) dirigé par Yitzhak Herzog, ainsi que de la formation de Tzipi Livni ; le chef de l’Union sioniste, Avi Gabay, est une des principales voix d’opposition.
  • La liste commune des partis arabes, 13 sièges, dirigée par Ayman Oudeh, regroupant des communistes, des islamistes et des nationalistes arabes laïcs.
  • Yesh Atid, 11 sièges, parti centriste dirigé par l’ancien journaliste Yaïr Lapid, qui porte les revendications socio-économiques des classes moyennes ;
  • Meretz, 5 sièges, formation de gauche progressiste et pacifiste opposée à l’occupation, menée par Zehava Galon.
  • Parti indépendant : 1 siège

Situation économique

L’économie israélienne s’est progressivement transformée, passant d’un système de pays émergent à un modèle de pays avancé, avec une économie très ouverte et un PIB par habitant supérieur à 37 292 dollars en 2016 (28ème rang mondial) (source : Banque mondiale)

Outre quelques secteurs traditionnels forts comme la chimie ou la plasturgie, une partie importante du tissu industriel d’Israël s’est progressivement réorientée vers le secteur des hautes technologies (aéronautique, électronique civile et de défense, télécommunications, logiciels informatiques, biotechnologies). Le niveau de recherche et de développement civil par rapport au PIB serait un des plus élevés du monde (4,5%, hors défense).

Depuis 2010, Israël est membre de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Son économie compte parmi les économies développées qui ont le mieux résisté à la crise, avec un taux de croissance pour 2016 qui a atteint 4 %.

Politique étrangère

L’objectif prioritaire de la diplomatie israélienne est la préservation de la sécurité nationale.
L’axe principal de la diplomatie israélienne réside dans sa relation avec les Etats-Unis, considérés comme le principal allié stratégique, capable et désireux de garantir les intérêts vitaux d’Israël.
L’Iran, dont certains dirigeants (notamment l’ayatollah Khamenei) entretiennent un discours de propagande anti-israélien, est considéré comme une menace existentielle par Israël. Les autorités israéliennes, qui n’ont cessé d’appeler la communauté internationale à maintenir l’ensemble des sanctions contre l’Iran et à demander l’arrêt complet de son programme nucléaire, ont dénoncé l’accord sur le nucléaire iranien conclu le 14 juillet entre l’Iran et le P5 + 1, comme une "erreur historique". B. Netanyahou a indiqué qu’Israël ne s’estimait pas lié par cet accord et continuerait de se défendre par ses propres moyens. Israël est également préoccupé par le programme balistique iranien. A cet égard, Israël a accueilli positivement la décision du Président D. Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien.
Au sein du monde arabe, deux pays font l’objet d’une attention particulière en Israël :

  • la Jordanie, liée à Israël par un accord de paix conclu en 1994 ;
  • l’Egypte, qui est également liée par un accord de paix à Israël (1979), est un partenaire obligé dans la gestion de certains aspects de la question palestinienne (notamment ce qui concerne la bande de Gaza) et de la sécurité dans la région du Sinaï.
    Concernant la Syrie, les autorités israéliennes perçoivent la crise à travers le prisme du renforcement de l’influence de l’Iran et du Hezbollah, du développement de la menace djihadiste et de la dégradation de la situation sécuritaire sur le plateau du Golan, qui constituent des menaces majeures pour le pays. Si Israël ne participe pas à la coalition internationale contre le terrorisme en Syrie et en Irak, le pays a, depuis la fin 2017, intensifié sa campagne aérienne israélienne sur les convois d’armes destinés au Hezbollah et les usines d’armement en Syrie. De manière générale, la tolérance à l’égard de la présence militaire iranienne et des milices liées à l’Iran semble diminuer.
    Concernant le Liban, la principale inquiétude israélienne porte sur la montée en puissance de l’arsenal militaire du Hezbollah et sur les conséquences éventuelles de l’aggravation des tensions pour le nord du pays.
    Après une brève période de normalisation, les relations entre Israël et la Turquie se sont de nouveau crispées à la suite des événements à Gaza. La Turquie a été le premier Etat musulman à reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël, en 1948. En 1996, la Turquie s’est rapprochée significativement d’Israël, par une série d’accords stratégiques. Mais le dialogue politique s’est peu à peu détérioré depuis la seconde intifada (2000) jusqu’au début 2009, avec la condamnation publique de l’intervention israélienne à Gaza par le Premier ministre turc à Davos en janvier 2009. Les relations se sont ensuite fortement dégradées lors de la crise de la « flottille de Gaza », en mai 2010, qui a fait neuf victimes turques. Après l’échec d’une première tentative de médiation sous l’égide de l’ONU, de nouveaux contacts ont permis d’engager un début de normalisation en mars 2013. Les discussions entre Tel Aviv et Ankara se sont intensifiées au second semestre 2015, pour finalement aboutir à la signature d’un accord de réconciliation le 28 juin 2016 et au plein rétablissement de leurs relations diplomatiques. Néanmoins, le 15 mai 2018, la Turquie a vivement critiqué la violente répression par l’armée israélienne des manifestations à Gaza, rappelé son ambassadeur et demandé au consul général israélien à Istanbul et à l’ambassadeur israélien à Ankara de quitter la Turquie "pour un certain temps". En retour, le gouvernement israélien à demander au consul général turc à Jérusalem de quitter le territoire.

