Relations bilatérales

Relations politiques

Les relations politiques avec l’Irlande sont excellentes, marquées par de nombreuses visites bilatérales. Le partenariat entre la France et l’Irlande est fort, notamment sur les affaires européennes (la PAC). Les vues françaises et irlandaises s’accordent sur nombre de sujets internationaux et européens.

Visites

La visite privée du Général de Gaulle en juin 1969, occasion de rappeler les racines irlandaises de sa famille maternelle (clan Mac Cartan), a fortement marqué les esprits.

La seule visite d’État d’un Président de la République française a été celle de François Mitterrand en 1988, marquée notamment par une intervention forte devant le Parlement irlandais en faveur du projet européen.

Les visites présidentielles françaises se sont souvent déroulées dans un cadre européen, à l’occasion des présidences françaises du Conseil de l’Union européenne : François Mitterrand en 1984, Jacques Chirac en 2000, Nicolas Sarkozy en 2008.

Depuis la présidence irlandaise de l’Union européenne (2013) le rythme et le niveau des visites bilatérales s’est substantiellement accentué et a continué à haut niveau depuis, avec notamment :

  • 5 juillet 2017,31 octobre 2018, puis 15 mars 2019 : visite à Paris de Simon Coveney, ministre des Affaires étrangères et du Commerce. Entretien avec Jean-Yves le Drian et Nathalie Loiseau.
  • 25 juillet puis 23 novembre 2017 : visite à Paris de Helen McEntee secrétaire d’État chargée des Affaires européennes. Entretien avec Nathalie Loiseau.
  • 24 octobre 2017 : visite à Paris de Léo Varadkar. Entretien avec le Président de la République.
  • 19-20 février 2018 : visite en Irlande (Dublin, Comté de Meath et frontière Irlande/Irlande du Nord) de Nathalie Loiseau. Entretien et dîner avec son homologue Helen McEntee.
  • 15 mai 2018 : visite du Ministre en Irlande. Entretiens avec Simon Coveney vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères et du Commerce et le Président de la République.
  • 16 octobre 2018 : entretien de la ministre chargée des Affaires européennes avec Simon Coveney, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères et du Commerce .à Bruxelles en marge du CAE.
  • 18-19 février 2019 : visite du Ministre en Irlande. Entretiens avec le président Higgins, son homologue Simon Coveney ainsi que les ministres des Transports et de l’Agriculture.

Relations économiques

Les échanges de biens entre la France et l’Irlande se sont établis à 9,8 Mds€ en 2018, soit 2,5 % de plus qu’en 2017. Selon les douanes françaises, nos exportations s’élèvent à 3,2 Md€, en hausse de 12,1 %, alors que nos importations ont diminué de 1,5 % à 6,6 Md€. Notre déficit commercial vis-à-vis de l’Irlande, 3,4 Md€, est en baisse de 11,5 % par rapport à 2017.

La France est la 9e destination des investissements irlandais dans le monde. Les investisseurs irlandais détiennent en France un stock d’actifs de près de 4,8 Mds€ (selon la Banque de France), à travers 300 entreprises employant plus de 20 000 salariés. Réciproquement, le stock des investissements français en Irlande est évalué à 21,5 Mds € pour un flux de 3,2 Md€ en 2015. On dénombre environ 350 entreprises françaises en Irlande, employant 13 000 salariés, ce qui fait de la France le 4e investisseur en Irlande (selon les statistiques irlandaises, après les États-Unis, les Pays-Bas et les centres offshores). Les investisseurs irlandais détiennent en France un stock d’actifs de près de 5 Mds€ selon la Banque de France, via 200 entreprises employant 18 000 salariés. Les IDE détenus par l’Irlande se concentrent dans les activités immobilières (56 %), les activités financières et d’assurance (24 %) et l’industrie manufacturière et autres (20 %).

La présence française se maintient. Plusieurs établissements sont implantés dans le centre de services financiers internationaux de Dublin : BNP Paribas, Société Générale, Caceis (filiale du Crédit Agricole), ainsi qu’Airbus Financial Services. Dublin étant devenue une place de référence pour les compagnies d’assurance, les grands acteurs français sont également présents : AXA, CACI (Crédit Agricole), Coface, Euler Hermes et SCOR. Le secteur agroalimentaire est représenté par Danone et Pernod Ricard (qui a fait l’acquisition en 1988 d’Irish Distillers). Dans le secteur des transports, Alstom est présente grâce à la fourniture du tramway de Dublin (Luas).

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’Irlande fait preuve d’un intérêt marqué pour notre pays et pour notre langue (le français est enseigné dans 680 des 720 établissements secondaires). La francophonie irlandaise est remarquable. 60 % des jeunes Irlandais choisissent le français comme première langue étrangère dans le secondaire et l’Irlande compte 3 000 professeurs de français. La France appuie la francophonie irlandaise grâce, notamment, à la mise en place d’un programme de formation continue en Irlande des professeurs de Français.

Cet élan s’est manifesté avec succès lors de la première journée de la Francophonie (20 mars 2015) avec les universités irlandaises, puis avec les éditions du « Mois de la Francophonie en Irlande » chaque année depuis 2016.

L’Alliance française de Dublin est la troisième Alliance française d’Europe en nombre d’étudiants, après celles de Paris et Bruxelles. Quatre autres Alliances françaises sont présentes dans le pays : Cork, Limerick, Waterford/Wexford et Kilkenny.

Les autorités irlandaises ont obtenu le statut d’État observateur au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors du sommet de l’OIF qui ‘est tenu à Erevan en octobre dernier.

La coopération linguistique et culturelle est portée par deux institutions dynamiques : le Collège des Irlandais de Paris (qui est notamment un centre culturel), et le Lycée français d’Irlande (LFI) qui propose un véritable Eurocampus avec l’établissement germano-irlandais St Killian’s.

La coopération universitaire est également dynamique. La France se place au 1er rang comme pays d’accueil des étudiants irlandais dans le cadre du programme Erasmus. De son côté, l’Irlande est la 4e destination dans l’UE des étudiants français du même programme.

La coopération scientifique s’appuie sur le partenariat Hubert Curien (PHC) Ulysse (et sur une série d’accords de haut niveau entre institutions) qui est l’un des plus attractifs d’Europe (plus de 60 demandes par an) avec des projets de grande qualité (70 % des propositions sont classées A ou A+).

Mise à jour : 29.05.19

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