Israël/Palestine – Déclaration conjointe sur les récentes décisions d’Israël concernant la Cisjordanie occupée (17 février 2026)

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Nous condamnons fermement les décisions et les mesures prises unilatéralement par Israël pour étendre sa présence illégale en Cisjordanie, qui vont à l’encontre de ses obligations en vertu du droit international. Israël doit immédiatement revenir sur ces décisions. À cet égard, nous soulignons notre ferme opposition à toute forme d’annexion.

Nous réaffirmons notre rejet de toutes les mesures visant à modifier la composition démographique, la nature et le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est. Ces mesures constituent des violations du droit international, sapent les efforts actuellement déployés pour la paix et la stabilité dans la région, sont contraires au Plan d’ensemble et compromettent la perspective de conclusion d’un accord de paix mettant fin au conflit.

Nous réaffirmons notre volonté, énoncée dans la Déclaration de New York, de prendre des mesures concrètes, conformément au droit international, aux résolutions pertinentes des Nations Unies et à l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024, pour aider le peuple palestinien à exercer son droit à l’autodétermination et lutter contre la politique de colonisation illégale dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, ainsi que les mesures et menaces de déplacement forcé et d’annexion.

Nous réaffirmons qu’une paix juste et durable, fondée sur les résolutions pertinentes des Nations Unies, le mandat de la Conférence de Madrid, notamment le principe de l’échange de territoires contre la paix, et l’Initiative de paix arabe, mettant fin à l’occupation israélienne qui a commencé en 1967 et mettant en œuvre la solution des deux États, selon laquelle deux États démocratiques, une Palestine indépendante et souveraine et Israël, vivent côte à côte dans la paix et la sécurité, dans leurs frontières sûres et reconnues, sur la base des lignes de 1967, y compris s’agissant de Jérusalem-Est, reste le seul moyen de parvenir à la sécurité et à la stabilité dans la région.

Déclaration faite au nom de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de l’Allemagne, de l’Andorre, de l’Arabie saoudite, de l’Australie, de l’Autriche, du Bahreïn, du Bangladesh, de la Belgique, de la Biélorussie, du Brésil, du Brunei Darassalam, du Canada, de la Chine, de Chypre, de la Colombie, de Cuba, du Danemark, du Djibouti, de l’Égypte, des Émirats arabes unis, de l’Espagne, de l’Estonie, de la Finlande, de la France, de la Gambie, de la Grèce, de la Guyane, de l’Indonésie, de l’Irlande, de l’Islande, de l’Italie, du Japon, de la Jordanie, du Kirghizistan, du Koweït, de la Lettonie, du Liban, du Liberia, du Liechtenstein, de la Lituanie, du Luxembourg, de la Malaisie, des Maldives, de Malte, du Maroc, de Maurice, de la Mauritanie, du Mexique, du Mozambique, de la Namibie, de la Norvège, de la Nouvelle-Zélande, d’Oman, de l’Ouganda, du Pakistan, des Pays-Bas, de la Pologne, du Portugal, du Qatar, de la République de Corée, de la République populaire démocratique de Corée, du Royaume-Uni, de la Russie, de Saint-Marin, du Salvador, de Sao-Tomé-et-Principe, du Sénégal, de la Slovaquie, de la Slovénie, de la Somalie, du Soudan, de la Suède, de la Suisse, de la Syrie, du Tadjikistan, de la Tanzanie, du Tchad, de la Turquie, de l’Urugay, du Vanuatu, du Vénézuela, du Yémen, du Zimbabwe ainsi que de la Ligue des États arabes, de l’Organisation de la coopération islamique et de l’Union européenne.