Relations bilatérales

Présentation

Les relations franco-islandaises, traditionnellement excellentes, sont marquées par de larges convergences, sans être entachées d’aucun contentieux sérieux.

Relations politiques et principales visites

En visite à Paris du 16 au 18 avril 2015 en marge d’une conférence sur la géothermie, le Président Olafur Ragnar Grímsson s’est entretenu le 16 avril avec M. Laurent Fabius , ministre des affaires étrangères, le Président de la République , M.François Hollande et la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Mme Ségolène Royal.

La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royal, s’est rendue en Islande du 27 au 29 juillet 2015 et a accompagné le Président de la République lors de sa visite officielle le 16 octobre de la même année. C’était la première visite présidentielle depuis celle de François Mitterrand en 1990. Le Président Hollande s’est rendu sur un glacier avant de prononcer le discours principal de la Conférence
« Arctic Circle ».

La Première ministre islandaise, Katrin Jakobsdottir, a participé au Sommet pour le Climat qui a eu lieu à Paris le 12 décembre 2017.

Relations économiques

Notre présence économique est modeste mais pourra être renforcée par plusieurs projets, dont la réorientation vers Paris des placements financiers des fonds de pensions (jusqu’ici bloqués en Islande par le contrôle des capitaux), le renouvellement de la flotte d’hélicoptères des Gardes Côtes, suivi par Airbus, et la coopération dans le domaine de la géothermie, qui fait l’objet d’un accord-cadre entre clusters qui développent des prospections communes sur pays tiers.

Les échanges économiques franco-islandais restent limités, du fait notamment de la taille réduite du marché islandais. Les échanges commerciaux franco-islandais ne représentent qu’une part modeste du commerce extérieur de la France (1,5% des échanges de la France au sein de la zone nordique) et notre pays est un partenaire commercial de second rang pour l’Islande.

Toutefois, les échanges de biens entre la France et l’Islande ont doublé en 2017, pour la première fois depuis dix ans, passant d’un déficit de 193 M€ en 2016 à un excédent de 87 M€ grâce à l’aéronautique (livraison des appareils Airbus), ainsi qu’à la progression de nos exportations d’automobiles. Les importations françaises reflètent la spécialisation sectorielle de l’Islande (produits de la pêche, aluminium et préparations pharmaceutiques). Pour la première fois en 2016, les importations françaises en provenance d’Islande reculent légèrement (-2,3% par rapport à 2015). Cette contraction s’explique principalement par la chute des cours de l’aluminium.

La France occupe une place réduit dans les investissements directs de l’Islande à l’étranger, avec un stock de moins de 7,5 M€ en 2016 sur un total de 5,5 Mds€. Une dizaine d’entreprises islandaises sont installées en France et représentent aujourd’hui environ 1400 emplois directs. Les investissements islandais s’étendent de la pêche (Euronor, Compagnie des pêches de Saint-Malo) aux équipements pour l’industrie agroalimentaire (Marel), en passant par le secteur médical (Gibaud/Össur) et l’ingénierie (Hecla).

Les entreprises françaises sont également très peu présentes en Islande, avec un stock d’investissements de 9,7 M€ en 2015. 29 sociétés françaises, parmi lesquelles JC Decaux, sont installées en Islande.

Le tourisme, désormais première activité de l’Islande devant la pêche et l’aluminium, revêt une importance croissante dans la relation franco-islandaise. La France représente le 5ème contingent de touristes (4,5 % des visiteurs étrangers, plus de 100 000 touristes français se sont rendus en Islande en 2017).
Dans le domaine du tourisme, l’Islande pourrait bénéficier de notre savoir-faire dans la valorisation touristique de ses sites naturels, dans les infrastructures de la ville et les transports.

Coopération scientifique, universitaire, linguistique et culturelle

La France est actuellement l’une des seules représentations diplomatiques, avec l’Allemagne, la Chine et le Canada, à disposer d’un service culturel, et la seule, avec la Chine, à disposer de sa propre structure d’enseignement de la langue, grâce à l’Alliance française. La présence culturelle française est ainsi forte.
L’Alliance française à Reykjavik, établie en 1911, est un lieu de référence pour l’apprentissage de la langue française en Islande. La francophonie en Islande est ancienne mais le français n’occupe que la troisième place parmi les langues facultatives, derrière l’allemand et l’espagnol, l’anglais et le danois étant obligatoires en secondaire. Dans le contexte de la promotion du français, la rédaction d’un dictionnaire électronique bidirectionnel entre le français et l’islandais, qui comptera plus de 50 000 entrées, a été relancée en mars 2014 et devait être mis en ligne en 2018.

La coopération éducative et universitaire entre la France et l’Islande passe essentiellement par le programme européen Erasmus +. La coopération scientifique est une priorité de notre action en Islande. Le Partenariat Hubert Curien (PHC) Jules Verne, initié par l’ambassade en 2003, permet de soutenir la mobilité de chercheurs et d’initier de nouveaux partenariats autour des thématiques de pointe (enjeux de l’Arctique, géothermie, sciences de la terre, sciences de la vie). Sur les questions arctiques, les liens franco-islandais se sont renforcés ces dernières années, avec la participation islandaise au consortium européen ACCESS, piloté par l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), ou encore l’ouverture des stations de recherche françaises au Svalbard et dans l’Antarctique aux scientifiques islandais.

Mise à jour : 30.08.18

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