Présentation des Iles Marshall
Présentation du pays

Données générales
Nom officiel : République des Iles Marshall
Nature du régime : République présidentielle et parlementaire
Chef de l’Etat : Hilda HEINE
Données géographiques
Superficie : 181 km²
ZEE : 1 990 530 km² (19e rang mondial)
Capitale : Majuro
Langues officielles : marshallais, anglais
Données démographiques
Population : 37 548 habitants (Banque mondiale, 2024)
Densité : 207 hab / km² (Banque mondiale, 2024)
Croissance démographique : -3,4 % entre 2023 et 2024 (Banque mondiale)
Espérance de vie : 67 ans (BM, 2023)
Taux d’alphabétisation : N/A
Religions : protestants (80,5% ) ; catholiques (8,5%).
Indice de développement humain (2024) : 0,733 (108ème rang mondial).
Eléments d’actualité
Politique intérieure
Les Iles Marshall disposent d’un système politique mixte parlementaire-présidentiel. Le Président de la République cumule les fonctions de chef d’État et de gouvernement et est élu par les 33 membres du Parlement. Succédant à M. David KABUA, à la tête du pays de 2020 à 2024, Hilda HEINE effectue son deuxième mandat en tant que Présidente de la République des Îles Marshall depuis janvier 2024, suite aux élections générales de novembre 2023. Elle a déjà été élue à ce poste de 2016 à 2020, devenant alors la première femme des Îles Marshall mais aussi du Pacifique tout entier à occuper cette fonction.
Les Iles Marshall disposent de ressources naturelles limitées et sont très vulnérables aux effets du réchauffement climatique (montée des eaux, raréfaction de l’eau douce, sécheresse, érosions côtières), en raison d’une altitude moyenne de deux mètres au-dessus du niveau de la mer.
Politique étrangère
Sous tutelle des États-Unis en vertu d’un mandat des Nations-Unies après la Seconde Guerre mondiale, les iles Marshall ont signé un accord-cadre de libre-association, "Compact of free association", avec Washington en 1986, avec une première période de financement jusqu’en 2003. En 2003, le Compact a été amendé et offre un financement jusqu’en 2023 (1,5 MDS USD). En 2024, les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall ont signé un nouvel accord pour une durée de 20 ans garantissant 7 Mds USD d’investissements sur cette période (dont 2,3 Mds pour les Marshall).
Selon les termes de cet accord, les États-Unis bénéficient d’un accès exclusif et illimité aux terres et aux voies navigables des iles Marshall, ainsi que la pleine responsabilité de leur sécurité et de leur défense. En contrepartie, les iles Marshall reçoivent une aide américaine substantielle et leurs citoyens peuvent travailler, vivre et étudier aux États-Unis sans visa. Les iles Marshall hébergent le site d’essai de missiles Reagan de l’Atoll Kwajalein de l’armée américaine (USAKA), selon un accord qui prévoit que ces installations perdurent jusqu’en 2066, avec la possibilité d’une extension jusqu’en 2086.
La question des essais nucléaires américains dans les atolls de Bikini et d’Enewetak (67 essais effectués entre 1946 et 1958) reste sensible. Le Marshall Islands Nuclear Claims Tribunal, établit par le « Compact » pour réglementer et verser les indemnités aux victimes de ces essais, a cessé de fonctionner depuis 2011 par manque de moyens, ce qui a mis un terme au versement des compensations financières. Le site de Runit, sur le même atoll, abrite un dôme de ciment renfermant les déchets nucléaires issus des 43 tests qu’il convient de protéger de la montée des eaux.
Les iles Marshall reconnaissent Taïwan et ont réaffirmé leurs liens avec Taipei après la reconnaissance de Pékin par les îles Salomon et Kiribati en septembre 2019, puis par Nauru en janvier 2024. Taiwan apporte une aide financière substantielle ainsi qu’un soutien matériel et une assistance technique dans le secteur de l’agriculture. Les deux pays coopèrent également dans les secteurs des énergies propres, de la protection de l’environnement, de la santé et de la formation.
Le Japon figure parmi les principaux partenaires de Majuro. On estime à 10% la part de la population d’origine japonaise, bien introduite dans le secteur public (trois anciens présidents de la République sont d’origine japonaise) et des affaires.
Les Îles Marshall sont membres des principales organisations régionales : Communauté du Pacifique – Secrétariat (CPS), Programme régional Océanien de l’Environnement (PROE) et Forum des Iles du Pacifique (FIP). Elles sont également membres du G77 et de l’Alliance des Petits États insulaires (AOSIS).
Situation économique
PIB : 280,4 M USD (2024, Banque mondiale)
PIB/hab : 7 470 USD (2024, Banque mondiale)
Taux de chômage : 9,8% (2021, OIT)
Solde commercial : -43M USD (2023, ONU)
Classement Doing Business : 153e rang mondial (2020)
Composition du PIB/secteur : Services (70,5%), Agriculture (19,5%), Industrie (10%) (2023)
Croissance du PIB : 2,8% (2024, Banque mondiale)
Principaux partenaires économiques : Chine, États-Unis, Japon, Corée du Sud, Allemagne
L’économie des iles Marshall fait face à des défis structurels liés à la petite taille de sa population et au manque de diversité de ses ressources naturelles, ainsi qu’à son isolement géographique, qui engendre d’importants coûts de transports. L’aide internationale (288M$ reçus en 2022-2023) représente un montant équivalent à 53% du PIB du pays. Elle provient essentiellement des États-Unis (173,9M$ en 2022-2023) et de la Banque mondiale (36,3M$ en 2022-2023). Les aides au développement reçues par Majuro ciblent principalement la modernisation des administrations publiques et la résilience face au changement climatique. Les licences de pêche accordées aux flottes étrangères et le produit de l’immatriculation des pavillons de complaisance constituent les principales sources de revenus du pays. A l’international, le pays exporte des matières premières (produits agricoles, poissons, coprah) et des produits intermédiaires à faible valeur ajoutée, tous deux fortement dépendants de la conjoncture mondiale.
Du fait de leur économie peu diversifiée et tournée vers l’international, les iles Marshall ont été lourdement touchées par la crise du COVID-19. La croissance économique est de nouveau positive en 2024 (2,4%), après deux années de récession. Cette croissance a été tirée par les projets d’infrastructure publique et l’accueil des Jeux de Micronésie, qui ont compensé le déclin de la pêche, touchée par les conséquences du changement climatique sur les stocks de poissons.
Mise à jour : 12.12.25
Informations complémentaires
- Instantanés diplomatiques