Processus de paix

Après les accords d’Oslo (1993), l’assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin en 1995 rompt la dynamique pour le processus de paix, qui, en dépit de plusieurs efforts de relance (accord de Wye Plantation en 1998), s’enlise. En juillet 2000, le sommet de Camp David, destiné au règlement définitif du conflit, ainsi que les pourparlers de Taba au début 2001 s’achèvent sur un échec. Alors que la deuxième intifada, qui débute en septembre 2000, entraîne un gel durable du processus de paix, plusieurs initiatives diplomatiques sont lancées pour tenter une reprise de celui-ci (rapport de la commission Mitchell, résolution 1397 du Conseil de sécurité des Nations unies, initiative arabe de paix de 2002 envisageant une normalisation des relations des pays arabes avec Israël dans le cadre d’une paix globale, feuille de route du Quartette (Etats-Unis, Russie, ONU et Union européenne) de 2003, prévoyant un processus par étapes et endossée par le conseil de sécurité).

Le désengagement unilatéral de Gaza (évacuation des bases militaires et des colonies), décidé à l’été 2005 par Ariel Sharon, n’a pas non plus permis de relancer le processus de paix. La conférence internationale d’Annapolis de novembre 2007 lance un nouveau cycle de négociations qui est toutefois interrompu par la démission du Premier ministre israélien Ehoud Olmert en mars 2009. Une courte reprise des négociations en septembre 2010 est rapidement arrêtée.

Les négociations sont relancées en juillet 2013, grâce aux efforts du secrétaire d’Etat américain John Kerry, mais prennent néanmoins fin sans aboutir.
L’opération « Bordure protectrice » menée à Gaza par l’armée israélienne en réponse à l’intensification des tirs de roquettes et d’obus de mortiers du Hamas (plus de 4 500) s’est terminée le 26 août 2014 après 51 jours sur un lourd bilan (66 soldats et six civils décédés côté israélien, contre 2 131 dont 1 472 civils côté palestinien).

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 23 décembre 2016 la résolution 2334, par 14 voix favorables et une abstention (Etats-Unis). Cette résolution, la première sur le dossier israélo-palestinien depuis 2009, demande à Israël de cesser la colonisation dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, qui menace la solution des deux Etats, et affirme l’illégalité des colonies au regard du droit international.

A l’issue d’un an d’efforts en faveur d’un accompagnement international renouvelé du processus de paix et pour la sauvegarde de la solution des deux Etats, qui avaient déjà donné lieu à une première réunion avec 30 partenaires le 3 juin 2016, la France a organisé une conférence internationale le 15 janvier 2017 à Paris. Une déclaration conjointe a été adoptée à l’issue de la conférence par les 75 pays et organisations internationales participants. Cette déclaration marque l’unité de la communauté internationale pour affirmer a) la nécessité de préserver la solution des deux Etats, qui est en danger, b) la volonté d’aider à la relance du processus de paix en offrant des incitations aux deux parties (incitations économiques, renforcement des capacités du futur Etat palestinien, rapprochement des sociétés civiles israélienne et palestinienne) et c) la nécessité de rester mobilisés sur cette question.

Depuis son entrée en fonctions, le président américain D. Trump veut favoriser une reprise des négociations sur le processus de paix. Le président américain est particulièrement intéressé par des mesures de confiance économiques entre les parties, mais aussi par un accord de paix à l’échelle régionale. Il met en avant son expérience d’homme d’affaires pour aboutir au « deal des deals » là où ses prédécesseurs ont échoué, et a multiplié les contacts en 2017 : visites à Washington de B. Netanyahou puis de M. Abbas en février et mars ; discussions avec le président égyptien et le roi de Jordanie ; visite en Israël et dans les Territoires palestiniens pour son premier déplacement à l’étranger les 22 et 23 mai ; nombreuses consultations de son envoyé spécial, J. Greenblatt et de son gendre, J. Kushner ; visite du nouveau secrétaire d’Etat américain, M. Pompeo, en Israël le 29 avril 2018, où il a rencontré le Premier ministre. Alors qu’est toujours attendue la présentation, à une date qui reste inconnue, des propositions américaines pour la paix, Washington a déjà initiée plusieurs ruptures, notamment par rapport au consensus qui prime au sein de la communauté internationale : prise de distance vis-à-vis de la solution à deux Etats (déclaration du Président Trump le 15 février 2017), nomination d’un ambassadeur ouvertement favorable à la colonisation, reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël le 6 décembre 2017, déménagement de l’ambassade des Etats-Unis en Israël, fermeture de la mission de l’OLP à Washington, gel des financements américains à l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). A la suite des violences contre les manifestants à Gaza, le 14 mai, jour de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, avec la mort de 62 Palestiniens, Mahmoud Abbas a rappelé le représentant de l’OLP à Washington ainsi que ses ambassadeurs en République tchèque, Roumanie, Hongrie et Autriche.

Mise à jour : 29.05.18

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